Des poèmes pour Raymond

Un site pour enrichir son vocabulaire de mots rares

Par raymondqueneau - publié le lundi 16 janvier 2017 à 18:15
Ici, vous trouverez de quoi donner à vos textes une couleur insolite, parfois déconcertante avec des mots rares :
https://webnext.fr/langue-francaise.php

PS : site indiqué par Manuela qui l’a utilisé pour enrichir ses poèmes de mots à la résonance poétique étrange.


Par Manuela MONTEIRO, seconde 1 : un hommage à Charlie et deux déclinaisons de couleurs

Par raymondqueneau - publié le vendredi 13 janvier 2017 à 06:51

Qu’est ce que la vie aujourd’hui ?

Qu’est ce que celle au paradis ?

Qu’est ce que l’orage après la pluie ?

Qu’est ce que ces pauvres gens victimisés ?

Qu’est ce que c’est que cette pauvre réalité ?

 

 

Mais quelle sombreté

Nous on reste crispé

Par le sept janvier

Plus de dix décès

 

 

Leur mort nous a touchés

Une pauvre vie névrosée

Toutes ces personnes tuées

 

 

On est tous relevés et unis

Je suis Charlie et ça pour la vie

 

 

 

 

 

 

Blanc

 

Blanc, le reflet de l’âme nouvelle

Un doux flocon nivéal obombre ce verger

Au fond d’un paysage hiémal

Cette lueur est le reflet de la luminosité

 

 

Noir

 

Noir, sombre champ chromatique et cimetière sanguineux

Mistral caligineux qui souffle sur ces catacombes

Mon visage écorché par ces sanglots charbonneux

Cette lame plante ma veine telle une bombe


Manuela Monteiro

"Marie", Baptiste Guédon, 1er ES 1

Par raymondqueneau - publié le samedi 7 janvier 2017 à 16:39

Marie, tu étais dans ton Paradis.

En cette nuit, dans les rues de la ville

En cet été, ma fée, je t’admirais.

Nous restions face à face, sur mon c½ur,

Des vents violents portaient ce bonheur.

 

 

Tu étais majestueuse, tu m’éblouissais.

Sur des violettes blanches, se posaient,

Avec délicatesse, de beaux oiseaux.

Une brise marine caressait cette princesse,

Dont le regard m’a fait soudain renaître.

 

 

Pour toi, un grand empire j’aurais donné,

Toujours, tu aurais ma fidélité.

J’étais prêt à lui offrir toute ma vie.

D’une immense joie, j’étais envahi.

Toute de suite, je compris, je t’aime Marie !

 

 

Baptiste Guesdon 1ES1

"La syllabe imposée" par Lucas Greff

Par raymondqueneau - publié le samedi 7 janvier 2017 à 16:31

La syllabe imposée

 

Je déambulais, décoiffé, dérivant

Je découvris un décapsuleur débraillé

Au début, ma déception fut déchirante

Je déclarais vouloir décamper des décombres

Pour déconner je demandais aux demoiselles

Si elles voulaient le découper pour décorer

A la fin d’un débat débile elles déclamèrent

D’un air fort dépité que c’était démodé.

"M comme" et "J’aime" par Manuela Monteiro

Par raymondqueneau - publié le samedi 7 janvier 2017 à 16:26

M comme mon

A comme amitié

T comme triomphante,

H comme haït

I comme incompréhensiblement

L comme  les autres

D comme donc

E comme ennemis


J’aime

J’aime rêver de la vie

J’aime chambarder la mienne

J’aime respirer

J’aime profiter

J’aime les roses J’aime la pluie

J’aime arroser les roses de l’univers, de la galaxie

J’aime la neige

J’aime le sable

J’aime l’hiver

J’aime l’été

J’aime rigoler J’aime pleurer

J’aime rêver

 Mais sans m’attrister

J’aime mes amis

J’aime ma famille

J’aime la vie

J’aime ses intempéries

J’aime la liberté J’aime voyager

J’aime les couleurs

J’aime la sombreté

J’aime le jour

J’aime la nuit

J’aime la sincérité  J’aime la convivialité

J’aime penser

J’aime rêvasser

J’aime mon pays

J’aime ses natas de pastis

J’aime la solidarité

J’aime aider

J’aime blanc

J’aime noir

J’aime la musique qui m’ensorcèle

J’aime librement

J’aime uniquement

J’aime vivre J’aime rêver

J’aimerai  vivre à jamais

Poème en D, par Adèle Brard et Elisa Caillieu

Par raymondqueneau - publié le samedi 7 janvier 2017 à 16:25

Débouchant la bouteille,

Les débiles dépravés désirent déconner mais,

Dés½uvrés, ils déambulent dans la ruelle déserte

Déplumés par leur despote, ils se défoncent a la desperados,

Dégobillant leurs déjeuners

Dépourvu d’espérance,

Ils débordent de déception

Dépités de ce débit déroutant, ils décuvent désespérément

D’effroi , ils découvrent la déchéance se délitant

Dégradés, en état de déliquescence, dégénérés,

Ils dérivent sur un décrépi décédé en descendant un dénivelé.

 

                                                                                                                                   

 

 

 

          ...mensonge ?

"Programme" par Mathilda Dechamps (poème en prose)

Par raymondqueneau - publié le samedi 7 janvier 2017 à 04:36

« Je viens d’arriver dans le salon, ce midi, il est vingt heures, le téléfilm va commencer. C’est le premier film policier que je vais voir, je ne sais pas comment ça va se dérouler...les gens sur le canapé disent que c’est vraiment bien.

J’ai hâte et en même temps j’ai peur. En entendant la musique je me mets à paniquer et les personnes assises se plaignent de mon attitude qui les empêche de regarder correctement le programme.

Je prie pour que l’un d’eux change de chaine... au début ce n’est pas effrayant puis une scène horrible s’offre a moi... Je vois mal. À cause des éclaboussures. Tout ce sang partout. Sur moi. Sur les murs. C’est fou ce qu’un corps humain peut contenir.

Sirènes hurlantes.

On se bouscule dans les escaliers. Les flics défoncent la porte.

Comme dans Starsky et Hutch. Un feuilleton ringard que je me repasse de temps en temps. Ça gueule dans tous les sens. On ne s’entend plus. Quel bordel. Marre de ces conneries.

L’homme qui m’a adopté ce matin trouve la télécommande.

Il m’éteint.

Enfin.»

"Jouer avec les couleurs" par Constance Barbaray

Par raymondqueneau - publié le samedi 7 janvier 2017 à 04:28

                                 Jouer avec les couleurs

 

 

Noir

Je suis dans les esprits moindres, associé à la mort,

Les  noces funèbres peuvent être néanmoins les plus belles.

Personne ne peut le recouvrir, sa force est suprême

L’élégance est la pensée ressurgissant en arrière de son nom.

 

Kaki 

Peu utilisé, seulement pour des abords militaires,

L’harmonie inspirée entre le vert et le noir.

Je suis pourtant des plus discrets,

Lorsqu’il s’agit de vivre en accord avec la nature.

 

Rouge

Le sang imprègne mon identité,

Pour les plus sombres je suis une obsession.

Contrastant avec leurs esprits

Voulant à tout prix m’extirper de leur être. 

De Jade Balarni, 2d 5 : Quatre jours

Par raymondqueneau - publié le mercredi 7 décembre 2016 à 06:15

Quatre jours

Entendez vous mon cher

J’ai vécu de vous attendre

Entendez la douce nuit

L’amour endormi

 

Cet amour d’antan

Cette douce nuit s’éclatant

Nos deux c½urs s’emmêlant

Qui se lève jusqu’au firmament

 

Source de couleurs

Sourire parfumé

Mon monde dépend de tes yeux azurs

De ce rêve éveillé

 

Mes ces yeux se sont fermés

Il me déchire le c½ur

Me scapelle en douceur

Ignorant mon c½ur torturé

Mariana Malot, 2d 5 : deux poèmes

Par raymondqueneau - publié le mercredi 7 décembre 2016 à 06:10

A mon frère

 

Aucun mot n’est trop grand, trop fou quand c’est pour lui.

Je te ramènerai plein de petits bonbons.

Je te chanterai plein de petites chansons.

 

Et je te gâterai comme un petit ourson.

Vois-tu, même si je ne suis plus là pour toi.

Je penserai à toi, jusqu’au dernier soir.

 

Je te retrouverai mon petit frère aimé.

Et quand  j’arriverai, je me mettrai sur ton lit.

Une jolie peluche, pour te rassurer la nuit.


En une après-midi.

J’étais une petite fille, sans histoire et ravie.

Mais, en une après-midi on m’a tout repris.

Mes envies, mes rêves, mes buts, ils sont tous partis.

Alors, j’ai construit ma vie comme on me l’a dit.

 

Ma plus grande tristesse c’était de m’éloigner.

De l’endroit où je me sentais le plus aimée.

S’en me soucier, je regardais le temps passée.

Mais je savais que j’étais bien accompagnée.

 

Avec mes frères, et ces personnes autour de moi.

Qui m’ont donné l’envie d’être heureuse comme autrefois.

Mais tout cela ne me redonnera pas cette foi.

La famille qui était importante pour moi.

 

Alors mon esprit été encore envahi.

De mon histoire, de ma famille, de mes amies.

Et en une après-midi, je me suis dis.

Ma vie est si triste pourquoi ne pas la reconstruire?

 

Malot Mariana  

Un poème en prose, d’Adèle Brard également. La barre est haute cette année...

Par raymondqueneau - publié le dimanche 4 décembre 2016 à 15:57

Le chat sur la colline

Il y avait beaucoup de chats au village. Il y en avait beaucoup, mais il y avait aussi LE chat.
Le chat sur la colline.
Il n’était à personne et personne n’en voulait.
Il était banal. Gris, le poil terne, un museau tout rose...
C’était le chat sur la colline.

"Sur la colline" était sa particule, pareille à celle d’un noble telle que "Jean de la Roche-qui-Brille". Et bien lui, c’était "Sur la colline". Personne ne l’avait nommé ainsi mais c’était ainsi qu’il se nommait.

Le chat sur la colline.

Le vieux matou passait ses journées à dormir sur une caisse. Une vieille caisse. Une caisse en bois.
Il lui ressemblait beaucoup, à la caisse.
Quand le soleil était au zénith, il se dirigeait paresseusement chez le poissonnier. Ce dernier lui jetait des têtes de sardines et le chat sur la colline repartait cahin caha.

On ne dit pas le chat sur la colline comme on dirait le chat EST sur la colline. "Sur la colline" est la particularité du chat sur la colline, pas l’endroit où il se trouve.
D’ailleurs, il n’y a pas de colline au village et le chat est sur sa caisse.
On aurait tout aussi bien pu l’appeler le chat sur la caisse.

Quelques poèmes très originaux d’Adèle Brard, de 2d1 :

Par raymondqueneau - publié le dimanche 4 décembre 2016 à 07:45

La Ficelle 

 

Si l’extravagant

                moine,

         l’emporte avec

                                  L

                                  A

                                   F

                                   I

                                   C

                                   E

                                   L

                                   L

                                   E

                              ma décision est prise

                                                      La Terre est une

 

 

 

                                                                                                                                                    échelle.


Bout rimé : pour connaître la règle d’écriture de ces quatrains très pratiqués dans les salons sous l’ancien régime, visionnez cet extrait de l’excellent film Ridicule de Patrice Lecomte :




Trousse/Frousse/Fraise/Braise : "Annoncez!" :


Gloups

Il eut fallu la mort aux trousses

Voulant me happer telle une fraise

Pour que m’envahisse la frousse

Et sous mes fesses s’attise la braise.

 

Lunettes/Mouette/Flottant/Eléphant : "Annoncez!" :


Effet hypnotique

Il me semble que sans lunette,

La triste et chétive petite mouette

Toute légère au vent flottant

M’apparut énorme éléphant.

 

Funèbres/Zèbre/Asticot/Ruisseaux : "Annoncez!" :


Quotidien

Rocambolesques et funèbres

Les aventures d’un Zèbre

Toujours rampant en asticot

Passa par monts, vaux et ruisseaux.


Adèle Brard

Un poème de Julie Petit, 1erES1

Par raymondqueneau - publié le jeudi 1 décembre 2016 à 08:10

Telle une fleur qui brille

L’été se dessine,

Il éclaire la ville

Eclaire les vitrines.

 

Le regard des statues

Et leurs ombres divines

M’adressent un salut

D’un silence je devine.

Le ciel noir se dessine,

La nuit jette l’ancre,

Le jour fait grise mine,

Mon stylo n’a plus d’encre.

Et un poème-histoire en deux vers

Par raymondqueneau - publié le dimanche 13 novembre 2016 à 09:23
La laide bourgeoise; madame Bulois est outrée
Un bel homme l’a complimentée, il était aveugle

(Jade Balarni, 2d 5)

Année scolaire 2016 - 2017 réouverture du blog, arts poétiques de Raymond Queneau

Par raymondqueneau - publié le dimanche 13 novembre 2016 à 09:18

Quelques arts poétiques de notre Raymond Queneau pour commencer : l’art poétique est un texte écrit par un poète à de jeunes auteurs qui voudraient s’essayer à l’art difficile de la poésie. Le plus connu des anciens est celui de Nicolas Boileau au XVIIe siècle.

Raymond Queneau en a écrit plusieurs dans un ton humoristique ou plus sérieux :

« Pour un art poétique »
Raymond Queneau

Prenez un mot prenez en deux
faites les cuir’ comme des ½ufs
prenez un petit bout de sens
puis un grand morceau d’innocence
faites chauffer à petit feu
au petit feu de la technique
versez la sauce énigmatique
saupoudrez de quelques étoiles
poivrez et mettez les voiles
Où voulez vous donc en venir ?
A écrire Vraiment ? A écrire ?


Bien placés bien choisis

quelques mots font une poésie

les mots il suffit qu’on les aime

pour écrire un poème

on sait pas toujours ce qu’on dit

lorsque naît la poésie

faut ensuite rechercher le thème

pour intituler le poème

mais d’autres fois on pleure on rit

en écrivant la poésie

ça a toujours kékchose d’extrême

un poème

 

Raymond Queneau, « Pour un art poétique », L’Instant fatal (1948), Gallimard, édit.



La Chair Chaude des Mots [Extrait du recueil "Le Chien à la mandoline" - 1958
Raymond Queneau]

Prends ces mots dans tes mains et sens leurs pieds agiles
Et sens leur coeur qui bat comme celui du chien
Caresse donc leur poil pour qu’ils restent tranquilles
Mets-les sur tes genoux pour qu’ils ne disent rien

Une niche de sons devenus inutiles
Abrite des rongeurs l’ordre académicien
Rustiques on les dit mais les mots sont fragiles
Et leur mort bien souvent de trop s’essouffler vient

Alors on les dispose en de grands cimetières
Que les esprits fripons nomment des dictionnaires
Et les penseurs chagrins des alphadécédets

Mais à quoi bon pleurer sur des faits si primaires
Si simples éloquents connus élémentaires
Prends ces mots dans tes mains et vois comme ils sont faits

 

Poèmes en prose, architecture et peinture

Par raymondqueneau - publié le dimanche 1 mai 2016 à 14:04
Un groupe d’élèves de seconde 5 à réalisé des poèmes suite à une visite du Musée des Beaux Arts de Rouen et du MUMA, au Havre. Parfois, c’est la ville qu’ils ont observée.
Ces poèmes sont inspirés de Petits poèmes en prose de Charles Baudelaire (1869). Ils évoquent d’une façon personnelle et inspirée ces "images" vues en extérieur ou dans les musées

Un monde sans vie

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 17:12

Je viens de loin, d’un certain endroit,

Ou les étoiles ne parlent pas,

Des tombes décorées de croix,

Se succèdent pas à pas,


Sous terre des corps pourris,

ayant une odeur de charogne,

Des humains dépourvus de vie,

ne pouvant finir ivrogne,


corps vidés,

têtes dépitées,

chair décomposée,

ossements empilés.


SALESSE Lily



L’aître Saint-Maclou
L’histoire de ce lieu étrange et exceptionnel remonte à la Grande Peste noire de 1348. L’aître Saint-Maclou est un ancien cimetière charnier datant du XVIe siècle. Il constitue un des rares exemples d’ossuaire de ce type subsistant en Europe.

Révolution.

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 17:08

REVOLUTION


Une bagarre pour la liberté, libère les seins de cette femme,

Les enfants qui suivent une mère lumière, font une révolution autour d’elle

comme les planètes du système solaire, un drap tricolore, tendu par le vent

flotte sur nos frères pour une marche vers le futur.


Oui, les choses changeront, grâce à une bataille

où les courageux ont leur place comme ils auront leurs noms,

gravés sur nos pierres séculaires.  


                                                              Torvic Gohu.

Marée noire

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 05:24

Marée noire

 

Les vagues les porteront, le vent les emportera

 

Les cadavres sont là, empilés sur une eau corbeau, là où vit Médusa.

 

Flots de sang et de mort, l’odeur empeste.

Des lambeaux de voiles virevoltent et s’envolent avec l’espoir.

                                                                       

Les hommes, chair sur os glacials.

Le vent les emportera, les vagues les porteront.

 

« Je repousserai le feu qui te donne espoir, aiderai les vagues à te renverser, accélérerai le niveau de la marée et détruirai ton morceau de noisetier. »

 

Le sanglot des flots, le cri des vagues.

Le désespoir des êtres perdus.

 

Les vagues les porteront, le vent les emportera.



Manon

 

 

L’escalier

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 05:22

Un escalier est un long parcours pour un corps fatigué de sa longue journée.


Les larges marches, la peinture écaillée, témoignent de la douleur des vies passées.


Le grincement des marches, au son des pas, comme un poids, c’est la lourdeur d’un être usé.


Arrivé en haut, suite à un effort de longue durée, l’atmosphère est froide, presque gelée.


Des écritures sur les murs, comme un appel au secours, à la liberté.


Il n’y a plus d’issue. Je suis piégée.


Seule une porte condamnée semble m’appeler vers une issue qui me sauverait.


Je me retourne pour contempler ce désastre, et fais face à un royaume ravagé


Il n’y a là que des corps, et un visage d’une pâleur effrayante.


Cependant je reste fascinée par la beauté du ciel étoilé, de la lune.


Et de sa clarté.


Axelle.



L’Aître St-Maclou

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 05:18

Petite tête insignifiante morte que je suis, gravée dans un bois noir à en devenir macabre, je regarde d’un ½il mauvais les gens passer.

Le chat momifié attire la foule, le pauvre, enfermé , sans pouvoir s’échapper reste là, apeuré, sous les yeux émerveillés des petits gens

Sous leurs pieds, des milliers de vers font leurs festins, grouillent , dans des corps inanimés qui ne demandent qu’a ne pas être déterrés

Les murs qui me portent sont craquelés, fissurés, ils ne vont par tarder à céder comme les crânes sous terre

Peste, maladie mortelle qui attire malheurs et souffrance

qu’est-ce qu’il adviendra de nous

Aître St-Maclou ?


Yduj Tnespot









A la dérive

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 04:54

A la dérive


La brise emmène une masse de corps meurtries

Par la faim

 

Les plus téméraires embrassent leur mère qui les rend

En  piteux état

 

A la dérive, traine et creuse comme les mène le flux

Le radeau

 

En quête d’un secours, aucun oiseau à l’horizon,

Mais là-bas ne serait-ce pas une voile

 

Avec cette hantise constante de na pas retrouver

Ma famille

 

Qui depuis le naufrage de notre grand navire

N’a plus de nouvelles

 

Nous agitons nos bouts de tissus pour émettre un signal

C’est une grande déception


Dans le fond de l’eau

                                Repose                                  

                                            

D. L’incompris



Un article ici sur l’incroyable histoire du tableau de Géricault:

http://next.liberation.fr/livres/2016/04/29/l-odyssee-de-la-meduse_1449482?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1461951870


Concours de poésie : le réglement

Par raymondqueneau - publié le mercredi 16 mars 2016 à 02:39
Le Concours de poésie aura lieu le mardi 26 avril, de 11h15 à 12h15
en salle polyvalente
Les poèmes sélectionnés par le jury d’élèves seront lus en musique
avant la remise des prix aux gagnants
(Bons d’achat culture, livres)

Pour y assister, inscrivez-vous au CDI
---------------

Pour l’attribution des prix du concours de poésie 2016, trois catégories ont été créées :

Catégorie 1 : poèmes en langue espagnole (Ciudad del inferno - 13 poèmes)
Catégorie 2 : poèmes sur la vie lycéenne et poèmes libres (N°56 à 73)
Catégorie 3 : poèmes en ateliers de seconde (N°1 à 55)

Des prix seront attribués pour chaque catégorie.
Maintenant, bonne chance... aux poèmes!

Le jury est composé d’élèves impartiaux et déterminés dans leurs choix absolument subjectifs. Le jury est incorruptible.

A gagner : des lots, l’estime des connaisseurs et un chapeau-bas collectif

Ci-dessous, médaille pataphysique à l’effigie de Raymond Queneau.
P.S. : ce n’est pas un lot à gagner -dommage? (objet vendu sur ebay...)


72

Par raymondqueneau - publié le samedi 12 mars 2016 à 14:37
Bal printanier

Sous les rayons de l’aube naissante
S’éveillent les fleurs florissantes
Qui, déployant leurs corolles nouvelles
Émettent leurs parfums sempiternels.

Soudain, une douce symphonie résonna ;
Annonçant la valse des camélias
Qui, vêtus de leurs robes vermeilles
S’élancent pour fêter leur réveil.

Le bal continua encore et toujours.
Les lys se joignirent à leur tour.
Embaumant ainsi le jardin royal
D’une senteur impériale.

Une lueur bleutée fit alors son apparition ;
Dévoilant peu à peu la reine des passions
Dont, le corsage azuré
Enchante la foule enivrée.

Dès lors, le maître de la nuit se montra.
Enlaçant la reine de ses multiples bras.
Ils entamèrent la dernière danse
De cette soirée d’effervescence.

Tout à coup les violons s’arrêtèrent
Marquant la fin de cette saison printanière
Où les amoureux, pensant à la prochaine année
Échangent leurs derniers baisers. 

71

Par raymondqueneau - publié le samedi 12 mars 2016 à 14:35
Un vendredi treize

Un vendredi treize, une tragédie.
A Paris ? Non ! C’est arrivé partout !
Ils ont essayé, n’ont pas réussi,
Malgré tout, nous sommes unis et debouts.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit,
En une heure ont commis l’horrible tout.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit,
Malgré tout, nous sommes unis et debout.

Un deuil national pour commémorer,
ce souvenir, rendre hommage pour tous.
Qu’il reviennent un peu pour réessayer !
Malgré tout, nous sommes unis et debout.


Quatre primaires

Le doux ruissèlement des courants, des îlots mariniers.
Le doux bruit des vagues de la mer, elles qui se bercent seules.
Le doux écoulement d’un flot, après tempête, calmé.
Le doux son produit par l’eau, élément n’étant jamais seul.

Vent de mistral d’Éole, agréable, beau, sifflant et soufflant.
Feuilles et branches qui par toi sont caressées bruissent calmement.
Les arbres là-bas te ressentent quelque peu étrangement.
La forêt respire et te remercie silencieusement.

Terre incandescente, allée cendrée, feu impitoyable,
En un foyer, procurer du réconfort tu es capable.
Une fois déchaînée l’on ne peut t’arrêter, te stopper ;
Tu détruis tout alors, jusqu’à ce que tu sois apaisée

Grandes terres, célestes, centrales ou d’enfernité
Volantes, en surface ou profondes vous nous émerveillez.
Que vous soyez rochers, îlots perdus, continents ou monde,
Gaïa pourra déchaîner sa colère de par ses ondes.



Mère Nature

Tu es le Soleil qui nous éclaire,
Tu es la Lune d’une nuit parfois austère,
Tu es le feu tantôt agréable, tantôt impitoyable,
Tu es l’eau qui se berce seule avec une force incroyable,
Tu es la terre, à la fois magnifique et nourricière,
Tu es l’air que les vivants respirent,
Tu es l’éclair qui foudroie le sol, plein de colère,
Tu es la glace, qui par sa froideur nous inspire,
Tu es la nature que j’admire, puissante et magnifique,
Notre c½ur, notre âme, notre mère.

70

Par raymondqueneau - publié le samedi 12 mars 2016 à 14:31
D’amour en aiguille

L’amour avec un grand A
Redonne toujours mille éclats de joie
Celle qui t’est destinée
Te sera toujours aimée

Ce que tu regardes c’est la vie
Dans les étoiles qui te sourient
Regardant l’amour dans ces yeux
Qui te fait fondre et te rend heureux

Elle est l’unique soleil de tes nuits
Celle-ci t’éclaire et se rarifit,
Ce qui t’importe se sont ces étoiles
Qui illuminent tes yeux quand tu la regardes

Celle qui viendra frapper à ta porte
Te coupera de tout amour fou
La mort est tout de même la plus forte
Car elle viendra te prendre tout

L’amour es-tu là ?
Le malheur arrivera
Depuis ce jour manqué
Ta mémoire et toi serez consternés

Tu l’attendras indéfiniment
Tous les jours jusqu’au soleil levant
Ta famille et toi serez tout de droit
De juste savoir pourquoi ?

Quand la compréhension remplace la haine
Le pardon s’installe et déverse sa peine
Le manque d’amour et l’idée d’abandon
N’est peut être qu’une simple illusion

La vérité est connue pour toujours
La mort et le regret remplaceront ta joie
jusqu’à y retrouver l’amour
L’amour avec un grand A

73 Poèmes surréalistes (une seule candidature pour les 3)

Par raymondqueneau - publié le samedi 12 mars 2016 à 02:38
Transatlantique

Mon merveilleux lit bleu
Qui traverse l’océan Atlantique
Ma petite bleuée qui remue ciel et terre
Beau, eau, Atlantique!

Béton

Notre amour perdu
Est emprisonné dans le gris
Il noircit lourdement

(...)

Demain quand je me lèverai
Je marcherai sur le soleil
Ma vie en dépendra
Mais toutes les couleurs
Courrons après moi
Jaune, orange, bleu soleil!

69

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 17:12

68

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 17:12

67

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 17:08


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Poèmes des élèves du lycée Queneau d'Yvetot, rassemblés ici pour participer au festival de poésie et concourir au prix attribué à cette occasion.
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