Renoir fait son cinéma

THE PARTY, LE HUIS-CLOS INFERNAL

Par madamecuicui - publié le mercredi 11 octobre 2017 à 10:18
            Janet, jouée par K. Scott Thomas, vient d’être élue ministre de la santé et décide de fêter cet évènement avec ses amis. Elle les invite alors à dîner mais ce repas tourne vite mal. Peu à peu, les personnages saturent d’imprévus fracassants et d’annonces choquantes et se retrouvent à dire ou faire ce qu’ils n’auraient jamais imaginé.
                       April et Gottfried chacun de leur côté sur un canapé ©Sally Potter

C’est avec un soin de composition d’image très maîtrisé et un humour britannique très fin que Sally Potter nous fait vivre un carnage presque sanglant. Autour de la nouvelle ministre de la santé gravitent six personnages riches en caractère ayant chacun un secret qui va être dévoilé au cour de la soirée comme une balle de ping-pong qui rebondit et qui détruit tout sur son passage. Le tout est en noir et blanc, sur une bande originale variée et colorée qui installe une ambiance agréable, en opposition à celle du contexte. Le jeu d’acteur est merveilleux, comme le casting dans lequel on retrouve Kristin Scott Thomas, Patricia Clarkson ou encore Bruno Ganz.

      Le rythme est plutôt lent au début puis accélère au fur et à mesure que les personnages s’emportent. De cette manière, le temps ne passe ni lentement, ni rapidement. L’histoire prend son temps, ne traîne pas, ni ne se précipite à finir. 1h05 est le temps parfait pour ce film. Il nous tient en haleine du début à la fin grâce au suspens quant aux réactions des personnages. En le regardant, le spectateur n’a aucune idée de comment peut finir ce carnage, mais croyez-moi, vous ne serez pas déçus.

        Esthétiquement parlant, ce film est extrêmement réussi. Par le choix du noir et blanc, qui renforce le côté noir de l’histoire, et par le choix des plans qui renforcent le côté drôle. Par exemple, lorsqu’un personnage met un vinyle sur le tourne-disque, le plan est en contre-plongée depuis l’objet et nous fait voir les personnages sous un angle incongru qui les rend ridicules. De plus, les plans montrant le mari sont très rapprochés en gros plans sur sa tête, tellement près que son visage en est presque déformé.

         Dans la lignée de Carnage de Roman Polanski, le film démontre que le mensonge ou le fait de cacher des choses à ses proches peut avoir de très grosses répercussions sur les autres et sur nos actes.

       Ce huis-clos est parfaitement dosé entre folie et humour et le suspens est présent tout au long des 65 minutes. En bref, allez le voir !

                                               Maëlle, 1ère spécialité cinéma-audiovisuel.

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