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[732] - TPE et danse orientale

Il s’agissait de constituer une liste de documents permettant à des élèves de Première de travailler sur la danse orientale comme représentation de l’émancipation de la femme, dans le cadre d’un TPE.
Synthèse mise en ligne par Delphine Barbirati.

 

Récits, contes et romans

- DIDIER B., Dictionnaire des femmes créatrices.
- FLAUBERT G., Salammbô.
- FLAUBERT G., Trois Contes ; « Hérodias ».
- HEINE H., Atta Troll. Rêve d’une nuit d’été.
- NERVAL G., Voyage en Orient.
- WILDE O., Salomé.

Poésie

- APOLLINAIRE G., Alcools ; « Salomé ».
- BANVILLE T.de, Rimes dorées ; « La Danseuse ».
- BAUDELAIRE C., Les Fleurs du mal ; « Le Serpent qui danse ».

Iconographies

- CARLU J., Affiche pour l’Opéra de Richard Strauss Salomé.
- GOZZOLI B., Décapitation de Jean Baptiste et Danse de Salomé, huile sur bois, National Gallery, Washington.
- MOREAU G., Salomé dansant devant Hérode, plume et encre noire, The Armand Hammer Museum of Art & Collection, Los Angeles.

Films

- AMARI R., Satin rouge.
- KECHICHE A., La Graine et le mulet.

Sites utiles

- BOU-SAASA.NET, Colette à Bou- Saâda ; Colette pratiquait elle-même la danse orientale dans un cabaret et c’était sans nul doute pour elle une preuve de son émancipation.
- CRDP.AC-PARIS, Salomé.
- MEDITERRANEES.NET, Le Mythe d’Hérodiate/Salomé en littérature.

Remarques et observations

- Concernant le mythe de Salomé :
« On peut dire que la danse des 7 voiles est largement représentée picturalement parlant : la danse est censée avoir découvert les parties du corps que la bienséance prescrivait de dissimuler. S’il y a émancipation, c’est celle du corps, de la sensualité, mais aussi du pouvoir que cette dernière confère à la femme sur l’homme. Grâce à la danse, Salomé obtient la tête de Saint Jean Baptiste. On pourrait donc dire que c’est une émancipation qui se fait, au travers de ce mythe, dans le sexe et la mort. »

- Concernant le choix de ce TPE :
« Cela semble bien difficile, parce que la littérature ne voit dans cette danse orientale que ce qui suscite le désir, c’est à dire que ce qui renvoie la femme aux figures d’Eve ou Salomé, avec l’exotisme fantasmatique du harem en prime. De plus, il me semble que cette danse n’est pas l’expression d’une liberté, juste d’un pouvoir qu’a la femme de faire naître le désir dans un lieu où l’homme se doit de le maîtriser, ou pire, seulement entre femmes, et là, le regard masculin bien qu’absent est encore prégnant et dicte ses normes. Béjart a fait un beau ballet rien que pour des femmes Variations Don Juan, où les femmes rivalisent devant une chaise vide. Reste à construire l’idée que la femme y trouve un plaisir pour elle, celui d’une expression personnelle, d’une joie du corps personnelle, mais la gestuelle imposée est bien construite en fonction du désir des hommes. L’émancipation véritable serait celle qui passerait par une redéfinition de ce vocabulaire. Il y a aujourd’hui un discours qui va dans le sens de cette libération, parce qu’il plaît en occident et qu’il légitime une danse centrée sur l’érotisme, au même titre du discours sur les danseuses du Crazy Horse ou sur le strip-tease, mais quand on regarde le sort fait aux danseuses orientales en Egypte, par exemple, on voit que le métier est décrié au point qu’il est impossible de s’y lancer, non pas parce qu’il serait la marque d’une femme libérée, mais parce qu’il renvoie la femme à une unique définition sexuelle. Le statut de star peut plaire à la haute société égyptienne pour ses filles, au cinéma par exemple, ou même dans la danse classique (Maya Sélim a été danseuse étoile et a longtemps dirigé l’école de ballet de l’Opéra du Caire), mais pas dans la danse orientale. »


Ce document constitue une synthèse d’échanges ayant eu lieu sur
Profs-L (liste de discussion des
professeurs de lettres de lycée) ou en privé, suite à une demande initiale
postée sur cette même liste. Cette compilation a été réalisée par la
personne dont le nom figure dans ce document. Fourni à titre d’information
seulement et pour l’usage personnel du visiteur, ce texte est protégé par la
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Murielle Taieb

Professeur de lettres classiques au lycée Victor Hugo de Besançon depuis 2002. Bénévole à WebLettres.



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