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[807] - Paternité et bâtardise chez Maupassant

Il s’agissait de constituer une liste de textes de Maupassant principalement dont la problématique est la paternité et la bâtardise.
Synthèse mise en ligne par Delphine Barbirati.

 

Romans de Maupassant

- Bel-Ami
Georges Duroy avec sa fausse particule correspond bien au type du bâtard.
- Pierre et Jean
à comparer à la nouvelle « Aux Champs » : problème des relations enfants/parents et fin paradoxale.
- Une Vie.

Nouvelles de Maupassant

- « Aux Champs » dans Les Contes de la Bécasse
récemment adaptée pour la télévision, cette nouvelle narre l’adoption, par un couple de bourgeois stériles mais en désir d’enfant, d’un enfant de pauvres paysans. Ils s’adressent d’abord à une famille, qui refuse de « vendre » un de ses enfants, puis ils en trouvent une qui accepte la transaction. A la fin, l’enfant qui aurait pu être adopté reproche à ses parents de l’avoir privé d’une belle vie.
Cette nouvelle pose beaucoup de questions sur les liens familiaux ; à rapprocher de faits actuels comme l’adoption de petits Africains ou Asiatiques par les personnalités.
- « Duchoux » dans La Main gauche
le baron de Mordiane cherche à connaître son fils naturel élevé près de Marseille, devenu architecte et lui-même père ; en cachant son identité il se présente à lui, qui lui déclare : « Je suis enfant du hasard, moi, monsieur, et je ne m’en cache pas ; j’en suis fier. Je ne dois rien à personne, je suis le fils de mes œuvres ; je me dois tout à moi-même. »
- « Garçon, un bock ! » dans Miss Harriet
histoire de la déchéance du comte Jean des Barrets, voisin des Ravalet, à la suite d’une scène traumatique, relate une véritable scène primitive, récurrente dans l’œuvre de Maupassant : « J’avais alors treize ans. [...] Je jouais à faire le loup dans les massifs du parc [...]. Papa, tremblant de fureur, se retourna, et saisissant sa femme par le cou, il se mit à la frapper avec l’autre main de toute sa force, en pleine figure. [...]Et papa, comme fou, frappait, frappait. Elle roula par terre, cachant sa face dans ses deux bras. Alors il la renversa sur le dos pour la battre encore, écartant les mains dont elle se couvrait le visage. [...] Mon père m’entendit, se retourna, m’aperçut, et, se relevant, s’en vint vers moi. Je crus qu’il m’allait tuer et je m’enfuis comme un animal chassé, courant tout droit devant moi, dans le bois. [...] Maman est morte après quelques années. Mon père vit encore. Je ne l’ai pas revu. »
- « Hautot père et fils » dans La Main gauche
on peut trouver une adaptation récente pour la télévision
un riche paysan, Hautot père, se meurt à la suite d’un accident de chasse. Il révèle à son fils César qu’il entretient une maîtresse à Rouen, Caroline Donet, et va la voir tous les jeudis. Après l’enterrement César rend visite à Caroline, découvre un enfant de 4 ou 5 ans, son demi-frère Emile. Il y retourne les semaines suivantes, chaque jeudi, prenant la place de son père.
- « L’Abandonné » dans Yvette
Henri d’Apreval et Mme de Cadour ont eu une relation adultère, l’enfant conçu a été abandonné à sa naissance ; 40 ans après les deux parents cherchent à faire la connaissance de celui qui, sous le nom de Pierre Bénédict, est devenu un paysan normand.
- « L’enfant »(Juillet 1882) dans Clair de lune
la nuit de ses noces, Jacques Bourdillère reçoit un message lui demandant de venir au chevet d’une de ses maîtresses, qui vient d’accoucher et se meurt. Il revient au petit matin dans sa belle-famille l’enfant dans ses bras, sa femme Berthe décide de l’élever.
- « L’enfant »(septembre 1883) dans Gil Blas
à propos d’un infanticide par une jeune mère venant d’accoucher, un médecin raconte l’histoire d’Hélène, une femme qui use ses maris successifs, « harcelée sans repos par des désirs d’amour » et devient enceinte de son jardinier au cours de son 3e veuvage, hantée par l’idée fixe d’« ôter de son corps cet enfant maudit » ; « alors, exaspérée de haine contre cet embryon inconnu et redoutable, le voulant arracher, et tuer enfin, le voulant tenir entre ses mains, étrangler et jeter au loin, elle pressa la place où remuait cette larve et d’un seul coup de la lame aiguë elle se fendit le ventre. [...] Elle tomba inanimée sur l’enfant noyé dans un flot de sang ».
- « Histoire d’une fille de ferme » dans La Maison Tellier
la paysanne a un enfant avec un saisonnier, puis elle épouse un fermier qui ne peut avoir d’enfants. Il adoptera l’enfant de la jeune femme.
- « L’Inutile Beauté » dans le recueil éponyme
Gabrielle de Mascaret lance à son despote de mari, le comte de Mascaret, que l’un de leurs sept enfants (dont une fille Jeanne) n’est pas de lui en refusant de lui dire lequel et qui fut son amant. Six ans après elle lui affirme lui avoir menti pour éviter de nouvelles grossesses.
- « La Mère aux monstres » dans le recueil Toine.
- « Le Loup » dans Clair de Lune
ce récit de chasse ( écrit en novembre 1882 et publié en 1884) par le marquis d’Arville, chez le baron des Ravels est, de fait, une pièce de choix pour la thématique de la paternité : c’est l’histoire épique de la mort à la chasse de son arrière-arrière-grand-père Jean d’Arville, le frère aîné de François, en 1764, dans la forêt de leur château en Lorraine. Les deux frères sont tous deux des chasseurs invétérés :
« Ils chassaient tous deux d’un bout à l’autre de l’année, sans repos, sans arrêt, sans lassitude. Ils n’aimaient que cela, ne comprenaient pas autre chose, ne parlaient que de cela, ne vivaient que pour cela. Ils avaient au cœur cette passion terrible, inexorable. Elle les brûlait, les ayant envahis tout entiers, ne laissant de place pour rien autre. [...] Mon trisaïeul naquit pendant que mon père suivait un renard, et Jean d’Arville n’interrompit point sa course, mais il jura : “Nom d’un nom, ce gredin-là aurait bien pu attendre après l’hallali !” [...]
Et bientôt une rumeur circula. On parlait d’un loup colossal, au pelage gris, presque blanc, qui avait mangé deux enfants, dévoré le bras d’une femme, étranglé tous les chiens de garde du pays [...]. L’aîné disait : “Cette bête-là n’est point ordinaire. On dirait qu’elle pense comme un homme.” [...]
Et voilà que soudain, dans cette course éperdue, mon aïeul heurta du front une branche énorme qui lui fendit le crâne ; et il tomba raide mort sur le sol [...]. Le cadet d’Arville [...] s’assit auprès du corps, posa sur ses genoux la tête défigurée et rouge, et il attendit en contemplant cette face immobile de l’aîné. Peu à peu une peur l’envahissait, [...] la peur aussi du loup fantastique qui venait de tuer son frère pour se venger d’eux. [...]
Avant de livrer bataille, le fort chasseur, empoignant son frère, l’assit sur une roche, et, soutenant avec des pierres sa tête qui n’était plus qu’une tache de sang, il lui cria dans les oreilles, comme s’il eût parlé à un sourd : “Regarde, Jean, regarde ça !” Puis il se jeta sur le monstre. Il se sentait fort à culbuter une montagne, à broyer des pierres dans ses mains. La bête le voulut mordre, cherchant à lui fouiller le ventre ; mais il l’avait saisie par le cou, sans même se servir de son arme, et il l’étranglait doucement, écoutant s’arrêter les souffles de sa gorge et les battements de son cœur. Et il riait, jouissant éperdument, serrant de plus en plus sa formidable étreinte, criant, dans un délire de joie : “Regarde, Jean, regarde !” Toute résistance cessa ; le corps du loup devint flasque. Il était mort. [...] Puis il replaça sur sa selle les deux cadavres l’un sur l’autre : et il se remit en route.
Il rentra au château, riant et pleurant, comme Gargantua à la naissance de Pantagruel [...]. “Si seulement ce pauvre Jean avait pu me voir étrangler l’autre, il serait mort content, j’en suis sûr !” »
- « Le Papa de Simon » dans La Maison Tellier
Simon, le fils de la Blanchotte, vient à l’école pour la première fois et est moqué et battu parce que sans père. Il veut se noyer mais est sauvé par un « grand ouvrier », le forgeron Philippe Remy, à qui il demande d’être son papa et qui finit par épouser la Blanchotte.
- « Un Parricide » dans Contes du jour et de la nuit
un couple de mondains riches est tué par un jeune menuisier, Georges Louis, dit Le Bourgeois », en fait leur fils qu’ils sont venus tardivement découvrir et qu’ils rejettent à nouveau ; « cet homme était un enfant naturel sans doute, mis autrefois en nourrice dans le pays, puis abandonné ».
- « Le Père » (Novembre 1883) dans Les Contes du Jour et de la nuit
le personnage de François Tessier n’assume pas sa paternité puis il est rongé par le remords des années plus tard. La mère se prénomme Louise, et le fils, Louis.
- « Le Père » dans Clair de Lune (Juillet 1887)
Jean de Valnoix, accompagné de son chien Bock (à rapprocher de la nouvelle« Garçon, un bock !... »), aide une bohémienne, Elmire, qui vient d’accoucher ; le vrai père est un gendarme marié.
- « Le Petit » dans les Contes du jour et de la nuit
M. Lemonnier a épousé une voisine, Jeanne, qui meurt en couches. Il élève son fils Jean avec un ami d’enfance de Jeanne, M. Duretour. Un soir de dispute, sa bonne Céleste lui révèle que Jean n’est pas son fils, mais celui de M. Duretour, et il se pend durant la nuit en laissant une lettre pour M. Duretour : « “Je vous laisse et je vous confie le petit.” ».
« Ce conte connaîtra un élargissement, trois ans plus tard, avec “Monsieur Parent”. Développant le thème du bâtard (que Maupassant reprend fréquemment et, surtout, depuis la naissance de son premier fils), il en étudie deux aspects : le rôle fatal de cet enfant dans une famille, les réactions d’un père trompé. Quand l’écrivain se placera au point de vue de l’enfant, nous aurons Pierre et Jean. » (Maupassant, Contes et nouvelles, t. I, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, texte établi et annoté par Louis Forestier, note de la page 957, p. 1582).
- « Le Testament » dans Les Contes de la bécasse
Anne de Courcils a deux fils avec son mari Gontran [...] Jean, un, prénommé René, avec son amant secret Simon [...] Pierre de Bourneval. A sa mort, elle laisse un testament qui fait éclater toutes la vérité en présence du mari, de l’amant et des trois fils.
- « M.Jocaste » dans Gil Blas
mariée à 16 ans à un vieil homme, une jeune fille a une liaison deux ans plus tard avec un jeune homme, Pierre Martel, elle meurt en donnant naissance à une fille ; le vrai père oublie son enfant, puis la retrouve à la mort de son père officiel, alors qu’elle a 18 ans et est le portrait vivant de sa mère. Pierre finit par épouser sa propre fille.
- « Monsieur Parent » dans le recueil éponyme
Henri Parent, sa femme Henriette qui le tyrannise, leur petit garçon Georges, Paul Limousin l’« ami » du ménage. La vieille bonne Julie révèle à monsieur Parent son infortune et que son fils n’est pas de lui mais de l’autre. Et monsieur Parent de se torturer pour savoir de qui Georges est le double : de lui ou de Limousin ?, avant de chasser sa femme, son amant et leur fils au cours d’une soirée violente.
- « Nuit de Noël » dans Mademoiselle Fifi
Henri Templier rencontre dans la rue une « femme errante » et l’invite chez lui pour un réveillon galant ; en fait la femme accouche. « L’enfant ? Je l’envoyai chez des paysans de Poissy. Il me coûte encore cinquante francs par mois. Ayant payé dans le début, me voici forcé de payer jusqu’à ma mort. Et, plus tard, il me croira son père. »
- « Un Fils » dans les Contes de la Bécasse
le narrateur raconte comment il s’est découvert un fils d’une vingtaine d’années au fin fond de la Bretagne, né du viol qu’il avait commis sur une petite servante, Jeanne, dans une hôtellerie. Terrible : la jeune mère était morte en couches, entre autres horreurs.
Commentaire : se vérifie dans cette nouvelle d’une vingtaine de pages, que, dans les histoires d’enfants naturels de Maupassant, si le nourrisson survit, il devient inexorablement un raté, voire un monstre criminel. S’expriment les remords des amours insouciantes parce qu’elles peuvent causer la mort et créer la vie, sans nulle proportion ni correspondance avce le caprice du moment.
- « Une veuve » dans Clair de lune.

Chez d’autres écrivains

- BALZAC H.de, Le Père Goriot.
- GIDE A., Les Faux Monnayeurs
l’un des personnages, Bernard Profitendieu, découvre, au début du roman, sa bâtardise.
- JAMMES F., La Divine Douleur ; la nouvelle « Le Bâtard »
dans l’œuvre de Francis Jammes, tant en prose qu’en vers, apparaît souvent le thème de l’amour hors mariage, d’où ses quatre romans aux noms de jeunes filles, et sur l’enfant né hors mariage. La nouvelle « Le Bâtard » est particulièrement important pour l’auteur, ce que suggère sa place dans le recueil qu’il clôt. Jammes en effet a vécu jusqu’à sa mort avec un secret découvert dans les papiers de son père à la mort de celui-ci en 1888, papiers aussitôt détruits : il était, sinon un bâtard, du moins le fils d’un bâtard, puisque son père est né hors mariage.
Dans cette nouvelle, il ne raconte pas sa vie, il la transforme : c’est l’histoire de la découverte, par l’enfant lui-même, qu’on lui a menti. Et cela parce qu’à l’école, des enfants l’ont traité de bâtard, mot qu’il ne connaissait pas, d’où le recours au dictionnaire pour découvrir l’horreur : « Bâtard, n. et adj., dégénéré de l’espèce ».
- MAURIAC F., Le Sagouin.
- ZOLA E., Les Coquillages de Monsieur Chabre
nouvelle très amusante.

Ouvrages théoriques

- BAYARD P., Maupassant, juste avant Freud.
- BIENVENU J., Maupassant, Flaubert et le Horla
Alfred Le Poittevin, son oncle, serait une autre figure paternelle de Maupassant, en plus de Flaubert et de Gustave de Maupassant.

Remarques diverses

- On peut relier le thème de la paternité et de la bâtardise au problème de la « naissance » du roman et de la typologie romanesque dans Romans des origines et origines du roman de Marthe Robert. Cependant, c’est assez subtil pour des élèves.
Extraits de la Quatrième de couverture :
"Du conte de fées et du feuilleton populaires aux plus hautes créations littéraires, le héros romanesque est toujours soit l’enfant trouvé qui refait le monde à sa guise soit le bâtard qui cherche à imposer sa volonté au monde."
"Indissolublement liés dans toute figure romanesque"
"nostalgie du paradis perdu ou ambition conquérante".
- Constatant la récurrence du thème du fils naturel dans les textes de Maupassant, Louis Forestier, rédacteur des commentaires d’une édition des Contes de la Bécasse pose la question « Faut-il rapprocher cette préoccupation de la liaison qu’entretenait alors Maupassant avec Joséphine Litzelmann et d’où naquit un garçon le 27 février 1883 ? ».
- Assez nombreux dans l’œuvre de Maupassant, les infanticides ("L’Enfant", « La Confession », « Rosalie Prudent », ...)sont justifiés.
- Lorsque le nourrisson survit il devient un raté (« Un fils », « L’Abandonné », ...) voire un monstre criminel (« Un parricide », « L’Orphelin », ...)
- Pas de paternité ou de maternité heureuses. Sur quoi fonder la paternité ? Le thème tragique du bâtard, condamné au malheur, rejoint la veine désabusée de la paternité incertaine, torturante et destructrice. (« Le Père », « Le Petit », « Monsieur Parent », ...)
- Le prénom Jean, ou sa variante à désinence féminine Jeanne ou son analogue Georges est un prénom clé chez Maupassant, un avatar de « je » (voir la forme ancienne « Jehan »). A rapprocher du loup, masque de soi(e).
- La duplication des titres de nouvelles (deux fois « L’enfant » et deux fois « Le Père ») comme des prénoms masculin/ féminin dans les nouvelle (Louis et Louise ; Jean et Jeanne, Henri et Henriette) est à inclure dans la thématique du double chez Maupassant.

Site utile

- MAUPASSANT.FREE
site de l’Association des amis de Guy de Maupassant
l’article « Une stratégie de perversion » est intéressant.


Ce document constitue une synthèse d’échanges ayant eu lieu sur
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