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[1081] - L’image de la belle-mère

Dans le cadre de l’étude de Dans la guerre d’Alice Ferney en première L, il s’agissait de proposer un corpus sur l’image de la belle-mère dans le roman. Il fallait entendre belle-mère dans le sens de mère du conjoint ou de la conjointe.
Synthèse mise en ligne par Murielle Taïeb.

 

Romans

- BALZAC H. de, Un Contrat de mariage
- BAZIN H., Vipère au poing
Il y a bien une belle-mère : la grand-mère des enfants qui les élève avant le retour des parents, elle s’oppose à sa bru et défend les enfants mais est très vite obligée de partir car son fils ne la soutient pas face à sa femme. Du point de vue de Folcoche c’est une mauvaise belle-mère, du point de vue des enfants, c’est une bonne grand mère.
- CUSSET C., Un Brillant Avenir
Des relations conflictuelles entre Helen et sa bru, Marie sur fond d’émigration et de mélange des cultures (Roumanie, Israël, Italie, France, Etats-Unis). Un roman en 4 parties retraçant la vie d’Helen depuis son enfance. Goncourt des lycéens 2008.
- DUMAS A., La Reine Margot
Les relations d’Henri de Navarre et sa belle-mère, Catherine de Médicis.
- FERNEY A., Dans la Guerre
Le personnage de Julia et son rejet de Félicité
- FERNEY A., Cherchez la femme
On trouve une belle-mère abominable, comme d’autres personnages très antipathiques.
- FLAUBERT G., Madame Bovary
Relations conflictuelles entre Emma et la mère de Charles.
- HUSTON N., Lignes de faille
L’affreux jojo "Sol" (Solomon, un horripilant gamin de 6 ans qui se prend pour le roi soleil) a une mère, Tessa, insupportable qui fait ses quatre volontés, mais une grand-mère paternelle, Sadie, qui le remet à sa place.
- MAUPASSANT G. de, Bel-Ami
Madame Duroy.
- MAURIAC F., La Pharisienne
Jolis portraits de Brigitte Pian.
- MAURIAC F., Genitrix
Une belle-mère terrible, folle de son fils, laisse mourir sa belle-fille malade, et se réjouit de sa disparition.
- MAURIAC F., Le Sagouin
Conflit familial autour d’une mésalliance, dégénérescence, tensions et non-dits dans un (presque) huis clos, efficacité du style et fin tragique…
Sur internet on trouve une adaptation de Serge Moati. Certainement à redécouvrir.
- ZOLA E., Thérèse Raquin

Emission radiophonique

- sur France Culture : « Belle Mère, figure sociale, mythe littéraire » (05.03.2016)
http://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/belle-mere-figure-sociale-mythe-litteraire

Iconographie :

- Les caricatures de L’Assiette au beurre, 1902 :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1047898x.item

La belle-mère en tant que seconde épouse du père :

NB : Il est intéressant de voir que pour certains la belle-mère est la mère d’un des deux époux (et souvent du fils par rapport à la bru) et pour d’autres la seconde épouse du père. Question de génération peut-être ?

Romans

- PUJADE RENAUD C., Belle Mère
Met en scène une seconde épouse qui apprivoise le fils de son mari. C’est un roman très tendre et qui plaît aux élèves.
- SARRAUTE N., Enfance
La petite fille n’apprécie pas sa belle-mère.
- SEGUR Comtesse de, Les Malheurs de Sophie
N’oublions pas Madame Fichini !
- ZOLA E., La Curée
Le personnage de Renée, la belle-mère amoureuse du beau-fils rappelle Phèdre.

Contes

- GRIMM J. et W., Contes, « Blanche Neige »
- PERRAULT C., Contes de ma mère l’Oye, « Cendrillon »

Théâtre

- POMMERAT J., Cendrillon
Un très réjouissant exemple des "ravages" du jeunisme !
- RACINE J., Phèdre

Remarque :
"Il est très intéressant de constater que nous associons spontanément, - et les élèves également - , la méchante avec la belle-mère : mes élèves font toujours la confusion sur Vipère au poing, et récemment j’ai eu le même problème avec un conte de Perrault, "Les Fées", la méchante mère est juste une veuve mais elle est bien la mère des deux filles... Dans nos stéréotypes, une mère serait donc toujours bonne et une belle-mère toujours jalouse et méchante... On peut se demander à quel point ce n’est pas la littérature qui influence notre vision de la réalité (comme elle a influencé notre vision de la passion amoureuse, si l’on en croit Denis de Rougemont)."
D’ailleurs, Bettelheim dans la Psychanalyse des contes de fées explique que la "marâtre" des contes correspond à la projection d’un sentiment négatif de l’enfant sur la mère, perçue comme mauvaise mère, donc, marâtre. Mère perdue et marâtre seraient les deux facettes d’un même objet, la mère, pour lequel l’enfant éprouverait des sentiments ambivalents.


Ce document constitue une synthèse d’échanges ayant eu lieu sur Profs-L (liste de discussion des professeurs de lettres de lycée) ou en privé, suite à une demande initiale postée sur cette même liste. Cette compilation a été réalisée par la personne dont le nom figure dans ce document. Fourni à titre d’information seulement et pour l’usage personnel du visiteur, ce texte est protégé par la législation en vigueur en matière de droits d’auteur. Toute rediffusion à des fins commerciales ou non est interdite sans autorisation.
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Murielle Taieb

Professeur de lettres classiques au lycée Victor Hugo de Besançon depuis 2002. Bénévole à WebLettres.



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