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[1084] - Noms de personnages

Il s’agissait de trouver des extraits de romans qui mettent en scène une réflexion sur la dénomination, sur le nom ou le prénom des personnages, éventuellement des lieux.
Synthèse mise en ligne par Murielle Taïeb.

 

- ARAGON L., Aurélien
Début avec la rêverie sur le prénom de Bérénice associée à un lieu, Césarée, par l’intermédiaire du vers de Racine.
- BALZAC H. de, Illusions perdues
Le changement de nom de Lucien Chardon en Lucien de Rubempré.
- BECK B., Prénoms, « Arielle »
Recueil de nouvelles (1996).
- COHEN A., Belle du Seigneur
L’évocation lyrique du prénom d’Ariane : "Hantise d’elle, jour après jour".
- COLETTE, La Maison de Claudine
Réflexion très drôle sur le mot "presbytère".
- DIDIER-LAURENT J.P., Le Liseur du 6h27
Certains naissent sourds, muets ou aveugles.
- GERMAIN S., Magnus
Sylvie Germain s’interroge toujours sur les patronymes.
- GRIMBERT P., Un Secret
Au début, il y a une réflexion sur la modification du nom juif Grimberg en Grimbert.
- HUGO V., L’Homme qui rit
Le nom d’Ursus et autres au début du roman.
- HUGO V., Notre-Dame de Paris
Esméralda se délecte du nom de Phébus.
- LE CLEZIO J.M.G., Mondo
- LEIRIS M., Biffures, dans La Règle du jeu
Une réflexion sur l’appréhension par un enfant de "...reusement".
- MAALOUF A., Les Désorientés
Il s’ouvre sur l’explication du prénom du narrateur : Adam.
- NABOKOV V., Lolita
Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins.
- PROUST M., A l’ombre des jeunes filles en fleur
Extrait de Proust rêvant sur les noms de lieux (en particulier Florence).
- PROUST M., Du Côté de Swann
Le narrateur, dans la section "Noms de pays-le nom" évoque ses impressions liées à Balbec, Combray mais aussi Parme, Vitré etc : "Si ma santé s’affermissait et que mes parents me permissent, sinon d’aller séjourner à Balbec, du moins de prendre une fois, pour faire connaissance avec l’architecture et les paysages de la Normandie ou de la Bretagne, ce train d’une heure vingt-deux dans lequel j’étais tant de fois monté en imagination, j’aurais voulu m’arrêter de préférence dans les villes les plus belles ; mais j’avais beau les comparer, comment choisir plus qu’entre des êtres individuels, qui ne sont pas interchangeables, entre Bayeux si haute dans sa noble dentelle rougeâtre et dont le faîte était illuminé par le vieil or de sa dernière syllabe ; Vitré dont l’accent aigu losangeait de bois noir le vitrage ancien ; le doux Lamballe qui, dans son blanc, va du jaune coquille d’œuf au gris perle ; Coutances, cathédrale normande, que sa diphtongue finale, grasse et jaunissante, couronne par une tour de beurre ; Lannion avec le bruit, dans son silence villageois, du coche suivi de la mouche ; Questambert, Pontorson, risibles et naïfs, plumes blanches et becs jaunes éparpillés sur la route de ces lieux fluviatiles et poétiques ; Bénodet, nom à peine amarré que semble vouloir entraîner la rivière au milieu de ses algues ; Pont-Aven, envolée blanche et rose de l’aile d’une coiffe légère qui se reflète en tremblant dans une eau verdie de canal ; Quimperlé, lui, mieux attaché et depuis le Moyen Age, entre les ruisseaux dont il gazouille et s’emperle en une grisaille pareille à celle que dessinent, à travers les toiles d’araignées d’une verrière, les rayons de soleil changés en pointes émoussées d’argent bruni ?" Rêverie sur le nom de Guermantes : le narrateur perçoit dans la syllabe "antes" une "lumière orangée". Vous pouvez trouver l’extrait ici : http://bibliotheq.net/marcel-proust/du-cote-de-chez-swann/page-93.html
- SARRAUTE N., Entre la vie et la mort
Réflexion poétique sur la polysémie d’un mot "héros", avec un développement sur "Hérault", "héraut" ou "R.O.".
- SARTRE J.P., Qu’est-ce que la littérature ?
Il écrit une page sur Florence, fille fleur et ville femme à la fois : « Florence est ville et fleur et femme, elle est ville-fleur et ville-femme et fille-fleur tout à la fois. Et l’étrange objet qui paraît ainsi possède la liquidité du fleuve, la douce ardeur fauve de l’or et, pour finir, s’abandonne avec décence et prolonge indéfiniment par l’affaiblissement continu de l’e muet son épanouissement plein de réserves. A cela s’ajoute l’effort insidieux de la biographie. Pour moi, Florence est aussi une certaine femme, une actrice américaine qui jouait dans les films muets de mon enfance et dont j’ai tout oublié sauf qu’elle était longue comme un long gant de bal et toujours chaste, et toujours mariée et incomprise, et que je l’aimais, et qu’elle s’appelait Florence. »
- TOURNIER M., Vendredi ou Les Limbes du Pacifique
Robinson revient sur le nom de l’île qu’il baptise Speranza et bien évidemment, sur son compagnon Vendredi.
- TOURNIER M., Le Coq de bruyère, « Que ma joie demeure »
Incipit de la nouvelle à propos d’un Raphaël Bidoche, oxymore incarné.
- ZOLA E., La Curée
Quand Aristide Rougon devient Saccard.


Ce document constitue une synthèse d’échanges ayant eu lieu sur Profs-L (liste de discussion des professeurs de lettres de lycée) ou en privé, suite à une demande initiale postée sur cette même liste. Cette compilation a été réalisée par la personne dont le nom figure dans ce document. Fourni à titre d’information seulement et pour l’usage personnel du visiteur, ce texte est protégé par la législation en vigueur en matière de droits d’auteur. Toute rediffusion à des fins commerciales ou non est interdite sans autorisation.

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