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[286] - Note de participation à l’oral

Il s’agissait de savoir comment s’y prendre pour donner une note à l’oral afin de motiver une classe.

 

Voici les solutions proposées par les colistiers :

- Une « prime au risque » qui vaut 2 points, ou 3, ou 4 (ça dépend du total) pour encourager la prise de parole, donc la prise de risque... comme chacun sait, celui qui ne dit (fait) rien, ne risque rien !

- Dès le début de l’année, j’avertis mes élèves que leur note tiendra compte de leur travail en classe : participation au cours, c’est-à-dire préparations à domicile réalisées, documents en ordre, matériel disponible demandé, attention et respect des autres (écouter, ne pas interrompre, prendre la parole à bon escient, éviter les apartés...) productif.

- J’applique ce système avec l’appellation de « note d’engagement »... Pour éviter la subjectivité j’en donne les critères : participation orale qui fait avancer le cours, écoute des autres, présentation à la classe de documents dont il a été question dans les cours précédents. La note est sur 20... Je signale qu’elle ne peut pas baisser la note des écrits, qu’elle ne peut que l’augmenter. J’ajoute les points supérieurs à 10 au total des notes d’écrit avant de faire la moyenne des écrits.

- On part d’une base de 10 pour tout le monde. On descend de 1 voire 2 (donc 9 ou 8) pour ceux qui font de « l’antijeu »... On grimpe à 11, 12 par là pour les timides qui suivent, mais se manifestent peu ; puis c’est 13, 14 etc. selon la participation réelle ; modulé selon l’intérêt de la participation.

- Je me fabrique une grille avec une colonne par heure. A chaque heure, ceux qui prennent VOLONTAIREMENT la parole, et A BON ESCIENT seulement, sont « pointés » (mais je ne tiens pas compte de la valeur de la réponse, sinon je décourage trop). A la fin du trimestre, le nombre de pointages devient le numérateur de la fraction et le nombre d’heures, le dénominateur. Certains ont par exemple 17/17, d’autres 0/17. Je n’intègre la note qu’avec un faible coefficient, et seulement si elle augmente la moyenne.

- Les élèves ont tous 10, puis des points sont enlevés en cas de bavardages, manque d’écoute des autres élèves ... et des points sont ajoutés en cas de participation (+1 si participation sans lever la main, +2 en levant la main).

- Je place des plus et des moins. Pour la note chiffrée, je pars de 10 pour tout le monde, je leur dis que j’enlève 1/2 point chaque fois que je les reprends et que j’ajoute 1/2 point à chaque réponse intéressante. Mais je ne fais pas tout le temps ce décompte fastidieux et je donne une note qui correspond à l’idée que j’ai de l’élève de 3 à 18. L’effet sur le bavardage et la participation est radical.

- Pour stimuler la participation, j’ai eu l’occasion d’expérimenter le système suivant. De façon très libre, toute occasion étant bonne (tentative de la part de l’élève de réponse à une question, tel ou tel effort pour s’impliquer dans le cours, restitution orale d’une préparation, mais aussi remise de préparations facultatives, etc.), j’attribuais des « +1 », « +2 » ou « +3 ». J’expliquais que ces « + » étaient pour moi des indications qui, à la fin de la période d’évaluation, me permettaient d’attribuer une note de participation. Il ne s’agissait donc pas d’opérer une addition mathématique de ces « + », mais d’effectuer une sorte de calcul qualitatif à partir de ces « traces » chiffrées des participations. Je donnais une sorte de définition de ces « + », du type : « +1 » réponse pas forcément juste, mais mérite de l’avoir tentée de façon sérieuse / « +2 » réponse juste ou initiative valeureuse / « +3 » qualité de la participation + attitude volontariste.

- J’ai deux trucs, selon le niveau :
1) Plutôt pour les « grands »... j’établis une fiche par élève avec un tableau où sont répertoriés les exigences en classe et des cases à cocher pour chacune d’elle. Exemple : les exercices à la maison ont été faits / l’élève prend la parole en cours / l’élève ne perturbe pas la classe avec des remarques déplacées / l’élève a fait un exposé en cours de trimestre / (on peut même penser à noter la hauteur de voix, l’élocution, le niveau de langue utilisé en classe...) etc... Après il suffit d’établir le barème pour tomber sur 20 lorsque tout a été fait correctement. Intérêt de la méthode : on peut donner la feuille à l’élève à la fin du trimestre pour qu’il voie comment il peut augmenter sa note. Cela signifie qu’il faut garder avec les cours les feuilles avec les notes et penser à cocher les cases lors d’une intervention d’élève. C’était une idée tirée d’un stage sur l’oral justement, mais je trouve le système un peu compliqué à mettre en place.
2) Une méthode plus simple et pratique mais que j’emploie en 2de Pro et collège. Je garde une colonne sur mon carnet de notes pour y mettre des plus et des moins. Lorsqu’un élève prend la parole en cours spontanément et à bon escient, qu’il est volontaire pour corriger un exercice, qu’il se fait remarquer à son avantage : un plus / Lorsqu’un élève a discuté en classe, n’a pas fait un petit exercice à la maison, a oublié son livre, refuse de corriger un exercice, lance des grossièretés, etc. : un moins. A la fin de chaque cours, le bilan est très vite fait, voire en milieu de cours. Pour la note, je démarre de 8 : l’élève que l’on n’a pas entendu mais qui n’a pas non plus pris la parole, a cette note. J’arrête la notation quand un élève atteint les 20, donc une à deux fois par trimestre. Les jeunes élèves aiment bien car ils y voient l’opportunité d’avoir un vingt facilement et l’ambiance de classe s’en ressent positivement. Cependant je n’ai pas essayé cette méthode en lycée (hormis 2de pro).

Merci à Pascale Brouillet, Monique Carlier, Françoise Chatelain, François Freby, Jiheraim, Armand.Mag, Annie Massy, Christophe Ortoli, Yataganfilou.


Ce document correspond à la synthèse de contributions de collègues professeurs de lettres échangées sur la liste de discussion Profs-L ou en privé, suite à une demande initiale postée sur cette même liste. Cette compilation a été réalisée par la personne dont le nom figure dans ce document. Ce texte est protégé par la législation en vigueur. Fourni à titre d’information seulement et pour l’usage personnel du visiteur, il est protégé par les droits d’auteur en vigueur. Toute rediffusion à des fins commerciales ou non est interdite sans autorisation.
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Marie Pierre Perus

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