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[396] - Théâtre de dérision et abus de pouvoir

Il s’agissait de trouver des textes de théâtre pour la scène (cabaret, sketchs, monologues, etc.) utilisant l’arme du rire, de la dérision ou de l’absurde pour dénoncer l’abus de pouvoir sous toutes ses formes : tyrannie, fascismes, totalitarismes, dictatures, mais aussi pouvoir des appareils d’états apparatchiks, fonctionnaires, bref dénonciation des mécaniques liberticides, violentes... manipulatrices.
Synthèse mise en ligne par Catherine Briat.

 

- ARISTOPHANE, Lysistrata.
- ARRABAL F., Pique-nique en campagne, comédie en un acte.
- BRECHT B., La Résistible ascension d’Arturo Ui.
- BECKET S., En attendant Godot. (relation Lucky et pozzo dans l’acte 1).
- DESPESTRE R., Le Mât de Cocagne.
- DUBILLARD R., Diablogues.
- HAVEL V., Audience, pièce en un acte.
- HAVEL V., Vernissage, pièce en un acte. (tout son théâtre tourne autour de ce problème).
- IONESCO E., Rhinocéros.
- JARRY A., Ubu roi.
- NOVARINA V., Falstafe.
- PAVLOFF F., Matin Brun.
- SCHWARTZ E., 1896-1958 (soviétique) Le Dragon - (écrit 1940-44)
- SHAKESPEARE : la tirade d’Antoine, dans Jules César (acte III scène II).
Il faudrait rappeler que Shakespeare, dans cette scène, montre comment un pouvoir dictatorial se relève de l’assassinat de son chef, et, avec l’assentiment enthousiaste du peuple, motivé par l’héritage que César lui lègue, se transmet à Antoine (et à Octave qui arrive juste après) ? En cela, l’auteur reste fidèle aux analystes antiques, qui ont toujours associé la dictature et la démagogie. Brutus, Cassius et les autres étaient des "républicains".
Dans le film Jules César de Manckiewiz (1953), la tirade est donnée intégralement.
Sur le film, voir cette adresse.
Deux commentaires trouvés sur un blog : en général les critiques s’entendent pour trouver cette pièce parmi les plus fades du grand dramaturge. On dit que Shakespeare*,* voulant être au plus près de l’histoire, manqua son but artistique, se contraignant à l’excès. Voire. La force de Shakespeare est tout de même de sortir quelques échanges tirades absolument fascinant, élevés au niveau d’une leçon humaine. A ce titre, le meilleur de la pièce se trouve en son ventre, acte III scène II : ". car Brutus est un homme honorable, et sont tous, tous des hommes honorables.", dit Antoine. C’est un moment fort de politique : Brutus vient de parler au peuple pour justifier l’assassinat de César. Le peuple applaudit à tout rompre. Arrive Antoine. Qui loue Brutus et dénigre César. pour en montrer les qualités. Bref, la politique est un art oratoire de manipulation, comme l’autre homme de théâtre, Aristophane, nous le contait à sa manière et en son temps !br>
cette atmosphère extrêmement tendue et incertaine où il retourne la situation comme un gant par sa seule parole, avec Brutus qui a commis l’erreur de parler en premier, et le vent qui souffle, le peuple violent mais indécis ; c’est une vraie leçon de rhétorique comme ce qu’elle a toujours été : un instrument concret de politique, qui peut décider de la vie et de la mort. Ça vaut bien Machiavel.
- Tardieu : La Cité sans sommeil : c’est de l’absurde ...si on veut, mais ce n’est pas drôle : un tyran utilise un médicament mis au point par un savant pour empêcher ses sujets de dormir . Ceux qui s’endorment sont punis de mort ! Mais la fin est surprenante. La pièce est intéressante à mettre en scène, elle pose de nombreux problèmes et stimule l’imagination.
- SKARMETA A., La Rédaction.
- TABORI G., Mein Kampf (farce).
- VALENTIN K.


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Christophe Merlant

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