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[464] - Image de la mère dans l’autobiographie

Il s’agissait de trouver trois sujets de contrôle pour la lecture cursive de Une Femme d’Annie Ernaux, Le Livre de ma mère d’Albert Cohen, et Lambeaux de Charles Juliet.
Synthèse mise en ligne par Catherine Briat.

 

Mes propositions :

- Annie Ernaux : Arrivée dans l’au-delà, la mère de la narratrice a lu le livre de sa fille ; imaginez la lettre qu’elle lui envoie, en réponse à ce portrait : elle se justifie des reproches qu’on lui a faits, et s’explique.

- Charles Juliet : L’auteur juxtapose deux portraits de mères ; comparez-les, en montrant en quoi ils s’opposent et en quoi ils se complètent.

- Albert Cohen : dans quelle mesure l’auteur dresse-t-il son propre portrait au travers de celui de sa mère ? Vous justifierez votre réponse par des références précises au texte.

D’autres suggestions :

- Vous pourriez demander dans quelle mesure en évoquant leur mère, les auteurs tracent leur propre portrait.
Cela permettrait de répondre en suivant deux axes : le portrait de la mère, le portrait en creux de l’auteur.

- Pourquoi pas une écriture d’invention, du type « En vous inspirant du récit que vous avez lu, imaginez le début - d’une autobiographie dans laquelle le / la narrateur/trice rendrait hommage à sa mère. »

- Votre groupement m’a fait penser au début de Changer la vie, Jean Guehenno qui s’intitule « Actions de grâces » : « Un grand empereur, à la veille de quitter la vie, fit le compte de ce qu’il devait à son père, à sa mère, à ses maîtres, à ses amis, aux dieux, et, tout prince qu’il fût, en tête de ce livre de raison qu’il tenait et où il consignait ses pensées de maître du monde, il inscrivit ses plus anciennes dettes, celles dont on finit par n’avoir plus même conscience, qu’on oublie et ne paie jamais, ses dettes d’enfant et d’adolescent. Il nota comme un bon comptable, les exemples, les bontés, les sourires sans lesquels, il ne fût jamais devenu l’homme qu’il était, Marc-Aurèle. Quand un si grand prince pensait avoir de telles dettes, quelles sont donc les nôtres ? Moins glorieuses sans doute, mais non pas moins réelles, ni moins profondes, ni moins sacrées. La faute n’en est qu’à nous si nos créanciers demeurent, comme nous-mêmes, anonymes. Ce qui est sans nom ne peut faire valoir le nom des autres. Créanciers et débiteurs roulent au même abîme. Mais la plus humble vie qui paraît un moment à la lumière du ciel est une grande faveur, et il ne fallut pas moins de patience et de tendresse à la former que celle d’un empereur. Je rendrai donc ici des actions de grâces : à mon père... à ma mère... »
Cela peut éventuellement fournir le début d’un travail pour un portrait de mère.

- Pour ce bel ensemble d’oeuvres, je proposerais un travail d’écriture d’invention : « Imaginez la réponse, une lettre par exemple, de la mère à l’un des trois auteurs » en donnant éventuellement des pistes pour la réponse (la mère acquiesce, elle nie, elle se justifie, elle remercie, elle se plaint, elle explique, etc...
Sinon, il est possible de prévoir trois questions pour le livre de C. Juliet : comparez les deux parties. Laquelle préférez-vous ? Pourquoi ?

- Deux synthèses :
Evaluer la lecture d’une oeuvre
La relation mère-enfant


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Michèle Tillard

Professeur de lettres classiques au lycée Montesquieu du Mans. Elle enseigne en classe préparatoire scientifique, en Hypokhâgne (le grec) et à l’université (méthodologie des exercices littéraires et stylistique française en licence de lettres modernes).
Elle a soutenu une thèse sur "la poésie contemporaine dans la Sarthe, de 1985 à 2000)".



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