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[513] - La poésie au XVIIIe siècle

Il s’agissait de s’interroger sur les poètes les plus représentatifs du XVIIIe siècle, qui n’est pas réputé comme un siècle « de poésie ».
Synthèse mise en ligne par Valentine Dussert.

 

Remarques des colistiers

- De manière générale, la poésie n’est pas le genre de prédilection au XVIIIe siècle (qui a été qualifié de « siècle le moins poétique de la littérature française »). Le poète le plus souvent évoqué par les colistiers est André CHENIER (le seul qui soit vraiment passé à la postérité). VOLTAIRE (dont on oublie souvent qu’il est un auteur polygraphe) a écrit de la poésie (qui présente un certain intérêt dans l’étude des Lumières), des épîtres et des tragédies en vers (mais ce ne sont pas des poèmes).

- Le XVIIIe a aussi connu des « petits poètes » et des « abbés galants » (voir, par exemple, « Le mot et la chose » de l’Abbé de L’ATTAIGNANT - auteur de « J’ai du bon tabac dans ma tabatière »).

- La difficulté de la poésie du XVIIIe siècle tient surtout au fait de son académisme qui la rend difficile à lire aujourd’hui et l’a fait tomber en désuétude. Un des poètes connus, GRESSET, a écrit une ode à un perroquet, Vert-Vert, qui n’intéresse plus guère...

- En raison de cette difficulté, une colistière propose d’inciter les élèves à lire d’emblée quelques textes parmi les plus propres à les intéresser : Le Mondain (après une brève explication de la notion de monde, pour éviter le contresens) et le Poème sur le Désastre de Lisbonne, de VOLTAIRE (même si une autre colistière signale que la poésie de Voltaire ne répond peut-être pas à ce qu’on entend généralement par « poésie ») ; mais aussi La jeune captive et Aux Frères de Pange de CHENIER, par exemple.

- Par ailleurs, pour mieux comprendre la poésie du XVIIIe siècle, il faut peut-être remonter au siècle précédent : la poésie du XVIIe ne se résume nullement à la période baroque, et s’illustre dans d’autres tendances : la poésie narrative et « morale » de La Fontaine et Perrault (fables et surtout contes) ; la poésie religieuse (traductions de psaumes, par Racine notamment) ; la poésie tragique (Racine de ce point de vue est sans doute le plus grand poète)... et on n’oubliera pas Malherbe, dont l’influence est déterminante, jusqu’à Ponge aujourd’hui. Du coup, dans ce domaine, comme dans bien d’autres en littérature, le XVIIIe siècle s’inscrit dans la difficile continuité de ceux qui deviennent des « classiques » dès ce temps, et on sait que Voltaire a d’abord cherché la gloire par la tragédie.

- Enfin, on peut considérer que la poésie du XVIIIe siècle est plutôt à chercher du côté de la prose, notamment chez le ROUSSEAU des Rêveries du promeneur solitaire.

Bibliographie

- Un volume de la collection Poésie Gallimard est consacré à la poésie du XVIIIe siècle, et permet de se rendre compte que cette poésie est prolifique. Voir notamment Evariste PARNY, Chansons madécasses, Le vengeur.
- Aux éditions Thélème, dite par Bernadette Saché et François Marthouret, une anthologie de la poésie des XVIIe et XVIIIe siècles, où apparaissent notamment : VOLTAIRE, PIRON, GRECOURT, LATTAIGNANT, GENTIL-BERNARD, COLLE, ROUSSEAU, DIDEROT, BERNIS, BASTIDE, THOMAS, MALFILÂTRE, DORAT, BEAUHARNAIS, DELILLE, BOUFFLERS, SADE, LEONARD, FABRE D’EGLANTINE, BERTIN, PARNY, FLORIAN, CHENIER, THEIS...

Merci à Carole, Dominique Blanzat, Dominique Jules, Emmanuel Regniez, Marc Macé, Maryse, Moniqye Donny, Sophie Laffont, Marita Argerich, Yveline Lévy-Piarroux...


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Nathanaëlle Pirard

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