André Velter, auteur de L'Amour Extrême.
Découvrez son site qui vous permettra de mieux le connaître et d'entendre certains de ses poèmes dits par un comédien et en musique.
http://www.andrevelter.com/
Le hasard fait que jeudi dernier , il parlait à la radio de sa dernière oeuvre: Paseo Grande.
http://www.franceculture.com/emission-for-interieur-andre-velter-2011-02-11.html
Sur le site de Gallimard, vous pouvez voir des videos de récitals qu'il a fait:
http://www.gallimard.fr/paseogrande/
Une lecture d'extraits de la pièce de Jean Genet Les Bonnes
Lecture d'extraits de la pièce "Les Bonnes" de Jean Genet avec Aurélia Arto, Anne Le Guernec, Flore Lefebvre des Noëttes, mise en scène Guillaume Clayssen. Guillaume Clayssen met en scène une histoire intime et tragique où deux bonnes s'évadent de leur condition, en jouant des jeux de rôles tout sauf drôles. Le Mercredi 09 mars 2011 à 17heures à la Nef des contes (sous la Bibliothèque des Jeunes)
Réflexion autour de la notion d'engagement
Une petite excursion vers la philosophie pour réfléchir à ce qu'est un artiste engagé.
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/philosophie/3573660.html
Méthode de la dissertation appliquée au sujet de bac blanc.
Méthodologie : dissertation littéraire.
Sujet1 : « Les écrivains et plus généralement les artistes, doivent-ils selon vous être ouverts à la modernité et à la nouveauté ? Vous emprunterez vos exemples à des genres littéraires et à des arts variés. » Sujet2 Pourquoi les écrivains racontent-ils des histoires ?
Etape 1 : Analyser le sujet pour bien comprendre le problème qu'il pose, repérer les mots clés : définir précisément les mots clés :
écrivains : ceux qui écrivent de la littérature, romanciers, poètes, dramaturges, essayistes mais sujet élargi à l'ensemble des artistes : créateurs à partir d'un matériau, peintre, musicien, réalisateur. Sujet qui s'intéresse à la pratique des artistes, à leur façon de procéder pour créer, aux thèmes dont ils s'inspirent : modernité, nouveauté : ce qui est neuf par rapport aux artistes du passé, ceux qui est contemporain, d'actualité à leur époque. Est-ce une obligation pour un artiste de s'intéresser à son temps, à ce qui est nouveau à son époque ? Est-ce l'une des caractéristiques du comportement d'un artiste de s'intéresser à son propre temps ? S'ils devaient le faire, pourquoi ? S'ils ne le font pas, que recherchent-ils à travers leur art et leur œuvre ?
Etape 2 : S'approprier le sujet, être capable de la reformuler avec d'autres mots : c'est ce que l'on appelle trouver la problématique.
Est-ce une obligation pour un artiste de s'intéresser à son temps, à ce qui est nouveau à son époque ? Est-ce l'une des caractéristiques du comportement d'un artiste de s'intéresser à son propre temps ? Est-ce l'une des caractéristiques du comportement d'un artiste de s'intéresser à son propre temps ? S'ils devaient le faire, pourquoi ? S'ils ne le font pas, que recherchent-ils à travers leur art et leur œuvre ?
Etape 3 : choisir un plan pertinent : A. Si réponse oui/non : plan dialectique, plan concessif : certes… mais. Examiner la validité de la proposition puis la nuancer, voire la contester, montrer qu'elle peut être dépassée, envisagée différemment selon les contextes. B. Si réponse amène à évoquer différents aspects du thème, différentes raisons après la question pourquoi par exemple : plan thématique ou analytique.
Plan choisi : Plan A. Comme je pense qu'ils le doivent mais que je sais que tous ne le font pas, je choisi de d'abord de développer la réponse « non » : Les écrivains et les artistes n'ont pas forcément pour principal objectif de dépeindre la modernité, la nouveauté. Puis les raisons pour lesquelles je pense qu'ils ont tout intérêt à être ouverts à la modernité et à la nouveauté.
Etape 4. Chercher les arguments et les exemples. Les arguments illustrent l'idée, la justifient, les exemples illustrent les arguments en les concrétisant.
Partie I : 1.Les artistes cherchent d'abord à exprimer leur sentiments personnels mais veulent être compris, trouver une oreille, une écoute, une compassion cf Baudelaire « Mon semblable, mon frère », cf poésie lyrique, sentiments universels : fuite du temps, crainte de la perte de la beauté et de l'amour, crise du couple voir « Plainte » de Cros. Rien de nouveau : chansons qui reprennent des poèmes anciens.
2. L'art notamment classique essaie justement de montrer que l'homme ne change pas, que les problèmes humains traversent le temps : tout homme peut se reconnaître dans les héros classiques Phèdre, Antigone, Dom Juan. Les artistes cherchent alors à représenter l'universalité de l'homme, les types. Molière choisit souvent des titres qui mettent en relief l'universalité d'un comportement : L'Avare, le tartuffe, le Misanthrope, l'Ecole des Femmes. 3. Certains courants artistiques ont pour principal objectif la recherche de la beauté, « l'art pour l'art » cf Les Parnassiens, les romanciers qui veulent raconter de belles histoires sur le passé : les romans historiques. Reprennent des recettes artistiques éprouvées inventées par Dumas par exemple et sont satisfaits de cela.
Partie II 1.Les écrivains doivent être ouverts à la modernité et à la nouveauté s'ils veulent se démarquer des autres : montée de l'individualisme à partir du Romantisme, faire apparaître son génie, se singulariser, se distinguer par son originalité pour se faire sa place dans le monde de l'art cf la lutte des peintres impressionnistes dans les salons des Refusés, Rimbaud qui veut parler de son temps. Zola qui crée le naturalisme pour se différencier du réalisme de Balzac et Flaubert.
2 .Les poètes et les artistes veulent parler à leur contemporain de ce qu'ils vivent au moment où les œuvres sont publiées Cf la poésie d'Apollinaire qui évoque la modernité technique, les avions, les automobiles, les tramways, l'électricité, la Tour Eiffel dans Zone, déjà chez Cros : le gaz , la réclame dans la description de la ville qu'il veut quitter. Zola : histoire d'une famille sous le second Empire, contemporain de l'écriture, chute du Second Empire au moment de la publication : Grands magasins, mines, chemin de fer etc. la Cerisaie de Tchékov qui évoque la fin de la Russie des Tsars et l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle classe sociale. Aujourd'hui artistes qui utilisent des technologies de pointe 3D ou qui font des œuvres évoquant des figures du monde moderne : film sur le créateur de facebook. Romans sur les enfants soldats par exemple.
3 "Bidonvilles" de Claude Nougaro qui nous fait réfléchir sur l'avenir de l'urbanisme, sur notre relation avec les rejetés du développement, sur notre capacité d'être fraternel. 3. Si l'auteur est engagé forcément son œuvre va être ancrée dans son époque cf Voltaire L'Ingénu même si l'histoire se passe à l'époque de Louis XIV critique de l'arbitraire de la justice, du poids de la religion toujours d'actualité, + goût de son époque respecté pour mieux diffuser son œuvre : exotisme du Huron et du canada, roman sensible à la mode qui fait que les lecteurs s'intéressent à Melle de saint Yves. Picasso qui peint Guernica pour s'opposer à Franco. Aimé Césaire et le discours contre le colonialisme.
Etape 5 : Organiser les idées afin de structurer le plan. Titre de la partie I ( idée dont on cherche à convaincre le correcteur) +argument 1 accompagné d'exemples d'œuvres +argument 2 accompagné d'exemples d'œuvre+ argument 3 accompagné d'exemples d'œuvres idem pour la partie II et pour la partie III.
Etape 6 : Rédiger l'introduction :
A. la mise en contexte. (On peut commencer en définissant la notion à étudier ou en resituant le sujet par rapport à l'objet d'étude, ou par rapport à un phénomène d'actualité)
Lorsqu'on n'est pas soi même artiste, l'on se demande souvent d'où vient l'inspiration du poète, du romancier, du réalisateur de cinéma, qu'est-ce qui le pousse à raconter telle ou telle histoire ? Pendant longtemps, l'histoire de l'art nous montre que les artistes ont surtout cherché à se hisser à la hauteur du modèle grec qui paraissait inégalable et qui représentait pour l'Occident le summum de la beauté, perfections des formes, subtilité des réalisations, mais l'histoire de l'humanité montre aussi qu'au fur et à mesure du développement de le démocratie les artistes ont voulu laisser leur nom dans l'histoire et s'adresser en priorité à leurs contemporains dont ils dépendaient aussi pour leur subsistance .
B. la présentation du sujet. ( il faut reformuler le sujet en reprenant et expliquant les termes clés pour arriver à la reformulation du problème.
L'on peut ainsi se demander si les écrivains voire les artistes en général doivent être ouverts à la modernité et à la nouveauté. C. la problématique : question à laquelle la dissertation va tenter de répondre et qui soulève le problème contenu dans le sujet.) c'est-dire s'ils sont obligés de traiter des sujets qui renvoient à leur époque et concernent leurs contemporains. Est-il caractéristique de la démarche artistique de s'intéresser au monde moderne et en quoi cela s'avère-t-il déterminant pour l'artiste d'être à l'écoute du monde qui palpite autour de lui ?
D. L'annonce du plan (Il s'agit d'annoncer les idées directrices de chaque partie, au minimum deux au maximum trois).
Nous verrons dans un premier temps que art et modernité ne sont pas forcément liés et que les objectifs des artistes peuvent être assez éloignés des préoccupations de l'actualité, puis nous dirons pourquoi nous pensons que les artistes ont cependant tout intérêt à être « branchés »sur ce qui se passe autour d'eux et à saisir l'air du temps dans leurs œuvres .
Etape 7 : Rédiger le développement de la dissertation en suivant le plan détaillé fait en étape 5.
Etape 8 : Rédiger la conclusion en deux parties : réponse au problème posé et « ouverture ».
la cérémonie de Chabrol
Je mets en ligne les réponses que j'ai reçues mais trois groupes doivent me faire parvenir leurs idées avant la semaine prochaine. Les réponses ne sont pas définitives, ce sont des propositions que nous allons rediscuter en classe.
Exploitation de la projection du film La Cérémonie (1995) de Claude Chabrol.
Répondez aux questions suivantes :
1 .Quel rapport peut-on faire entre le film de Chabrol et la pièce de Jean Genet intitulée Les Bonnes ?
Réponse de Marie et Anaïs :
On retrouve un véritable lien entre le film la cérémonie de Chabrol et la pièce Les Bonnes de Genet. Dans le film, le personnage principal est une bonne, Sophie. Au départ, celle-ci se fait dominer par la famille Lelièvre puis elle finira par les dominer et les tuer. Elle est liée d'une étrange amitié avec jeanne, une postière. On remarque un véritable jeu de soumission et de domination dans leurs relations. A la fin de l'histoire son amie meurt. Dans la pièce, les personnages principaux sont Claire et Solange, deux bonnes au service de madame. Elles fantasment sur l'idée de dominer leur maîtresse en jouant une comédie dans laquelle à tour de rôle elles prennent le rôle de la maîtresse en se travestissant avec les vêtements de leur patronne. A la fin l'une des deux sœurs finit par se tuer en buvant le thé empoisonné qu'elle destinait à sa maîtresse comme si le jeu était allé trop loin.
(La réponse ne compare pas assez les deux histoires ! Comparer c'est examiner les ressemblances et les différences.)
Voici des éléments de réponse de mon cru pour nourrir la réflexion :
Piste pour justifier le titre « la cérémonie » qui ne correspond pas au titre du roman de Ruth Rendell dont il est adapté, a Judgment in Stone, traduit en français sous le titre L'Analphabète. Dans la pièce de Genet, Les bonnes, deux sœurs Claire et Solange, domestiques au service d'une femme riche pratiquent un étrange rituel au cours duquel Claire a revêtu les habits de madame et Solange se fait apostropher et maltraiter par Claire ; quand un réveil matin sonne, le prodige s'évanouit : fin de ce que les sœurs appellent elles-mêmes « la cérémonie ».
Pas un réquisitoire contre les bourgeois, pas un plaidoyer en faveur des domestiques cf texte de Genet Comment jouer Les Bonnes : « c'est un conte c'est-à-dire une forme de récit allégorique qui avait peut-être pour premier but quand je l'écrivais de me dégoûter de moi-même en indiquant et en refusant d'indiquer qui j'étais, le but second d'établir une espèce de malaise dans la salle… » : Rêverie violente sur la haine de l'autre, la folie mais surtout la haine de soi.
Le rapport de Chabrol à ses personnages est différent : « J'ai eu beaucoup de mal à ne pas faire l'apologie totale de ces deux filles. Mais en même temps il n'y a pas de raison, ce sont deux garces. » Alors que Genet : « ces deux bonnes ne sont pas des garces, elles ont vieilli, elles ont maigri dans la douceur de madame. (…) Sacrées ou non, ces bonnes sont des monstres, comme nous-mêmes quand nous rêvons ceci ou cela. »
Il ne passerait jamais dans la tête de Sophie de se déguiser en Madame : affrontement frontal. Chez Genet, entortillement des identités : Claire devient Madame jusqu'à mourir à sa place .Pas de réalisme chez Genet ; sous le motif de la révolte couve une folie, celle des deux sœurs agrippées à leurs fantasmes que les longs jours auprès de madame ont brûlés. La haine, l'envie de tuer et de détruire n'ont pas de déversoir bien identifié et quand Claire à la fin boit la tasse de tisane empoisonnée, elle se tue et assassine aussi Madame pour qui elle se prend à nouveau.
Le parallèle entre le film et la pièce montre cependant qu'il y a dans les motivations de Sophie et Jeanne quelque chose de plus trouble qu'une haine de classe. La froideur de l'exécution ouvre aussi sur les zones d'ombre du désir de détruire, qui est une libération autant qu'une monstruosité aliénante.
Fracture séparant les dominants des dominés : essentiellement la maîtrise des codes et des langages dans le film et dans la pièce. ( A rapprocher aussi du personnage de Lopakhine dans la Cerisaie, ancien fils de moujik, riche parvenu mais ne se sentant pas à la hauteur des anciens maîtres car il ne parvient pas à lire les œuvres qu'ils lisent, la distinction culturelle est un marquage de classe.)
2. Quelles sont selon vous les différentes étapes du film ? Autour de quel (s) événement(s) ? Bascule-t-il ? Le rythme des différentes parties est-il le même ? A quoi est dû le phénomène d'accélération selon vous ?
Voici les propositions du groupe Mathieu, Aurélie, Marion, Alexandra qui sont à discuter :
Etapes du film : entretien d'embauche, découverte du secret de Sophie, création de liens amicaux avec Jeanne, la postière, chantage et renvoi, vengeance et massacre de la famille Lelièvre, mort de Jeanne.
Bascules du film : rencontre avec Jeanne, chantage avec Melinda, renvoi de Sophie.( L'essentiel ne me paraît pas dit. Qu'est-ce qui est à l'origine du chantage ?)
Rythme lent au début, ensuite accélère quand Sophie sort avec Jeanne et devient intense à la fin quand elles s'introduisent chez les Lelièvre pour chercher les affaires de Sophie et finissent par se livrer au saccage et au massacre.
3. En quoi peut-on dire que le film propose une satire du milieu social de la bourgeoisie de province ? En quoi peut-on dire qu'il s'agit d'un film sur la lutte des classes ?
4. La fin est-elle prévisible selon vous ? A la lumière de la fin, quelles sont les signes de tension prémonitoires durant le film ? Le meurtre de la famille Le Lièvre a-t-il été prémédité ?
Groupe Tiffany, Gaetan, Anais :
La fin n'est pas prévisible car dans le film Jeanne et Sophie prétendent juste aller chercher les affaires de Sophie dans la maison des Lelièvre, elles finissent par tuer tout le monde comme sur un coup de tête, comme pour s'amuser. (Il faudra revenir sur la séquence plus en détails)
L'accident de Jeanne non plus n'était pas prévisible. (Très discutable, voir la séquence de la panne où Melinda répare la voiture et exprime son mépris pour Jeanne en lui jetant un mouchoir à la figure.)
Tout d'abord le fait que Jeanne et Sophie aient un passé de meurtrières nous laisse présager qu'elles sont capables de recommencer. Ensuite les tensions apparentes entre Sophie et Georges à propos notamment du dossier ainsi que la découverte de l'analphabétisme de Sophie et du chantage que cette découverte occasionne avec Melinda, qui vont conduire au licenciement de Sophie, plus l'idée de vengeance qu'introduit Jeanne permettent aux spectateurs d'entrevoir une fin plus ou moins tragique. (A creuser. Même dans la première partie du film qui montre comment Sophie est reçue et travaille dans la famille Lelièvre des signes de tension se font jour rétrospectivement pour le spectateur.)
Le meurtre n'a pas été prémédité car au départ les deux jeunes femmes sont simplement allées récupérer les affaires de Sophie, puis elles décident de tout casser dans la maison et finissent par tuer toute la famille.
Réponse Morgan, Emilie, Alison un peu reformulée par moi :
La fin n'est pas prévisible pour nous car les conditions d'embauche au début du film révèlent un bon contact entre Sophie, l'employée, et sa patronne, Catherine Lelièvre. Le contact semble bon aussi avec Georges, Melinda et Gilles. Sophie a l'air heureuse et fière de disposer d'une chambre avec une télévision, même si le film montre que la chambre réservée à la bonne est sommaire et moins belle que le reste de l'appartement et que le téléviseur est ancien alors que la famille Le Lièvre vient de s'acheter un modèle dernier cri. Il est clair que la « bonté » des Lelièvre ne va pas jusqu'à donner à leur bonne un logement et un mobilier équivalent au leur ou l'équivalent même d'une chambre d'ami, bien qu'ils en auraient les moyens et que l'employée doive restée chez eux à demeure.
Sophie accepte toujours les ordres des membres de la famille sans s'y opposer et reçoit régulièrement des compliments sur son travail, sur la cuisine, les courses et le ménage. Georges lui propose même de passer le permis lorsqu'il voit que Sophie fait les courses à pied. Cependant si le spectateur est attentif à ce qui est montré, il peut s'apercevoir que la famille Lelièvre est assez hypocrite et que leur bienveillance vise plus à les valoriser dans leur posture de bourgeois libéraux et ouverts qu'à témoigner d'une gentillesse sincère à l'égard de leur employée : ils commentent le comportement de Sophie en sa présence, s'interrogent sur la façon de la nommer, ironisent sur sa séduction, marquent volontiers leur position de supériorité, ce qui peut être humiliant, ne lui octroie pas de véritable liberté comme on le voit lors de la scène où Catherine se scandalise du départ de la bonne alors qu'elle avait tout préparé pour l'anniversaire de Melinda et prévenu sa patronne du fait qu'elle se rendrait au secours catholique dans l'après midi. Lorsque Catherine accepte de rendre service à Jeanne la postière, elle le fait plus par souci des convenances que par bonté car elle n'hésite pas de médire d'elle auprès de Sophie qui ne la connaît pas encore.
Le basculement se fait lorsque Melinda découvre que l'étrange comportement de Sophie est lié à l'analphabétisme qu'elle cache à ses employeurs depuis le début et que Sophie se venge de cette découverte en menaçant Melinda d'exercer un chantage à propos de la grossesse cachée de la jeune fille. A partir de ce moment, les relations entre Sophie et la famille Le Lièvre se tendent, mais pour autant il n'y a pas préméditation d'un meurtre de la part de Sophie, elle semble plutôt entraînée à la haine par Jeanne, c'est elle qui s'insurge contre le renvoi et qui propose le saccage dans la maison au moment de la recherche des affaires de Sophie, les deux filles semblent prendre les fusils par jeu. Lorsque le spectateur fait retour sur les séquences précédentes, il se souvient alors de la scène où Georges nettoient les fusils d chasse, activité typique de la bourgeoisie provinciale et il comprend que cette scène est prémonitoire et que ce n'est pas par hasard que la famille s'appelle Lelièvre : ils vont être abattus comme du gibier.
5. Jeanne et Sophie sont-elles selon vous des « folles » ? Quel est le mobile de leur acte final ?
6. Pourquoi le film s'appelle-t-il la Cérémonie ?
Compte-rendu d'un débat sur la Cerisaie avec des spectateurs.
Il m'a semblé intéressant de vous donner à lire le compte-rendu d'un échange entre des spectateurs et la troupe de Paul Desveaux au théâtre de l'Athénée à Paris.
Notes en vrac :
Paul Desveaux, le metteur en scène, travaille avec la chorégraphe Yano Iatridès depuis de nombreuses années, dans l'idée de "réinjecter du corps dans le travail théâtral par la danse". Cette collaboration s'imposait d'autant plus dans La Cerisaie qu'un bal a lieu au cours de la pièce.
Pour Yano Iatridès, chorégraphe du spectacle, c'est très différent de travailler avec des comédiens et des danseurs. Le processus serait même contraire : alors que chez le danseur, il faudrait gommer l'esthétique et la technique pour faire ressortir l'humain et la sensibilité, chez le comédien ce fond est déjà là : on y ajoute l'esthétique ensuite.
Paul Desveaux explique qu'il n'a pas cherché à monter La Cerisaie de façon réaliste: pour lui, Tchekhov étant un poète, il fallait lui redonner sa dimension poétique. Contrairement à une idée répandue, Tchekhov ne serait pas forcément un écrivain du quotidien. Un spectateur fait remarquer que si Oncle Vania et Les Trois Sœurs ont été montés de façon assez réaliste à l'Athénée, ce n'était en effet pas le cas du tout pour cette Cerisaie... Pour Paul Desvaux, à part dans la mise en scène d'Alain Françon qui avait repris le décor de Stanislavski, les mises en scène de La Cerisaie sortent souvent du réalisme, aussi parce que Tchekhov s'en détache déjà lui-même dans son texte : par exemple, il est dit à un moment que le jour se lève alors qu'il est deux heures du matin, chose impossible en Russie quelles que soient la région ou la saison. De même pour le bruit que l'on entend et dont les personnages ne savent pas s'il s'agit d'une benne, d'un grand duc, d'un héron ou d'une impression étrange. Daniel Delabesse, qui interprète Gaev, fait remarquer qu'à ce niveau en particulier, Tchekhov aura été le précurseur de Beckett ou Sarraute.
Océane Mozas, qui interprète Lioubov, rapproche son personnage de Winnie dans Oh les beaux jours de Beckett : toutes deux arborent un masque souriant malgré les difficultés et angoisses. Quant à Amandine Gaymard, elle explique qu'au-delà des clichés d'amoureuse un peu coquette dont on affuble Douniacha, qu'elle joue, il s'agit surtout d'une jeune femme qui veut sortir de sa condition.
À un spectateur qui s'interroge sur la présence de tous les personnages sur le plateau pendant toute la pièce, Paul Desveaux répond qu'il a voulu que la parole ne reste pas intime et que la révélation se fasse par le discours, comme en psychanalyse. Mettre tous les personnages sur scène permet à la parole de prendre une autre dimension et de révéler une certaine violence latente chez Tchekhov.
Une spectatrice demande pourquoi le personnage de l'étudiant, Trofimov (interprété par Christophe Giordano), paraît plus révolutionnaire et exalté que philosophe. Pour Paul Desveaux, c'est un choix. Le discours de Trofimov lui fait peur : il est intelligible et intéressant, son raisonnement est passionnant, mais il est dépassé par sa propre parole. Ce n'est pas un être raisonnable, car il se perd lui-même dans son propre discours. Mais avec ce personnage, Tchekhov a été précurseur et visionnaire en prévoyant le mouvement socialiste qui va se révéler en 1905 (soit un an après La Cerisaie) puis en 1917.
Après Trofimov, c'est le personnage de Lopakhine (joué par Christophe Grégoire) qui est interrogé : comme l'a demandé Lola Gruber, est-ce qu'il ne devrait pas faire peur, lui aussi ? Pour Paul Desveaux, à travers Trofimov et Lopakhine, on voit l'opposition entre l'être et l'avoir. Il a une certaine affection pour Lopakhine, mais il n'aime pas la société qu'il propose où tout se résout par l'argent. D'après un spectateur, Lopakhine veut aussi prendre la place des maîtres de ses parents et serait donc un personnage très contradictoire. Mais pour Paul Desveaux, Lopakhine ne prémédite pas cette idée : il ne s'en rend compte que sur le moment. Rachète-t-il la cerisaie pour sauver la propriété ou pour prendre l'ascendant ? Tchekhov ne donne pas de réponse : il décrit Lopakhine mais il ne juge pas. Mais il est vrai que, d'après Paul Desveaux, Lopakhine est un personnage très ambigu : il a accumulé d'immenses richesses et s'endort dès qu'il lit un livre, il veut prendre l'ascendant sur les maîtres de ses parents tout en espérant qu'ils reviendront à la cerisaie l'été prochain, il veut sauver la cerisaie tout en la détruisant… Pour Jean-Claude Jay, qui joue Firs, le personnage de Lopakhine est très complexe et ne peut se comprendre que si l'on part du fait qu'il est amoureux de Lioubov : pour lui, si Lopakhine n'est pas amoureux de Lioubov, alors il n'y a pas de pièce. Ce à quoi Daniel Delabesse, l'interprète de Gaev, répond tout en concluant la rencontre : "De toutes façons, Tchekhov avait dit que les Français ne comprendraient rien à Lopakhine…".
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Analyse de la Cerisaie: réponses au questionnaire.
Analyse de la représentation ( Attention « en cour » signifie à gauche pour un acteur sur le plateau, côté « cœur », « en jardin » signifie à droite.)
A. Espace scénique et décor : revoir les photos.
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://photocvt.cccommunication.biz/jpgok/RepMR/p92/p92472_3.jpg&imgrefurl=http://2010-2011.athenee-theatre.com/programmation/autour_spectacle.cfm/92472-1_la_cerisaie.html&usg=__koL4Vk-gJOewU8WRXOTTUaBnBNQ=&h=333&w=500&sz=65&hl=fr&start=1&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=ka23-FyvHxRk7M:&tbnh=87&tbnw=130&prev=/images%3Fq%3Dla%2BCerisaie%2BPaul%2BDesveaux%2Bdiaporama%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DG%26rls%3Dcom.microsoft:fr:IE-SearchBox%26rlz%3D1I7SKPB_fr%26tbs%3Disch:1&ei=YztATeGbIYaAOuHbwKcD
Espace qui représente un espace de vie réel et qui donne à jouer aux acteurs : tapis au sol de deux couleurs qui peut représenter l'herbe du dehors, arbre dans lequel on peut grimper qui représente la Cerisaie que par ailleurs on ne voit pas car elle est située pour les personnages là où sont assis les spectateurs, existe alors dans la description et les paroles des personnages.
L'espace selon les moments de la pièce peut aussi bien représenter le dedans de la maison que l'extérieur, un changement de place du mobilier, par exemple un fauteuil, et l'éclairage suffisent pour le faire comprendre.
Un second plan de l'espace est une sorte de mezzanine qui représente une chambre, on y monte grâce à un escalier à vue. Le mur de la pièce est visible en arrière plan sous la forme d'un pan déchiqueté qui peut évoquer une maison en ruine, la tapisserie représente des fleurs qui font penser à celles de la cerisaie.
Avant l'escalier, sous la mezzanine, on distingue un lavabo sur lequel on déposera un bouquet de fleurs offert, il peut représenter l'intimité dévoilée de la famille dont on raconte l'histoire et que le spectateur découvre, il accentuera le sentiment d'une maison ruinée que l'on abandonne comme ces fragments de murs et de pièces parfois intimes que l'on voit encore debout dans les maisons bombardées.
Au fond, en cour, une longue table est visible qui servira à toute la famille pour prendre un repas. Il n'y a pas de frontière entre les différents espaces sous formes de cloisons ou de rideaux, l'éclairage permet de montrer des scènes qui se passent dans différents endroits simultanément en découpant l'espace. Les personnages sont pour beaucoup quasiment toujours en scène.
L'espace est rustique mais ne fait pas particulièrement référence à la Russie : pas de samovar par exemple. Il n'est pas encombré d'objets pour permettre l'évolution des personnages qui sont nombreux. Le décor n'est pas précisément daté, il est figuratif mais les objets peuvent être aussi interprétés symboliquement. Il ne change pas pendant la pièce et seul le déplacement de certains objets le modifie, ce qui donne tout de même une impression de variété, de lieux multiples. Au moment de la scène du bal pour faire oublier l'attente du résultat de la vente aux enchères, des « bulles » descendent des cintres par un système de treuil actionné depuis le plateau qui peuvent évoquer un décor moderne de « boite » mais en même temps connotent la légèreté, l'évanescence, l'absence de poids, de sérieux, la disparition de ce qui est éphémère, le divertissement.
L'espace scénique est celui d'une salle à l'italienne mais les spectateurs sont souvent pris à parti par les personnages qui viennent à l'avant scène et s'adressent à nous comme si nous faisions partie de la famille.
B. Les objets scéniques sont plus nombreux qu'on ne croit à première réflexion. Outre les pièces de mobilier, par exemple l'armoire importante dans le texte qui représente à un moment donné toute la mémoire de la famille, l'on trouve différents objets qui caractérisent les personnages : Varia manie le bâton, symbole de sa sécheresse, Lioubov, la dépensière, perd son porte-monnaie - les domestiques le cherchent- et distribue des pièces d'or, la gouvernante joue avec des cartes et prédit l'avenir, Lopakine est frustré de ne pas savoir lire et tente de lire au un livre au début : l'argent qui lui permet d'acheter la Cerisaie ne lui permet pas de se sentir l'égal des anciens maîtres si cultivés. « Mille malheurs » possède un revolver qui fait planer l'ombre d'un drame sur l'ensemble de la maisonnée. Les objets ont donc une fonctionnalité mais ils sont aussi porteurs de dimensions symboliques.
C. La lumière : elle délimite les espaces scéniques, suggère l'alternance du jour et de la nuit et joue un rôle dans la perception du passage du temps. Une sorte de fondu au noir comme au cinéma permet les changements de décor à vue entre les actes. Elle joue un grand rôle pendant la scène du bal en se reflétant sur les bulles qui descendent des cintres.
E. Le travail sur le son est très important dans la pièce. Pendant les changements de période, l'on entend une bande son électronique très contemporaine qui fait penser à des émissions de radios, des JT ; certains mots sont audibles : crise, finance ressource. L'actualisation de la pièce, les effets d'échos avec la situation contemporaine sont très liés à cette bande-son qui nous rappelle les possibles faillites contemporaines, la peur de la précarisation. Le son est également produit en direct par des chansons chantées par la gouvernante pendant le bal. Il s'agit de poèmes de Baudelaire mis en musique par Vincent Artaud. Le 3ème acte se transforme en une sorte de cabaret.
Le silence est particulièrement significatif à la fin lors du dernier échange muet entre Varia et Lopakine qui devraient s'avouer leur désir de s'épouser et qui ne parviennent pas à se parler, ce qui laisse entendre que Lopakine est en fait amoureux de la maîtresse de maison plus que de sa fille adoptive.
F. Jeu des acteurs : très dynamique, jouent dans toutes les postures, sont très souvent en contacts. Ils ont travaillé avec une chorégraphe, Yano Iatridès, et sont très à l'aise corporellement, les scènes d'amour sont dansées et très suggestives. Le bal donne lieu quasiment à un spectacle de cabaret très divertissant et qui peut évoquer l'expression « danser sur un volcan » puisque pour oublier le drame qui se prépare au loin la compagnie préfère se divertir en se saoulant, en dansant, en jouant, en faisant l'amour, comme s'il fallait en profiter une dernière fois avant la fin de la cerisaie, la fin de la vie.
Chaque acteur, donc chaque personnage, a sa gestuelle caractéristique soutenue par un costume qui reflète certains aspects de leur personnalité cf la robe rouge de la fille de Lioubov, le costume étriqué et sévère de Varia, la nuisette de la servante Douniecha qui couche avec Yacha. Les costumes n'évoquent pas particulièrement la Russie et sont plus contemporains, ils contribuent au sentiment que le metteur en scène a voulu nous montrer la portée de la pièce de Tchékhov aujourd'hui : l'argent fait-il le bonheur ? La richesse atténue-t-elle l'humiliation de classe ? Suffit-il d'être riche pour se sentir faisant partie d'une élite ? Sommes-nous entrain de vendre et couper la Cerisaie- la terre, notre planète- pour continuer à nous enrichir ? Qu'allons-nous transmettre ? Quelles sont nos perspectives d'avenir ? Ne sommes-nous pas entrain d'oublier ce qui nous relie à nos ancêtres ? L'adresse frontale des personnages au public fait que nous nous sentons concernés par leurs questionnements, c'est particulièrement le cas lors des prises de paroles de l'étudiant, Trofimov. Paul Desveaux voit dans cette Cerisaie, pièce ultime de Tchekhov, un "reflet de nos doutes, de nos peurs du futur, le temps d'une représentation". Sa mise en scène souligne le parallèle entre cette fin d'un monde et la crise que traverse actuellement notre société : «Les questions que Tchékhov posaient à son époque ressurgissent dans notre Histoire avec le choix entre un monde peu cultivé avec beaucoup d'argent ou un monde qui serait un peu moins axé sur l'avoir et un peu plus sur l'être».
La distribution est équilibrée, pas d'accident de jeu. Peut-être pas assez de force dans la diction du texte au début de la représentation. Parti pris de diction assez rapide car mise en scène « tourbillonnante », gênant peut-être car les moments plus mélancoliques de la pièce ne sont plus mis en relief, tout semble emporté dans le mouvement de dépense et de divertissement.
G. Mise en scène : première image : pénombre, Varia et Lopakhine attendent l'arrivée de la famille. Envahissement de la scène par les arrivants et leurs bagages. Image finale après le départ de tous : Firs le vieux domestique a été oublié, solitude avant la mort mais toujours sollicitude à l'égard du maître. Image d'un monde disparu mais humain profondément, dévouement qui n'est pas récompensé, égoïsme des maîtres déchus.
Parti pris qui n'est pas naturaliste : sorte de rêve ( cf , « le songe d'un monde à venir. Un de ces rêves que l'on fait à l'aube et qui ressemblent terriblement à la réalité”.) Tourbillon- fête, couleurs, rires- qui accentue le drame, car tout cela semble un peu forcé, on rit, on s'amuse pour ne pas pleurer, sombrer ; la vie est si vite passée, tout va vite, même l'émotion ne s'installe pas, et l'on peut le regretter. Le lecteur de la pièce risque d'être déçu de ne pas retrouver dans la mise en scène l'émotion qu'il a éprouvée en lisant le texte par exemple au moment de l'annonce de la vente de la cerisaie ou même l'évocation de sa disparition. En fait la cerisaie n'est pas vraiment présente, or pour que la pièce soit réussie il faut faire percevoir la magie, la séduction de ce jardin d'enfance. Plus positive est la tentative de faire ressentir l'humour de Tchékov.
H. Réaction du public : globalement attentive, applaudissements nourris devant la performance de la troupe. Sensible à l'actualisation du propos.
Sujet d'invention 1ST2S3 copie de Gaetan.
Sujet d'invention : premier bac blanc des 1ST2S3
Copie de Gaetan.
Messieurs les chefs d'états, messieurs les premiers ministres, je vous somme d'écouter mon discours afin d'ouvrir les yeux en ce jour de Congrès de la Paix. Je souhaite vous ouvrir les yeux sur les problèmes d'égoïsme et de racisme qui sévissent encore aujourd'hui et qui grandissent au fur et à mesure du temps.
En effet, regardez nos voisins les Israéliens et les Palestiniens se faire la guerre pour un territoire en sacrifiant bêtement des milliers de vies humaines, regardez la vague de violence raciste qui traverse les pays européens, constatez l'augmentation d'années en années d'actes d'incivilités. Je pourrais continuer ainsi à vous citer des faits qui mettent en relief le racisme et l'égoïsme. (L'auditoire exulte et chahute).
Mais selon vous quelles sont les solutions à ces problèmes ? Eh bien ma thèse est…(L'auditoire chahute fortement) Je vous prie de m'écouter. (L'auditoire se calme)
Merci. Selon moi tous ces problèmes seraient réglés si l'on faisait prendre conscience à tous les citoyens que la fraternité et la solidarité sont les seules clefs qui permettraient d'ouvrir un monde plus heureux car plus paisible. J'ai eu cette idée un jour en lisant une phrase d'une chanson de Claude Nougaro, elle disait : « J'ai cinq doigts moi aussi/ On peut se croire égaux. » Effectivement, nous sommes tous égaux devant Dieu, tous égaux sur la Terre, c'est pourquoi je pense que tous ensemble nous sommes capables d'améliorer notre monde, tous ensemble nous pouvons déposer les armes et faire la paix avec nos ennemis, tous ensemble nous pouvons faire disparaître la haine et faire renaître l'amour dans le monde, tous ensemble nous pouvons à jamais éradiquer les génocides et permettre une meilleure compréhension de toutes les cultures et croyances, tous ensemble nous pouvons stopper le fanatisme religieux qui divise et ainsi permettre à chacun de croire en ses idées.
Certes nous ne pouvons pas empêcher les ouragans de dévaster nos villes, ni la terre de trembler et de faire des morts sans nombre, nous ne pouvons éviter les tsunamis, mais tous ensemble en faisant preuve de solidarité, nous pouvons venir en aide aux victimes, à nos voisins touchés par de terribles catastrophes naturelles.
Je vous le concède la tâche est immense, ce ne sera pas chose facile de socialiser tout le monde afin de créer un monde plus pacifique où tout le monde aurait la certitude d'avoir les mêmes droits, les mêmes chances, à l'impossible nul n'est tenu, mais ce que je vous garantis c'est que si nous le voulons vraiment, nous pouvons faire évoluer le monde en ce sens en apprenant à tous les peuples de la terre la valeur de la solidarité et à traiter son prochain comme un frère, ce que préconisent les grands textes religieux, la Bible, la Torah, le Coran, les livres de toutes les religions.(L'auditoire applaudit).
Ainsi je vous appelle tous à m'aider à créer une organisation internationale de la Solidarité et de la Fraternité qui lèvera des fonds pour permettre d'éduquer et d'informer les citoyens du monde et pour enseigner à tous le respect du prochain, à le traiter comme son frère et de manière égale. Donnons l'exemple afin de vivre dès aujourd'hui dans un monde meilleur ! (standing ovation et applaudissements nourris)
M. Effer, ambassadeur à l'ONU, Congrès de la paix, Londres 2012.
Présentation du film la Cérémonie de Claude Chabrol
Avant d'aller voir le film , vous pouvez lire cet article: http://www.cineclubdecaen.com/realisat/chabrol/ceremonie.htm et vous interroger sur le lien possible entre le film et la pièce de Genet: Les Bonnes. Vous pouvez également vous demander pourquoi le film s'intitule la Cérémonie et faire une fiche sur le réalisateur Claude Chabrol.
Chanson "Bidonville" de Claude Nougaro
Pour écouter la chanson qui figure dans le corpus du bac blanc sur la ville:dans la version de Nougaro: http://www.youtube.com/watch?v=m8Aaay_oSGE
dans la version de Maurane:
http://www.youtube.com/watch?v=6hChXkbPa2A&NR=1&feature=fvwp
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