Penser après les cours...!

Pistes pour la lecture analytique du monologue de Titus(1S1)

Par cyberblaise - publié le vendredi 23 avril 2010 à 16:46 dans Bérénice de Racine

En quoi le monologue de Titus présente-t-il une situation pathétique qui suscite l'émotion et la compassion du spectateur ?

Pistes pour la lecture analytique. ( pour l'introduction: voir cours)

1.       La situation d'énonciation elle-même révèle le désarroi du personnage de Titus qui a besoin une dernière fois de se « consulter » avant d'accomplir le renvoi de Bérénice :

La didascalie « seul » confirme à la fois le fait qu'il ne supporte plus aucune présence importune, et surtout pas celle de Paulin, et qu'il est seul face à la décision terrible qu'il doit accomplir et assumer. Cette solitude même est émouvante, d'autant plus que Titus est apparemment dans une position de pouvoir et de maîtrise du fait de son statut d'empereur mais dans les faits il est totalement désemparé, il se découvre obscur à lui même, ne sait plus ce dont il est capable ( cf v.995 « Pourrai-je dire ») ni ce que le sort lui réserve(v. 1007 Et qui sait…), ni si les raisons qui le poussent à se séparer de Bérénice sont légitimes(V1005-1006 et 1010). Le nombre de questions rhétoriques, le rythme haletant de ses apostrophes à lui-même, les injures ou adjectifs dévalorisants qu'il utilise pour se désigner : « barbare, lâche », les allitérations agressives en (t), les exhortations à l'impératif, les exclamatives, la répétition de l'adverbe de négation « non, non » prouvent l'agitation dans laquelle il se trouve et la font partager au spectateur. Le monologue invite ainsi le spectateur à pénétrer dans l'esprit du personnage et à s'identifier à lui et à sa situation de dilemme, à ressentir son trouble.

 

2 .Le pathétique est lié à la situation de dilemme qui montre Titus clivé entre deux figures de lui-même comme le prouve la structure du monologue : le Titus amoureux rêve de pouvoir concilier amour et pouvoir quand le Titus Empereur montre l'impossibilité de ce rêve et la nécessité de se consacrer à son peuple plutôt qu'à la femme aimée. Le principe de plaisir lutte contre le principe de réalité. Le texte est constamment travaillé par des oppositions : Bérénice/ Rome, crier/se taire, honneur/amour etc. qui illustrent le déchirement du personnage. Tantôt il cède à l'amour, tantôt à la gloire, tantôt il s'affirme tout puissant, prêt à braver Rome et à l'imaginer favorable, tantôt il donne l'image d'un homme terrifié par l'opinion publique, la Renommée, la rumeur dans l'armée et se voit indigne d'occuper la position centrale de l'empire et veut « se confiner » à l'autre bout de l'univers. Tantôt il est bouleversé à l'idée de faire mal à Bérénice et est sensible à ses « larmes », tantôt il ne se soucie plus que des larmes de son peuple V1033.

 

Paradoxalement c'est à cause de Bérénice que Titus veut devenir le « bienfaiteur » de son peuple, un empereur exemplaire, éloigné de l'image du tyran, c'est sa relation avec elle qui l'a amené à se vouloir un empereur modèle et, ironie tragique, c'est ce désir de grandeur qui entre en opposition avec le bonheur privé de Titus et Bérénice, d'où la pitié que le spectateur éprouve pour lui car il ne semble pas démérité : il aime éperdument Bérénice et veut agir pour une cause encore plus noble qui « exige » le sacrifice de l'homme privé au profit de l'homme public.

 

3 .Le pathétique s'accroit du fait que l'annonce du renvoi de Bérénice se présente dans la bouche de Titus comme un combat à livrer contre celle qu'il aime et contre lui-même. Le champ lexical de la violence guerrière en témoigne : cruauté, barbare, armes, percer, sacrifice. Titus est à la fois bourreau et victime et il faiblit devant ses propres objections et questionnement. Le passage où il anticipe la rencontre avec Bérénice au futur, où il s'imagine lui disant la dure vérité est particulièrement touchant car les pouvoirs de séductions de la Reine, « les larmes, les charmes » agissent même à distance. Titus semble s'entraîner à dire la scène comme un acteur qui répèterait pour se donner de l'assurance mais cela produit l'effet inverse, même à distance et en imagination le charme de Bérénice opère.

4 ; Le pathétique est encore renforcé par la situation du monologue dans l'économie de la pièce : Titus semble avoir utilisé toutes les stratégies pour différer ce moment « cruel » de l'annonce de la séparation puisque la décision a été prise dès le début de la pièce, dès la mort de Vespasien et que plusieurs fois Titus a déjà essayé d'affronter Bérénice ou de transférer à un autre- Antiochus- la tâche qu'il ne pouvait assumer et réaliser : il doit parler, c'est déjà la fin de l'acte IV. Or ce sentiment d'urgence est perceptible dans le texte ; Titus s'en veut d'être indisponible pour l'empire et de n'avoir encore rien fait, il craint de mourir avant d'avoir fait quoi que ce soit et le plus terrible, c'est qu'au moment où il semble s'être affermi à la fin de la scène, il est pris par surprise par l'arrivée impromptue de Bérénice qui ne lui laisse pas le temps de finir sa réflexion et produira un choc émotionnel qui va anéantir tous ses efforts de fermeté. Ce qui crée une tension et un suspense supplémentaire pour relancer l'attention du public, peut-être lassé par ses atermoiements.

(Pour chaque idée, il faudra que vous renvoyiez plus précisément au texte que je ne l'ai fait. c'est un exercice qui vous permettra de bien vous approprier le texte)


Bérénice, Acte IV scène IV: le monologue délibératif de Titus.

Par cyberblaise - publié le mercredi 21 avril 2010 à 16:26 dans Bérénice de Racine

Pour vous aider à préparer votre lecture analytique, vous pouvez consulter le lien suivant:

 http://odautrey.free.fr/berenice44.htm

Contexte de la phrase de Gilles Aillaud sur Bérénice(aide à la dissertation 1S1)

Par cyberblaise - publié le lundi 12 avril 2010 à 16:02 dans Bérénice de Racine

Texte C — Gilles Aillaud, Théâtre aujourd'hui 

[C'est en peintre avant tout que Gilles Aillaud a conçu la scénographie (2) de Bérénice mise en scène par Klaus Michael Grüber (Comédie- Française, 1984).] 

— Comment avez- vous abordé cette scénographie ? 
— Au départ, travailler sur Bérénice me faisait très peur. Car je pense que ce n'est pas une pièce à représenter mais à lire. Racine, à mon sens, n'est pas très théâtral et particulièrement cette oeuvre. Pour une question de langage. C'est comme si on voulait mettre en scène un poème de Baudelaire. Ce serait quelque peu absurde.
L'élaboration de votre travail s'est- elle faite à partir de références à la représentation classique de la tragédie ? 
— Non. Absolument pas. Je ne me suis inspiré d'aucune théorie particulière et n'ai eu recours à aucune référence.
— Avez-vous travaillé à partir d'images suggérées par la lecture de la pièce ? 
Les images ne sont pas venues. Alors, en désespoir de cause, j'ai recréé sur scène l 'appartement habité par Grüber. Un jour, en visite chez lui, j'ai été touché par la disposition des lieux. Il y avait, d'une part, une cage d'escalier, de l'autre, une grande fenêtre. Tout le décor est parti de là. La cage d'escalier s'est transformée en une coupole recouverte de briques, semblable à l'intérieur du Panthéon à Rome. La coupole avait un aspect opprimant. C'est le coté de Titus, la Rome antique, un univers oppressif . La grande fenêtre avec son appui me faisait penser à celle peinte par Matisse dans son tableau, La Leçon de piano. Je l'ai transposée entourée d'un mur peint en rouge , avec une ouvert u re vert clair. Un rideau transparent remuait car du vent soufflait. Cela donnait une atmosphère plutôt tropicale, orientale. C'est le côté de Bérénice. Le sol, lui, était recouvert de mosaïques d'inspiration romaine sur un thème plus ou moins érotique de l'époque de Dioclétien.
— C'est donc plus le contexte historique, l'Antiquité qui ont nourri votre imagination ?
— Oui, l'antique, mais également ce tableau de Matisse qui m'évoquait une sorte de grâce, de laisser- aller plus ou moins féminin. En fait, c'est surtout la volonté de représenter une poésie particulière à Racine qui nous a guidés, Grüber et moi. 
— Et vous avez donc voulu une partie « Titus » plus masculine et une partie « Bérénice », plus féminine.
— Oui j'ai conçu l'espace comme cela. Mais c'est ce que dit le texte au début : 

« Antiochus
Arrêtons un moment. La pompe de ces lieux, 
Je le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux. 
Souvent ce cabinet superbe et solitaire 
Des secrets de Titus est le dépositaire. 
C'est ici quelquefois qu'il se cache à sa cour, 
Lorsqu'il vient à la reine expliquer son amour. 
De son appartement cette porte est prochaine, 
Et cette autre conduit dans celui de la reine. » 

— Pourquoi avoir posé une pierre sous la coupole ? 
— C'était un galet que j'avais trouvé dans la mer en Grèce et que j'ai fait copier par un sculpteur. Elle sert à meubler le côté « Titus ». Elle représente quelque chose de tombal, de violent, qui empêche. Comme dit Ponge: « La vie est un coeur de pierre . » Et ce coeur de pierre s'opposait au rideau, à la légèreté aérienne de la partie « Bérénice ». 
— Comment avez-vous travaillé la lumière ?
— Pour moi, réaliser un décor ou penser la lumière s'effectuent dans un même élan. En haut de la coupole s'ouvrait un trou par où tombait une lumière verticale, froide. De l'autre côté, une lumière horizontale et chaude traversait l'espace, balayée par un certain mouvement nonchalant. Car deux univers se heurtaient, celui dur, tranchant de Titus, celui plus flottant de Bérénice. 
— Quelle relation l'espace entretenait- il avec le jeu des acteurs ?
Comme toujours chez Grüber, les acteurs ne bougeaient pas beaucoup. Et là, encore moins. C'est une tragédie où tout est immobile, le désastre est accompli. C'est comme un feu déjà éteint mais dans lequel il reste des braises. C'est en définitive peut- être plus le décor que les acteurs qui apportait le mouvement avec la fenêtre ouverte et le rideau qui s'agitait. — Vous sentez-vous davantage peintre que scénographe ? 
Je suis peintre avant tout et ne tiens pas vraiment à faire de la scénographie. Je n'ai aucun principe et aucune formation en ce domaine. D'ailleurs je n'aime pas le terme de scénographe. Je préfère celui de responsable visuel. Le problème, au théâtre, c'est qu'on perd un temps énorme. Il faut se plier aux exigences d'un travail d'équipe. Et, à la différence de la peinture, l'oeuvre réalisée — le décor — est destinée à être piétinée par la pratique du jeu. Ce travail ressemble plutôt à celui d'un architecte : créer un lieu fait pour être parcouru, habité.
— Pourtant de nombreux peintres (à commencer par Picasso) ont collaboré à des mises en scène
C'est vrai, on est tenté de participer à une entreprise dirigée par d'autres. C'est reposant. Cela casse la solitude de la toile. 
2. Scénographie : étude ou conception de l'ensemble des aménagements matériels d'un théâtre. 

Bérénice, Acte I

Par cyberblaise - publié le jeudi 1 avril 2010 à 16:07 dans Bérénice de Racine

Acte I, scène 5, vers 297 à 322 LA d'après Académie en ligne en complément du cours.

Bérénice : « Le temps n'est plus... ( ) offrir aussi nos vœux »

Nous vous proposons de traiter deux axes de lecture :

1 - Un poème d'amour, visuel et musical

2 - L'illusion lyrique de Bérénice

 

 

1) La déification de Vespasien et la cérémonie nocturne à laquelle elle a donné lieu exaltent Bérénice qui, dans un même chant d'admiration, superpose l'image du nouvel empereur, son amant, à celle de son père et des fastes qui ont entouré son apothéose.

 

- La description émerveillée à laquelle elle se laisse aller comme en un rêve, s'ordonne à la fois comme un tableau et comme une page musicale. Inspiré par la peinture de son époque et inspirateur, en retour, des peintres, Racine aime à brosser de somptueux tableaux au cœur de ses tragédies. Musicien du vers, il accorde une place égale à la sonorité et au rythme de sa prosodie.

 

- Le tableau tient son pouvoir d'évocation de la lumière irradiante qui l'incendie et embrase le cœur et les sens de la femme éblouie :

De cette nuit, Phénice,-as-tu vu la splendeur (301)

La nuit enflammée (303), n'est que rougeoiement de flambeaux, de bûcher, de pourpre et d'or. Le statisme d'une telle cérémonie est transcendé par le regard, qui vole de splendeur en éblouissement, de flammes en aigles impériaux, de faisceaux (haches ornées de branches tressées, symbole du pouvoir) en lauriers. Le cœur de ce tableau se situe au point de convergence des mille et un regards « avides » fixés sur Titus, ainsi désigné comme centre emblématique du tableau et, partant, de l'univers. Comme un astre, le nouvel empereur se détache sur le ciel de la nuit. Son éclat n'est pas seulement lié à son accession au pouvoir suprême : il est inné. Fût-il d'origines plus « obscures » (315) - terme antithétique de ceux exaltant l'éclat de Titus - que son ascendant sur le monde eût été immédiatement évident :« Le monde en le voyant eût reconnu son maître ».

Ce vers sera d'ailleurs appliqué à Louis XIV, le Roi Soleil, et l'assimilation est aisée. La force du pouvoir de droit divin tient pour une bonne part dans le spectacle qu'il donne de sa puissance : tout le tableau brossé par Bérénice va dans ce sens. La lumière qui émane de Titus, et qui s'oppose littéralement à l'obscurité, trouve son reflet dans les flambeaux et les bûchers qui l'entourent. Le caractère religieux de la scène et sa nature politique (« ce peuple, cette armée, cette foule de rois, de consuls, ce sénat ») ne font qu'un. Le mot foi (313) a beau ne signifier ici que fidélité, on doit rappeler que la cérémonie est celle d'une déification de Vespasien et que Titus est auréolé de la gloire céleste de son père.

 

Plus qu'une description, cette évocation tient de la vision : Bérénice revit intérieurement un moment magique et s'enchante de sa remémoration extasiée. Dans ses analyses parfois novatrices de Bérénice, l'écrivain Roland Barthes qualifie ce genre de tableau de « fantasme racinien ». Il est de fait que la scène est moins vue que rêvée, moins restituée qu'interprétée dans le sens d'un moment de jouissance sublimée.

 

244

- La musique des mots est ici le substitut à la fois de la vision et de ce plaisir incantatoire qu'elle fait naître au fil de l'évocation. On a pu assimiler cette scène au développement harmonieux d'un thème musical central : la splendeur de cette nuit, développé comme une page symphonique par le procédé d'accumulation et la rythmique du vers.

L'incantation de ces… ce... cette.. ces.. ces.. ce. qui, en trois alexandrins, fait tenir dix détails de l'évocation, et se poursuit tout au long du texte comme une litanie, l'ampleur des vers soulignée par les enjambements successifs, tout concourt à faire de ces lignes un hymne à la gloire de l'aimé. La solennité des phrases longues du type :

« Tous ces yeux qu'on voyait venir de toutes parts

Confondre sur lui seul leurs avides regards » souligne la fluidité, contraste avec la métrique haletante des césures : « Ces aigles, ces faisceaux, ce peuple, cette armée »où se traduit la palpitation enthousiaste de Bérénice.

 

2) Le récit extatique de Bérénice se déroule en réponse aux mises en garde de Phénice censées éveiller sa méfiance et témoigne d'une foi inébranlable dans les promesses de l'amant et  dans son pouvoir de les réaliser.

De ce point de vue, les tout premiers mots de cette réponse sont à la fois vrais et faux. Le temps n'est plus, effectivement. Titus à présent empereur, une page vient de se tourner. Bérénice croit qu'elle marque le début de sa gloire alors qu'elle signifie celui de sa perte. Toute l'erreur tragique de la reine tient dans ce contresens initial. La suite du texte illustre cette illusion sous tous les aspects.

- Ce sont d'abord le sénat et le peuple que Bérénice convoque à l'appui de sa conviction amoureuse.

Noces du pouvoir et de l'amour. Ces éléments sont cristallisés dans l'hémistiche

« Titus m'aime, il peut tout »

Cette puissance de Titus nourrit ensuite une part du lexique de la scène. Outre les attributs spectaculaires du pouvoir et de la gloire militaire, les aigles, les faisceaux, l'armée, les rois, les lauriers qui se rattachent moins à l'homme Titus qu'à  la fonction qu'il occupe désormais, on relève tout un ensemble lexical personnalisant cette idée de pouvoir absolu. La grandeur, l'éclat, la gloire, la victoire redoublent l'image du maître entre tous reconnaissable et reconnu.

Deux vers répètent comme en écho l'alliance de cette puissance et de l'humaine perfection de Titus, du pouvoir et du sentiment : son port majestueux est celui d'un empereur-né  mais sa douce présence renvoie à la tendresse plutôt qu'à l'autorité. Le respect que lui témoigne la foule assemblée s'adresse à son rang, mais la complaisance, c'est-à-dire, dans le sens du XVIIe siècle, l'effet de la séduction qu'il exerce sur ceux à qui il sait plaire, relève du charme naturel de l'amant. On note d'ailleurs que la fidélité (leur foi) dont ses sujets font montre à l'empereur vient du secret de leurs cœurs. Ces cœurs battent bien entendu au rythme du cœur de Bérénice.

 

Le souvenir que la reine conserve de cette nuit d'apothéose est par elle qualifié de charmant, mot du répertoire galant, dont l'ambivalence doit être traduite par « fascinant, magique ». C'est bien à cet attrait irrésistible que cède en effet Bérénice, au risque, mineur, d'en oublier de se rendre à la cérémonie d'intronisation au sénat, mais surtout de se laisser prendre au piège d'un espoir illusoire.

 

Cette Rome qui fait des vœux pour Titus est celle aussi dont la menace pèse sur son destin d'amante. Ce règne naissant sera pour son amour celui de la séparation tragique, les prémices seront suivies de cruels désenchantements.

Au plus fort de l'illusion, Bérénice va offrir au ciel qui le protège des vœux pour le bonheur de l'empire sans savoir que ce ciel l'a déjà condamnée au malheur sans l'empire, d'où la perception d'une ironie tragique dont  relève aussi la vision d'un Titus omnipotent ( il peut tout) alors qu'il est bridé par l'idée qu'il se fait d'un bon empereur romain qui est tout sauf un despote.

 

- La scène 5 de l'acte I clôt ainsi l'exposition de la pièce en posant la donnée tragique qui va la gouverner. L'hymne amoureux que Bérénice oppose aux présages de sa confidente, par le souffle de son inspiration picturale et musicale, en magnifiant la passion amoureuse de l'héroïne, trahit d'autant plus cruellement son aveuglement.

 


Sur Klaus Michael Gruber, metteur en scène de Bérénice

Par cyberblaise - publié le mardi 30 mars 2010 à 17:21 dans Bérénice de Racine

Des articles au moment de sa mort en 2008 et notamment une interview de Ludmila Mickael qui a été sa bérénice.

http://www.archithea.org/article-22820109.html

Bérénice, des images d'archives de l'INA

Par cyberblaise - publié le lundi 29 mars 2010 à 17:31 dans Bérénice de Racine

http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CPB8405655701/berenice.fr.html


Ludmila MIKAEL, Richard FONTANA et Marcel BOZONNETen costumes de ville interprètent dans l'escalier de la Comédie Française des extraits de"Bérénice". Historique du rôle de Bérénice à l'aide de photos et d'interviews d'actrices ayant tenu ce rôle : Germaine ROUER et Geneviève CASILE. Les comédiens évoquent ensuite Klaus Michael GRUBER, le metteur en scène et sa façon de travailler.


Page précédente | Page 2 sur 2 | Page suivante
Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
«  Juillet 2026  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Derniers commentaires

- Apollinaire sur prepabac.org (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Merci (par Visiteur non enregistré)
- Remerciment (par Visiteur non enregistré)
- eethetyh (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement