La tragédie
En France, à l'époque classique, les deux dramaturges les plus importants sont Jean Racine et Pierre Corneille (qui pratiquait aussi une tragédie à dénouement non fatal, ou tragi-comédie). La tragédie classique française se devait de respecter la règle des trois unités : de lieu, de temps, et d'action. Mais aussi celle de la bienséance (pas de combats ou de sang sur scène, pas de rapprochements intimes, comme les baisers...), celle de la vraisemblance et celle de la grandeur : les personnages sont des rois et des reines. La tragédie classique est inspirée fortement par la tragédie Antique (Grecque). Le registre dominant est le registre pathétique. Mais la tragédie, au delà de ces stéréotypes, se fonde sur la lutte de l'Homme contre son destin. 1. La règle des trois unités : - unité d'action : Une seule intrigue, sans aucun épisode secondaire. - unité de lieu : l'action doit se dérouler dans un lieu unique. Il s'agit de la règle d'unité la plus difficile à respecter et, parfois, les auteurs la déjouent en étendant le cadre de l'action à une ville entière - unité de temps : l'action doit se dérouler en un jour, en 24 heures, certains ajoutent du lever au coucher du soleil. 2. La bienséance : Conformément au respect de la vraisemblance et de la morale, le spectacle ne doit pas choquer le spectateur. De ce fait violence et intimités physiques sont exclues de la scène. Les batailles et les morts se doivent de se dérouler hors scène et d'être rapportées au spectateur sous forme de récits. Quelques exceptions comme la mort de Phèdre chez Racine ou celle de Dom Juan chez Molière sont restées célèbres. 3. La fonction de la tragédie : la catharsis : Elle correspond à la purgation des passions. Autrement dit, le spectateur doit être touché et doit pouvoir se sentir concerné par ce qui se déroule sur la scène. 4. Structure : La tragédie classique est composée de cinq actes : - le premier acte est l'exposition. - les trois suivants participent au déroulement de l'intrigue. - le dernier acte est le dénouement.
Tout
TOUT peut être ADJECTIF , PRONOM ou ADVERBE 1. "TOUT" employé comme ADJECTIF s'accorde en GENRE et en NOMBRE avec le NOM ou le PRONOM qu'il détermine
( ex : toute la famille/ tous les autres ). 2. "TOUT" employé comme PRONOM prend le GENRE et le NOMBRE du nom qu'il remplace . ( ex : Les garçons suivent, tous sont là) 3. "TOUT" , employé comme ADVERBE , complète un ADJECTIF, un PARTICIPE PASSÉ sans auxiliaire ou un ADVERBE. On peut alors le remplacer par complètement, tout à fait, si.
(Ex : La chambre est tout éclairée) Il est alors invariable. EXCEPTION : Devant un ADJECTIF FÉMININ commençant par une CONSONNE ou un H ASPIRÉ, "TOUT" s'accorde pour la prononciation ( ex : toute heureuse/ toute propre)
Aspects rhétoriques d'un discours
- les 3 genres de la rhétorique : démonstratif ou épidictique, délibératif, judiciaire - les 3 types d'arguments ; ethos/ logos/ pathos - les mots, la voix , les gestes , l'autorité du locuteur : charisme , émotion, empathie - les types de discours : réquisitoire / plaidoyer / harangue / blâme / pamphlet / polémique / parabole /apologie/ sermon /oraison/ prêche /allocution - les figures et leurs effets : allégorie / anaphore , antithèse , apostrophe, emphase, énumération, questions rhétoriques, gradation, hypotypose /métaphores, comparaisons, images , paradoxe , syllogisme… - la construction du discours: sa structure générale , présence de connecteurs logiques, présence d'illustrations, type d'arguments les plus fréquents progression thématique ou éclatée, présence du ‘je ” , accroche/ paragraphes péroraison, formules , adresses . l'autorité des paroles : citations, preuves ,personnalité de l'orateur - les effets ressentis : émotions indignation , colère , pitié , révolte , enthousiasme, embrigadement, influence , tristesse, la distinction entre convaincre / persuader
Temps et modes
Temps et modes L'indicatif | Temps simples | Temps composés | | Présent : terminaisons en e, es, e, t/d, ons, ez, ent | Passé composé Auxiliaire au présent + part passé (ai mangé, est mangé) | | Imparfait : terminaisons en ais, ais, ait, ions, iez, aient | Plus-que-parfait Auxiliaire à l'imparfait + part passé (avais mangé, étais mangé) | | Futur simple : « r »+ ai, as, a ons, ez, ont | Futur antérieur Auxiliaire au futur + part passé (serai mangé, aurai mangé) | | Passé simple : ai, as, a âmes, âtes, èrent is, is, it, îmes, îtes, irent us, us, ut, ûmes, ûtes, urent Attention à venir/tenir et leurs composés (détenir, convenir...) vins, vins, vint, vînmes, vîntes, vinrent/tins... | Passé antérieur Auxiliaire au passé simple + part passé (eut mangé, fut mangé) | Le conditionnel Temps simple Radical du futur (infinitif) + terminaisons de l'imparfait Ex : je finirais, nous ferions Temps composé Auxiliaire au conditionnel présent + participe passé Ex : il serait parti, vous auriez attendu Le subjonctif Temps simples > SUBJONCTIF PRESENT Utiliser l'expression « il faut que » Terminaisons en : e, es, e, ions, iez, ent (sachions) > SUBJONCTIF IMPARFAIT Terminaisons en : asse, asses, ât, assions, assiez, assent (chantasse) isse, isses, ît, issions, issiez, issent (finisse) usse, usses, ût, ussions, ussiez, ussent (mourût) Attention à venir/tenir et leurs composés ; vinsse/tinsse Temps composés > SUBJONCTIF PASSE Auxiliaire être ou avoir au subjonctif présent +part passé (aie mangé, sois mangé) > SUBJONCTIF PLUS-QUE-PARFAIT Auxiliaire être ou avoir au subjonctif imparfait + Part passé (eusse mangé, fusse mangé) Le participe >PRESENT Terminaison en ant (chantant) > PASSE Terminaisons en i/u/é... (remis) l'impératif >PRESENT Terminaisons en e, ons, ez/ s, ons, ez (mange)
Fiche méthode pour le commentaire
METHODOLOGIE DU COMMENTAIRE Quel est le but du commentaire | Il s'agit de présenter une étude organisée d'un texte autour de 2 ou 3 axes afin d'en faire apparaître l'originalité, les caractéristiques littéraires. C'est un exercice d'analyse. Le texte proposé est inconnu mais en lien avec le thème d'un des parcours étudiés | Temps 4 heures
| Conseils | Organisez votre temps avec rigueur afin de proposer un commentaire complet : lecture analytique + plan du commentaire = 2 h ; rédaction 1h30 , relecture = 30 mn | Méthode | Lire attentivement le texte et noter vos premières impressions (que veut-on me transmettre comme message ?) Cherchez ce qui peut justifier ces premières impressions (Auteur, époque, mouvement littéraire, genre, type de texte, thème/construction, caractéristiques d'écritures : registres, procédés dominants, buts de l'auteur). -Faites une lecture linéaire du texte avec un tableau. -Organisez votre commentaire en dégageant des axes d'étude : en règle générale, on va du plus évident au moins évident. | Rédaction : | ● Structure : Consacrez 120 lignes au commentaire.(4 pages) - Introduction : Elle présente l'auteur, l'oeuvre, l'extrait (Le correcteur est censé ignorer le texte. Il faut donc éviter les formules : « ce texte/cet extrait ») On donne l'auteur et le titre (ne pas raconter la vie de l'auteur si elle ne sert pas le commentaire). On peut localiser le texte dans l'œuvre, donner le contexte, des éléments sur l'époque. On rédige un rapide résumé de l'extrait. On annonce la problématique, le plan. - Développement : Chaque axe débute par l'annonce de l'idée directrice. - Puis faites un paragraphe par idée (2 à 3 par partie) - Chaque paragraphe est constitué d'un argument, d'une/plusieurs citation(s) qui l'illustre(nt) et de son/leur analyse. N'oubliez pas les connecteurs logiques . - Finir chaque axe par une conclusion partielle/ une transition. -Conclusion : Répondez définitivement à la problématique. Faites une synthèse du développement et proposez une ouverture (vous pouvez utiliser les autres textes du corpus) ● Conseils : - Veillez à adopter un niveau de langage correct, à soigner l'orthographe et la syntaxe. - Le plan du commentaire doit être visuellement apparent : sautez une ligne entre l'introduction, la conclusion et les différentes parties. Marquez le changement de paragraphe par un alinéa. - Respectez les codes de présentation : les citations sont entre guillemets, les titres des œuvres sont soulignés. - Soyez attentif à la propreté : une copie illisible ou raturée n'invite pas à l'indulgence ! | Erreurs à éviter : | - Paraphraser le texte (reformuler l'histoire avec vos propres mots) sans proposer d'analyse. - Faire un « catalogue » de remarques | Principaux critères de correction : | - Maîtrise de la langue et de l'expression - Aptitude à lire, à analyser et à interpréter des textes - Aptitude à mobiliser une culture littéraire (travaux conduits en cours de français, culture et lectures personnelles) pour traiter d'une question littéraire portant sur l'un des objets d'étude du programme - Aptitude à construire une réflexion (appui sur différents textes) et à prendre en compte d'autres points de vue que le sien |
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