Penser après les cours...!

Questions d'entretien sur Alcools

Par cyberblaise - publié le vendredi 31 mai 2013 à 15:43 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Pour vous entraîner à l'entretien, répondez aux questions suivantes.Il n'est pas interdit de faire des recherches si on sèche! Anticiper les questions est la meilleure manière de se préparer à l'épreuve.

-Commentez le titre du recueil.

-La composition du recueil obéit-elle à un ordre particulier?

-Comment Alcools fut accueilli par la critique à sa publication en 1913?

-Pourquoi associe-t-on Apollinaire à la notion de modernité?

-Qu'est-ce que l'Esprit nouveau selon Apollinaire?

-Connaissez- vous d'autres exemples de  la modernité artistique et littéraire à l'époque d'Alcools,

-En quoi Alcools mêle-t-il emprunts à la tradition poétique et des innovations,

-Quels effets produit la suppression de la ponctuation?

-Comment se manifeste dans le recueil l'érudition d'Apollinaire et son goût pour la mythologie,

de quels éléments autobiographiques s'inspirent certains poèmes du recueil,

-En quoi le recueil est-il de registre lyrique?

-qu'est-ce qu'une élégie, Quels poèmes d'Alccols vous paraissent être élégiaques?

-Quels poèmes avez-vous préférés dans le recueil? Pourquoi?

-Quels poèmes vous paraissent les plus difficiles à comprendre?

-Les difficultés de compréhension d'un poème vous empêchent-elles de l'apprécier,

-Connaissez- vous d'autres poèmes que ceux d'Apollinaire qui développent le thème de la fuite du temps? de l'automne? Des amours déçus? Des éléments du quotidiens, de la ville moderne?

Un Abécédaire Boris Vian en musique

Par cyberblaise - publié le vendredi 31 mai 2013 à 15:08 dans 01w option théâtre 2nde Camille See
vous trouverez là:
http://www.fipradio.fr/fip-actualite-l-ecume-des-jours-boris-vian-de-b-a-v
un abécédaire en musique.

La poésie comme viatique

Par cyberblaise - publié le vendredi 31 mai 2013 à 11:53 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Voici le texte dont j'ai parlé jeudi, extrait de L'Ecriture ou La Vie de J. Semprun:

Déporté à Buchenvald en 1943, Semprun mettra de nombreuses années à prendre la décision de relater son expérience. L'alternative du titre de son livre correspond au choix difficile d'écrire après avoir vécu une expérience concentrationnaire.Lors de la mort de Maurice Halbwachs, ses camarades lui réciteront le dernier poème des Fleurs du Mal, véritable viatique pour passer de l'autre côté.

 

"Il (1) avait tourné les talons et m'accompagnait jusqu'au châlit (2) de Maurice Halbwachs (3).

 

- Dein Herr Professor, avait-il chuchoté, kommt heute noch durch's Kamin ! (4)

 

J'avais pris la main de Halbwachs qui n'avait pas eu la force d'ouvrir les yeux. J'avais senti seulement une réponse de ses doigts, une pression légère : message presque imperceptible.

 

Le professeur Maurice Halbwachs était parvenu à la limite des résistances humaines. Il se vidait lentement de sa substance, arrivé au stade ultime de la dysentrie qui l'emportait dans la puanteur.

 

Un peu plus tard, alors que je lui racontais n'importe quoi, simplement pour qu'il entende le son d'une voix amie, il a ouvert les yeux. La détresse immonde, la honte de son corps en déliquescence y étaient lisibles. Mais aussi une flamme de dignité, d'humanité vaincue et inentamée. La lueur immortel d'un regard qui constate l'approche de la mort, qui sait à quoi s'en tenir, qui en a fait le tour, qui en mesure face à face les risques et les enjeux, librement : souverainement.

 

Alors, dans une panique soudaine, ignorant si je puis invoquer quelque Dieu pour accompagner Maurice Halbwachs, conscient de la nécesssité d'une prière, pourtant, la gorge serrée, je dis à haute voix, essayant de maîtriser celle-ci, de la timbrer comme il faut, quelques vers de Baudelaire. C'est la seule chose qui me vienne à l'esprit.

 

Ô mort, vieux capitaine, il est temps, levons l'ancre...

 

Le regard de Maurice Halbwachs devient moins flou, semble s'étonner.

 

Je continue de réciter. Quand j'en arrive à

 

... nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons, un mince frémissement s'esquisse sur les lèvres de Maurice Halbwachs. Il sourit, mourant, son regard sur moi, fraternel."

 

José Semprun, L'Ecriture ou la vie, éditions Gallimard, 1994

 

 

1) Un kapo

 

2) Cadre du lit, sur lequel on pose le sommier

 

3) Eminent professeur de sociologie, déporté pour actes de résistance

 

4) "Aujourd'hui, ton professeur s'en va par la cheminée."

 

5) Très grand affaiblissement physique

 

 

Ô mort, vieux capitaine, il est temps...

 

Ô Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l'ancre ! 
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,
Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons !

Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte !
Nous voulons, tant ce feu qui nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre. Enfer ou Ciel, qu'importe ?
Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !

 

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal


Les formations de l'acteur

Par cyberblaise - publié le jeudi 30 mai 2013 à 21:40
N'hésitez pas à regarder le dossier Telerama de cette semaine sur les formations d'acteurs au théâtre et au cinéma:
http://www.telerama.fr/formations/acteurs,28.php

La femme en poésie

Par cyberblaise - publié le jeudi 30 mai 2013 à 16:23 dans 02w 1èreL/Es Camille See
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                                               Ode à Cassandre

 

                Mignonne, allons voir si la rose

                Qui ce matin avait déclose

                Sa robe de pourpre au soleil,

                A point perdu cette vêprée

                Les plis de sa robe pourprée,

                Et son teint au vôtre pareil.

 

                Las ! voyez comme en peu d'espace,

                Mignonne, elle a dessus la place,

                Las ! las ! ses beautés laissé choir !

                Ô vraiment marâtre Nature,

                Puisqu'une telle fleur ne dure

                Que du matin jusques au soir !

 

                Donc, si vous me croyez, mignonne,

                Tandis que votre âge fleuronne

                En sa plus verte nouveauté,

                Cueillez, cueillez votre jeunesse :

                Comme à cette fleur la vieillesse

                Fera ternir votre beauté.

 

                        Pierre de Ronsard, Amours (1553), puis Odes

                                  (sous le titre « A sa maîtresse » 1584)

 

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                                          Mon rêve familier

 

                    Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

                    D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,

                    Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même

                    Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

 

                    Car elle me comprend, et mon c½ur, transparent

                    Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème

                    Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

                    Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

 

                    Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l'ignore.
                    Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore

                    Comme ceux des aimés que la Vie exila.

 

                    Son regard est pareil au regard des statues,

                    Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

                    L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

 

                                               Paul Verlaine (Poèmes saturniens 1866)


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                                               A une passante

 

                    La rue assourdissante autour de moi hurlait.
                    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,

                    Une femme passa, d'une main fastueuse
                    Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

 

                    Agile et noble, avec sa jambe de statue.

                    Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,

                    Dans son ½il, ciel livide où germe l'ouragan,

                    La douleur qui fascine et le plaisir qui tue.

                    Un éclair…puis la nuit ! – Fugitive beauté,

                    Dont le regard m'a fait soudain renaître,
                    Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

                    Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !

                    Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
                    Ô toi que j'eusse aimé, ô toi qui le savais !

 

                                                      Baudelaire (1860, « Tableaux parisiens » 1861)
                                                                         (Les Fleurs du mal)   


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Découvrir Philippe Jaccottet

Par cyberblaise - publié le jeudi 30 mai 2013 à 13:51 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Pour prolonger le texte lu en classe extrait de La Transaction Secrète:

http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/jaccottet/jaccottetphilippe.html

Les Surréalistes et l'écriture automatique

Par cyberblaise - publié le jeudi 30 mai 2013 à 13:44 dans 02w 1èreL/Es Camille See
http://blog.legardemots.fr/post/2010/08/15/%C3%89criture-automatique

"Art poétique" Verlaine

Par cyberblaise - publié le jeudi 30 mai 2013 à 13:31 dans 02w 1èreL/Es Camille See
http://verlaineexplique.free.fr/jadisetn/artpoete.html

Poème chanté par Léo Ferré:
http://www.wat.tv/video/verlaine-leo-ferre-art-poetique-owsw_2fgqp_.html

Arts poétiques: "L'Art" de Gautier

Par cyberblaise - publié le jeudi 30 mai 2013 à 13:29 dans 02w 1èreL/Es Camille See
http://sabariscon.e-monsite.com/pages/archives2009-2010-pl/lecture-analytique-l-art-de-theophile-gautier.html
Qu'est-ce que le mouvement parnassien?
http://www.site-magister.com/parnasse.htm

Arts poétiques: Texte de Hugo

Par cyberblaise - publié le jeudi 30 mai 2013 à 13:27 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Le poète prophète du Romantisme.

Support : Victor HUGO, Les Rayons et les Ombres, « Fonction du poète »
Objectifs : le poète romantique, déstructuration du vers, définition, registre épidictique, versification.


Quelle image du poète donne le Romantique Victor Hugo ?
Annonce du plan : I. le poète romantique semble une transition indispensable entre un monde divin et le monde humain ; II il fait également le lien entre passé et avenir, dans le présent.

Introduction : Figure illustre du Romantisme, Victor Hugo est le poète français du XIXème siècle qui s'illustre tant dans le roman et le théâtre que la poésie. Le recueil Les Rayons et les Ombres paru en 1840 s'ouvre sur un poème composé de trois strophes de dix octosyllabes intitulé « Fonction du poète » qui semble annoncer avec solennité un texte didactique. Il nous faudra donc nous interroger sur l'image du poète donnée à l'orée du recueil. Victor Hugo nous le montre d'abord comme un intermédiaire entre un univers divin et l'univers humain, puis comme celui qui assure la transition entre le passé et le présent.

Lecture analytique :
Solennité d'un texte didactique sur la fonction du poète
Structure très régulière, avec de nombreuses reprises
Volonté de généralisation et insistance dans les définitions : c'est lui, lui seul…
Nombreuses exclamations laudatives
Impératifs, apostrophe et injonctions aux peuples
Présent de vérité générale et présent de répétition.

Ordonner un plan de commentaire.
1. L'utilité du poète : intermédiaire entre Dieu et les hommes
A. Il est différent des autres :
Opposition avec les faux poètes => inutiles CHANTEURS (retranchement dans l'individualisme)
Condamnation de leur démission dans le premier dizain => 3 verbes : retourne, prend ses sandales, s'en va
3 imprécations (malheur en anaphore + Honte) enchaînées dans une gradation ternaire
=> Image de l'automutilation (l'utilité est donc intrinsèque à sa nature)
Opposition frère / désert, sandales / scandales renforcée par la rime riche et la paronymie

B. C'est un élu :
Début et fin de l'extrait : Dieu le veut / mène à Dieu (origine et fin)
Pareil aux prophètes + opposition voit / végètent
Emploi absolu des verbes : il voit, il pense
Dieu parle à voix basse à son âme
Opposition : inscrit / ce que la foule n'entend pas,
Anaphore : lui seul a le front éclairé, lui seul distingue (cf. caricatures représentant Hugo et son large front)
Rêves toujours pleins d'amour
Constance et courage malgré les obstacles : qu'on l'insulte, on le raille Qu'importe
Il plaint ses contempteurs frivoles

C. le poète agit donc pour tous :
Ville et désert
Ici et ailleurs
Tout haut / tout bas.

II. Ancré dans le présent, il est le pont entre le passé et l'avenir
Force du texte : images mêlant temps, germination, lumière surgissant de l'ombre
A. le poète travaille dans l'ombre du présent.
Un présent de difficultés : présent du discours direct de l'impie, du solitaire. Présent des haines et des scandales, des jours impies, quand les peuples végètent, insulte et loue au présent de répétition. Difficulté constante. « Dans les temps contraires », image d'opposition // « jours impies ».
Le poète a un devoir « en tout temps »

B. Il recueille le passé :
Image du travail « v.2 chacun travaille et chacun sert »
« Temps contraires » : le poète va à contre-courant dans le temps pour retrouver la parole divine.

C. il éclaire l'avenir :
Préparation des « jours meilleurs »
L'homme des utopies, les yeux ailleurs, le rêve (ses rêves toujours pleins d'amour, le rêveur sacré,
Difficulté de la tâche => don de voyance, mais nécessité de scruter :
Les ombres des choses qui seront un jour
Des temps futurs perçant les ombres
 but : faire flamboyer l'avenir, illumination sur un fond d'ombre
 comparaison : comme une torche qu'il secoue
 le front éclairé
 Réussite finale : le faux sage songe tout bas.

Conclusion
Le texte est certes didactique, mais il possède une force intérieure, une puissance évocatrice, par la profusion des images souvent religieuses. Hugo privilégie dans la fonction du poète la communion avec les autres et leurs souffrances, leurs problèmes ; ce qui peut refléter son engagement social et politique. Le poète confie au poète la mission d'orienter l'histoire, de guider vers la lumière, le progrès

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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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