Guillaume Apollinaire,
Calligrammes (l'édition la moins cher est chez Pocket, elle est précédée du recueil Alcools)
Parcours Alchimie poétique : la boue et l'or
Lecture cursive d'un recueil : Calligrammes de Guillaume Apollinaire (1918)
Une biographie en vidéo ici :
Apollinaire et la guerre de 14-18
https://www.lumni.fr/video/guillaume-apollinaire-poete-soldat
Une présentation de son œuvre :
Pour vous imprégner de l'ambiance du front pendant la Première guerre mondiale, avant ou pendant la lecture du recueil, voici quelques documents à consulter :
— vidéo « L'horreur des tranchées », extrait de la série documentaire Apocalypse, la Première Guerre mondiale, sur education.francetv.fr
— extrait du film Un long dimanche de fiançailles de Jeunet (bombardement et charge) sur You Tube
— extrait du film Au revoir là haut (scène de la charge) sur You Tube :
— sur le site L'histoire par l'image : la vie quotidienne dans les tranchées : « Le combat, le danger, la peur constituent une expérience discontinue dans la vie des combattants des tranchées. La vie y est faite d'abord et tout simplement d'oisiveté, d'ennui, de longues journées vides et inoccupées. »
www.histoire-image.org/fr/etudes/vie-quotidienne-tranchees
Guide pour la lecture du recueil d'Apollinaire :
Sont à lire pour le lien à la thématique « alchimie poétique, or et boue »(ou comment la guerre est-elle rendue "belle" par le poète ?)
— la section « Étendards »
— Dans la section « Case d'armons » : « Reconnaissance », « SP », « Visée », « 1915 », « Guerre », « Mutation », « 14 juin 1915 », « De la batterie de tir », « Échelon », « Madeleine », « La nuit d'avril 1915 »
— Dans « Lueurs des tirs » : « L'adieu du cavalier », « Le palais du tonnerre », « Photographie », « Dans l'abri-caverne », « Fusée », « Désir »
— Dans « Obus couleur de lune » : « Merveille de la guerre », « Il y a », « Simultanéités », « Du coton dans les oreilles »
— Dans « La tête étoilée » : « Carte postale », « L'avenir », « Un oiseau chante », « Chevaux de frise » (=> qui signifient barbelés de protection), « Chant de l'honneur », « La jolie rousse »
D'autres poèmes peuvent être sélectionnés parmi vos préférés bien sûr.
(Merci à M. Gambini)
N'hésitez pas à créer un calligramme vous-même dans votre cahier personnel : choisissez un sujet original !
A suivre, deux fiches de synthèse pour récolter vos impressions de lecture.
Voici le plan détaillé de la dissertation : rédigez l'ensemble. Vous pouvez prendre des libertés avec ce plan, retirer des sous-parties, les intervertir, rajoutez vos idées et bien sûr vos exemples personnels. Surtout, suivez bien les consignes / critères indiqués en fin de document.
Rédigez une introduction simple ! Présentez le sujet, sous forme de question, expliquez-le un peu et annoncez simplement vos trois parties sans entrer dans leurs détails ! L'introduction est au service de la suite, elle présente et annonce seulement.
Rédigez une conclusion simple répondant à la question initiale.


Rappel du contexte et des termes de l'accusation : Le 20 août 1857, suite à une campagne de presse diffamatoire menée contre Les fleurs du mal, Charles Baudelaire est sommé de comparaître au tribunal, avec ses éditeurs, pour « offense à la morale publique » et « offense à la morale religieuse ». Le procureur de l'Empire, Ernest Pinard -qui a requis six mois plus tôt contre Madame Bovary, de Flaubert- prononce un réquisitoire virulent contre « l'immoralité » du recueil. A son tour, l'avocat de la Défense, Gustave Chaix d'Est-Ange, argumente en faveur de l'œuvre accusée.
Dans l'extrait suivant, il prend le contrepied de Me Pinard ; en effet, ce dernier vient de citer des extraits de poèmes, en les sortant de son contexte. Le procureur demande l'extraction de six pièces, niant ainsi l'unité intrinsèque de l'œuvre.
Extrait de la plaidoirie de Maitre Gustave Chaix d'Est-Ange, avocat de la défense, lors du procès des Fleurs du Mal, de Baudelaire, en 1857.
Un autre point qu'il importe de ne pas oublier et sur lequel j'appelle votre attention, c'est que l'œuvre de Baudelaire n'est pas une réunion de pièces isolées, indépendantes les unes des autres, sans lien et sans suite et sans ordre entre elles ; à cet égard, permettez-moi de recourir encore à l'autorité littéraire de M. Barbey d'Aurevilly : « Nous ne pouvons, dit-il, nous ne voulons rien citer du recueil de poésies en question, et voici pourquoi : une pièce n'aurait que sa valeur individuelle, et, il ne faut pas s'y méprendre, dans le livre de M. Baudelaire, chaque poésie a, de plus que la réussite des détails ou de la fortune de la pensée, une valeur très importante d'ensemble et de situation, qu'il ne faut pas lui faire perdre, en la détachant… Les Fleurs du Mal ne sont pas à la suite les unes des autres comme tant de morceaux lyriques dispersés par l'inspiration, et ramassés dans un recueil sans autre raison que de les réunir. Elles sont moins des poésies qu'une oeuvre poétique de la plus forte unité. Au point de vue de l'art et de la sensation esthétique, elles perdraient beaucoup à n'être pas lues dans l'ordre où le poète, qui sait bien ce qu'il fait, les a rangées. Mais elles perdraient bien davantage au point de vue de l'effet moral que nous avons signalé au commencement de cet article… » Eh bien, qu'a fait le ministère public ? de cet ensemble dans lequel tout se tient, il a détaché quelques morceaux, puis, dans chacun de ces morceaux, il a pris quelques lignes, quelques phrases, ou même quelques lambeaux de phrases, il les a rapprochés, réunis, groupés dans une habile et dangereuse énumération, de façon que vous n'apercevez que ce qui est mauvais, et cela avec une continuité qui vous frappe, qui vous saisit, qui vous révolte ; vous n'avez que le poison sans le remède, vous n'avez que des extraits acres, violents, concentrés, isolés de tout ce qui devait les atténuer et les adoucir… Est-ce juste, messieurs ? est-ce là un procédé acceptable, ou tout au moins qui soit de nature à vous donner le point de vue véritable et exact auquel l'œuvre de l'écrivain doit être considérée ?
Source : Les fleurs du mal, édition Magnard, collection Texte et contextes, page 644.
CAHIER PERSONNEL

Parcourez d'abord librement le recueil et glanez quelques poèmes qui vous plaisent (de 5 à 10).
Relevez titres et pages (avec des post-it par exemple)
Faites de nouveau une sélection de 3 poèmes : recopiez-les sur votre cahier personnel (sélectionnez une ou des strophes pour les plus longs).
Justifiez votre choix personnel en vous appuyant sur votre ressenti de lectrice / lecteur puis affinez vos impression par des remarques plus littéraires : le ou les thèmes évoqués, les registres particuliers du texte, le vocabulaire, les images littéraires (métaphores, comparaisons...), les émotions et sentiments exprimés, la représentation du monde que le poète cherche à communiquer, et bien sûr les sons (rimes, assonances, allitérations...)
Surlignez quelques vers, des expressions fortes que vous pourriez citer dans une dissertation.
Bien sûr vous pouvez illustrer ces poèmes comme si vous aviez à réaliser un "tiré à part" en édition.

Une lecture pour le moins expressive par Fabrice Luchini, comédien.
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||