L'homme est une créature complexe. Ses constituants psychologiques : La libido, le moi, le surmoi, le ça et ses sentiments sont incompréhensibles. Pourtant, deux tendances cosmiques antagonistes coexistent au fond de lui : le mal est le bien.
Ainsi l'homme est classé malfaiteur ou bienfaiteur selon ces différentes tendances. Toutefois ce qu'on appelle « mal » n'est que le cumul de nombreux traumatismes et facteurs sociaux aboutissant à la création d'un criminel dépravé dépourvu de valeurs morales. C'est le cas du « Friauche », dans le dernier jour d'un condamné, qui fut obligé de côtoyer le crime dès sa tendre enfance pour devenir un assassin professionnel.
Le comportement de tout homme reflète la qualité de son éducation : l'enfant est une page vierge où les parents inscrivent leurs principes et leurs valeurs. Cependant, ce privilège n'est pas offert à tout le monde. Privé de tendresse,de douceur et parfois même d'un "chez soi", la personne concernée vire donc vers les abysses du mal. A qui incombe la responsabilité dans ce cas ?
En conclusion et à la lumière de ce qui précède, le sentiment de perdre contrôle sur soi et devenir un être brutal capable de commettre des crimes atroces, cache toujours derrière un espoir calciné et une bonté tuée. Alors, il est nécessaire que la société réveille ces principes essentiels qui ont été avalés par ce monde cruel
Puisque le jour ne paraît pas encore, que faire de la nuit ? Il m'est venu une idée. Je me suis levé et j'ai promené ma lampe sur les quatre murs de ma cellule. Ils sont couverts d'écritures, de dessins, de figures bizarres, de noms qui se mêlent et s'effacent les uns les autres. Il semble que chaque condamné ait voulu laisser trace, ici du moins. C'est du crayon, de la craie, du charbon, des lettres noires, blanches, grises, souvent de profondes entailles dans la pierre, ça et là des caractères rouillés qu'on dirait écrits avec du sang. Certes, si j'avais l'esprit plus libre, je prendrais intérêt à ce livre étrange qui se développe page à page à mes yeux sur chaque pierre de ce cachot. J'aimerais à recomposer un tout de ces fragments de pensée, épars sur la dalle ; à retrouver chaque homme sous chaque nom ; à rendre le sens et la vie à ces inscriptions mutilées, à ces phrases démembrées, à ces mots tronqués, corps sans tête, comme ceux qui les ont écrits.
À la hauteur de mon chevet, il y a deux c½urs enflammés, percés d'une flèche, et au-dessus : Amour pour la vie. Le malheureux ne prenait pas un long engagement.
À côté, une espèce de chapeau à trois cornes avec une petite figure grossièrement dessinée au-dessus, et ces mots : Vive l'empereur ! 1824.
Encore des c½urs enflammés, avec cette inscription, caractéristique dans une prison : J'aime et j'adore Mathieu Dauvin. JACQUES1.
Sur le mur opposé on lit ce mot : Papavoine2. Le P majuscule est brodé d'arabesques et enjolivé avec soin.
Un couplet d'une chanson obscène. Un bonnet de liberté sculpté assez profondément dans la pierre, avec ceci dessous : – Bories3. – La République. C'était un des quatre sous-officiers de La Rochelle. Pauvre jeune homme ! Que leurs prétendues nécessitées politiques sont hideuses ! Pour une idée, pour une rêverie, pour une abstraction, cette horrible réalité qu'on appelle la guillotine ! Et moi qui me plaignais, moi, misérable qui ai commis un véritable crime, qui ai versé du sang !
1. Exécuté pour crime de m½urs. 2. Criminel guillotiné en 1821. 3. Emprisonné pour ses idées et exécuté en 1822.
__________________________________________________________________________
I. ÉTUDE DE TEXTE (10 points) :
Lisez attentivement le texte et répondez aux questions suivantes :
1) a) De quelle ½uvre le texte est-il extrait ? b) À quel genre littéraire appartient-elle ?c) Qui en est l'auteur ? d)Citez un autre roman du même auteur. (0,25 pt x 4)
2) Pour situer le texte dans l'½uvre, répondez à ces questions : (0,5 pt x 2)
a) Quel est le nom de la prison où se trouve le narrateur ?b) Qu'a-t-il décidé d'écrire dans l'attente de son exécution ?
3) a) À quel moment de la journée se passent les événements évoqués dans le texte ? (0,5 pt x 2)b) Justifiez votre réponse par un énoncé du texte.
4) Que découvre le narrateur sur les murs de sa cellule ? (Relevez du texte quatre éléments). (0,25 pt x
5) Dans le dernier paragraphe du texte, le narrateur avoue avoir commis un acte grave. Lequel ? (1 pt)
6) « Ces fragments de pensée, épars sur la dalle. » (1 pt)Le mot souligné dans cet énoncé signifie :- écrits sur la dalle. - dispersés sur la dalle. - gravés sur la dalle . Recopiez la bonne réponse.
7) « J'aimerais à recomposer un tout de ces fragments de pensée »a) Dans cet énoncé, quel est le sentiment exprimé par le narrateur ? (0,5 pt)b) Quel est le moyen utilisé pour exprimer ce sentiment ? (0,25 pt x 2)
8) « Cette horrible réalité qu'on appelle la guillotine » (1 ptLa figure de style employée dans le segment souligné est :-Une métaphore. -Une métonymie. -Une hyperbole Recopiez la bonne réponse
9) Selon vous, pourquoi les prisonniers laissent-ils des traces sur les murs de leurs cellules ?(Répondez en trois lignes au maximum) (1 pt)
10) Le narrateur semble éprouver un sentiment de pitié envers les prisonniers qui sont passés par la même cellule. Êtes-vous d'accord avec cette affirmation. Justifiez votre réponse (en quatre lignes au maximum). (1 pt)
II. PRODUCTION ÉCRITE (10 points) :
Sujet : Certains pensent qu'il faut punir sévèrement les individus qui commettent des délits graves. D'autres au contraire considèrent qu'on doit être indulgent envers eux.
Qu'en pensez-vous ? Développez votre réflexion sur le sujet en vous appuyant sur des arguments pertinents et sur des exemples tirés de votre environnement et de vos lectures.
Tout à coup le président, qui n'attendait que l'avocat, m'invita à me lever. La troupe porta les armes ; comme par un mouvement électrique, toute l'assemblée fut debout au même instant. Une figure insignifiante et nulle, placée à une table au-dessous du tribunal, c'était, je pense, le greffier prit la parole, et lut le verdict que les jurés avaient prononcé en mon absence. Une sueur froide sortit de tous mes membres ; je m'appuyai au mur pour ne pas tomber.
- Avocat, avez-vous quelque chose à dire sur l'application de la peine ? demanda le président.
J'aurais eu, moi, tout à dire, mais rien ne me vint.
Ma langue resta collée à mon palais.
Le défenseur se leva. Je compris qu'il cherchait à atténuer la déclaration du jury, et à mettre dessous, au lieu de la peine qu'elle provoquait, l'autre peine, celle que j'avais été si blessé de lui voir espérer.
Il fallut que l'indignation fût bien forte, pour se faire jour à travers les mille émotions qui se disputaient ma pensée. Je voulus répéter à haute voix ce que je lui avais déjà dit : Plutôt cent fois la mort !
Mais l'haleine me manqua, et je ne pus que l'arrêter rudement par le bras, en criant avec une force convulsive : Non !
Le procureur général combattit l'avocat, et je l'écoutai avec une satisfaction stupide. Puis les juges sortirent, puis ils rentrèrent, et le président me lut mon arrêt.
- Condamné à mort ! dit la foule ; et, tandis qu'on m'emmenait, tout ce peuple se rua sur mes pas avec le fracas d'un édifice qui se démolit. Moi, je marchais, ivre et stupéfait. Une révolution venait de se faire en moi. Jusqu'à l'arrêt de mort, je m'étais senti respirer, palpiter vivre dans le même milieu que les autres hommes ; maintenant je distinguais clairement comme une clôture entre le monde et moi.
Rien ne m'apparaissait plus sous le même aspect qu'auparavant. Ces larges fenêtres lumineuses, ce beau soleil, ce ciel pur cette jolie fleur, tout cela était blanc et pâle, de la couleur d'un linceul.
I. Étude de texte (10pts)
1) Recopiez et complétez le tableau suivant :
| Titre de l'½uvre | Nom et prénom de l'auteur | Genre littéraire du roman | Siècle |
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2) « l'autre peine, celle que j'avais été si blessé de lui voir espérer. »
En prenant appui sur votre connaissance de l'½uvre, dites à quelle autre peine le narrateur personnage fait-il référence ?
3) En vous référant au texte, vous mettrez Vrai ou Faux devant chacune des affirmations suivantes après les avoir recopiées :
a. Le greffier est un personnage particulièrement important ;
b. Le narrateur-personnage était content du verdict prononcé ;
c. Le procureur général et l'avocat sont d'accord sur le type de condamnation ;
d. Le narrateur-personnage paraissait isolé du monde des hommes.
4) Recopiez et complétez le tableau ci-après en relevant deux sentiments éprouvés par le narrateur-personnage :
| Sentiment éprouvé | Expression qui le montre |
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5) Dégagez du texte quatre mots (ou expressions) se rapportant au vocabulaire de la cour de justice.
6) « l'haleine me manqua … » Cet énoncé signifie : (Recopiez la bonne réponse)
a) Le courage me manqua ; b) La volonté me manqua ; c) La force me manqua..
7) « -Avocat, avez-vous quelque chose à dire sur l'application de la peine ? demanda le président. » Mettez cette phrase au discours indirect.
8) « Ces larges fenêtres lumineuses, ce beau soleil, ce ciel pur, cette jolie fleur, tout cela était blanc et pâle de la couleur d'un linceul. » La figure de style exprimée dans les éléments soulignés est :
a) Une antithèse ; b) Une gradation ; c) Une hyperbole ; d) Une énumération. Retenez sur votre copie la bonne réponse.
9) « Plutôt cent fois la mort ! » Approuvez-vous cette réaction que le narrateur-personnage souhaite exprimer à travers cet énoncé vis-à-vis de son avocat ? Justifiez votre réponse en une phrase.
10) Que pensez-vous du comportement de la foule à l'égard du condamné après la lecture de l'arrêt par le président (dans l'avant dernier paragraphe) ? justifiez votre réponse en une ou deux phrases.
II. Production écrite (10pts)
Sujet :
S'exprimant lors d'un reportage télévisé, une mère dont l'enfant a été sauvagement assassiné dit ceci : « les personnes qui sont contre la peine de mort ne savent pas de quoi elles parlent ! Si un des membres de leur famille avait subi des souffrances pareilles, elles auraient réfléchi deux fois avant d'avoir pitié de ces monstres ! » Partagez-vous son point de vue ?
Rédigez un texte d'une vingtaine de lignes dans lequel vous exprimerez votre point de vue en l'appuyant au moyen d'arguments et d'exemples précis.
Dans une vie , l'être humain a besoin d'une force supérieure à la sienne pour le protéger et gérer ses relations avec autrui ; on la nomme communément la justice .Mais force est de constater qu'il est probable qu'un condamné soit jugé a tort .Or, cette erreur est grave et nous ne pouvons point la négliger , surtout quand il s'agit d'un jugement fatal telle que la peine de mort . Quelles sont les raisons et les facteurs qui engendrent ces verdicts erronés ?
Nous vivons dans un monde où l'erreur est humaine , où commettre une erreur judiciaire est plus banale que cracher en public . Plusieurs innocents furent pénalisés pour des crimes qu'ils n'avaient pas commis . Les juges subissent une pression immense par la famille des suspects sous forme de pot de vin ou de recommandations , mais cela n'est pas une excuse car la justice doit être autonome et équitable . Ils sont responsables de l'avenir d'une personne . La vie de l'accusé sera brisée par un délit qu'il n'a même pas perpétré . Nous connaissons moult histoires et récits sur des gens innocents mis sous les verrous .C'est la justice !
Jadis , le manque de preuves et d'indices empêchaient les juges d'élucider les mystères de certains crimes et prononçaient des jugements parfois fatals .De nos jours, les moyens d'investigation sont devenus précis et accessibles et les droits de l'homme reprennent le dessus afin que la justice règne sur terre .
En guise de conclusion , nul ne peut nier que des erreurs volontaires ou involontaires peuvent entacher la justice et la rendre injuste .Raison pour laquelle ,il s'avère nécessaire d'améliorer les enquêtes qui précédent les procès et de choisir des personnes intègres et impartiales pour veiller à ce que la balance ne s'incline aux dépens d'un pauvre innocent .
Texte de Sami Bahij 1ère Bac SM F
Quiz chapitre VII
1) A l'occasion de l'Achoura les femmes s'achètent toutes : a) des caftans b) des lampes à pétrole c) des tambourins
2) Quel est le surnom de l"élève qui est venu chercher Sidi Mohammed ?
a) Hammoussa b) Driss le teigneux b) Allal Elyakoubi
. 3) Les élèves installent dans le Msid :
a) des ampoules b) des ballons c) des lustres
4) La mère était très ennuyée parce que :
a) elle n'aime pas Achoura b) le père est absent c) il n'y avait plus de pétrole dans la lampe.
5) Kenza demande à Zoubida :
a) une pincée de sel b) des gâteaux c) un brin de menthe.
6) Le père annonce à son fils qu'ils vont partir
à) l'école b) la plage c) au souk
7) Sidi Mohammed
a) aimait Si Abderhrahman le coiffeur b) ne l'aimait pas .
8) La nuit avant l'Achoura Sidi Mohammed eut droit à un bain
a) dans le bain maure b) dans la douche c)dans la cuisine .
9) Le jour de l'Achoura l'enfant est réveillé
a) à trois heures b) à sept heures c)à dix heures.
10) Il est habillé en
a) costume blanc b) Djellaba blanche c) gilet rouge.
11) Sidi Mohamed a passé la matinée
a) dans la rue b) au msid c) à la maison.
12) Qui est venu rendre visite à la famille l'après midi
a) Rahma B) Lalla Aicha c) Tante Kenza.
13) Le commerce de Molay Laarbi
a)est en crise b) est prospère c) est bloqué.
14) Pourquoi la maman renvoie t-il l'enfant à la terrasse ?
a) Lalla Aicha va lui dire des secrets b) pour jouer avec les autres c)pour chercher le linge.
Texte :
Ma mère me calma :
- Je t'emmène prendre un bain, je te promets un orange et un ½uf dur et tu trouves le moyen de braire comme un âne !
Toujours hoquetant, je répondis :
- Je ne veux pas aller en Enfer.
Elle leva les yeux au ciel et se tut, confondue par tant de niaiserie.
Je crois n'avoir jamais mis les pieds dans un bain maure depuis mon enfance. Une vague appréhension et un sentiment de malaise m'ont toujours empêché d'en franchir la porte. A bien réfléchir je n'aime pas les bains maures. La promiscuité, l'espèce d'impudeur et de laisser-aller que les gens se croient obligés d'affecter en de tels lieux m'en écartent. Même enfant, je sentais sur tout ce grouillement de corps humides, dans ce demi-jour inquiétant, une odeur de péché. Sentiment très vague, surtout à l'âge où je pouvais encore accompagner ma mère au bain maure, mais qui provoquait en moi un certain trouble.
Dès notre arrivée nous grimpâmes sur une vaste estrade couverte de nattes. Après avoir payé soixante quinze centimes à la caissière nous commençâmes notre déshabillage dans un tumulte de voix aiguës, un va-et-vient continu de femmes à moitié habillées, déballant de leurs énormes baluchons des caftans et des mansourias, des chemises et des pantalons, des haïks à glands de soie d'une éblouissante blancheur. Toutes ces femmes parlaient fort, gesticulaient avec passion, poussaient des hurlements inexplicables et injustifiés.
Je retirai mes vêtements et je restai tout bête, les mains sur le ventre, devant ma mère lancée dans une explication avec une amie de rencontre. Il y avait bien d'autres enfants, mais ils paraissaient à leur aise, couraient entre les cuisses humides, les mamelles pendantes, les montagnes de baluchons, fiers de montrer leurs ventres ballonnés et leurs fesses grises.
Je me sentais plus seul que jamais. J'étais de plus en plus persuadé que c'était bel et bien l'Enfer. Dans les salles chaudes, l'atmosphère de vapeur, les personnages de cauchemar qui s'y agitaient, la température, finirent par m'anéantir. Je m'assis dans un coin, tremblant de fièvre et de peur. Je me demandais ce que pouvaient bien faire toutes ces femmes qui tournoyaient partout, couraient dans tous les sens, traînant de grands seaux de bois débordants d'eau bouillante qui m'éclaboussait au passage.
I. Compréhension : (10 points)
1)
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Titre de l'½uvre |
Auteur |
Genre de roman |
Époque des évènements |
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-Remplissez le tableau ci –dessus en vous référant à l'½uvre d'où le texte est tiré. (0,25x4)
2) D'après votre lecture de l'½uvre, quel métier (activité) exerce chacun de ces personnages ? (0,5x2)
-Abdallah, Lalla Kanza.
3) Dans le lieu où se trouvait le narrateur :
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Vrai |
Faux |
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a- Les autres enfants étaient à l'aise. |
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b- Les femmes parlaient à voix basse. |
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c- Le narrateur y est venu tout seul. |
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d- Les femmes rangeaient leurs affaires dans des valises. |
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|
-Mettez une croix dans la case qui convient en vous référant au texte. (0,25x4)
4) Quels sentiments le narrateur éprouve-t-il dans le dernier paragraphe du texte ? (se limiter à deux sentiments) (0,5x2)
5) Dans ce même paragraphe (le dernier):
a) À quoi le narrateur compare-t-il ce lieu ? (0,5)
b) Justifiez votre réponse en vous limitant à deux indices. (0,25x2)
6) a)- Je ne veux pas aller en Enfer.
b) Dés notre arrivée, nous grimpâmes sur une vaste estrade couverte de nattes.
-Précisez le mode d'énonciation (le système énonciatif) utilisé dans chacun des deux énoncés ci-dessus. (0,5x2)
7) Relevez dans le texte :
a) quatre mots relatifs au champ lexical du « corps humain ». (0,25x4)
b) une phrase comportant une comparaison. (1 pt)
8) À votre avis, le narrateur a-t-il gardé un bon souvenir du lieu où il était ?
Justifiez votre réponse. (1pt)
9) D'après votre lecture du passage, quelle idée vous faites-vous du narrateur ? (1 pt)
II. Production écrite : (10 points)
Sujet:
De nos jours, les jeunes préfèrent quitter leur maison familiale après leur mariage, pour aller habiter ailleurs. Qu'en pensez-vous ?
Rédiger un texte dans lequel vous exprimez votre point de vue en l'illustrant par des exemples précis
Texte :
Ma mère se leva pour se préparer .Elle changea de chemise et de mansouria, chercha au fond du coffre une vieille ceinture brodée d'un vert passé, trouva un morceau de cotonnade blanche qui lui servait de voile, se drapa dignement de haïk fraichement lavé.
C'était, en vérité, un grand jour, j'eus droit à ma djellaba blanche et je dus quitter celle de tous les jours, une djellaba grise, d'un gris indéfinissable, constellée de taches d'encre et de ronds de graisse.
Lalla Aicha éprouva toutes sortes de difficultés à s'arracher du matelas ou elle gisait.
J'ai gardé un vif souvenir de cette femme, plus large que haute, avec une tête qui reposait directement sur le tronc, des bras courts qui s'agitaient constamment. Son visage lisse et rond m'inspirait un certain dégoût. Je n'aimais pas qu'elle m'embrassât. (…)
Enfin, tout le monde s'engagea dans l'escalier .Nous nous trouvâmes bientôt dans la rue.
Les deux femmes marchaient à tout petits pas, se penchant parfois l'une sur l'autre pour se communiquer leurs impressions dans un chuchotement. À la maison, elles faisaient trembler les murs en racontant les moindres futilités, tellement leurs codes vocales étaient à toute épreuve ; elles devenaient, dans la rue, aphones et gentiment minaudières.
Parfois je les devançais, mais elles me rattrapaient tous les trois pas pour me prodiguer des conseils de prudence et de des recommandations. Je ne devais pas me frotter aux murs : les murs étaient si sales et j'avais ma superbe djellaba blanche, je devais me moucher souvent avec le beau mouchoir brodé pendu à mon cou, je devais de même m'écarter des ânes, ne jamais être derrière eux car ils pouvaient ruer et jamais devant car ils prenaient un malin plaisir à mordre les petits enfants.
QUESTIONS :
I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)
1) Ce texte est extrait de :
-un roman à thèse - un roman autobiographique - une tragédie - une nouvelle.
a) Recopiez la bonne proposition (0,5 pt)
b) Qui en est l'auteur ? (0,5 pt)
c) Qui en est le narrateur ? (0,5 pt)
2) D'après votre lecture de l'½uvre dans son texte intégral, recopiez les deux propositions qui sont vraies (1 pt)
-Maalem Abdeslem est tisserand.
-Zineb est la s½ur du narrateur.
-Lalla Aicha est une voyante.
-Lalla Zoubida est l'épouse de Maalem Abdeslem.
3) « C'était, en vérité, un grand jour.» Pourquoi l'enfant qualifie-t-il ce jour de grand ? (0,5 pt)
4) Le portrait que fait le narrateur de Lalla Aicha est :
-valorisant – dévalorisant - neutre
a) Recopiez la bonne proposition (0,5 pt)
b) Relevez dans le texte deux indices pour justifier votre réponse. (0,5 pt)
5) Quel sentiment l'enfant éprouve-t-il envers Lalla Aicha ? (0,5 pt)
6) Recopiez le tableau suivant et complétez-le à partir du texte. (1 pt)
|
Champ lexical des vêtements |
Champ lexical du corps |
|
|
|
7) « À la maison, elles faisaient trembler les murs en racontant les moindres futilités, tellement leurs cordes vocales étaient à toute épreuve ; elles devenaient, dans la rue, aphones et gentiment minaudières. »
a) La figure de style contenue dans cet énoncé est :
- Une comparaison - un euphémisme - une hyperbole -une métonymie
Recopiez la bonne proposition. (0,5 pt)
b) L'emploi de cette figure de style permet de :
-montrer un contraste - critiquer Lalla Aicha - valoriser les deux femmes. (0,5 pt)
8) a)- Relevez dans le texte les trois conseils donnés à l'enfant par les deux femmes. (1,5 pt)
b)- Quel est le verbe qui introduit ces conseils dans le texte ? (0,5 pt)
9) Le texte vous parait-il amusant ? Dites pourquoi en une phrase. (1,5 pt)
II. PRODUCTION ÉCRITE : (10 points)
SUJET :
Certains parents font des travaux à la place de leurs enfants (devoirs / exercices / chambre / lit…)
Rédigez un texte argumentatif dans lequel vous donnerez votre point de vue sur ce sujet.
Important : il sera tenu compte lors de l'évaluation de votre production des points suivants :
-Respect de la consigne 2 pts
-Cohérence de l'argumentation 2 pts
-Respect de la structure argumentative du texte 2 pts
-Langue correcte (vocabulaire, syntaxe, orthographe, conjugaison et ponctuation.) 5 pts
Texte :
Mon père me parlait du Paradis. Mais, pour y renaître, il fallait d'abord mourir. Mon père ajoutait que se tuer était un grand péché, un péché qui interdisait l'accès à ce royaume. Alors, je n'avais qu'une solution : attendre ! Attendre de devenir un homme, attendre de mourir pour renaître au bord du fleuve Salsabil. Attendre ! C'est cela exister. À cette idée, je n'éprouvais certainement aucune frayeur. Je me réveillais le matin, je faisais ce qu'on me disait de faire. Le soir, le soleil disparaissait et je revenais m'endormir pour recommencer le lendemain. Je savais qu'une journée s'ajoutait à une autre, je savais que les jours faisaient des mois, que les mois devenaient des saisons, et les saisons l'année. J'ai six ans, l'année prochaine j'en aurai sept et puis huit, neuf et dix. À dix ans, on est presque un homme. À dix ans, on parcourt seul tout le quartier, on discute avec les marchands, on sait écrire, au moins son nom, on peut consulter une voyante sur son avenir, apprendre des mots magiques, composer des talismans.
En attendant, j'étais seul au milieu d'un grouillement de têtes rasées, de nez humides, dans un vertige de vociférations de versets sacrés.
L'école était à la porte de Derb Noualla. Le fqih, un grand maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient constamment des flammes de colère, habitait la rue Jiaf. Je connaissais cette rue. Je savais qu'au fond d'un boyau noir et humide, s'ouvrait une porte basse d'où s'échappait, toute la journée, un brouhaha continu de voix de femmes et de pleurs d'enfants. La première fois que j'avais entendu ce bruit, j'avais éclaté en sanglots parce que j'avais reconnu les voix de l'Enfer telles que mon père les évoqua un soir.
Ma mère me calma :
-Je t'emmène prendre un bain, je te promets une orange et un ½uf dur et tu trouves le moyen de braire comme un âne !
Toujours hoquetant, je répondis :
-Je ne veux pas aller en Enfer.
Elle leva les yeux au ciel et se tut, confondue par tant de niaiserie.
La Boîte à merveilles, Ahmed Sefrioui Éditions du Seuil ; 1954, pp.10-11
ETUDE DE TEXTE
1) Répondez aux questions suivantes à partir de votre lecture de « La Boîte à Merveilles »:
a) Placez chacun des noms suivants dans la case qui convient : (1 pt)
Maalem Abdeslem- Lalla Zoubida- Fatma Bziouya- Sidi Mohammed.
|
Le personnage principal :
|
|
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Son père :
|
|
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Sa mère : |
|
|
Une voisine : |
|
b) Parmi les affirmations suivantes, une seule est vraie, laquelle ? Recopiez-la (0,5pt)
-Le narrateur a deux frères.
- Le narrateur a un frère et une s½ur.
-Le narrateur n'a ni frère, ni s½ur.
c) Quel est le métier de son père ? (0,5 pt)
2) Relevez dans le premier paragraphe deux mots qui reprennent « Paradis ». (1 pt)
3) « Alors, je n'avais qu'une solution : attendre »
a) Quelle est l'autre solution écartée par le père ? (0,5 pt)
b) Pourquoi cette solution est-elle rejetée ? (0,5 pt)
4) « J'avais six ans »
a) Combien le narrateur doit-il attendre pour devenir « presque un homme » ? (0,5 pt)
b) Que rêve-t-il de faire quand il sera « presque un homme » ? (0,5 pt)
5) Le narrateur fait-il une description valorisante ou dévalorisante du fqih? (1 pt)
6) « La première fois que j'avais entendu ce bruit… » .
a) De quel bruit s'agit-il ? (0,5 pt)
b) Ce bruit, qu'évoque t-il pour le narrateur ? (0,5 pt)
7) « tu trouves le moyen de braire comme un âne ».
a) Identifiez la figure de style dans cet énoncé. (0,5 pt)
b) Sur quoi la mère veut-elle insister en employant cette figure de style ? (0,5 pt)
8) « Elle leva les yeux au ciel… »
D'après-vous, pourquoi la mère lève-t-elle les yeux au ciel ? (1 pt)
9) Le verbe attendre est répété plusieurs fois dans ce texte.
Pourquoi cette répétition à votre avis ? (1 pt)
II. PRODUCTION ÉCRITE (10 points)
Sujet :
Vous avez certainement vu dans votre entourage des
enfants trembler de peur devant leur parents. A-t-on vraiment besoin de faire
peur aux enfants pour les éduquer ?
De nos jours, la solitude est un état d'âme fréquent chez une tranche de
la population, surtout les jeunes de notre âge.
Toutefois, Elle a aussi quelques effets positifs vu qu'elle permet de
compter sur soi et d'être autonome mais également d'éviter les mauvaises
fréquentations. Sarah Bennani
Au cours de ces dernières années , elle
se répand de plus en plus , suite aux nouvelles technologies et à plusieurs
autres facteurs.
Certaines personnes trouvent que la solitude est quelque chose de banal et ne prennent pas ce sujet au sérieux, et ils
ont tort car il ne faut pas oublier que la solitude a beaucoup d'effets
négatifs comme la dépression,
l'isolement, et la perte de confiance en soi.
Pour conclure, je trouve que dire
que la solitude a des effets positifs n'est pas juste, car beaucoup de gens y
songent malgré eux. J'invite tous les gens qui en souffrent d'essayer de
s'épanouir dans des domaines différents, afin de sortir de cette bulle.
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
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