Penser après les cours...!

Julein représentant de sa génération et de sa classe sociale?

Par cyberblaise - publié le vendredi 29 mars 2013 à 08:39 dans 02w 1èreL/Es Camille See
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Au XIXe siècle, des auteurs tels que Balzac et Flaubert prennent place en France. Ils apportent avec eux des caractéristiques comme une représentation romanesque de la réalité  et critiquant les mœurs de l'époque.

Stendhal, né en 1783 et à l'enfance bien cultivée, s'inscrivit dans ce mouvement, notamment grâce à son ouvrage écrit en 1830 s'intitulant  Le Rouge et le Noir .

A travers ce roman nous découvrons le quotidien de Julien Sorel, un jeune roturier à l'ascension sociale improbable. Le roman nous fait part de l'influence de son milieu social, la vie de l'époque en 1830, et ses misères.

Nous pouvons donc nous demander par quels moyens Julien est il représentatif d'un jeune roturier de son époque ?

                Dans un premier temps nous étudierons le personnage ambitieux, intelligent et méritant de Julien Sorel, puis nous observerons la réussite de ce jeune roturier, avant de finalement nous intéresser à l'importance que porte Julien à son ascension sociale.

 

 

Parlons tout d'abord du personnage ambitieux  intelligent et méritant qu'est Julien Sorel.

Julien Sorel, héro du roman de Stendhal, est tout d'abord un personnage que nous pouvons qualifier d'ambitieux. En effet, ce jeune roturier fait part d'une envie réelle d'entreprendre des choses ; il est d'ailleurs déterminé à réaliser chacune de celles-ci avec sa personnalité et ses capacités : celles d'un jeune homme ardent et exigeant dans les classes pauvres à la conquête du monde. Son ambition s'illustre tout d'abord à travers son inspiration, son modèle d'humain ; il prend notamment exemple sur l'empereur français dans les années 1800. Effectivement, Julien Sorel est un grand admirateur de Napoléon, qui pour lui représente la force du caractère, le risque, l'ambition, l'aventure qui met l'énergie à l'épreuve, mais Napoléon est aussi pour lui un modèle de réussite sociale. Il compare notamment dans le chapitre X du livre premier sa réussite sociale avec celle de Napoléon, et souhaite devenir comme lui. Et pour cause ce grand homme est un attachement émotif, et le résultat d'une vision mythique de l'histoire, il est la grandeur et la gloire militaire. Julien, son ambition, se nourrissent donc de rêves de gloire, pour cela, il se révolte contre la misère du peuple et sa condition sociale. Il pense que lui seul peut bouleverser l'état des choses, qu'une seule personne pourra changer le monde. Ainsi, étant donné que Julien est ambitieux, celui ci à des projets de prévu comme le désir de faire fortune, de s'enrichir ou encore de monter dans l'échelle sociale.

Mais en plus de son ambition, Julien Sorel est également un personnage adroit. Nous pouvons en effet remarquer que Julien est un jeune homme plutôt intelligent ;  une intelligence qui s'illustre surtout par sa pratique courante et son enseignement à la langue latine. Julien Sorel est d'ailleurs le précepteur, c'est- à-dire l'instructeur, des enfants de Madame de Rénal tel que nous le montre le chapitre IV. Mais ses capacités intellectuelles ne s'illustrent pas seulement par sa pratique du Latin,  car  Julien a aussi une très bonne mémoire. Il nous prouve dans les chapitres XXI et XXII du livre second, mais également lorsqu'il récite la bible entière à Mme de Rênal, qu'il est doté d'une mémoire plus qu'impressionnante, et qu'il est capable il sait réciter de nombreuses pages par cœur !

Puis, Julien est un homme méritant, digne et respectable. Son parcours, sa détermination malgré le mépris que lui porte son entourage nous le montre bien. En effet, même si le père de Julien se montre violent et irrespectueux envers son fils, ce dernier ne perd pas espoir et croit plus que jamais en son ascension sociale. De plus, la fin du livre nous illustre encore une fois le mérite de ce jeune roturier, puisqu'il arrive à trouver le courage d'avouer son acte, sa tentative de meurtre face aux jurés lors de son procès au tribunal.

Nous pouvons donc dire, que malgré la fin tragique de l'histoire, julien a su montrer autour de lui qu'il était un homme sincère ayant des projets et des buts dans la vie. L'ambition, l'intelligence, et le mérite qui caractérisent Julien font donc de lui un personnage qui a réussit, progressivement, et au cours du roman.

 

 

Julien Sorel est un personnage qui tout au long du roman, le Rouge et le Noir, montre une volonté de gravir l'échelle sociale. Il est le fils d'un charpentier, c'est-à-dire qu'il fait parti des paysans enrichis, et il n'est donc pas pauvre. Par contre, il est révolté contre la misère, la médiocrité de sa condition sociale et veut conquérir sa place dans la société, malgré l'hostilité et le mépris de la haute société. Julien aspire à une ascension sociale, il désire intégrer la noblesse, comme Napoléon, qui est son modèle de réussite : brillante carrière militaire, grandeur, force de caractère, goût du risque et de l'aventure... Julien rêve de devenir comme lui, d'être à sa hauteur. Mais il est méprisé par son père et ses frères pour sa faiblesse physique et sa passion pour les livres. Stendhal dénonce l'échec des jeunes, qui sont intelligents, mais bloqués dans leur ascension sociale à cause de leurs modestes origines. Au début du roman, Julien est présenté comme un personnage rejeté par sa famille et ayant pour seul refuge : la lecture. Il envisage la voie royale, il veut devenir prêtre. Son ascension, tout au long du roman, va lui faire parcourir la société française, le mener de Verrières à Besançon, puis à Paris ; où il côtoiera différentes classes sociales : la noblesse, le clergé, la bourgeoisie et l'aristocratie.

En devenant précepteur des enfants de M. et Mme de Rénal -à Verrières, sa ville de province natale- grâce à sa connaissance du latin, son ego est flatté. En effet, il réussit à s'affirmer : on lui accorde de ne pas manger avec les autres domestiques, M. de Rénal l'emmène acheter un habit noir, ce qui le distingue des autres serviteurs, et il obtient une certaine gloire, d'abord auprès des enfants puis auprès de M. Valenod, en récitant par cœur des pages du Livre Saint etc... M. Valenod, le directeur du dépôt de mendicité, s'intéresse à lui ; de simple ouvrier dans la scierie de son père,  il est devenu le précepteur que deux hommes souhaitent avoir auprès de leurs enfants. Ce travail de précepteur chez M. et Mme de Rénal est la première étape de sa progression dans la société.

A l'occasion de la visite d'un roi à Verrières, Julien a l'occasion de défiler à cheval, dans un bel uniforme, ce qui le rend fier et joyeux. Alors qu'il travaille chez la famille de Rénal, il prend un congé et il part rendre visite à son ami Fouqué, qui lui propose de devenir son associé dans son commerce de bois. De plus, Elisa, la femme de chambre, à la suite d'un héritage, lui propose de se marier. Julien refuse les deux propositions, prétextant vouloir continuer dans la voie religieuse, mais en réalité, il pense que ce n'est pas à la hauteur de ses ambitions. Il ne veut pas s'associer, ou se marier, pour le moment, car il redoute que cela mette un terme à son ascension, et il a la conviction d'avoir sa chance dans la société aristocrate.

Après les épisodes de Verrières, il se rend au séminaire, à Besançon, où l'Abbé Pirard, le directeur du séminaire, le prend sous sa protection, après avoir lu la lettre de recommandation de l'Abbé Chélan (celui qui lui enseignait le latin à Verrières). Ce séjour au séminaire est relativement pénible pour Julien, qui est exclu par les autres. Enfin, l'Abbé Pirard lui propose de devenir le secrétaire du marquis de la Mole. Là-bas, il devient la fascination de ce marquis, il assiste à des diners avec des gens de la haute société, mais il ne se sent pas à sa place. Il est tiraillé entre l'envie de gravir l'échelle sociale, et donc de jouer un rôle, et l'envie d'être vraiment lui-même : parce que il a conscience qu'on ne l'apprécie pas pour ce qu'il est vraiment. Il entreprend ensuite une relation avec Mathilde, la fille du marquis ; à Verrières, il avait également séduit Mme de Rénal, ce qui prouve donc qu'il est aimé et aime des femmes nobles, qu'il n'aurait pas réussi à séduire en restant un simple rôturier. En charmant la femme de M. de Rénal, il joue un jeu dangereux, car il séduit la femme du maire, qui est aussi son employeur, il lui doit donc le respect.

Pour Julien, la réussite est une revanche sociale, l'accomplissement d'un "combat" contre les riches et les nobles. Et même si il est emprisonné à la fin, après avoir tenté d'assassiner Mme de Rénal, nous pouvons dire que son ascension est réussie car il est passé du statut de monsieur Julien, l'Abbé Sorel, à M. le chevalier Julien Sorel de la Vernaye... Même si au cours du roman il ne la pas toujours été, à la fin, il meure en héros.

                Cependant, cette réussite n'est pas primordiale pour Julien, notamment dans le livre second, en effet, Julien, par ses réussites, va voir son ascension sociale peu semblable à celle qu'il s'était imaginé.

 

                En effet, nous découvrons que le blocage d'ascension sociale de Julien n'est pas si important qu'il ne le parait ; seulement, au fil de Le rouge et le Noir, Julien ne porte plus tellement d'importance à cette ascension sociale alors que le début du roman est marqué par un désir d'ascension sociale.                 

Au début du roman et plus que jamais, Julien est pris d'une envie d'ascension et d'amélioration sociale,  car ce jeune roturier veut faire fortune, il cherche à affirmer sa supériorité et son identité.                                                                                                                                                                           L'action du roman se déroule de 1826 à 1830, la France est alors sous le règne de Charles X (1824-1830), et la situation politique et sociale est alors en mutation ; nous nous trouvons à la veille de la révolution de 1830 et de la chute du régime en place. Une partie du roman est ainsi marquée par le combat de Julien pour être reconnu comme égal par ceux qui lui sont socialement supérieur et se donne ainsi comme modèle Napoléon. Napoléon est pour lui un modèle absolu, le modèle de l'homme libéré du carcan social, du poids des considérations sociales. Inférieur socialement aux personnages qu'il côtoie, Julien Sorel se sent cependant intellectuellement supérieur à eux. Il considère l'injustice sociale non sur le plan strict du droit, mais sur le plan humain. Il ne cherche pas à égaler ses maîtres, mais revendique sa différence intellectuelle. Julien est un paysan révolté, qui incarne le malaise et les ambitions des jeunes de la Restauration qui, touchés par la période héroïque de Napoléon et se nourrissant de rêves de gloire, se révoltent contre la misère, la médiocrité de leur condition sociale et veulent conquérir leur place dans la société, malgré l'hostilité et le mépris de la haute société. Le jeune roturier admire Napoléon, jusqu'à en garder son portrait sous son matelas dans le chapitre IX de la première partie. Julien aspire à une ascension sociale, il veut sortir de l'humiliation, de la grossièreté, de la vulgarité de sa classe et s'élever à un rang plus élevé grâce à sa force de caractère, son intelligence, sa culture, sa, capacité de dissimulation.  

                Mais ce rêve d'ascension sociale s'estompe vite face à la réussite de Julien.                                     En effet, lorsqu'il doit quitter Verrière pour se rendre au séminaire de Besançon, Julien se voit, dans le livre second, entrer en contact pour la première fois avec le monde du clergé par lequel il est formé. Cependant, il remarque de profondes différences culturelles et mentales sa personnalité et celle des autres séminaristes ; il les constate pendant le séminaire du chapitre XXII simples, bêtes et mesquins. Le jeune roturier comprend alors que cela n'est pas ce qu'il veut faire, ce qu'il veut devenir ; et quitte finalement le séminaire. Julien refuse cette ascension sociale qui ne lui plait pas ; car il doit mentir et dissimuler son mépris et sa haine pour la classe sociale qu'il doit servir, il doit cacher son admiration pour Napoléon. Il adopte ensuite une attitude révolutionnaire, après avoir tenté de tuer Mme de Rênal, à l'occasion de son procès ; il se comporte de manière révolutionnaire en apostrophant les jurés et le dit lui-même dans le chapitre XLI : « je n'ai point l'honneur d'appartenir à votre classe… ». Julien rejette en fait le statut que les bourgeois possédaient en 1830, c'est-à-dire un statut de classe montante de la société, de force directrice de la société. Par ses actions et par son rejet d'ascension sociale, nous pouvons constater que Julien rejette et admire à la fois la société des « grands ».

Ainsi ce refus soudain d'ascension sociale dans la bourgeoisie mènera Julien à aboutir cette ascension après son incarcération en prison.                                                                                                                                                                                                                          En effet, le succès de Julien est une impasse tragique dont il sort par le haut avec le déchirement de ses illusions et la rupture de sa construction imaginaire et idéologique de l'ascension sociale. Emprisonné et rendu à sa solitude, après avoir tenté de tuer Mme de Rênal dans le chapitre XXXV, Julien médite alors en prison sur sa destinée et mesure l'étendue de la vanité de ses efforts de réussite sociale lors de ses derniers instants. Julien ne voulait finalement pas d'ascension sociale, ce qu'il avait jugé de réussite sociale n'était en fait qu'une erreur ; cette réussite se trouvait dans un tout autre domaine. Il se rend compte, à la fin du roman, qu'il n'a jamais été lui-même, mais qu'il a toujours agi en imitant un modèle inaccessible, Napoléon. Cependant, il garde Napoléon comme héro, puisque dans le chapitre XXXVI de la deuxième partie, si Julien renonce à se tuer en prison, c'est bien pour suivre l'image de son idole : « il a vécu ».

 

               

 

Nous pouvons donc conclure en disant que Julien est un jeune, représentatif des roturiers de son époque. Par son caractère, son ambition et sa réussite, il parvient à obtenir l'ascension sociale qui lui correspond, et à finalement, mourir heureux dans l'amour de Mme de Rênal.

Ainsi, Julien Sorel est plus que jamais un personnage actuel ; en effet, celui-ci tient du fait que nous, la jeunesse d'aujourd'hui doutons encore des possibilités d'insertions sociales, de peur d'être déclassés et de ne pas trouver notre place, que ce soit du fait des choix concernant nos études, nos activités… Julien nous montre que l'argent, la réussite sociale n'a que peu d'importance face à l'amour et l'épanouissement de soi dans les relations avec les autres. Nous constatons que la vie n'est pas « avoir », mais « être ».

Aurore, Chloé et Géraldine.

 

 

 

Le personnage de roman (2)

Par cyberblaise - publié le mercredi 27 mars 2013 à 17:36 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Plusieurs liens pour préparer l'entretien sur le personnage de roman en écho au cours de ce matin:
http://lesficellesdellenne.over-blog.com/pages/Le_personnage_de_roman-4402112.html

http://lit-et-ratures.wifeo.com/documents/Histoire-littraire-le-personnage-de-roman.pdf

Les propos sur le personnage de roman au XXième siècle par l'écrivain Régine Detambel:
http://www.detambel.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=1770

André Velter: lecture de poésie en musique

Par cyberblaise - publié le mardi 26 mars 2013 à 18:00 dans 03w 2ndeArts du spectacles
André Velter voyage dans le monde entier pour lire ses poèmes, souvent il s'associe avec un musicien et propose une sorte de récital. Voici l'un des derniers: Tant de soleil dans le sang. avec Pedro Soler , célèbre guitariste de Flamenco.
http://www.youtube.com/watch?v=EIaEyMcf_xc

La lecture théâtralisée:séance du mardi 26 mars

Par cyberblaise - publié le mardi 26 mars 2013 à 17:51 dans 03w 2ndeArts du spectacles
Parmi les spectacles vivants, il y a ce que l'on appelle "une lecture": il s'agit d'une lecture à voix haute d'un texte par son auteur ou par un comédien devant un public. Contrairement à ce que l'on peut penser de prime abord, une lecture est travaillée, parfois mise en espace, voire théâtralisée. Elle se donne dans les théâtres mais aussi dans les bibliothèques, médiathèques, les librairies, les établissements scolaires, les cafés littéraires etc Les textes lus ne sont pas écrits pour le théâtre, il peut s'agir de romans, de nouvelles, d'essais et de poésie.
A l'occasion du Printemps des Poètes qui a lieu au mois de mars, de nombreuses lectures sont proposées au public, y compris à la radio.
Avec Manon et Juliette, nous avons lu des textes extraits du recueil d'André Velter L'Amour extrême. vous pouvez découvrir cet auteur qui est un ami en allant sur son site:
http://www.andrevelter.com/

Les Mouches de Sartre à la radio (réécriture)

Par cyberblaise - publié le mardi 26 mars 2013 à 11:12 dans 02w1èreL 602
Avec Les mouches, Sartre entreprend lui aussi une réécriture moderne du mythe grec des Atrides et plus précisément de la pièce de Sophocle, Electre : Oreste rentre à Argos, sa ville natale, envahie par les mouches. Il est accompagné de son précepteur, le Pédagogue. Clytemnestre sa mère et Egisthe son beau père ont assassiné son père, Agamemnon. Sa sœur Electre est réduite en esclavage dans le palais et tente de soulever le peuple, mais Jupiter dieu des mouches et de la mort, l'en empêche.

http://www.franceculture.fr/emission-fictions-theatre-et-cie-les-mouches-de-jean-paul-sartre-2013-03-24

semaine du 25 au 30 mars( 602)

Par cyberblaise - publié le dimanche 24 mars 2013 à 18:00 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Mercredi 27 mars: Le Rouge et le Noir, chronique de 1830, explications sur le contexte politique du roman.Préparation de l'oral blanc, reprise du commentaire du discours de Julien lors du procès.Travaillez les documents distribués  la séance dernière, prévoir des questions si certaines choses ne sont pas comprises.
AP en classe ES: suite du corrigé du bac blanc. faire l'exercice demandé soit le sujet d'invention soit le commentaire selon ce que vous avez pris au bac blanc.

Jeudi 28 mars:
L: réécriture. Poursuite de la comparaison des poèmes du XVIème siècles inspirés par un sonnet de Pétrarque. Trouvez des exemples pour étayer les arguments trouvés (sujet sur les réécritures). Lire le sujet de bac distribué: le mythe de Narcisse.
Distribution de textes de Marguerite Duras pour illustrer la réécriture comme obsession personnelle d'un écrivain.
Classe entière: exposés sur le Rouge et le Noir.

Horaires des oraux blancs

Par cyberblaise - publié le dimanche 24 mars 2013 à 17:37 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Oraux blancs EAF pour la classe 602

Lundi 8 avril de 15H40 à 17H40 ES Salle 009

15h40 :  Ancel

16h10 : Veyrat d'Urbey

16h40 : Besugo

17h10: Bretz

Mercredi 10 avril: 8h-10 à13h10 Salle 103

8h-10: Burger

8h20 : Felz

8h40 : Fuchs

10h10 : Jacquat

10h40: Keller

11h20: Kolb

12h10:Leonate

12h40: Richard

Jeudi 4 Avril de 8h-10 à 17h Matin salle 007 Après –midi salle 210

10h10: Denni

10h40: Di Sopra

11h20: Erdinger

11h40: Grasset

12h10: Will

13h:Horellou

13h30: Hotel

14h: Jochem

14h30: Klinger

15h: Penserini

15h30: Petitdemange

16h: Heyberger

Samedi  6 Avril de 8h-10 à 10h40 salle 102

8h-10 : Adiche

8h20 : Castel

8h40 : Comau

9h10: Conrad

9h40: Da Rosa

10H10: Marie

10H40:Poirot

11h10: Laclautre

 

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Qui est Julien Sorel? (suite) L'amant.

Par cyberblaise - publié le dimanche 24 mars 2013 à 12:29 dans 02w 1èreL/Es Camille See
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Julien, l'amant.

J est-il enfermé dans un piège d'amour-propre, toujours souffrant et en quête de compensations ?

Il dit parfois haïr Mme de Rênal » à cause de sa beauté » (I,7,I13 »,II,8), à propos de Danton : apologie de la laideur. Malaise d'un égocentrisme toujours blessé l'écarte du désir, une sorte de mutilé du cœur.

Héros d'une société où la passion amoureuse est en baisse : « à vingt ans, l'idée du monde et de l'effet à y produire l'emporte sur tout »I,11 Atrophie du désir alors que traditionnellement le roman est l'espace par excellence de la passion amoureuse.

J n'y accède qu'au prix d'une véritable conversion aux valeurs du cœur. Des valeurs épiques de conquête ( cf prise de la main de Mme de Rênal) aux valeurs mystiques (union des cœur, dimension religieuse de l'amour) J doit apprendre à aimer, au dépens de l'ambition, de l'orgueil, de la conscience sociale. Peur de se laisser aller cf I,14 « il avait peur de Mme de Rênal à cause de sa robe si jolie », peur des sentiments tendres. Moi conquérant «  célibataire » difficilement compatible avec l'amour de l'Autre absolu. Intrusion dans les relations du cœur des relations sociales.

Antagonisme du désir et de la passion et de la société démocratique pour Stendhal. Nuits d'amour sans amour avec les deux femmes : plutôt réponse à un défi, à une décision prise par la volonté, pas appel à un quelconque plaisir. « victoires »( sur le danger, sur soi, sur l'autre), encore un jeu de rôles qui conduit à une froideur et à une contrefaçon de l'amour. A Mme de Rênal, héroïne inactuelle, qui, par  son ignorance, sa réclusion provinciale et familiale a gardé intégralement les trésors d'une tendresse romanesque, s'opposent Julien qui la conquiert sans l'aimer, par dédommagement de son orgueil frustré et Mathilde, héroïne moderne et parisienne bel exemple de la femme sans cœur incarnant le narcissisme féminin dénué de tendresse. « agace » J, aime parce qu'elle n'est pas aimée ; amour véritable seulement entre Mme de Rênal et J en prison ! Avant entrelacement de l'émotion amoureuse et de l'hostilité sociale qui rejette la femme « dans le camp ennemi ».

Il est sans amour quand il entreprend de saisir la main de me de Rênal, parce qu'elle l'a retirée, il est sans amour quand il se rend à la convocation de Mathilde pour cette nuit d'amour truquée où les deux amants obéissent à d'autres motifs que le désir ou la passion.

Séduction de Mme de Rênal perçue comme une tâche, un devoir, un signe de courage : rendez-vous d'amour = épreuve héroïque, contrainte que le héros serait presque heureux d'éviter.(I,8 ,9,13,14,15,16,30) Amour ressenti comme une faiblesse.

Mathilde : lui déplaît, froideur et mépris : II,2,3,8, regard social qui voit en elle plutôt la grande dame : cf être l'égal du fiancé noble  de Croisenoix. Revanche sociale : pervertit le cœur de J

Quelques fois, prise de conscience de l'amour en I : » elle a beau être noble et moi fils d'ouvrier, elle m'aime »I,16 mais outrager les riches et M de rênal fait du geste amoureux le geste d'un inférieur obsédé de revanche. = encore avec Mathilde : rivalité ave les autres jeunes gens qui fréquentent l'hôtel de la Môle. Cf «  Moi, pauvre paysan, j'ai donc une déclaration d'amour d'une grande dame »II,13 vanité : vaincre les autres en possédant Mathilde. Mais amour-propre survolté de l'ambitieux aimé par une femme noble favorise la passion : grandi à ses propres yeux, J s'admire d'être aimé : I,16,19,30 cf «  son amour était encore de l'ambition…ne semblait vivre que de surprise et de ravissement d'amour propre » II,16,19 : » le rang de sa maîtresse semblait l'élever au-dessus de lui-même »

Mme de Rênal lui apprendra cependant le véritable amour qui est désappropriation de soi : elle sacrifie presque sa foi, J se croyant aimé, « il l'en aima davantage », son sacrifice fait qu'il va « l'adorer », jamais le cas avec Mathilde : amour=guerre.

Mathilde cherche le défi, sa propre « gloire », imprégnée de lectures et de modèles héroïques : elle s'honore en se déshonorant ! Sorte de double de Julien. Côté viril de Mathilde. Voulant un amant qui serait « un maître » et révoltée contre son triomphateur, image inversée de J : elle veut descendre alors qu'il veut monter ! Amour pénétré de modèles littéraires : princesse amoureuse d'un homme qui lui est inférieur. Amour et haine mêlées. combat de deux amours propres en apparence intraitables et dominateurs et secrètement fragiles et tributaires l'un de l'autre. Elle ne peut aimer que celui qui en l'humiliant lui aura prouvé sa supériorité sur elle. J se distingue des autres par sa distance, son refus des valeurs nobiliaires, son indifférence. Elle qui méprise tout le monde aime qui la méprise ! l ne devient digne d'être aimé à ses yeux qu'en retrouvant son ascendant par la menace cf la vieille épée ou son énergie cf l'invasion de la chambre de Mathilde. Cf soumission en mutilant sa chevelure. Mais miroir de J qui connaît sa plus grande crise quand Mathilde le rejette : haine de lui-même. Jamais d'abdication du Moi dans leur relation alors que le véritable amour est reconnaître que le moi n'existe pas sans l'autre.

Nécessité pour restaurer le moi humilié par Mathilde de l'humilier à son tour cf la séduction par lettres de Mme de Fervaques : retour de la passion. Amour étrange où les amants ne semblent jamais pouvoir se montrer d'amour ensemble. Mathilde pas héroïne de l'amour, héroïne tout court. Allant au bout de son personnage, elle entraine Julien dans une ascension héroïque où ils reproduisent le couple ancestral De Boniface de la Môle et de Marguerite de Navarre.

Mais devenu Boniface en prison, J découvre que la relation avec Mathilde est une « fausse passion » et découvre le pur amour , délivré du souci d'en imposer aux autres, avec Mme de Rênal.

La Religieuse, roman de Diderot adapté au cinéma

Par cyberblaise - publié le samedi 23 mars 2013 à 19:44 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Ne manquez pas cet autre destin de femme rebelle luttant pour sa liberté.Vous aurez également une idée de ce qui se passait dans les couvents au XVIIIème siècle. Vous ferez également connaissance avec le roman de Diderot qui a fait scandale.
Entretien avec le réalisateur et bande annonce:
http://www.telerama.fr/cinema/guillaume-nicloux-la-religieuse-c-est-une-ode-a-la-liberte,94980.php

XVIIIe siècle. Suzanne, 16 ans, est contrainte par sa famille à rentrer dans les ordres, alors qu'elle aspire à vivre dans « le monde ».
Au couvent, elle est confrontée à l'arbitraire de la hiérarchie ecclésiastique : mères supérieures tour à tour bienveillantes, cruelles ou un peu trop aimantes...
La passion et la force qui l'animent lui permettent de résister à la barbarie du couvent, poursuivant son unique but : lutter par tous les moyens pour retrouver sa liberté.

La Religieuse de Guillaume Nicloux, d'après l'œuvre de Diderot, avec Pauline Étienne, Isabelle Huppert, Louise Bourgoin, Martina Gedeck, Françoise Lebrun
2012, France / Allemagne / Belgique
Durée 1 h 54

http://www.zerodeconduite.net/lareligieuse
Actuellement en salle au cinéma Colisée.



Gustave Doré illustrateur de Gargantua

Par cyberblaise - publié le samedi 23 mars 2013 à 12:05 dans 02w1èreL 602
https://www.google.fr/search?q=Gustave+Dor%C3%A9+Gargantua&hl=en&client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=kopNUY7VEMrX7Abp4IHYAg&ved=0CC4QsAQ&biw=1024&bih=629

Biographie de Gustave Doré:
http://elisabeth.kennel.perso.neuf.fr/gustave_dore_1832.htm

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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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