1er générale du lycée Queneau, Yvetot, Normandie

Pour l'oral : les mots et expressions à éviter (voire à proscrire!)

Par dp3calmette - 06:41, lundi 15 octobre 2018 .. commentaires : 0 .. Lien


Jules Badin, "La Paresseuse", XIXe siècle, musée de Fécamp

Par dp3calmette - 10:12, vendredi 12 octobre 2018 .. commentaires : 0 .. Lien


Juliette, La Paresse

Par dp3calmette - 06:54, jeudi 11 octobre 2018 .. commentaires : 0 .. Lien
Juliette

La Paresse

Je dédie cette aubade en forme de berceuse
Aux ramiers, aux oisifs, aux clampins, aux cossards
Aux rêveurs, aux passifs, aux lambins, aux ronfleuses
Aux testeurs de hamacs, aux cancres, aux flemmards
Aux poilus de la main fatigués de naissance
Aux planeurs, à la sieste, aux repos du guerrier
Aux lève-tard, aux couche-tôt, au monde du silence
Aux membres inactifs, à la mouche tsé-tsé

Adepte du berceau dès ma plus tendre enfance
J'aimais passionnément la Belle au Bois Dormant
Et encore aujourd'hui j'ai le coeur qui balance
Entre Marie Tudor et les rois fainéants
Mais qui donc le premier a inventé la bulle?
Mais qui donc l'a coincée, le Diable ou le Bon Dieu?
Qui prétend de concile en conciliabule
Que l'éternel repos est l'avenir du pieux?

Je voudrais devenir député ou ministre
Il paraît qu'à la Chambre, on baille à qui mieux-mieux!
Les débats sont rasants, les discours sont sinistres
Et c'est dans ces métiers que l'on vit le plus vieux
A moins que mes refrains ne mènent à la gloire
Ce serait le summum et je serais ravie
D'être le Roi Sommeil mais je n'ose pas croire
Que je pourrais un jour détrôner Moustaki

Lorsque j'ai composé cet air soporifique
J'ai pris le plus grand soin et le plus grand plaisir
A coucher doucement sur le papier musique
Une pause parfois et souvent des soupirs

Pour finir ma chanson voilà que j'ai la flemme
Par malheur mes amis si vous ne dormez pas
Si le c½ur vous en dit achevez-la vous-même
Sans faire trop de bruit en fredonnant tout bas:

Moins fort! Encore moins fort...

Compléments : chanter la paresse, par Jacques Dutronc et Juliette

Par dp3calmette - 08:09, mercredi 10 octobre 2018 .. commentaires : 0 .. Lien
Une liste de chansons sur Deezer pour l'éloge de la paresse :




Le romantisme contemplatif : histoire des arts avec un tableau de contemplation

Par dp3calmette - 04:38, mardi 9 octobre 2018 .. commentaires : 0 .. Lien
Un lien d'abord pour comprendre ce qu'est l'esthétique romantique au XIXe siècle et qu'il ne faudrait pas réduire à un vague sentimentalisme fleur-bleue :

Caspar David Friedrich - Wanderer above the sea of fog.jpg

Gaspard Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages
1818, Huile sur toile, Hambourg

HISTOIRE DES ARTS :
Pour aller plus loin, une courte analyse du tableau à cette page :

Remarques de lecture analytique faites en cours pour "Far-niente" de Théophile Gautier :

Par dp3calmette - 04:36, mardi 9 octobre 2018 .. commentaires : 0 .. Lien


Eléments biographiques de Paul Verlaine en ligne (liens) et sélection de poèmes à connaître :

Par dp3calmette - 06:22, mercredi 3 octobre 2018 .. commentaires : 0 .. Lien

Une biographie plus complète :

Une sélection de poèmes :

Art poétique

De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.

C'est des beaux yeux derrière des voiles,
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est, par un ciel d'automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !

Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !

Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !

Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?

O qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?

De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.

Que ton vers soit la bonne aventure
Éparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.


Chanson d'automne

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Colloque sentimental

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.

- Te souvient-il de notre extase ancienne?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?

- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? - Non.

Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.

- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.


Et un dernier, clin d'½il à ceux qui auraient lu (ou vu) ça d'après Steven King...

Le clown

Bobèche, adieu ! bonsoir, Paillasse ! arrière, Gille !
Place, bouffons vieillis, au parfait plaisantin,
Place ! très grave, très discret et très hautain,
Voici venir le maître à tous, le clown agile.

Plus souple qu'Arlequin et plus brave qu'Achille,
C'est bien lui, dans sa blanche armure de satin ;
Vides et clairs ainsi que des miroirs sans tain,
Ses yeux ne vivent pas dans son masque d'argile.

Ils luisent bleus parmi le fard et les onguents,
Cependant que la tête et le buste, élégants,
Se balancent sur l'arc paradoxal des jambes.

Puis il sourit. Autour le peuple bête et laid,
La canaille puante et sainte des Iambes,
Acclame l'histrion sinistre qui la hait.



Petit historique de la poésie du XIXe au début du XXe siècle : les mouvements et grands poètes.

Par dp3calmette - 03:51, mercredi 3 octobre 2018 .. commentaires : 0 .. Lien
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Théophile Gautier : "romantique au gilet rouge"

Par dp3calmette - 16:45, mercredi 26 septembre 2018 .. commentaires : 1 .. Lien
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Théophile Gautier est né le 30 août à Tarbes en 1811. Sa famille est issue de la petite bourgeoisie.Il vint s'établir rapidement à Paris. Il fait ses études au lycée Louis-le-grand et au lycée Charlemagne où il se lie d'amitié avec le poète Gérard de Nerval.
Il se destine à une carrière de peintre mais le 27 juin 1829 il rencontre Victor Hugo, qui lui donne le goût de la littérature et l'année suivante il participe à la bataille d'Hernani, vêtu d'un gilet rouge qui restera célèbre. Ce sont ses premières armes de jeune romantique dans un milieu littéraire bouillonnant.
En 1830 paraît son premier recueil de vers, financé par son père. Se dessine déjà un don particulier pour la poésie, très conscient de l'héritage des antiques.
Gautier s'illustre alors parmi les représentants du Parnasse, mouvement littéraire en opposition aux romantiques en prônant désengagement personnel, retrait de la société et culte d'une beauté idéale : ce qu'on a appelé "l'art pour l'art".
C'est le 4 mai 1831 qu'il publie la nouvelle fantastique : "La Cafetière". En 1835, Honoré de Balzac envoie Jules Sandeau lui proposer une collaboration au journal La Chronique de Paris. Théophile Gautier va y publier plusieurs nouvelles ainsi que des critiques d'art. Il collabore aussi avec la France littéraire et La Presse. Gautier travaille pour la presse jusqu'en 1855 puis se consacre au Moniteur universel jusqu'en 1868. Parallèlement il publiera de nombreux recueils de poèmes. Il meurt le 23 octobre 1872.

LE PARNASSE CONTEMPORAIN : 1866
e mont Parnasse est, dans la mythologie grecque, le lieu de résidence d'Apollon et des neuf Muses. L'usage métonymique de ce nom pour désigner une assemblée de poètes est déjà ancien lorsque l'éditeur Alphonse Lemerre publie à partir de 1866 une anthologie de poésie moderne qui prend le nom de Parnasse contemporain. Le mot désigne tout de suite ces poètes qui se reconnaissent dans leur réaction contre le Romantisme. D'abord groupés autour de Théophile Gautier, ils se réunissent le samedi soir chez Leconte de Lisle ou José-Maria de Hérédia : Banville, Villiers de l'Isle-Adam, Sully Prudhomme, François Coppée apparaissent comme les plus représentatifs. À l'épanchement personnel, les Parnassiens opposent un souci d'impersonnalité qui leur fait fuir les facilités du lyrisme. Leurs métaphores, constamment empruntées au domaine de la sculpture, prônent le travail poétique, résolument asservi au culte d'une forme parfaite. Loin de l'engagement social des Romantiques, ils se prononcent enfin pour une retraite hautaine, tout entière vouée à la célébration d'une Beauté divinisée. Ces tendances se prolongeront dans le Symbolisme.

=> Pour lire "La Cafetière", nouvelle fantastique :

=> Un film qui reconstitue la "Bataille d'Hernani" où Gautier s'est illustré dans sa jeunesse romantique :



Eléments de corrigé pour le corpus sur la paresse

Par dp3calmette - 04:04, mercredi 26 septembre 2018 .. commentaires : 0 .. Lien
Cette synthèse peut vous servir à répondre à une question d'entretien portant sur les textes du corpus (et textes complémentaires) : comment ces poètes évoquent-ils leur goût de la paresse ? Qu'est-ce que ces poèmes ont en commun concernant l'expression (ou l'éloge) de la paresse ? Pourquoi ces poètes font-ils un éloge de la paresse ? Pourquoi ces éloges sont-ils paradoxaux ?...

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