Penser après les cours...!

Qui est Julien Sorel? (602)

Par cyberblaise - publié le lundi 28 janvier 2013 à 16:52 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Pour gagner du temps mercredi au moment de se répartir les exposés, mettez vos noms en regard des problématiques proposées et envoyez-moi le résultat sur [email protected]

Qui est Julien Sorel ? Travail de recherche.


Julien amoureux : Mme de Rênal et Mathilde de la Môle. Calra, Juliette, Emilia et Emma


Julien représentatif d'un jeune roturier de son époque : ambitieux. Problème de blocage de l'ascension sociale. Parallèle avec notre époque. Chloé, Géraldine, Aurore.


Julien , un héros romantique ? Morgane, Emeline


Julien, un personnage de roman d'apprentissage : qu'apprend-il ? son évolution. Ses maîtres.


Julien, hypocrite, avançant masqué, se croyant obligé de jouer des rôles: Tartuffe, Danton, Boniface de la Môle ? Quand est-il lui-même ? Marie Charlotte et Gabrielle


Julien héros ou antihéros ? Sympathique ou pas ? Océane, Hanna


Julien un double de Stendhal? Ella , Elodie V


Julien, la quête de la réussite sociale ou celle du bonheur ? Sophia, Alexia


Julien, un personnage réaliste qui trouve sa source dans des faits divers ? Coline, Justine, Laurine


Quel acteur pour incarner Julien au cinéma ? Comparaison avec les incarnations du personnage dans les adaptations filmées du roman.Suzanne, Léana


Bande annonce pour présenter le roman en cinq séquences jouée : Première partie, deuxième partie. Eva, Elodie G etc

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Inventaire de Philippe Minyana

Par cyberblaise - publié le dimanche 27 janvier 2013 à 19:33 dans 01w option théâtre 2nde Camille See
La pièce dont je vous ai parlé mercredi dernier et à partir de laquelle vous avez inventé votre propre jeu télévisé avec objets est reprise à Paris en ce moment avec les mêmes actrices.

Florence Giorgetti, Judith Magre, Edith Scob : Inventaires de complicité

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Vingt-six ans après la création d'Inventaires, pièce de Philippe Minyana mise en scène par Robert Cantarella dans le rôle d'un animateur admiratif, les trois merveilleuses comédiennes retrouvent ces femmes simples, sincères, épatantes et en font à nouveau trois femmes grandes et d'une cocasserie aussi drôle que bouleversante.

Il est rare, très rare qu'un spectacle renaisse, des années après sa création, et soit joué par les mêmes comédiens qui l'avaient créé.

Avec Inventaires de Philippe Minyana, on est dans une reprise fascinante. Le spectacle, vu à Paris au Théâtre de la Bastille, il y a donc vingt-six ans avait profondément marqué le public et les critiques.

L'écrivain avait travaillé comme un enquêteur, un sociologue, un reporter en recueillant des propos de femmes. Mais c'est un travail d'invention, de création pour chacune des trois interprètes qu'il avait mené pour ces Inventaires.

Cette pièce avait fait un effet profond car les comédiennes étaient d'une drôlerie formidable, et, en même temps, très émouvantes.

Robert Cantarella les dirigeait déjà et avait réussi un grand moment de théâtre, ludique et dramatique en même temps...mais très drôle toujours, en fidélité à la malice de Philippe Minyana qui aime ses personnages mais ne craint pas leurs faiblesses, leur folie.

Voici donc qu'un quart de siècle a passé et qu'elles reviennent. Complices et séduisantes.

Une photographie très éloquente. Merci à WIKISPECTACLES

Inventaires DR Wikispectacles.jpgChacune a un objet : l'émission à laquelle elles participent et au cours de laquelle elles racontent leurs histoires, beaucoup leurs histoires d'amour.

Florence Giorgetti porte une robe d'été verte et noire. Elle date de 1954. Judith Magre s'accroche à un lampadaire au pied en fer forgé laqué noir et à l'abat-jour jaune-rose pâle. Edith Scob a une cuvette de tôle émaillée bleu et cela suffit à donner une ampleur épique à des vies parfois minuscules...

N'en disons pas plus, au fond...Raconter n'a pas de  sens car c'est le mouvement qui importe ici. Les trois belles sont soumises à la tyrannie de sonnettes ou d'ampoules qui signalent la fin de la parole pour l'une, la prise de parole pour l'autre...

Philippe Minyana avait écrit pour elles, en s'appuyant sur leurs personnalités. Quel régal ! Quel humour, quelle folie, quel délire !

Et quelle tendresse ! quelle beauté dans la personnalité des trois personnages et des trois grandes comédiennes qui les jouent.

Avec le temps, le texte n'a pas pris une ride. Avec le temps les interprètes ont mûri. Mais elles sont la jeunesse même de l'esprit et du tempérament et ce temps qui a passé leur donne une liberté encore plus grande.

Avec sa jolie robe et sa fraîcheur de petite fille, Florence Giorgetti est toute malice. Avec son lampadaire et ses grands yeux, ses vêtements rouge -avec un peu de panthère- Judith Magre est impériale. Avec son blue jean et ses pulls sport, Edith Scob est la plus...fantaisiste jusqu'à un petit grain de folie, une légèreté merveilleuse.

Elles s'amusent et aucune des trois n'aurait repris sans les deux autres. Trois immenses interprètes dans un exercice ludique et tonique. Mais qui a du poids, du sens.

Robert Cantarella qui les regarde, comme l'animateur qu'il joue, laisse sourdre toute la tendresse et d'admiration que le public a pour elles. On crierait bien "Bis !" à la fin....

Mais ce qui surgit avec encore plus de force, c'est la liberté des trois personnages de femmes à qui Philippe Minyana donne la parole. La force d'une écriture est là, éclaboussante...

 

Théâtre de Poche-Montparnasse, à 19h du mardi au samedi, à 17h30 le dimanche (01 45 44 50 21). Durée : 1h00. En alternance avec Robert Cantarella, Michel Froehly.

www.theatredepoche-montparnasse.com


Une réécriture de Blanche Neige au cinéma

Par cyberblaise - publié le dimanche 27 janvier 2013 à 14:57 dans 02w1èreL 602
Vous pouvez voir en ce moment au cinéma Le Colisée une réécriture par un réalisateur espagnol de l'histoire de Blanche Neige dans un très beau film en noir et blanc: Blancanieves
http://www.telerama.fr/cinema/films/blancanieves,437436.php

Médée en Bande Dessinée

Par cyberblaise - publié le dimanche 27 janvier 2013 à 12:43 dans 02w1èreL 602
Vous trouverez des renseignements sur cette oeuvre ici:

http://www.du9.org/chronique/medee/

Préparer les JU (602)

Par cyberblaise - publié le mercredi 23 janvier 2013 à 12:33
Sur le site des JU, vous trouverez des documents pour vous aider à préparer votre déplacement aux journées universitaires. http://www.ju-strasbourg.fr/accueil/

Repérez la nature du salon : s'agit-il d'un salon sur les formations, les secteurs, l'emploi… ? Cela déterminera l'objectif : pourquoi aller au salon ? Qu'y chercher ?

- Analyser la structuration du salon : comment est-il conçu et organisé ?Utiliser le plan fourni en ligne pour vous repérer, regarder si les exposants annoncés correspondent aux formations qui vous intéressent.


 

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Le salon est un moment spécifique pour s'informer sur les métiers et/ou les formations, profiter de ce lieu où sont regroupés différents professionnels ou représentants d'établissements scolaires pour explorer et aller au-delà de ce que l'on connaît.

Orientez-vous:


DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267"> Grâce aux  9 domaines thématiques proposés (arts, armée, …droit…) ou sont listés par niveau les formations s'y rapportant.

- Selon les diplômes et formations qui vous intéressent grâce au moteur de recherche

- Grâce aux 14 fiches "Fil d'Ariane" qui, fondées sur 14 centres d'intérêts, présentent les formations exposées aux JU et les métiers vers lesquels ces formations peuvent déboucher.

Après avoir fait ses recherches, préparer des questions pour les exposants que vous allez rencontrer.

 

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séance du mercredi 16 janvier

Par cyberblaise - publié le mardi 22 janvier 2013 à 09:10 dans 01w option théâtre 2nde Camille See
Après la séance de prise de contact du comédien Bruno Journée.
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Séance du mercredi 16 janvier

Thème : théâtre physique. Prolongement de la représentation du Quai des oubliés par la Volière Dromesko.

I.Echauffement de toutes les parties du corps. Equilibre/déséquilibre. Chercher à agrandir le corps.

II.Recherche en théâtre gestuel , accessoire une chaise : quatre situations :

1. L'offrande du bouquet mais les fleurs sont refusées.

2. Un malheureux qui cherche à se pendre et n'y arrive pas.

3. Un homme qui cherche à faire entrer un congélateur dans sa cuisine et qui peine à le déplacer.

3. Un personnage victime de torture (cf la gestuelle du Schmurz)

D'abord recherche tous en même temps puis on se montre certaines recherches. (Veillez à mener la recherche aussi bien quand vous êtes seul au plateau que lorsque vous travaillez tous ensemble et que je suis la seule à regarder.)

III la course au ralenti d'un personnage poursuivi d'abord sans masque. Puis découverte du masque neutre qui fait que le corps devient le visage. Il s'agit de prendre conscience du fait que le corps doit être aussi expressif que le visage. (Explications : Comment traiter le masque : prise en main, le mettre de dos, se retourner pour l'enlever) Ressenti au masque : d'abord ceux qui l'ont porté, puis les spectateurs.

Pause.

Improvisations en théâtre d'image. L'un des objectifs est de se remémorer les spectacles vus ensemble, l'autre d'utiliser l'expérience du théâtre physique.

1.       5 images arrêtées pour évoquer Maître Puntila et son valet Matti  dans la mise en scène de Guy Pierre Couleau.

2.       Une « bande annonce » en cinq séquences pour Quatrevingt-treize.

3.       Idem pour Twillight ou un film au choix du groupe.

 


Semaine du 21 au 26 janvier (602)

Par cyberblaise - publié le dimanche 20 janvier 2013 à 17:22 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Mercredi 23 janvier: relire tout ce que nous avons fait sur le Discours de la Servitude Volontaire pour réviser.
Répondre à ces trois questions: 1.En quoi peut-on parler d'un discours politique? 2.En quoi s'agit-il d'un pamphlet, d'un texte polémique? 3. A quoi voit-on que l'auteur est un humaniste?
Apporter le Rouge et le Noir de Stendhal. Présentation du projet d'étude.Révisions sur la notion de roman et de personnage.
AP avec les L: apporter le manuel. Mise au point sur la dissertation

Jeudi 24 janvier: Le Rouge et le Noir. Premier texte étudié: chapitre IV première partie:
"En approchant de son usine, le père Sorel appela Julien de sa voix de stentor ; personne ne répondit. Il ne vit que ses fils aînés, espèces de géants qui, armés de lourdes haches, équarrissaient les troncs de sapin, qu'ils allaient porter à la scie. Tout occupés à suivre exactement la marque noire tracée sur la pièce de bois, chaque coup de leur hache en séparait des copeaux énormes. Ils n'entendirent pas la voix de leur père. Celui-ci se dirigea vers le hangar ; en y entrant, il chercha vainement Julien à la place qu'il aurait dû occuper, à côté de la scie. Il l'aperçut à cinq ou six pieds plus haut, à cheval sur l'une des pièces de la toiture. Au lieu de surveiller attentivement l'action de tout le mécanisme Julien lisait. Rien n'était plus antipathique au vieux Sorel ; il eût peut- être pardonné à Julien sa taille mince, peu propre aux travaux de force, et si différente de celle de ses aînés ; mais cette manie de lecture lui était odieuse, il ne savait pas lire lui-même. Ce fut en vain qu'il appela Julien deux ou trois fois. L'attention que le jeune homme donnait à son livre, bien plus que le bruit de la scie, l'empêcha d'entendre la terrible voix de son père. Enfin, malgré son âge, celui-ci sauta lestement sur l'arbre soumis à l'action de la scie, et de là sur la poutre transversale qui soutenait le toit. Un coup violent fit voler dans le ruisseau le livre que tenait Julien ; un second coup aussi violent, donné sur la tête, en forme de calotte, lui fit perdre l'équilibre. Il allait tomber à douze ou quinze pieds plus bas, au milieu des leviers de la machine en action, qui l'eussent brisé, mais son père le retint de la main gauche, comme il tombait : – Eh bien, paresseux ! tu liras donc toujours tes maudits livres, pendant que tu es de garde à la scie ? Lis-les le soir, quand tu vas perdre ton temps chez le curé, à la bonne heure. Julien, quoique étourdi par la force du coup, et tout sanglant, se rapprocha de son poste officiel, à côté de la scie. Il avait les larmes aux yeux, moins à cause de la douleur physique que pour la perte de son livre qu'il adorait. « Descends, animal, que je te parle. » Le bruit de la machine empêcha encore Julien d'entendre cet ordre. Son père, qui était descendu, ne voulant pas se donner la peine de remonter sur le mécanisme, alla chercher une longue perche pour abattre des noix, et l'en frappa sur l'épaule. À peine Julien fut-il à terre, que le vieux Sorel, le chassant rudement devant lui, le poussa vers la maison. Dieu sait ce qu'il va me faire ! se disait le jeune homme. En passant, il regarda tristement le ruisseau où était tombé son livre ; c'était celui de tous qu'il affectionnait le plus, le Mémorial de Sainte-Hélène. Il avait les joues pourpres et les yeux baissés. C'était un petit jeune homme de dix-huit à dix-neuf ans, faible en apparence, avec des traits irréguliers, mais délicats, et un nez aquilin. De grands yeux noirs, qui, dans les moments tranquilles, annonçaient de la réflexion et du feu, étaient animés en cet instant de l'expression de la haine la plus féroce. Des cheveux châtain foncé, plantés fort bas, lui donnaient un petit front, et, dans les moments de colère, un air méchant. Parmi les innombrables variétés de la physionomie humaine, il n'en est peut-être point qui se soit distinguée par une spécialité plus saisissante. Une taille svelte et bien prise annonçait plus de légèreté que de vigueur. Dès sa première jeunesse, son air extrêmement pensif et sa grande pâleur avaient donné l'idée à son père qu'il ne vivrait pas, ou qu'il vivrait pour être une charge à sa famille. Objet des mépris de tous à la maison, il haïssait ses frères et son père ; dans les jeux du dimanche, sur la place publique, il était toujours battu. "

Découvrir Les Fleurs du Mal de Baudelaire à la radio

Par cyberblaise - publié le dimanche 20 janvier 2013 à 09:53 dans 02w 1èreL/Es Camille See
L'émission ça peut pas faire de mal a été consacrée samedi dernier aux Fleurs du Mal de Baudelaire. La lecture de Paul Gallienne vous permet d'entrer dans l'oeuvre et de la comprendre.
http://www.franceinter.fr/emission-ca-peut-pas-faire-de-mal-les-fleurs-du-mal-de-charles-baudelaire

Approfondir Quatrevingt-treize de Hugo

Par cyberblaise - publié le samedi 19 janvier 2013 à 16:08 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Comment exploiter le spectacle vu? Pour l'objet d'étude sur le théâtre bien sûr mais
en vous souvenant du roman de Hugo pour l'objet d'étude sur le personnage de roman.
Quatrevingt-treize: un roman historique, un roman épique qui magnifie la Convention et les Bleus, un roman argumentatif qui fait réfléchir à la Révolution et au courage politique.
Vous trouverez ici une dissertation sur le roman:
Expliquez l'appréciation suivante, portée sur le roman de Victor Hugo : Quatre-vingt-treize propose une vision épique et une interprétation symbolique de l'histoire.
http://www.etudes-litteraires.com/hugo-quatre-vingt-treize.php#ixzz2HaTVQjaG

Structure du Discours de la servitude volontaire (2)

Par cyberblaise - publié le vendredi 18 janvier 2013 à 15:23 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Résumé/ structure du Discours de la servitude volontaire de la Boetie. ( Merci à

http://sabariscon.e-monsite.com/pages/cours-premiere-l/resume-synthese-du-discours-de-la-servitude-volontaire.html pour le gain de temps!


Edition Mille et une nuit

      P 7 : LB introduit le thème de son discours en se référant à Homère. Citation d'Ulysse qu'il va  contredire: « mais à la réflexion, c'est un malheur extrême que d'être assujetti à un maître dont on ne peut être assuré de la bonté, et qui a toujours le pouvoir d'être méchant quand il le voudra. »

Discours à teneur politique donc.

P8 : Il ne s'agit pas de débattre du meilleur mode de gouvernance mais de s'intéresser aux raisons de l'existence du tyran et à la responsabilité du peuple. Il s'agit de comprendre pourquoi les peuples supportent la tyrannie. Ils sont « ensorcelés par le seul nom d'un ».

P9 : Si encore, celui auquel on se soumet était vertueux et digne d'amitié.

Mais les peuples ne sont pas gouvernés, ils sont asservis, dépossédés de tout, y compris d'eux-mêmes. LB recourt à l'argumentation directe mais il s'appuie sur le registre pathétique pour proposer un 1er portrait satirique de la tyrannie et du tyran. Il souligne l'idée de Un contre Tous.

Il réfute l'idée que les peuples agissent ainsi par lâcheté. Il recourt à un raisonnement par analogie p 10 et 11 : analogie avec la guerre et les combattants. Il recourt à des ex où des peuples, des individus se sont battus pour leur liberté.

Il est donc vraiment difficile de croire à l'existence d'une telle servitude !

P 12 : Il expose le principe de la désobéissance civile. Pour combattre la tyrannie, il suffit que les peuples refusent de continuer à obéir. Le tyran sera défait de lui-même. « C'est le peuple qui s'asservit et qui se coupe la gorge. »  p13 Métaphores du feu, de l'aliment et de la branche.

P 14 : Il constate que les hommes n'ont pas la force de désirer leur liberté. Il apostrophe ensuite les peuples avec virulence . Il propose aussi un portrait développé et très satirique du tyran. Le tyran n'est qu'un homme : LB réfute le principe de la monarchie de droit divin : « Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains et rien de plus que n'a le dernier  des habitants du nombre infini de nos villes. »

P 15 : Analogie du peuple asservi avec un malade incurable. Après les constats et l'exposition du principe de désobéissance civile, il se propose de réfléchir aux causes : « Cherchons donc à comprendre […] comment cette opiniâtre volonté de servir s'est enracinée… ».

P16-17 : Selon LB, l'obéissance aux parents est naturelle, pas celle au tyran. Il réitère l'idée que l'état naturel de l'homme est la liberté et que « la nature, ministre de Dieu », a fait tous les hommes égaux. Il oppose l'affection fraternelle voulue par la nature à la tyrannie qui est contrenature.

P 17-18 : D'ailleurs les animaux ne supportent pas la servitude. De sorte que cette dernière place l'homme au-dessous de l'animal (ex de l'éléphant, du cheval, des bœufs et des oiseaux en cage comme il l'a exposé jadis en vers dans des fables).

P19-20 :Il développe ensuite l'idée qu'il existe 3 sortes de tyrans : ceux qui sont élus par le peuple, ceux qui gagnent le pouvoir par les armes et ceux qui l'obtiennent par l'hérédité (cas de la monarchie française). « ils usent du royaume comme de leur héritage » « ils regardent les peuples qui sont leur sont soumis comme leurs serfs héréditaires ». Celui qui a été élu tend à rendre son pouvoir héréditaire pour ses fils. Ces 3 tyrans ont sensiblement tous la même manière de régner et d'asservir.

P 20-21-22 : question indirecte : quel choix, entre la liberté et la sujétion, feraient des sujets neufs, « ni accoutumés à la sujétion, ni affriandés à la liberté ? ». Selon lui ils obéiraient à la seule RAISON (position totalement humaniste). Il mentionne le contre-exemple des « gens d'Israël ». D'après lui, les hommes ne peuvent pas se laisser assujettir uniquement parce qu'ils sont sous la contrainte ou trompés. Il s'appuie sur des ex historiques puisés dans l'Antiquité. Le véritable souci réside dans le fait que l'homme est victime d'un profond oubli de sa liberté, la servitude lui fait perdre la mémoire. Quant aux enfants des 1ers asservis « ils prennent pour leur état de nature l'état de leur naissance ». S'ajoute à cela la force de l'habitude. La nature pèse peu de poids face à celui de l'habitude.

P22-23: métaphores végétales pour illustrer son argument. Ex des Vénitiens qui eux cultivent la liberté. Opposition nature/ culture. La nature = état originel de l'homme, la liberté ; la culture = la civilisation, l'Etat et la servitude. Cette démonstration est orchestrée  à partir de l'exemple des 2 chiens de Lycurgue. LB recourt à diverses anecdotes pour illustrer son propos, mais aussi pour l'animer et le rendre plus aisément compréhensible par le plus grand nombre. Ex : Xerxès, grand roi de Perse. Ces exemples prennent la forme de récits : on peut parler d'argumentation indirecte.

P 24-25 -26: Anecdote de Caton d'Utique : « La nature de l'homme est d'être libre et de vouloir l'être, mais il prend facilement un autre pli lorsque l'éducation le lui donne. » L'homme s'habitue tant à sa servitude qu'elle lui semble naturelle. «  On ne regrette jamais ce qu'on n'a jamais eu » Analogie avec les chevaux. Recours à la PROSOPOPEE lorsqu'il donne la parole aux chevaux.

P 27 : certains échappent à cette perte de mémoire et « ne s'apprivoisent jamais à la sujétion ». Ce sont des individus éclairés, avec une tête  « affinée par l'étude et le savoir », « la servitude les dégoûte ». Il évoque ici les humanistes et fait son autoportrait. Ces gens représentent un danger pour le tyran, tout comme leurs livres (se souvenir de la publication posthume du Discours). D'ailleurs le grand Turc se méfie des livres qui donnent « aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie » : on reconnaît là les principes fondateurs de l'Humanisme. Il évoque implicitement la censure.

P28 Il revient alors à l'idée du désir, de la volonté de liberté, affirmant que « le ferme vouloir garantit presque toujours le succès ». Il fournit quelques exemples comme Brutus l'Ancien ou Thrasybule.


:LB a fait ainsi quelques digressions, ce qu'il souligne lui-même : « Mais pour revenir à mon sujet, que j'avais presque perdu de vue.. ».

P29 : Après l'habitude, il évoque la 2nde cause : la lâcheté. « Sous les tyrans, les gens deviennent aisément lâches et efféminés ». Il mentionne Hippocrate, grec, « père de la médecine ». Ce dernier a refusé de mettre son art au service d'un tyran. Sous la tyrannie « on perd aussitôt la vaillance », les hommes sont « comme ligotés et tout engourdis » « sont incapables de toute grande action ». Les tyrans en ont conscience et font en sorte de mieux les avachir. LB s'appuie sur l'historien grec Xénophon qui rapporte comment Simonide dialogue avec le tyran Hiéron à propos des misères du tyran.

P30 :Le tyran fait du mal à tous donc il craint tout le monde et recourt à des mercenaires étrangers. Pour la 1ère fois la France est mentionnée. IL évoque aussi Scipion l'Africain pour expliquer que plus ses sujets sont sans valeur, plus le tyran es rassuré. L'une des ruses du tyran consiste donc à abêtir ses sujets.

P31 : Il donne l'ex de Cyrus qui étourdissait les hommes avec des maisons closes, des tavernes et des jeux publics, des divertissements. Le peuple est aveugle, il se méfie de celui qui l'aime et fait confiance à celui qui le trompe. Nouvelles comparaisons animalières. « Le théâtre, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs […] et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude […] les outils de la tyrannie. »  

P32 :Les tyrans romains procédaient de la même façon  en organisant des festins publics. Ex de Néron « ce vilain monstre » « cette sale petite peste du monde », « cette bête sauvage » dont parle Tacite, l'historien latin.

P 33-34-35 : autre ex : Jules César, tyran dont on louait paradoxalement l'humanité. Ces tyrans romains usurpaient par ailleurs le titre de Tribun du peuple. Ces exemples historiques visent à atténuer la teneur polémique du discours, toutefois ils comportent une dimension universelle comme le rappelle LB : « Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui ». Il use aussi d'exemples  non européens pour mieux souligner cette universalité : les rois d'Assyrie, les 1ers rois d'Egypte, Pyrrhus le roi d'Epire. Le but est de montrer comment tous ces tyrans dupent les peuples avec des contes et comment les peuples se plaisent à se laisser duper. « Le peuple a toujours ainsi fabriqué lui-même les mensonges, pour y ajouter ensuite une foi stupide. » LB emploie les termes « ragots », « fables des ignorants » et « merveilles ». On croit même les tyrans capables de miracles.

P 36 : il en vient à la façon dont le tyran s'appuie sur la religion pour renforcer son pouvoir (= nouvelle allusion à la monarchie de droit divin). Il cite Virgile. Les tyrans « abusent de la religion pour mal faire ». On peut parler d'usurpation de la religion. Accusation contre la monarchie française : « Nos tyrans de France ont semé aussi je ne sais quoi du genre » ! Il évoque cependant quelques bonnes exceptions dans l'Histoire de France. 

P37 : Enfin, dans ce qui semble être une digression sur la littérature, il rend hommage aux poètes de la Pléiade : « ils font tellement progresser notre langue que bientôt […] nous n'aurons rien à envier aux Grecs ni aux Latins. » Il évoque La Franciade, l'épopée de Ronsard qui vante notamment les mérites du roi Clovis.

P 38-39 : autre stratagème des tyrans (troisième cause de la soumission) : le recours aux favoris qui agissent par intérêt pur (ou autres courtisans), « autant de petits tyranneaux » « les complices de ses cruautés » « les bénéficiaires de ses rapines ». L'idée est que l'entourage du tyran le corrompt et s'appuie à son tour en tyran sur d'autres courtisans pour s'assurer son propre pouvoir. Il évoque ainsi les ramifications du pouvoir qui orchestre cette société pyramidale. Il recourt à un raisonnement par analogie avec l'image filée de la tumeur et de ses ramifications. Ces favoris sont guidés par leur immense ambition et leur grande avidité.

P 40: autre analogie, « les grands voleurs et les fameux corsaires » afin de souligner les complicités et la répartition des tâches.  « C'est ainsi que le tyran asservit les sujets les uns par les autres. » LB attaque « ceux qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple ». Ils agissent ainsi dans leur seul intérêt. C'est hypocrite !

P41-42 : Pour LB, c'est de la sottise puisque « s'approcher du tyran » revient à « s'éloigner de sa liberté ». Il démontre que les courtisans sont finalement moins libres que les peuples. Le peuple doit juste obéir au tyran, le favori doit en plus lui complaire et jouer toute une comédie sociale. Ceci n'est pas vivre. Les favoris ne s'appartiennent plus. Ils viennent « se présenter à lui comme des moutons devant le boucher. ». Par ailleurs le tyran est versatile, inconstant : le favori peut aisément tomber en disgrâce.

P 43-44 : CHIASME : « Souvent enrichis à l'ombre de sa faveur des dépouilles d'autrui, ils l'ont à la fin enrichi eux-mêmes de leur propre dépouille » Les hommes de bien ne sont pas plus à l'abri dans cet entourage. LB cite l'exemple de Sénèque ou de Burrhus assassinés par Néron, empereur qui alla même jusqu'à tuer sa mère, Agrippine, alors qu'elle avait empoisonné son mari, Claude, pour lui permettre d'accéder au trône.

P45-46 : mais bien des tyrans furent également tués par leurs favoris. « Certainement le tyran n'aime jamais et n'est jamais aimé ». L'amitié ne peut exister qu'entre gens de bien. Sorte de digression sur l'amitié dont il fait l'éloge. « Entre méchants, lorsqu'ils s'assemblent, c'est un complot et non une société ». « ils ne sont pas amis mais complices ». L'amitié a besoin d'égalité. LB s'étonne de ce que les favoris s'aveuglent alors que leur vie est particulièrement périlleuse.

P 47 : « Sourire à chacun et se méfier de tous »  doit aussi être pénible. Pour LB ce sont aussi les favoris que les peuples accusent de leurs maux. Il recourt d'ailleurs à l'expression « mange-peuple pour les désigner. p48

P48 : Le discours s'achève sur une exhortation (injonctives) à la 1ère personne du pluriel : LB s'inclut avec le peuple dans la reconquête de la liberté. Il invoque Dieu qui punira certainement ces tyrans.

 

 

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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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