Penser après les cours...!

"Royal Affaire" pour entrer dans le siècle des Lumières

Par cyberblaise - publié le vendredi 30 novembre 2012 à 09:17 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Ou comment Voltaire et Rousseau ont influencé le royaume du Danemark...
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/11/20/royal-affair-une-lutte-politique-sur-fond-d-intrigues-d-alcove_1792824_3246.html

En savoir plus sur Les Caractères de La Bruyère

Par cyberblaise - publié le jeudi 29 novembre 2012 à 12:49 dans 02w 1èreL/Es Camille See
 Le cours sur les caractères d'une collègue:
http://elisabeth.kennel.perso.neuf.fr/les_caracteres.htm

Huit portraits mis en scène dont Arrias à savourer:
http://www.youtube.com/watch?v=hiGgIlrVO54

Un commentaire de l'extrait lu en classe: Arrias
http://www.lescorriges.com/fichesbac/objectifbac/la_bruyere_arrias.htm

résumé du Misanthrope

Par cyberblaise - publié le jeudi 29 novembre 2012 à 12:43 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Pour mieux situer la scène dite des portraits dans le Misanthrope , un résumé de la pièce:
http://isabellemaillard.free.fr/moliere/misanthrope.htm

Un commentaire de la scène des portraits Acte II, scène 4:
http://www.lescorriges.com/fichesbac/objectifbac/moliere_le_misanthrope_Le_Jeu_du_Portrait.htm

Cours prévus semaine du 3 au 7 décembre classe 602)

Par cyberblaise - publié le jeudi 29 novembre 2012 à 09:55 dans 02w 1èreL/Es Camille See
 Mercredi 5 décembre: reprise orale des exposés faits en groupe à partir des questions posées sur la scène 6 de L'île des Esclaves.
Jeudi 6 décembre: Etude de la scène 10, dernière scène étudiée dans l'oeuvre de Marivaux.
Question d'ensemble pour répondre à la problématique: L'île des Esclaves, une pièce subversive?

Pour les L: jeudi 6 décembre: Médée de Corneille. Commentaire du dénouement + étude du tableau de Delacroix.
Pour les ES en AP: Reprise de la question d'ensemble du sujet de bac dans le manuel que vous avez rédigée. initiation à la dissertation.

Tirade de Cléanthis: la portée satirique

Par cyberblaise - publié le mardi 27 novembre 2012 à 12:37 dans 02w 1èreL/Es Camille See

III Portée satirique de la tirade.

La fin de la tirade établit un lien entre comédie et portée morale : Cléanthis se désigne elle-même comme le personnage qui donne sens au propos, qui déchiffre : « cela veut dire ». Elle observe les attitudes pour mieux les fustiger : »j'entendais tout cela moi car nous autres esclaves nous sommes doués contre nos maîtres d'une pénétration… » : la revanche passe par la dénonciation de la coquetterie et des codes mondains.

Ce qui est d'abord critiqué :

-la soumission absolue d'Euphrosine au paraître, à l'image qu'elle doit projeter dans le cercle étroit de « l'extrêmement bonne compagnie », les contorsions devant le miroir en sont la preuve/ psychodrame : « voilà qui est fini » devant les traits tirés. Marivaux conteste ce type de beauté purement artificielle et qui se gâte dans des poses affectées et des expressions précieuses : Euphrosine n'est pas libre quoique maîtresse, elle est prisonnière de son jeu de rôle dans la société, du regard des autres Esclave d'elle-même et de son amour propre, esclave de conventions sociales absurdes. Très différente par exemple de la Maréchale de Voltaire.

- l'esprit caustique de Cléanthis se porte aussi sur « les bonnes amies » qui animées d'une vive jalousie scrutent les défaillances du beau visage d'Euphrosine, pas « bonnes » du tout ! Son enlaidissement même passager les réjouirait. Prisonnières du jugement d'autrui, du qu'en dira-t-on : tyrannie :  cf« que va-t-on penser du visage de Madame ? On croira qu'elle enlaidit ». Masque du protocole et des formules de politesse : prononcer « Madame" avec une fausse majesté pleine d'ironie. Mise à nu de l'hypocrisie dominante et des rapports de rivalité sous jacents, comédie de la séduction. Derrière la noblesse de façade, des sentiments bien bas. La servante montre l'envers du décor : pauvreté des relations sociales.

- attitude dissimulatrice d'Euphrosine : feint la mauvaise santé, apparence calculée du « négligé » : vocabulaire de la coquetterie : ruse pour plaire davantage, duplicité qui transparaît aussi dans les exagérations, hyperboles de son discours : « huit jours, je fais peur. »Euphrosine s'adresse implicitement aux messieurs : «  seul un léger accident de santé amoindrit ma beauté ; laquelle sera demain, si vous revenez, plus éclatante que jamais » , discours à double entente :  Cléanthis dira plus loin dans la pièce :« elle cherche toujours à plaire sans faire semblant de rien ». Dilemme de la coquette qui cherche à plaire sans l'avouer franchement jamais.

Les mots de l'énonciation de Cléanthis trahissent l'affectation de sa maîtresse. Marivaux imite dans le langage la préciosité des salons en forgeant des expressions par ex l'emploi des adjectifs substantivés : « nous n'aurons que du négligé » cf dans la première tirade : « se sent-elle du vif, du sémillant », tendance aussi à la personnification concrète héritée des Précieuses Cf "Madame ne voit personne aujourd'hui pas même le jour », « il faut envelopper ce visage là. », syntaxe recherchée aussi : « remettez à me voir » par exemple.

Donc satire qui cible aussi bien Euphrosine en personne et son comportement que toute la société mondaine. (comédie de caractère et comédie de mœurs)

 

Tirade de Cléanthis, scène 3, Ile des Esclaves

Par cyberblaise - publié le lundi 26 novembre 2012 à 09:28 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Fragment de la scène 3 de l'Ile des Esclaves.

Situation du passage : 2ème volet du diptyque consacré au réveil d' Euphrosine par Cléanthis que Trivelin vient d'autoriser à médire d'Euphrosine pour vider son ressentiment à l'égard de sa maîtresse, le premier concerne le réveil en joué et glorieux après une bonne nuit de sommeil, le deuxième expose à l'inverse les effets déplaisants d'une mauvaise nuit. : au plan moral l'enjeu est à la fois de condamner la coquetterie( comédie de caractère) mais aussi le protocole mondain ( comédie de mœurs), mais la tirade de Cléanthis en dit aussi beaucoup sur le personnage de la servante.

Problématique : quel rôle joue ce portrait dans la relation conflictuelle entre maître- valet ? Première mise à l'épreuve et leçon après avoir dû renoncer à son nom et inverser les rôles.

1. Une énonciation subtile, la tirade dialoguée qui révèle l'intelligence de Cléanthis. En conversation avec Trivelin, principal interlocuteur, Cléanthis reformule en les déformant les propos d'Euphrosine au réveil en jouant son rôle et en utilisant le discours direct : la coquette commente avec force surprise les conséquences ( pour son visage) d'une nuit d'insomnie et Cléanthis fait entendre ses mots, dans un deuxième temps Clénathis montrera Euphrosine dans le cadre d'une conversation mondaine codifiée selon les règles de bienséance du temps, s'appliquant à dissimuler à « ses bonnes amies » les traces de cette mauvaise nuit.

Le dispositif énonciatif est très complexe et particulier puisque Cléanthis associe discours direct et récit pour décrire le comportement et les attitudes de sa maîtresse, tout en les commentant parfois : système hybride. Au discours direct qui reproduit les paroles ex Ah qu'on m'apporte un miroir » s'ajoutent des fragments de récit introduits par les adverbes « cependant » par exemple.

Dans des micro séquences narratives, la servante résume les principales actions »on se mire, on éprouve avant de faire revivre la scène au présent de narration, un peu comme une voix off commenterait le spectacle donné par la coquette » cependant il vient compagnie, on entre ». la tirade est donc polyphonique puisqu'elle fait entendre plusieurs voix. Simultanément Cléanthis fait entendre la voix de sa maîtresse affligée de son visage mal reposé et la sienne dans une tonalité parodique : elle imite ironique ment la préciosité de sa maîtresse en exagérant : « comme me voilà faite ! que je suis mal bâtie ! Elle est donc intelligente, fine , capable de causticité, talentueuse comme actrice qui a beaucoup observé en silence sa maîtresse, jubilante de pouvoir la moquer. La distinction entre les deux voix est assez subtile : parfois seule l'intonation moqueuse et exclamative fait sentir la caricature. L'actrice qui interprète Cléanthis a beaucoup de travail à faire pour montrer les nuances du jeu de la servante auprès de Trivelin et d'Euphrosine : caricature fine du langage cf le jour personnifié, caricature des attitudes aussi.

La servante prend une distance ironique et méprisante en utilisant le pronon « on » pour désigner sa maîtresse et les mondains qui pénètrent chez elle : regard dévalorisant de Cléanthis sur la coquette mais peutêtre aussi pointe de jalousie : détails insignifiants de sa toilette la préoccupent au plus haut degré, elle est vraiment « vaine et « façpnnière » : elle fait des « façons ».Jugement sévère de la servante sur l'amour propre de la maîtresse et son côté superficiel.

A la fin de la tirade Cléanthis assume à elle seule toute une petite société mondaine où culmine une politesse hypocrite. Enjeux d'un tel dispositif ?

 A. sert à la construction psychologique de Cléanthis : virtuosité de la servante au dépens de la maîtresse, revanche de préséance pour l'humble servante !

Au début de la scène 3, Cléanthis se montre agressive, revancharde, là véritable talent d'actrice, l'on sent le mouvement d'émancipation, la libération qui lui est procurée par cette possibilité de s'exprimer : elle fait une démonstration magistrale de son éloquence. Tirade dialoguée= acte de naissance alors qu'elle est constamment dans l'ombre à Athènes. Là sur le devant de la scène, en pleine lumière : occasion rêvée donnée par Trivelin de s'approprier les attitudes de sa maîtresse qu'elle observait et sans doute admirait et enviait aussi. Elle devient l'égale de sa maîtresse.

B. Prolongement de la scène d'exposition puisque donne des renseignements sur la façon de vivre à Athènes. Tableau joué par Cléanthis qui concentre le temps et l'espace : le dramaturge donne à voir deux scènes en même temps : Euphrosine à Athènes/ Cléanthis se vengeant sur l'ïle des esclaves cf deux « aujourdhui » qui ponctuent le texte. En m^me temps cette Athènes ressemble beaucoup plus évidemment à la société mondaine parisienne.


II La dimension spectaculaire de la tirade qui offre un phénomène de théâtre dans le théâtre comme il y en aura d'autre dans la pièce.

Cléanthis apporte beaucoup de soin à sa mise en scène : souligne à l'égard du public l'effet visuel « vous allez voir », mobilise ses dispositions d'actrice pour faire revivre cet « aujourd'hui » : vocabulaire de la coquetterie : miroir, visage, négligé, bonnes amies + formules de politesse évoquant l'ambiance d'un salon mondain du XVIIIème siècle : quelques mots pour donner vie à tout un décor en créant des personnages et des situations avec fantaisie et humour :petites anecdotes à peine esquissées mais très reconnaissables et rapidement enchaînées.

Ses propos exagérés sur les angoisses de sa maîtresse répercutent l'obsession de la beauté défraichie : « il ya huit jours que je n'ai pas dormi, je n'ose pas me montrer, je fais peur ». : importance du paraître dans cette société où il faut se donner en spectacle. Le public est amusé cependant par la coquette .

Traitement comique du portrait qui se fonde sur la rencontre entre deux registres de langue ; Cléanthis imite à la perfection sa maîtresse et sa façon de parler mais au détour de son jeu, son bon sens populaire très concret affleure : Non, il ya remède à tout ». elle est tellement habituée à rassurer sa maîtresse et à trouver des solutions !

Beaucoup de didascalies internes car la gestuelle est à imaginer : comique de situation, la coquette devant son miroir, marchant en négligé etc. variété des intonations car Cléanthis mime aussi les différents invités.

Nombreux effets de dramatisation avec les questions : que vat-on penser du visage de madame ? » Comme s'il y avait un enjeu très grave. Vivacité du jeu de Cléanthis suscité par la parataxe ; pas de mots de liaiasons et de phrases complexe, tout s'enchaîne très vite : panique d'Euphrosine qui doit être joué par l'actrice qui l'incarne.

Petites touches du portrait qui sont autant de petites piques. Illusion du plus parfait naturel alors que très travaillé. // avec les portraits de La Bruyère dans les Caractères au XVIIème siècle et avec la scène des portraits dans le Misanthrope de Molière.

A l'image des comédiens dell'arte, Cléanthis semble improviser sur un canevas : thème choisi : le réveil de la coquette. Comédie dans la comédie dont le but est de donner une leçon de comportement à la maîtresse, prétention du théâtre à castigat ridendo mores, corriger les mœurs par le rire.

L'efficacité de la comédie se mesure au désarroi d'Euphrosine : « Je ne sais où j'en suis » Elle ne résiste pas au spectacle public de ses défauts et en affichant ainsi clairement son trouble, elle participe à ses dépens au triomphe de la comédie qui corrige les mœurs. Même effet sur les coquettes qui sont dans la salle ? Insistance par Marivaux sur les pouvoirs du théâtre : mise en abyme de toute une société, miroir à la fois du jeu des acteurs et de celui du public dans la société. Ce qui nuit cependant au résultat de la leçon, c'est que Cléanthis agit peut-être aussi par jalousie et par fascination pour la séduction de la maîtresse, seul Trivelin est totalement maître du jeu. (...)

Encore une petite vidéo sur Maître Puntila

Par cyberblaise - publié le dimanche 25 novembre 2012 à 16:29
Une nouvelle présentation de Maître Puntila par Guy Pierre Couleau et certains acteurs devant la CDE avec , je crois, des élèves de l'option qui passent à un moment en arrière plan:
http://www.youtube.com/watch?v=pJ4bWLOgswE&feature=share

2nde enseignement d'exploration arts du spectacle urgent

Par cyberblaise - publié le dimanche 25 novembre 2012 à 09:38 dans 03w 2ndeArts du spectacles

Mardi 27 novembre changement de salle OO1 au lieu de 123

Pensez à préparer la mise en espace de l'extrait des Assoiffés de Wajdi Mouawad que vous avez élaboré lors de  la dernière séance.

Tirade de Médée, dénouement de la pièce de Sénèque

Par cyberblaise - publié le dimanche 25 novembre 2012 à 09:30 dans 02w1èreL 602
 

 Analyse détaillée de la tirade de Médée étape par étape :

Lignes 1-4 : refus de fuir, expression d'orgueil, affirmation du « Moi », émotions très vives perceptibles aux nombreuses exclamatives. Cruauté : expression de la jouissance ( « j'aime, heureux commencement, joie que tu goûtes, jouis) »  au « spectacle » de la destruction qu'elle a produite, ironise sur le « nouvel hymen ». Médée sorte de metteur en scène qui a changé l'ordre des choses cf champ lexical du théâtre qui parcourt  le texte, importance du « voir », voyeurisme sadique.

Emportée par son élan vengeur, s'adresse à elle-même, questions, injonctions.

Lignes 4-6 : Prise de conscience du mobile du dépit amoureux : » Tu aimes encore », désir de vengeance pas assouvi par la mort de la rivale, se traite d' »insensée » plusieurs fois dans le texte :"insensée que tu es, insensée que je suis, âme égarée." Désir d'une punition qui doive rétablir la puissance de Médée qui se sent outragée, cherche une identité. Cf impératif catégorique « il faut » Premier mobile.

Ligne 6-10 :se rêve transgressant toutes les normes : briser les liens les plus sacrés, étouffer tous les remords, sortir de la morale commune : monstre cf taches sur les mains désirées. S'exhorte à la haine par des impératifs, gradation qui montre comment elle va arriver à une vengeance surhumaine : en cherchant dans son cœur tout ce qui y est amassé de violence et de fureur, démesure, folie de l'excès. Travais sur soi, recherche d'un dépassement par rapport aux crimes déjà commis.

Ligne9-10 : passé vu comme un entraînement : « prélude » , »essai » : opposition entre les crimes « commis pour un autre » (Jason) et « mes propres vengeances », crimes précédents : apprentissage, expérience, nouveau crime projeté vu comme une affirmation d'une identité accomplie : «  grand forfait », elle n'est plus « une vierge timide ».

L11 : réalisation de soi : « maintenant je suis Médée, génie qui s'est fortifié dans le crime : exaltation d'elle-même : applaudissement acquiescement « oui » ( à la fois héroïne et public, dédoublement qui participe de sa folie), sentiment d'une coïncidence avec elle-même. Cf début de la pièce où elle ne sait plus qui elle est : exilée abandonnée par son époux.

Elle revit au présent les crimes passés : coupé la tête du frère, mis son corps en pièce, dépouillé le père du trésor de la toison d'or, avoir armé les mais des fils de Pélias contre les jours de leur vieux père. Extrême violence revécue, inventaire jubilatoire, n'a respecté ni les liens filiaux, ni ceux de la fratrie.

L15-16 :Mûre pour un crime nouveau et inédit : cf « forfait inoui, meurtre abominable » Cherche une nouvelle victime, mais pas encore dicible : « je ne sais quelle résolution fatale que je n'ose encore m'avouer à moi-même », encore inconscient.

L17 se traite de folle de ne pas avoir attendu que Jason ait des enfants de Créuse : scénario fantasmatique qui lui permet de détester ses enfants en imaginant qu'ils ne sont pas d'elle mais de Créuse.

L18 : affirmation martelée de l'amour de sa vengeance, de son crime : expression d'un amour de soi, hyperbole royale « couronner »

L19 décision : s'exhorte à préparer le meurtre des enfants, s'adresse à eux, ne se reconnaît plus comme leur mère : opposition maintenant/autrefois, payent pour la trahison du père

Conjonction de coordination d'opposition « mais » signale le retournement de situation : corps qui réagit, trouble physique, tremblement, paralysie, sensations de froid conséquence : « mon cœur se trouble » , ébranlée dans sa détermination, retour de l'instinct maternel l20

Médée tiraillée entre sa souffrance d'épouse abandonnée et son instinct de mère, personnage clivé à plus d'un titre :Sorte de théâtre où combattent les passions : haine, ressentiment, colère, fureur, amour, rôles d'épouse et de mère, la Médée colchidienne d'autrefois, la Médée épouse du Grec Jason. Cf antithèse vengeances/affections L21 envisage au conditionnel les conséquences de son acte, se réapproprie ses enfants en utilisant des adjectif possessifs : mes fils que j'ai mis au monde.

L22 : Je ne veux pas en opposition avec le il faut de la ligne 9

L23 remet en question le mobile : culpabilité des enfants par leur lien avec le père : innocents, parallèle avec le frère lui aussi innocent qui réveille le désir de meurtre. Médée environnée par la pensée de la mort violente, obsédée.

L26-28 Déchirement exprimé par l'emploi du verbe très imagé : « balancer », combat de l'amour et de la haine qui déchire son cœur, lucidité sur son état clivé cf chiasme « la colère chasse l'amour et l'amour chasse la colère », images empruntées à la nature : flux et reflux, analogie avec une tempête, une mer déchainée : métaphore filée, cœur vu comme un bateau qui « flotte » irrésolu, qui a perdu son cap.

L28 : nouvelle adresse aux enfants, retour de la tendresse maternelle, désir de contact physique, d'embrassement, traditionnellement le rôle des enfants est de soutenir les parents devenus âgés, en prend conscience, accepte de les laisser vivre pour le père s'ils s'occupent d'elle d'abord : remède à la solitude.

L30 nouveau « mais » : se souvient de la condamnation à la solitude de l'exil, s'imagine au futur proche l'arrachement, registre pathétique utilisé par Sénèque : « pleurants et gémissants, conséquence implicite, puisqu'ils sont perdus pour leur mère, qu'ils le soient aussi pour leur père.

L32 nouveau mobile : désir de priver Jason de ce dont elle sera privée. Métaphore du feur « se rallume » : retour de la haine, personnification de la vengeance comme d'une furie : excès, démesure, se compare à la fille de tantale qui avait 14 enfants, aurait voulu en tuer plus que deux ! se sent stérile !

L34 nouveau mobile encore : sacrifier ses deux fils pour venger la trahison du père et l'assassinat du frère.

L35-43 : Médée semble harcelée par les divinités de la vengeance : Erynnies, folie qui se traduit par une vision, une sorte de transe que le discours donne à voir, Médée s »adresse à son frère démembré, sorte de scène de possession à l'issue de la quelle elle commet le premier infanticide : l42-43 elle tue le premier enfant

L44 : Bruit du dehors qui la ramène à la réalité : prise de conscience de l'arrivée des poursuivants réels, humains, ne nomme pas Jason : on. Monte sur la terrasse « vengeance à moitié satisfaite »

Pense à la nourrice qu'elle veut sauver et veut exhiber sa puissance l46 s'adresse au peuple corinthien.

 

Bilan 6

Par cyberblaise - publié le vendredi 23 novembre 2012 à 13:36 dans 03w 2ndeArts du spectacles

1.       Ce que j'aimerais approfondir, explorer d'autre.

Beaucoup de vos demandes donnent à penser que vous auriez dû vous inscrire à l'option facultative pour faire de la pratique et apprendre à jouer. Vous confondez toujours un peu l'enseignement d'exploration avec un atelier théâtre, un club, mais je vais vous proposer plus d'exercices de jeu pour répondre à votre demande.)

Etudier des textes d'auteurs connus pour voir comment jouer les personnages

Découvrir les métiers du spectacle vivant dans lesquels on utilise l'informatique, ingénieur du son par exemple. Faire des fiches métiers. ( Anne-Sophie)

Faire des impros, adapter un roman en théâtre (Pierre)

Voir encore d'autres spectacles dans des styles différents, explorer un théâtre où les 5 sens sont éveillés, où le son, la musique ont une importance très grande. ( Juliette)

Etudier d'autres arts du spectacle ( Guillen)

Faire encore des sorties (Anna)

-          Jouer ensemble, pas seule : le métier d'acteur est intimidant.( ManonValentin)

Approfondir le travail du metteur en scène, découvrir les différentes techniques de mise en scène (Dorian)

Etudier les sous-genres théâtraux : comédie, tragédie (Dorian)

-Approfondir le jeu, la manière de construire un personnage que l'on joue et d'utiliser l'espace.(Valentin, Camille, Marina)

- développer la confiance en soi par le jeu ( Camille)

- voir si le théâtre à l'étranger est pareil qu'en France.( Mélissa)

-Découvrir d'autres genres, travailler sur des thèmes encore plus actuels et provocateurs : maladies, adolescence, divorce, drogues, des thèmes qui nous concernent davantage.( Manon Ettwiller)

 

 

 



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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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