Penser après les cours...!

Frédéric Sonntag, l'auteur de Sous Contrôle, à la radio

Par cyberblaise - publié le dimanche 14 octobre 2012 à 12:54 dans 01w option théâtre 2nde Camille See

Vous pouvez découvrir l'auteur de Sous Contrôle dans cette petite émission de 5 minutes:

http://www.franceculture.fr/emission-la-vignette-frederic-sonntag-2012-10-12


Le texte sur lequel nous allons travailler va être montré le 20 octobre au festival Temps d'images à la Ferme du Buisson une scène nationale en région parisienne.


Rappel: vous avez bien cours avec Elodie Vincent mercredi 17 octobre: elle vous a demandé de lire la pièce et de choisir les passages qui vous plaisent.

Euripide, un novateur

Par cyberblaise - publié le vendredi 12 octobre 2012 à 12:24 dans 02w1èreL 602

Euripide, un novateur

Euripide est, après Eschyle et Sophocle, le dernier des grands poètes tragiques grecs ; il est né probablement vers 484 av. J.-C. et mort en 406 av. J.-C, mais on ne sait pas grand-chose de sa vie, car il ne prit aucune part aux affaires publiques. Il n'obtint que peu de succès au théâtre, mais après sa mort ses pièces furent reprises, et sa renommée ne cessa de grandir, ce qui explique que l'on a conservé plus d'œuvres de lui que de ses prédécesseurs ; il a beaucoup influencé Racine au XVIIèsiècle, qui s'en inspira pour Iphigénie, Andromaque et Phèdre.

Euripide a infléchi le genre tragique vers plus de simplicité : il montre sur scène des nourrices, des serviteurs, et ses héros s'expriment de façon plus naturelle.

  la liste des personnages de Médée

– Médée, fille de roi, mais « Barbare » ;

– Jason, fils de roi ;

– Créon, roi de Corinthe ;

– Égée, roi d'Athènes ;

– nourrice et précepteur : serviteurs âgés.

Cependant, ils aiment tenir des propos généraux, réfléchir sur la vie, et sont porteurs, comme le Chœur, d'une certaine sagesse populaire. Créon est le seul personnage à avoir dans la pièce un pouvoir véritable : Jason est un exilé, et Égée n'est qu'un hôte de passage. Mais comme souvent dans la tragédie grecque, le pouvoir politique se révèle impuissant.

Euripide s'est beaucoup intéressé à la psychologie des personnages, en faisant de ces derniers des êtres humains moins idéalisés que ceux de ses prédécesseurs : ses héros sont soumis à des passions fortes, qui s'expriment en cris et en paroles violentes et les entraînent à des actes terrifiants ; ils sont en proie à des contradictions intérieures qui les ravagent (cf. le monologue de Médée avant de tuer ses enfants, avec ses multiples revirements). Ces personnages complexes et torturés n'ont pas la pureté tragique de ceux de Sophocle, mais apparaissent plus humains, plus modernes…

Euripide choisit souvent des  femmes comme héroïnes de ses tragédies, et pourtant on l'a accusé d'être misogyne… Dans Médée, il semble s'intéresser à la complexité du statut de la femme grecque, en faisant tenir à différents personnages des propos hostiles ou favorables aux femmes.

Les personnages féminins de la pièce : qu'ont-ils en commun ?

À part le personnage éponyme, nous trouvons la nourrice et les Corinthiennes du Chœur. Tous ces personnages ont en commun de n'avoir, en tant que femmes, aucun pouvoir : la  nourrice est une esclave, et Médée, comme étrangère, n'a aucun droit face à Jason ou à Créon, le roi.

Les personnages féminins sont solidaires de Médée, éprouvent pour elle de la compassion et jugent sévèrement Jason : « Tu as raison de te venger de ton mari » (scène 3), lui dit le Chœur, qui accepte même la complicité du silence. Les femmes du Chœur et la  nourrice mêlent leurs pleurs et leurs cris à ceux de Médée, formant une « communauté féminine » pour chanter le deuil, comme le dit Florence Dupont (scène 2, parodos).

Euripide laisse régner dans ses pièces l'incertitude humaine : ses personnages, loin d'être des modèles moraux, sont les jouets de passions contradictoires et ne font pas triompher la justice ; ils exposent leurs idées sous forme de grands débats oratoires qui restent souvent ouverts car l'auteur ne propose pas, comme Eschyle ou Sophocle, une vision orientée ou englobante de la société. Ainsi, quel jugement doit-on porter sur l'infanticide de Médée ? Si elle est sauvée à la fin de la pièce, est-elle pour autant innocente ? Le sacrifice des enfants a-t-il une légitimité ?

Cette indécision morale se reflète dans la conception des dieux : ceux-ci interviennent peu et n'apparaissent pas comme des garants de justice ou d'ordre ; Euripide semble penser qu'ils sont indifférents aux affaires terrestres, et que les mythes ne sont que le reflet des interrogations et des aspirations humaines…

Ce scepticisme assez pessimiste qui livre l'homme à lui-même et qui fut très critiqué à son époque contribue largement à la modernité de ses œuvres.

Extrait de Pièces Démontée consacré à la mise en scène de médée d'Euripide par Laurent Fréchuret, avec catherine Germain dans le rôle de médée.

Synthèse sur la relation entre Médée et Jason dans la pièce d'Euripide

Par cyberblaise - publié le vendredi 12 octobre 2012 à 12:14 dans 02w1èreL 602

Jason et Médée dans Médée d'Euripide

  Au moment où commence la pièce, l'union entre Jason et Médée a pris fin: Jason a épousé très légalement la fille du roi de Corinthe, Médée s'attend à être expulsée du territoire avec les fils qu'elle a donnés à Jason. Comment les deux protagonistes jugent-ils leur relation passée?

   Médée d'emblée insiste sur l'inégalité de la condition du mari et de celle de la femme: contrairement à l'époux, la femme ne peut divorcer ni trouver à l'extérieur ce qu'elle ne trouve pas au foyer. En outre, sa situation particulière d'étrangère renforce la fragilité du statut de la femme en général. De là cette phrase aux accents homériques:

 

 

« Je suis seule, exilée, bonne à être insultée

par un mari (νδρς) qui m'a conquise en pays étranger.

Je n'ai mère, ni frère, ni parent,

qui me donne un refuge en ce présent naufrage » (Médée, 255-258).

 

Elle considère du reste que Jason l'a abandonnée parce qu'elle n'était qu'une Barbare:

 

« Ce n'est pas cela qui te retenait. Mais lié à une Barbare

tu voyais devant toi une vieillesse sans honneur » (Médée, 591-592).

 

Il l'a probablement épousée uniquement par reconnaissance pour les services qu'elle pouvait lui rendre.

   Quant à Jason, il estime que Médée est mue uniquement par une forte sensualité, ce qui convient du reste à sa nature barbare et n'est pas étranger à la gent féminine tout entière:

 

 

« ... Femme, tu fais sonner trop haut ce que tu fis pour moi.

C'est à Cypris selon toute apparence que ma navigation

doit son salut, à nul autre dieu ni mortel...

Tu es fine et tu me comprends, mais il te déplairait d'avouer que l'amour (ρως) t'a contrainte, que tu n'as pu parer ses flèches et que c'est là pourquoi tu m'as sauvé.

Mais je veux bien n'y pas regarder de trop près.

Pour quelque raison que ce soit, tu m'as aidé et bien aidé » (Médée, 526-533).

« ... N'est-ce pas bien raisonné? tu le reconnaîtrais, si le souci du lit ne t'irritait.

Vous autres femmes, vous finissez par estimer que tout va bien si seulement vos nuits sont assurées.

Qu'un accident vienne les compromettre, le parti le plus profitable et le plus éclatant

vous devient guerre déclarée » (Médée, 567-573).

 

« Femme, je loue ta conduite présente et je m'abstiens de blâmer le passé.

Il est naturel à tout votre sexe

d'en vouloir au mari qui prend une seconde épouse (γμουςλλοους) » (Médée, 908-910).

 

 

   Une fois les enfants massacrés, il se repentira d'avoir épousé une femme barbare, seule capable d'avoir un tel comportement: il est puni pour n'avoir pas respecté les règles de la cité grecque:

 

« Que les dieux te détruisent! J'ai toute ma raison à présent.

Le jour de ma folie fut celui où je t'enlevai de chez toi, de ton pays barbare, pour t'amener dans une maison grecque qui devait en périr » (Médée, 1329-1332).

 

« ... Tu fus épousée par moi (νυμφευθεσα), oui par moi, tu me donnas des enfants, que tu as détruits dans ta jalousie de femme et d'amante.

Jamais il ne se fût trouvé de Grecque pour oser ce que tu osas, toi que j'ai préférée à toutes » (Médée, 1336-1341).

 

 

            Notons toutefois qu'Euripide a pris le contre-pied du discours traditionnel sur la femme, tel que le revendique Médée. Son héroïne domine la pièce et triomphe, même si le prix en est terrible, tandis que Jason, pleutre, falot et suffisant, ne fait pas le poids, a manifestement peur de sa terrible compagne et est totalement vaincu.

(d'après le cours d'une collègue qui enseigne le grec)


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Lire la Médée de Sénèque (602L)

Par cyberblaise - publié le vendredi 12 octobre 2012 à 11:47 dans 02w1èreL 602

Vous trouverez une traduction fiable ici:

http://www.ac-grenoble.fr/lycee/diois/Latin/archives/Medee,%20Seneque%20(texte%20integral)%20.pdf

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Exodos de Médée d'Euripide

Par cyberblaise - publié le vendredi 12 octobre 2012 à 11:39 dans 02w1èreL 602

Préparation au commentaire de l'Exodos de Médée d'Euripide : dénouement de la pièce.

Explication de texte qui suit la structure de la scène  et en reconstitue la progression :

Adresse de Jason au chœur (l1à15) : dialogue avec le choryphée qui l'informe de l'étendue de ses malheurs, Jason venait demander des comptes à Médée pour le meurtre de Créuse et de Créon, réclame de voir ses enfants et de parler à Médée.

Adresse à Médée : malédiction de Médée par Jason dans une longue tirade : la désigne dans l'ensemble du texte comme « un monstre, un fléau, femme odieuse entre toutes aux dieux, lionne, plus sauvage que Scylla, ouvrière de la honte, mère criminelle, femme abominable » ( termes négatifs renforcés par des adjectifs évaluatifs hyperboliques : elle suscite le rejet, la haine, le scandale).

Jason prend conscience d'avoir épousé une « barbare », se traite d' »insensé »: oppose le monde civilisé des Grecs à celui de Médée, se rappelle du passé meurtrier de Médée : « traitresse à ton père et à la terre qui t'avait nourrie », rappel l'Erynie vengeresse du frère assassiné qui s'est acharnée sur lui. Dans le monde grec les dieux sont très présents y compris ceux de la vengeance. Echec d'une union avec une non grecque. Jason n'avait pas respecté la règle. Opposition des pronoms : toi/ moi. Jason confronté à la perte, mort, deuil. Puni pour avoir transgressé les règles en vigueur en Grèce.

Justification de Médée et dispute où chacun va faire entendre ses raisons et les griefs qu'il reproche à l'autre : stychomitie : joute verbale, réponse sur le mot, du tac au tac, parallélisme des constructions qui soulignent souvent des oppositions.

(l38-48)Pour Médée, les torts sont du côté de Jason, vengeance considérée comme légitime de son point de vue : trahison amoureuse doublée d'une humiliation et d'un exil= juste retour des choses : « Je t'ai blessé au cœur ». Pour elle, la douleur est préférable à l'humiliation du ridicule, préfère être odieuse et terrifiante à cause de son geste plutôt que ridicule en femme trompée : orgueil de Médée, sentiment très fort de ce qu'elle se doit, restaurer l'estime de soi. Atteste souvent les dieux et semble soutenue par eux : apparaît sur le char, triomphante ; rappelle qu'elle a été l'adjuvant de Jason et ce qu'il lui doit (l39)

 Etude de la progression de la stychomitie : Communauté de douleur évoqué par Jason mais est considérée comme un avantage par Médée : efface le ridicule de sa situation antérieure.

Nombreuses antithèses qui montrent le conflit entre les deux parents : enfant/fils, mère/père, « Ils ne vivent plus/Ils vivent ».  Métaphore de la douleur vue comme un serpent qui mord : désir de faire souffrir Jason, menace en retour d'être poursuivie par les Erynies des enfants.

Jason minimise le mobile de Médée (outrage, nouvel hymen), récuse sa part de responsabilité, lui reproche d'avoir agi par jalousie et à cause de sa frustration sexuelle : « pour ta couche » : à mettre en lien avec le discours de Médée aux femmes corinthiennes. Médée revendique l'importance de ce mobile pour une femme car le statut de la femme dans la société grecque la fin dépendre totalement de son époux : problème de l'exil et de la solitude pour une femme sans ressources ni protection, sans appui familial ni conjugal (importance d'avoir garanti ses arrières en négociant un asile chez Egée) Jason lui reproche d'être dans l'excès, la démesure, principale faute chez les Grecs, l'ubris : « pour toi tout devient offense ». Attestent tous les deux les dieux mais Médée plus sûre d'elle.

Expression de la haine avant la rupture définitive qui consacre le triomphe de Médée : champ lexical très abondant : hais, déteste, odieux)

Victoire de Médée face à la demande de Jason de voir les enfants morts : privation de la cérémonie funèbre qui permettrait un travail de deuil. ( l60) , crime supplémentaire.

Métamorphose de Médée en prêtresse, en devin : verbes au futur: prophétise son avenir à elle et celui de Jason, en opposition complète. Elle organise un rite expiatoire pour elle : « en expiation de ce meurtre impie (lucidité sur sa culpabilité) : sanctuaire, fêtes, une sépulture sûre pour ses enfants à l'abri des Corinthiens qui voudraient se venger du rôle que les enfants ont joué dans le meurtre de leurs souverains.

Annonce sa nouvelle vie avec Egée et prophétise, en faisant usage d'un don divinatoire, la mort misérable de Jason : ironie tragique: « frappé à la tête par un débris d'Argo » perceptible dans l'exclamative, dans l'emploi de l'adjectif « misérable » : déchéance de Jason qui perd son statut de héros, pas de mort héroïque, passe le reste de sa vie à ruminer les conséquences funestes de ses choix, manière encore une fois de lui montrer que sans elle il n'est pas grand-chose. Médée insiste sur son caractère parjure, perfide qui le prive de selon elle de l'écoute des dieux.( l67)

Renversement de situation : c'est Médée qui donne les ordres et qui  le chasse : « va-t-en »/l34, cruauté de Médée qui lui fait imaginer sa douleur future : « attends la vieillesse ».

Jason ne se résout pas à partir sans avoir vu ses enfants : complètement abattu, humanité profonde d'un être blessé dans sa chair : champ lexical du corps et de la tendresse : « embrasser les lèvres, toucher la douce peau de mes enfants » : pathétique cf catharsis : terreur et pitié.

Médée souligne ironiquement les contradictions de Jason : « Maintenant tu leur parles, maintenant tu les chéris ; tout à l'heure tu les repoussais. » Rappel qu'il avait voulu au début de la pièce les exiler avec elle sans état d'âme.

Médée inflexible, impitoyable : « en vain, paroles jetées au vent », s'envole sur son char envoyé par le dieu soleil, son parent.

Ultime plainte de Jason qui en appelle à Zeus, utilise le pronom « on » pour ne pas nommer Médée et la nier. Impuissant : c'est lui que l'on repousse et maltraite. Réduit aux seules larmes comme une femme : humiliation de Jason. Exclamative désespérée : souhait de ne pas avoir été père.

Axes de lecture possible

1.       Un dénouement qui met aux prises des personnages totalement antithétiques :

A.      Jason, un personnage tragique déchu et désespéré

B.      Médée triomphante métamorphosée en prêtresse et soutenue par les dieux

2.       Un dénouement sous forme de dispute conjugale dans laquelle chacun se reproche la responsabilité du meurtre des enfants.

3.       Un dénouement qui trouble les spectateurs et illustre la catharsis.

 

 


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Définition de la notion de spectacle vivant

Par cyberblaise - publié le jeudi 11 octobre 2012 à 18:24 dans 03w 2ndeArts du spectacles
Définition L'appellation « spectacle vivant » désigne un spectacle qui se déroule en direct devant un public, par opposition aux créations artistiques de l'audiovisuel issues notamment du cinéma, de la télévision ou d'Internet. Elle s'applique majoritairement au théâtre (en salle ou dans l'espace urbain), à l'opéra, à la danse, au cirque et au cabaret. Elle peut être aussi employée pour désigner les diverses formes de musique (classique, contemporaine, variétés, jazz, rock, etc.). Cependant, il s'agit là d'un élargissement de la notion, car le concert de musique, mis à part quand il se déroule avec des effets spectaculaires, ne relève pas exactement de la représentation.(Larousse)
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Séance 6: Mardi 9 octobre: comment construire l'espace scénique de maître Puntila

Par cyberblaise - publié le jeudi 11 octobre 2012 à 18:00 dans 03w 2ndeArts du spectacles
Comment construire l'espace scénique de Maître Puntila? Objectif de la séance: réfléchir à la façon dont un metteur en scène crée l'espace scénique avec le scénographe. (Continuité avec la séance précédente: Chiara Vila vous avait demandé avec les moyens du bord de créer un espace scénique après lecture d'une didascalie.) Texte composé de 12 tableaux avec titres, ouverts par des didascalies initiales. 1. Relever les indications spatiales et lister tous les lieux qu'il faudrait représenter. Comment les espaces sont -ils utilisés par les personnages ? 2.Comment les imaginer au plateau ? Quel décor proposeriez-vous pour figurer les lieux mentionnés dans le texte? 3. Comment Guy-Pierre Couleau dans la représentation dont vous avez vu une partie de la répétition a-t-il figuré les lieux au plateau? réponse à la question 1: 1. Puntila trouve un homme : une petite salle de l'hôtel du Parc de Tavasthus ( entrée et sortie du maître d'hôtel, Matti dans l'encadrement de la porte, juge qui tombe de sa chaise) 2.Eva : un vestibule du domaine de Kurgela avec un escalier. (L'attaché en haut, entrée et sortie nombreuses.) 3.Puntila se fiance avec les filles matinales :le matin de bonne heure au village, maisonnettes de bois Poste, vétérinaire, Pharmacie, au milieu de la place un poteau télégraphique, voiture : Studehcker (dedans/dehors, circulation entre les maisons et sur la place) 4. le marché d'embauche : sur la place du village de Lammi , musique de foire. Un café avec un banc devant ( dedans/dehors) 5. Scandale à Puntila : cour du domaine de Puntila avec une baraque à bains, sauna où le regard peut pénétrer, matin et maison domaniale, porte du domaine avec chemin d'accès ( dedans/dehors) importance des fenêtres, seuils. Phénomène de théâtre dans le théâtre. 6. Conversation à propos d'écrevisses : cuisine du domaine de Puntila soir, dehors musique de danse ( entrée et sortie, fixité/mouvement) 7. L'association des fiancées de Maitre Puntila : cour du domaine, dimanche matin, loggia de la maison, Puntila et sa fille se querellent pendant qu'il se rase, cloches au loin, existence d'un espace villageois et rural hors champ, 4 femmes qui arrivent au domaine , dans la cour, écoute en haut et en bas alternativement, cortège de ceux qui apportent la nourriture : mouvements. 8. Récits finnois : route départementale soir, retour des fiancées 9. Puntila fiance sa fille à un être humain : salle à manger avec petites tables et un gigantesque buffet, à côté salle où on danse ( dedans/dehors, repos/mouvements, scènes de groupes, isolement d'individus comme l'attaché qui sort, changement de disposition banquet, repas, épreuve d'Eva : théâtre dans le Théâtre. Dehors en provenance de l'étang : chant de Surkala le Rouge. 10. Nocturne : dans la nuit, cour, Puntila et Matti urinent. 11. Les 2 gravissent le mont Hatelma : Bibliothèque de Puntila, examen des comptes, secrétaire et caisse. (entrée et sortie), démolition de l'horloge précieuse, armoire remplie d'armes, débris de chaises pour fabriquer le mont sur le billard. 12. Matti tourne le dos à Puntila : cour, matin à l'aube ( entrée/ sortie définitive de Matti) Constat: énormément de lieux différents, espace scénique qui est "une machine à jouer" plus qu'un simple décor pour aider le spectateur a se représenter les lieux: entrées et sorties, lieux intermédiaires entre le dedans et le dehors: portes, fenêtres, escaliers etc Possibilité de ne pas rester dans un plan horizontal mais de jouer avec la verticalité: cf la loggia. 2 Décor imaginé par les différents groupes: projection de photo sur des panneaux pour donner à reconnaître les lieux, espace vide où des accessoires spécifiques signifieraient le lieux où l'on est, maison stylisée construite comme une sorte d'échafaudage avec plusieurs étages et plusieurs pièces dont on aurait enlevé le quatrième mur et qui s'éclairent successivement pour faire naître un lieu différent etc A la répétition : décor vu : panneaux blancs coulissants pour former les pièces, prenant la lumière et changeant les dimensions de l'espace : intérieur cuisine quand servante tente de séduire Matti, quand Eva demande qu'on l'accompagne à la gare, cour pour la scène avec les fiancées, loggia : représentée par les acteurs situées en hauteur sur une plate-forme derrière l'un des panneaux blancs, existence du hors-champ ( notion empruntée au cinéma: espace qui n'est pas montré sur le plateau mais qui pour le spectateur fait exister le domaine, un espace plus vaste) créé par les paroles et le jeu de l'acteur qui incarne Puntila , renforcé par des effets de réverbération dans le son. Transformation à vue, vision des coulisses derrière les panneaux. Le travail effectué lors de cette séance créé une attente pour la représentation que nous allons voir: comment Guy-Pierre Couleau va-t-il mettre en scène l'accident de voiture sur la place du village par exemple? N'y aura-t-il que des panneaux coulissants? Serviront-ils parfois à des projections? Les coulisses en fond de scène qui étaient visibles le jour de la répétition le seront-elles encore lors de la représentation?
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Urgent: info pour les délégués

Par cyberblaise - publié le jeudi 11 octobre 2012 à 15:17
Marie et Léana, n'oubliez pas la réunion demain vendredi 12 de 11h à 12h en salle 123 pour l'élection des délégués élèves au Conseil d'administration.
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Pour la séance du jeudi 18 octobre et pour le jeudi 25 octobre( 1ère L et ES)

Par cyberblaise - publié le jeudi 11 octobre 2012 à 15:13 dans 02w 1èreL/Es Camille See
18 octobre: N'oubliez pas de faire la préparation au commentaire ( 7 questions) du dénouement de Maître Puntila et son valet Matti. ( Tableau 12: Matti tourne le dos à son maître) Pour le 25 octobre: rédigez le commentaire de la scène d'exposition de l'île des Esclaves d'après le plan détaillé. ( Délai possible jusqu'au dimanche 27 pour ceux qui l'envoient par courriels) Pour la séance du 25 octobre des L: lire la Médée de Sénèque, apprendre le cours sur le théâtre antique. Revoir la lecture faite en classe de l'exodos d'Euripide.
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Entretien avec Fausto Paravidino (Option facultative 1ère-Terminale)

Par cyberblaise - publié le mercredi 10 octobre 2012 à 20:51 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale

En attendant de nous retrouver le mardi 23 octobre, je vous invite à lire des entretiens avec l'auteur de Peanuts: Le théâtre comme lieu de reconnaissance et de résistance.

http://www.criticalstages.org/criticalstages6/entry/Le-theacuteacirctre-comme-lieu-de-reconnaissance-et-de-reacutesistance-mdash-Entretien-avec-Fausto-Paravidino-Dramaturge-Italien?category=4


"débusquer dans des situations et événements réels ces petites choses, en apparence insignifiantes, révélatrices de l'âme humaine, de la singularité des êtres humains"

 

"Dans mes pièces les scènes viennent de la réalité, mais elles sont compressées. Le plus grand artiste de la compression c'était Shakespeare, on le voit dans sa façon d'utiliser le temps, les relations entre les personnages. La difficulté dans l'écriture et sur le plateau est de trouver comment compresser sans rendre l'histoire incompréhensible."

 

http://www.drammaturgia.it/recensioni/recensione1.php?id=3217

 

Extrait d'un article du Matricule des Anges:

Peanuts est une fiction qui ne fait pas expressément référence à Gênes mais traite plutôt de tout l'environnement culturel qui peut aboutir à de tels événements. La pièce est écrite sur le principe des planches de la bande dessinée Peanuts. Les séquences sont courtes. Buddy a la charge de garder un appartement luxueux pendant l'absence de la famille pour laquelle il travaille comme serveur. L'appartement est représenté par une immense télévision et un grand canapé. Une bande de copains va s'incruster sans que Buddy parvienne à les mettre dehors. L'appartement va subir de nombreuses dégradations. Les scènes sont toutes titrées de façon ironique par des thématiques politiques. Ainsi la séquence " Globalisation et mondialisation " traite du difficile problème de savoir combien se cotiser pour acheter du Coca cola et comment, sous la pression du groupe, ceux qui veulent consommer une autre boisson vont devoir payer plus cher. Une ironie pour mettre en lumière l'absence de conscience politique d'une partie de notre société, préoccupée majoritairement de consommation. Scène 11, le jeune fils de famille revient et met tout le monde dehors. Puis la pièce bascule. Entre la scène 11 et 12, dix ans se sont écoulés. Toute l'action se déroule dans un commissariat, il n'y a aucune mémoire du passé, il y a seulement les policiers et les accusés. On va assister à une bavure du policier Buddy. La pièce se termine sur une deuxième version de la scène de transition, avec cette question : comment cela pourrait-il se passer autrement ?

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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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