Penser après les cours...!

Urgent option première-terminale: première séance mardi 2 octobre à la CDE

Par cyberblaise - publié le lundi 1 octobre 2012 à 08:31 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale
Même si les terminales ne peuvent être présents, nous ferons une première séance à la CDE mardi 2 octobre de 16h à 18h.

Mercredi 26 septembre séance 4 de l'option seconde

Par cyberblaise - publié le lundi 1 octobre 2012 à 08:30 dans 01w option théâtre 2nde Camille See

Mercredi 26 septembre Option seconde séance 4

Travail sur l'émission du son la respiration et la concentration : cohésion du groupe : oulouloulou, traversée du son, « étoiles » sonores :  6 personnes couchées au sol, têtes se touchant, émettre une note continu pendant que l'un des membres chante une mélodie, modulations et expérimentation de la vibration ainsi créée.

Articulation : chanson « buvons un coup ma serpette est perdue », remplacer les sons voyelles par une seule : bavasaca…buvusucu…

Jeu du bâton : le groupe est en ligne dans une position de maintien, à genou ou en tailleur face au bâton de bambou, chaque membre du groupe vient se placer de l'autre côté du bâton en face du groupe, regarde tout le monde, prend le bâton, fait un geste, repose le bâton, regarde à nouveau tout le monde et retourne à sa place. Le membre suivant fait la même chose en reproduisant le geste du précédent avant de proposer le sien. Très belle concentration, le temps semble comme suspendu, chaque geste se dessine dans l'espace et peut devenir très expressif. Difficulté : prendre son temps vraiment pour regarder les autres, ne pas précipiter les gestes en oubliant parfois de reproduire le geste de l'autre. Plaisir de voir chaque membre du groupe exister pleinement le temps de son passage, tout le monde est pareillement valorisé dans l'exercice, attention extrême portée à chacun.

Jeu des entrées avec annonce à faire. (conserver la même attention et concentration que dans le jeu du bâton, faire exister une situation à partir d'une réplique et d'un mouvement d'entrée, se méfier de vouloir faire un bon mot pour amuser les spectateurs, se focaliser plus sur le silence et l'engagement du corps avant de prendre la parole.)

Jeu de la bouteille saoule : se faire confiance.


Une "réécriture" au cinéma: le film d'Alain Resnais: Vous n'avez encore rien vu

Par cyberblaise - publié le jeudi 27 septembre 2012 à 21:09

En ce moment et jusqu'à mardi 2 octobre au moins au Colisée de Colmar:

http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Cinema/Dans-Vous-n-avez-encore-rien-vu-vous-allez-voir-ce-que-vous-allez-voir-!-_EG_-2012-09-25-857435


Alain Resnais à 90 ans rend hommage aux acteurs qui ont joué dans ses films et récrit l'Eurydice d'Anouilh. Je vais voir le film dans le week-end et vous en dis davantage.

Soyez à l'affut quand l'actualité peut venir enrichir le programme de français ou de théâtre!

Le théâtre grec

Par cyberblaise - publié le jeudi 27 septembre 2012 à 14:54 dans 02w1èreL 602

Plusieurs liens pour vous permettre d'approfondir vos connaissances:

http://www.theatrons.com/theatre-antique.php


Sur la catharsis:

La"catharsis" selon Aristote : effet de transe et "distanciation".

Depuis qu'Aristote a désigné la catharsis comme l'effet principal opéré sur le spectateur par la mimesis tragique, la notion a suscité bien des débats. Une définition plus complète de son fonctionnement théâtral se trouvait sans doute dans la seconde partie de la Poétique qui ne nous est pas parvenue. Ce sont essentiellement quelques passages du Livre VIII de la Politiqueconsacrés à la valeur éducative de la musique qui fondent, pour nous, ce qu'Aristote appelait catharsis.

Par ce terme, il semble avoir voulu caractériser un processus beaucoup plus médical que moral ou pédagogique, plus proche de la purgation que de la purification. Pour Aristote l'effet du théâtre semble s'approcher de celui provoqué par les "mélodies qui provoquent l'enthousiasme" ( "la possession par la divinité"), par exemple la musique et les chants qui provoquaient la transe du Dithyrambe :

"Sous l'influence des mélodies sacrées, nous voyons ces mêmes personnes, quand elles ont eu recours aux mélodies qui transportent l'âme hors d'elle- même, remises d'aplomb comme si elles avaient pris un remède et une Purgation (catharsis). C'est à ce même traitement dès lors que doivent être néces-sai-re-ment soumis à la fois ceux qui sont enclins à la pitié et ceux qui sont enclins à la terreur, et tous les autres qui d'une façon générale, sont sous l'empire d'une émotion quelconque, pour autant qu'il y a en chacun d'eux tendance à de telles émotion".

Comme cette musique, la tragédie, "purgeait" homéopathiquement le spectateur par une succession de possession et dépossession, état favorisé par la dramaturgie "hypnotique" créée par l'espace théâtral, face au temple et au soleil, la durée du spectacle, la succession des rythmes variés de prise de paroles et les états de terreur et pitié suscités par le déroulement de la fable.

Tout en ressemblant à ce qui s'opère dans la fête médiévale, le carnaval, où un dérèglement temporaire permet la "purgation" des tendances asociales, des craintes collectives, et le retour à une acceptation des normes et des contraintes de la société, la catharsis de la tragédie grecque du Vème siècle est à la fois plus "individuelle" et plus "intégrante". Comme le montrent Vernant et Vidal-Naquet, en elle s'expriment les contradictions entre l'ancienne culture mythique et les nouvelles valeurs de la Cité, en particulier entre l'ancienne conception de la justice divine et une nouvelle justice "humaine" en train de se constituer. La catharsis purgerait le spectateur des terreurs liées à l'ordre incompréhensible et terrible des dieux et de la pitié envers le héros qui est la victime. Mais la pitié est alors perçue comme passion inhibante, inséparable de la terreur. Débarrassé de ces terreurs le spectateur accède à la rationalité et à la responsabilité civique nécessaires au fonctionnement de la Cité.

 

http://web2.crdp.ac-versailles.fr/pedagogi/Lettres/tragrectl.htm

Les quatre premières pages expliquent très clairement ce qu'est le théâtre grec.

En savoir plus sur Euripide

Par cyberblaise - publié le jeudi 27 septembre 2012 à 14:16 dans 02w1èreL 602

602 A faire pour de mercredi 3 octobre

Par cyberblaise - publié le jeudi 27 septembre 2012 à 13:56 dans 02w 1èreL/Es Camille See

En priorité améliorer le sujet d'invention pour ceux qui ne l'ont pas encore fait.


Faire l'introduction au commentaire de la fable "Le Loup et le Chien" et développez en une partie: En quoi cette fable nous interroge-t-elle sur le phénomène de la servitude volontaire?


Finir la préparation du texte de Voltaire commencée en classe.(prise de notes, réflexion orale possible)


Si vous n'aves pas le temps de tout faire ce n'est pas grave, faites du mieux que vous pouvez!

Urgent: les livres sont arrivés!

Par cyberblaise - publié le jeudi 27 septembre 2012 à 13:37 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Il faut aller chercher le plus rapidement possible les livres à la librairie chapitre rue des Têtes à Colmar:

L'île des Esclaves  de Marivaux, Le Discours de la servitude volontaire de La Boétie ( en priorité), Alcools d'Apollinaire, Le Rouge et le Noir de Stendhal pour les ES

Pour les L: Médée de Corneille et de Max Rouquette

Analyse des photos de mise en scène de Médée ( séance du 27septembre)

Par cyberblaise - publié le jeudi 27 septembre 2012 à 13:25 dans 02w1èreL 602

Réponses aux questions:

1. Fiona Shaw exprime de l'angoisse et de la haine, comme si elle se défendait d'une agression. Son regard est fou.Catherine Germain regarde en face, droit devant elle, les yeux écarquillés dans une interrogation muette ; elle semble perdue (c'est le mot utilisé par C. Germain elle-même, voir document 2, p. 230), fragile et vulnérable, anéantie, dit l'actrice.

Maria Callas semble affolée, son regard est douloureux, dirigé vers le bas, comme si elle voyait une chose monstrueuse.Marie Payen paraît folle, égarée. Elle est face au public et regarde droit devant elle, sans fixer quoi que ce soit, comme perdue dans son monde d'horreur avec sur le visage un rictus qui peut faire penser qu'elle jouit de l'horreur qu'elle vient de commettre et continue à se barbouiller de sang.

2. Fiona Shaw a les deux mains crispées sur le long couteau, auquel elle s'accroche, comme seul moyen de survivre. Tout son corps est tendu dans ce geste qu'on pense désespéré. C. Germain et M. Callas ont presque le même geste : elles lèvent la main devant elles, comme pour se protéger d'une vision d'horreur, à moins qu'il ne s'agisse d'un signe de protestation ou d'effroi. L'immobilité de C. Germain s'oppose en revanche au mouvement de fuite de M. Callas. Le jeu de C.Germain est plus stylisé.

M. Payen continue à se barbouiller du sang des enfants, comme étrangère à elle-même.

3. Les quatre costumes sont radicalement différents. Si trois sont résolument modernes, le dernier est archaïque et étrange. Fiona Shaw (1)  porte une sorte de blouse informe, qui pourrait tout aussi bien être un imperméable, vêtement de voyage ou de travail, destiné à une tâche salissante, ce qui donne du meurtre une image clinique. Elle est entièrement recouverte de cette blouse, dissimulant ainsi au regard sa féminité, qu'au contraire C. Germain (3) révèle dans une robe ou une combinaison rouge très échancrée, laissant les épaules nues. Elle montre ainsi un corps émacié, sur lequel tombent ses cheveux coiffés sans apprêts. Cette vision de la féminité n'est pas placée sous le signe de la séduction donc, mais est plutôt la marque de sa vulnérabilité. La robe de M. Payen (6) et le décor, entièrement blancs, font davantage ressortir tout le sang dont elle se barbouille, image d'une sorte de noce barbare : dans le texte de Sénèque, Médée accomplit un rituel de mariage perverti pour détruire celui de Jason et Créüse.

Le costume de M. Callas (5) s'oppose à ces trois versions plus récentes : elle porte une lourde robe et un manteau noirs, et elle est couverte de bijoux tout aussi imposants. Pasolini a voulu donner l'image de la sorcière barbare archaïque et mythique.

4. Médée ne doit en aucun cas paraître une femme ordinaire, même le costume très contemporain la rapproche de nous. Elle doit rester effrayante dans son mystère. Les deux mises en scène de Warner et Fréchuret choisissent pour cela de mettre en scène un personnage à la lisière de la folie, décelable dans le regard halluciné des deux actrices, F. Shaw étant sans doute plus effrayante à cause du couteau. Pasolini opte pour la passion douloureuse. M. Callas joue une femme qui ne se contrôle plus, sous l'effet d'une souffrance insupportable.

Commentaire du monologue de Médée

1. Médée s'adresse à elle-même, comme en témoignent les marques de la première et de la deuxième personne dans le relevé suivant : mes desseins, mon cœur, pas toi. Ce monologue très vif laisse entendre deux sentiments contradictoires et tout aussi exaltés : d'un côté, la haine et l'envie de vengeance (me résigner ; abandonnant mes ennemis), de l'autre, l'amour et la compassion pour ses enfants (laisse ces enfants, épargne-les). D'un côté l'orgueil de ne pas être la risée des ennemis et de les surprendre par un acte inoui, de l'autre les sentiments maternels et l'espoir d'un bonheur partagé avec eux. Ce qui est surprenant, c'est le fait que Médée parke d'elle au masculin: cf "criminel, heureux".

Ses hésitations sont marquées par ses revirements incessants : je ne le ferai pas ; non, il faut aller de l'avant ; non, mon cœur, non pas toi.

Ainsi monte une insoutenable tension dramatique, qui se résout brutalement dans une décision finale abruptement tranchée. Elle est exprimée en deux phrases courtes, à la sécheresse d'épure : Tout est accompli. Trop tard pour un revirement.

2. Quels arguments pour tuer ses enfants ? On peut relever, à la lecture du texte :

– Elle est bafouée par Jason et Créon, qui ont fait de cette femme puissante celle dont on rit.

– Les enfants gardés par leur père seront maltraités par leur belle-mère et les Corinthiens (pour que mes ennemis [...] les outragent).

– Aussi vaut-il mieux abréger leurs prévisibles souffrances en les tuant, de ses propres mains :

l'acte de vie d'une mère, dans une logique pour elle identique, se transforme en acte de mort.

– Il est trop tard pour reculer, le meurtre de Créüse étant déjà joué.

L'on peut noter aussi que Médée utilise le terme "sacrifices" et qu'elle se transforme alors en prêtresse, voire en divinité vengeresse, en Erynnie; elle demande que les autres s'éloignent et se tiennent à l'écart. ( racine du mot sacré+ à l'écart du quotidien et du profane, tabou)

Médée : un personnage complexe, qui d'anéantie par la souffrance de la passion au début de la pièce, devient quasiment une déesse à la fin après l'accomplissement de la vengeance, mouvement ascensionnel. pose la question des raisons pour lesquelles les Dieux semblent soutenir Médée au lieu de la punir de sa "démesure".


Préparation au commentaire de la fable "Le Loup et le chien"

Par cyberblaise - publié le jeudi 27 septembre 2012 à 13:24 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Le loup et le chien de la Fontaine

7 questions 

1. La Fontaine, 17ème siècle, appartient au classicisme ( "plaire et instruire"), fable inspirée de Phèdre, auteur latin,lui m^me inspiré d'Esope auteur grec, personnages souvent des animaux, pas de morale explicite, seulement apologue donc lecteur sollicité pour tirer la leçon de l'histoire, fabuliste discret, genre de la fable= récit à fonction didactique, tient à la fois du récit ( narration d'action, description, personnages, schéma narratif, points de vue), du théâtre par le dialogue entre les personnages, donc très vivant, et de la poésie par la forme versifiée et les effets qui lui sont liés : jeu sur les différents mètres : alternance  de décasyllabes, d'alexandrins, octosyllabes, jeu à la rimes, allitérations et assonances, mais finalité argumentative donc argumentation indirecte et directe quand les personnages essaient de convaincre et persuader.

Récit à chute avec retournement de situation : lorsque le loup remarque " le col du chien pelé "= signe de servitude, il interroge pour la 2ème fois le chien qui tout à coup perd son éloquence : quelques syllabes et phrase complexe tarabiscotée : embarras. Réplique du loup la plus longue :v 38 à 40 alexandrins, "je" affirmé, absence de volonté, v39 octosyllabe cinglant assurance. V41 titre de "maître loup" : dignité, «  court encor » : éternité de la liberté que rien ne peut enfermer.

Thème de la fable : opposition de deux modes de vie : indépendance/confort, liberté jugée plus précieuse que l'aisance matérielle/ servitude en échange du bien-être. A l'époque : problématique des courtisans prêts à tout pour obtenir des privilèges/ ceux qui veulent leur liberté : Fouquet, La Fontaine.

2. Enonciation : narrateur conteur omniscient mais discret, emploie un présent de narration qui actualise l'histoire pour tous les temps.

A partir du vers 5, le narrateur utilise le point de vue interne du loup : discours indirect  libre. pas de marques du destinataire de la fable. Donc on peut déduire que le vocabulaire mélioratif pour décrire le chien révèle l'admiration du loup dont le fabuliste prend le point de vue, suscite l'envie. Le loup songe à se battre (v5-6 les infinitifs nous font entrer dans la pensée du loup) mais renonce devant l'inégalité du rapport de force cf donc : c'est parce que le dogue est puissant que le loup ‘l'aborde humblement » : stratégie vitale du comportement, évaluation rapide de la situation, intelligence.

Parole donnée au loup et au chien : au discours direct et indirect libre, au discours narrativisé vers 10à13 : flatte le chien

Le fabuliste donne aussi un point de vue négatif sur la vie du chien : description de ses activités : l'embonpoint est obtenu au détriment de la compassion envers les humbles et de la sincérité à l'égard des maîtres, hypocrisie en fait : valeurs humaines et morales bafouées : agit uniquement par intérêt :cf « moyennant quoi », tous les moyens sont bons, seuls comptent les résultats, sauvegarder son confort cf énumération des avantages obtenus : endormir la conscience du loup, abondance anaphore de « os de «  destinées à le persuader. Champ lexical de la nourriture abondant dans le discours du chien pour montrer son esprit pragmatique et faire rêver le loup affamé.

Position dominante du chien : impératifs, longueurs de ses interventions, procédés de persuasions : tournures restrictives qui suggèrent que le bonheur est à la portée du loup : « il ne tiendra qu'à vous, presque rien », futurs. Il le flatte : beau sire/ portait du loup famélique, le singularise par rapport à ses congénères suggérant qu'il vaut mieux qu'eux : portrait négatif qui invite à se désolidariser de la meute. Rythme régulier des vers 4/4 : ton assuré, vérité indiscutable.

Stratégie de persuasion du chien:

1.apitoyer le loup sur son propre sort en insistant lourdement sur sa misère, triste condition cf diérèse, difficultés de la vie faite de luttes constantes pour survivre. Tableau pathétique, ton de commisération sympathique, flatterie, tonalité injonctive, présenter le changement comme aisé.

2 minimiser le travail : presque rien, chasser les pauvres hères comme lui : le loup devra se faire l'ennemi des siens mais el chien ne le dit pas clairement, flatter, complaire : rôle de courtisan, servitude volontaire : pas d'honnêteté, d'affection réelle, tromperie et hypocrisie. Mais sous-entendu.

3. amplifier es avantages en cachant les inconvénients : salaire,abondance de nourriture, caresses, pas oppression.

Discours qui touche et plait, persuade : le loup pleure de tendresse. Se forge une félicité : concrétise le rêve ; Chien maître dans l'art de persuader puisque le loup l'accompagne cf «  chemin faisant ».

Réponse du loup v22 que me faudra-t-il faire montre qu'il se projette déjà dans le destin promis, il est conquis, brièveté= position de dominé. V30-31 : séduit. Mais méfiance tout de même , sent qu'il ya un prix à payer.

C'est au loup que va la sympathie du fabuliste.

3. Structure  possible: vers 1 à 12 : présentation des acteurs

V12à v29 : Dialogue : argumentation du chien

V30 à 41 : Renversement de situation : réponse du loup stichomythie : répliques très courtes qui s'enchaînent à un rythme rapide, ping- pong verbal v33-34 : étonnement, revirement du loup

4.Champs lexicaux :

Canidés : loup/ chiens, dogue, le mâtin

Corpulence associé à celui de la faim et à la nourriture : « n'avait que la peau sur les os, misérables, cancres, hères, pauvres diables, mourir de faim, point de franche lippée/ puissant, beau, gras, poli, de taille à se défendre hardiment, embonpoint, force reliefs, os de poulets, os de pigeons , repas »

Bataille : attaquer, livrer bataille, à la pointe de l'épée

Activités de police opposées à la noblesse guerrière : faisaient bonne garde, donner la chasse aux gens portants bâtons et mendiants

Complaisance : lui fait compliment, admire,  flatter ceux du logis, à son maître complaire, caresses

Bonheur : meilleur destin, félicité, pleurer de tendresse

Liberté /servitude : collier, attaché, vous ne courez donc point où vous voulez, s'enfuit, court encore.

5. Syntaxe : phase 1 avec subordonnée de cause, phrase adversative « mais il fallait livrer bataille » : signale l'opposition des états des deux animaux, loup réfléchit au rapport de force en sa défaveur. Donc : conséquence : attitude humble, flatterie du chien

Discours du chien : conseils à l'impératif, valeur des deux points vers 15 annoncent une causale, question rhétorique : car quoi ? mais y répond : le loup doit acquérir sa nourriture difficilement à la différence du chien. Valeur des deux points v21, v 25 : conséquence

Questions du loup sur les conditions de travail. Questions sur la marque sur le cou du chien.

Phrases du loup qui expriment l'absence de vouloir d'une telle condition.

Réponse du chien avec des infinitives qui généralisent les tâches.

6. Figures de style :

Antithèse du loup et du chien : personnifications cf sire loup

Un loup/les chiens : solitude/un groupe social organisé, opposition conflictuelle : les chiens sont dressés à chasser les loups.

Aspect physique : v4 à8 avec accumulation d'adjectifs pour le chien, une seule caractérisation restrictive pour le loup, pas de statut social valorisant. Mais force du chien seulement physique car il est en position de faiblesse : il s'est fourvoyé par mégarde, seul et faible lui-aussi : rapport de force. Seul le loup a droit aux majuscules et aux titres valorisants.

Métaphores de deux représentants de classes sociales différentes : les nantis dont le pouvoir repose sur la force et les miséreux qui doivent user de débrouillardise, de ruse et de finesse.

Métrique vers 1 décasyllabe/ chien= alexandrin plus noble, à la rime peau/beau

Hardiment/humblement

Enumération: misérables, cancres, hères, pauvres diables à valeur hyperboliques : triste condition des loups selon le chien

Ironie du loup qui pleure de tendresse à l'idée de sa félicité : châteaux en Espagne, rêve de sécurité et confort Métaphore: "se forge une félicité": rêve qui devient concret comme un métal sculpté.

Sonorités : importance du sens vertical par les mots à la rimes : peau/beau, hardiment/humblement, lippée/épée, faim/destin, félicité/pelé/attaché

Complaire= salaire : morale du courtisan

Axes de lectures : Etude de la vivacité du récit ( art du récit de La Fontaine), construction des deux personnages en opposition, quelle morale tirer de l'histoire ?

La morale ? Mieux vaut être libre avec le ventre creux que vivre dans la servitude. Courage du loup qui suit son idéal de vie alors que la faim le taraude, mais comment expliquer la générosité du Chien qui n'avait aucun intérêt à persuader le loup de mener la même vie que lui ?

-          Généreux, compassion mais parce qu'il se sent flatter, amadouer par les compliments.

-          Conscient des sacrifices qu'il consent : gêné d'évoquer son collier: on dirait qu'il cherche à se persuader lui-même que le confort mérite de renoncer à sa liberté.

-Récit métaphorique : les deux animaux peuvent représenter différents types d'homme : défense de la liberté cf JJ Rousseau mauvais exemple à donner aux enfants qui n'ont qu'une idée confuse de la notion de liberté : «  Je n'oublierai jamais d'avoir beaucoup vu pleurer une petite fille qu'on avait désolée avec cette fable, tout en lui prêchant toujours la docilité. On eut peine à savoir la cause de ses pleurs ; on la sut enfin. La pauvre enfant s'ennuyait à la chaîne, elle se sentait le cou pelé ; elle pleurait de n'être pas loup. » La liberté a aussi des devoirs !

-Représentation des courtisans de Louis XIV et de certains nobles qui refusent de s'abaisser à flatter le Roi au prix de rester pauvres et inconnus. Phèdre, l'auteur latin, aurait écrit cette fable pour mettre en scène deux personnages historiques, des frères nobles d'une tribu conquise par les Romains : l'un aurait accepté la domination, l'autre s'était battu jusqu'au bout pour la liberté.

-Référence au statut des écrivains et artistes dépendants de leur mécène : pas de droits d'auteur, négociation d'un prix avec les imprimeurs qui ensuite bénéficiait de tout ce que rapportait l'ouvrage. La Fontaine trouve refuge auprès de Fouquet  mais arrestation en 1661, poème au roi pour défendre son mécène, n'obtiendra jamais de pension royale et élection retardée à l'académie française, vit loin de la cour.

Fables paraissent en 1668, succès mais soucis d'argent demeurent pourtant reçu dans les salons huppés et auprès de la Duchesse d'Orléans ( meurt en 1672). Protection de Mme de la Sablière qui l'hébergera pendant 20 ans. Loup= artiste qui ne veut pas aliéner sa liberté pour avoir de meilleures conditions de vie : liberté d'expression , jamais mendier la faveur du Roi.

Valable pour nous encore : exemple: aliénation liée au désir de paraître, société de consommation qui pousse à l'endettement et donc crée des chaînes: travail plus pour payer des produits de consommation qui ne sont pas forcément nécessaires.


Inauguration de la médiathèque à Colmar samedi 29 septembre

Par cyberblaise - publié le mercredi 26 septembre 2012 à 18:34

Beaucoup d'événements culturels sont prévus, pour en savoir plus:

http://www.colmar.fr/mediatheque-bibliotheques.html


Il y a notamment pour les premières de la classe 602 une projection du film de Truffaut Fahrenheit 451 adapté du roman de Bradbury du même nom dans l'auditorium de la médiathèque. C'est gratuit mais il faut retirer ses places à la mairie avant vendredi 19h.


mais aussi du jazz, des contes, des lectures, des performances, des flashmobs...


 Je signale tout particulièrement A 15h45 : Lecture-concert à  plusieurs voix avec Guillaume Clayssen et Carolina Péchény de la Comédie de l'Est avec intermèdes musicaux par des chanteurs lyriques de l'Opéra Studio de l'Opéra National du Rhin.  « L'enfant et les sortilèges » de Colette-Ravel. Avec Marie Cubaynes : Maman, la tasse chinoise, Laurent Deleuil : le fauteuil, l'horloge comtoise, Kristina Bitenc : la bergère, Guillaume François : la théière, le petit vieillard, Sahara Sloan : le feu, Alice Meregaglia, piano. Vincent Monteil, direction musicale. (durée : 15-20mns- Auditorium) 


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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