Penser après les cours...!

Préparer l'écrit du bac français en travaillant les sujets tombés à Pondichéry

Par cyberblaise - publié le vendredi 27 avril 2012 à 10:58 dans 1ES2 2011-2012

Chaque année, les lycéens de Pondichéry en Inde ouvrent le bal du bac. Voici les sujets tombés à l'EAF, une bonne façon de se mettre dans le bain! Sujet de L

http://www2.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/espaceprofs/sujetbac/Bacpondy2012/fran%C3%A7aisL.pdf


Sujet de ES/S :

http://www2.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/espaceprofs/sujetbac/Bacpondy2012/fran%C3%A7ais%20ES-S.pdf

Pour toutes les sections, l'objet d'étude qui est tombé est la question de l'Homme dans l'argumentation du XVIème siècle à nos jours.

Projet Passbouq: rencontre avec Jean-Paul Nozière, mardi 17 avril 14h

Par cyberblaise - publié le mardi 10 avril 2012 à 12:44 dans 2nde7 2011-2012

Un petit tour sur le site de l'auteur qui répond à certaines questions que vous vous posez:

http://jpnoziere.com/index800.htm


Sur Rien qu'un jour de plus dans la vie de ce pauvre fou:

http://jpnoziere.com/index800.htm: pourquoi ce roman?

Ce Matin la neige, spectacle du 12 avril 19H (2nde8)

Par cyberblaise - publié le mardi 10 avril 2012 à 12:41 dans 2nde8 2011-2012

N'oubliez pas d'être à la Comédie de l'ESt le jeudi 12 avril à 18H45 pour assister à Ce Matin la Neige.

Pour en savoir plus, le site de la compagnie:

http://www.eliacompagnie.org/ELIA_Compagnie/Ce_Matin.html

Lire Dom Juan en ligne

Par cyberblaise - publié le lundi 9 avril 2012 à 17:25

Dom Juan de Molière, mise en scène de D. Mesguich (2nde)

Par cyberblaise - publié le lundi 9 avril 2012 à 16:14

Après avoir vu la mise en scène de Julie Brochen au théâtre, nous travaillons actuellement sur la captation de celle de D. Mesguich. Voici le dossier pédagogique qui correspond:

http://lpblanc.blog.espresso.repubblica.it/lidia/files/dom__juan.pdf

Pistes de correction pour le bac blanc 2012( 1ES2)

Par cyberblaise - publié le dimanche 8 avril 2012 à 10:25 dans 1ES2 2011-2012

Correction du Bac Blanc 2012 - Objet d'étude : Poésie  Corpus : Hugo, Éluard, Cadou, Tardieu

 

1. La fonction que les poètes attribuent à la poésie : un poème ressort de la poésie engagée, celui de Paul Éluard ; mentionner la date de publication, l'anaphore de l'expression “au nom de” qui souligne l'hommage aux courageux résistants, aux victimes innocentes de l'occupant aussi ; le poème termine surtout sur un message d'espoir qui donne tout son sens à l'engagement des Résistants et sur un appel à la Résistance.

Les trois autres poèmes donnent à l'expression des sentiments une place prépondérante et ressortent donc de la poésie lyrique comme l'indique d'emblée le recours très fréquent au pronom de la première personne. Le champ lexical des sentiments apparaît dense dans les trois poèmes (à préciser pour chacun d'eux : révolte et désespoir face à la mort chez Hugo ; nostalgie d'un amour éloigné ou perdu chez Cadou ; regret et doute chez Tardieu. Conclure en une phrase sur la variété des fonctions poétiques.

CITEZ absolument des extraits courts des textes sans en oublier aucun des quatre.

 

Commentaire du poème de R-G Cadou, tiré du recueil Hélène ou le règne végétal (1945)

Intro : RG C marqué par le surréalisme ; recueil dédié à une femme. Poème de forme classique : cinq quatrains d'alexandrins, mais pas de rimes régulières. Evocation nostalgique d'une femme tutoyée, qui occupe une place prépondérante au fil des vers. On peut alors se demander ce que représente l'être énigmatique si souvent invoqué sans qu'il soit nommé aux yeux du poète. Le poète écrit pour une femme aimée dont il attend la rencontre et cette femme est pour lui tout un univers.

  1. Une femme aimée dont il magnifie la rencontre et dont il regrette la perte

1. jeu des pronoms : omniprésence de la femme et rapprochement avec le poète (je, tu)

2. indices de manque, de séparation (comparaison avec les marins, répétition vb “attendre”)

3. indices de rencontre traitée sur le mode de la nostalgie (imparfait, champ lexical du contact délicat et agréable)

  1. Une femme qui est tout à ses yeux  (deux possibilités)

1. femme terre récoltes ;  2. femme saisons, météo, rythme de la journée ;  3. femme eau et air ;  4. femme temps et univers

OU : 1. femme cinq sens   2 ; femme quatre éléments ;  3. femme temps

Dans tous ces paragraphes insistez sur les présentations mélioratives et bienfaisantes de la femme.

Ccl : synthèse qui rappelle l'évocation nostalgique de la rencontre et de tout ce que la femme symbolise pour le poète. Ouverture : comparer avec Hugo qui donne à ses vers un ton plus tragique après la mort de sa fille Léopoldine ; ou comparer avec Eluard, qui choisit la poésie engagée (préciser le contexte de la Résistance au cours de la seconde Guerre Mondiale)

 

Dissertation :

Introduction : présenter la poésie : son histoire, sa définition par exemple. Problématique possible : quelles fonctions un poète peut-il attribuer à ses vers ? Bien souvent la poésie est considérée comme le genre le plus approprié à l'expression des sentiments ; cependant les poètes peuvent confier à leurs vers les divers problèmes de leur époque et composer des poèmes engagés ; de surcroît le choix de la poésie a souvent permis aux écrivains de s'inscrire dans des mouvements littéraires  qui renouvelaient le genre et en modifiaient la fonction.

 

A. la poésie donne une place de choix au registre lyrique. 1. origine du terme : Orphée utilise sa lyre pour chanter son désespoir après la perte définitive de son épouse Eurydice, créant ainsi le registre lyrique et sa variante élégiaque. Ex Les Métamorphoses d'Ovide.    2. Le registre lyrique permet aux poètes de décliner une variété infinie de sentiments : amour naissant, amour heureux, amour perdu, nostalgie, regret… ex. Cadou, Apollinaire dans Alcools, André Velter dans l'Amour extrême   3. La poésie lyrique par son universalité, offre au lecteur un écho à ses propres sentiments si semblables à ceux que chantent les poètes. Ex : Le lac de Lamartine, ou Les Contemplations de v. Hugo, Pas Revoir de Valérie Rouzeau

B.  Les poètes attribuent pourtant volontiers à leur genre littéraire une fonction plus ancrée dans leur époque, celle de l'engagement dans les problèmes de leur temps. 1. La poésie engagée dénonce les injustices, les exactions commises au cours des guerres. Ex possibles : Eluard, Desnos, Aragon. 2. Un poète peut aussi prendre part à la vie politique de son temps en dénonçant les abus de tel tyran ou la misère de son temps ; le lecteur pourra veiller à ce que de telles injustices ne se reproduisent point. ex. V. Hugo, dans les Châtiments, qui dénonce le pouvoir absolu et arbitraire de Napoléon III ou la misère dans “Mélancholia”, extrait des Contemplations.  3. La poésie engagée permet aussi aux poètes de soutenir une cause qu'ils jugent juste notamment au cours de conflits, de guerres civiles et donc d'inciter les lecteurs à les suivre. Ex. Agrippa d'Aubigné dans les Tragiques, défend le parti des protestants pendant la guerre dite des religions au 16ème siècle.

C. La poésie, un genre qui se remet en question.  1. à la fin du 19ème s. naît le mouvement du Parnasse, qui défend l'art pour l'art, et donne à la poésie une priorité esthétique. Le poète cisèle les plus beaux des poèmes qu'il offre à l'admiration des lecteurs. Ex Leconte de Lisle, ou J-M de Heredia   2. Au cours des années 1930, les poètes surréalistes innovent en jouant avec les mots pour voir au-delà des mots et lire le fond de l'âme humaine. Ex. André Breton, Aragon.

Ccl : synthèse des trois fonctions poétiques qui offrent une palette variée de possibilité aux écrivains et aux lecteurs. Ouverture : les fonctions d'un autre genre littéraire, comme le roman ou le théâtre, ou d'un autre art comme la peinture dont on peut admirer la capacité à transmettre des émotions, malgré son caractère figé ; mentionnez par exemple le mouvement étonnant que parviennent à suggérer les peintres du courant baroque.


Merci à Mme Meyer pour sa contribution.

Critique de Nathan le Sage par Mattania Grousson, deuxième prix

Par cyberblaise - publié le dimanche 8 avril 2012 à 10:21 dans Nathan le Sage de Lessing

 « Un homme est d'abord un homme avant d'être juif, chrétien ou musulman. »

La lumière monte peu à peu sur la scène alors que les personnages, dont les pas retentissent sur la musique, font leur entrée et prennent place sur les chaises disposées sur le plateau…Début qui attise l'impatience du spectateur, qui accentue sa brûlante envie de découvrir le spectacle… Envie rapidement assouvie par les premières répliques de la pièce qui laisseront place à un flot d'émotion. Les comédiens nous inviteront alors à plonger entièrement dans l'humanité de cette pièce de théâtre et à découvrir les messages qu'elle déversera sur nous.

Nathan Le sage est une création de Bernard Bloch qui met en scène l'œuvre de Lessing, écrivain allemand du XVIIIème siècle. Cependant cette pièce ne manque pas d'actualité en nous livrant des personnages confrontés à une quête d'identité. Cette pièce aborde également et principalement le sujet de la tolérance entre les trois religions du livre et se fait représentante de la philosophie des Lumières du XVIIIème siècle : « Un homme est d'abord un homme avant d'être juif, chrétien ou musulman ». Cette idée constitue la branche centrale de la pièce sur laquelle s'articuleront les problèmes identitaires et les passions des personnages qui les amèneront à vaciller, à perdre leur assise.

L'histoire ? Nathan, un Juif, rentre de voyage, apprend que sa fille Recha a failli mourir dans l'incendie de sa maison. Failli seulement. Un templier, seul templier gracié par Saladin du fait de sa ressemblance avec l'un de ses frères disparu, l'a sauvée des flammes. Cependant ce chrétien refuse tout contact avec le Juif. Les relations entre juifs, musulmans et chrétiens évolueront et la pièce s'achèvera sur un désordre des idées, un renversement des certitudes et l'apparition de la vérité, nue, aussi nue que le sera la scène à l'entracte !

La mise en scène de Bernard Bloch est particulièrement intéressante. La quasi nudité de la scène (Huit chaises, un lustre, une sorte de trou noir au sol en jardin) peut au début décontenancer, cependant, on comprend rapidement que la mise en scène, loin de tout mimétisme, est hautement symbolique, comme les costumes par leur couleur. La présence du trou noir, qui n'a  aucune raison apparente, laisse le spectateur maître de son interprétation, en proie à une énigme.

Il faut également observer avec attention le jeu des acteurs qui est tout à fait remarquable, que ce soit dans la gestuelle, la voix, la diction du texte ou leur simple présence. Cette pièce mêle des acteurs de tous âges, ce qui amène fraîcheur et sagesse. La musique et les lumières contribuent au charme de l'étrange chorégraphie que composent les personnages lors de leurs déplacements, tout a sa place, tout se déroule comme sur du papier à musique, alors que la scène finale amènera les personnages au trouble, à une démarche  vacillante et finalement, fin surprenante mais admirable de par sa symbolique, les transformera en automates, en pièces d'échec, en pantins animés par des ficelles tenues par qui ? - le public imaginera…

                                                                       Mattania Grousson (2nde 8 Blaise Pascal)


Critique de Nathan le Sage par Gaelle Kamper premier prix du concours.

Par cyberblaise - publié le dimanche 8 avril 2012 à 10:19 dans Nathan le Sage de Lessing

Nathan le Sage, mis en scène par Bernard Bloch, un spectacle qui donne à penser.

Dès le début de la représentation, le spectateur est plongé dans un univers très intéressant et une mise en scène très réfléchie, qui l'oblige à se poser des questions et qui l'intrigue. En effet, sur le parquet  du plateau, composé de trois essences de bois différent, on remarque d'emblée une sorte de tapis circulaire noir. Mystère ! Il peut symboliser plusieurs choses : l'inconnu dont on s'approche avec prudence, qui nous attire et nous repousse à la fois, Dieu auquel sans arrêt certains personnages vont s'adresser. Difficile d'identifier un sens mais cela donne à penser, ce qui en soi est déjà stimulant. Voici une mise en scène qui rend le spectateur actif dès le début de la représentation. De plus, en regardant l'espace scénique, qui peut paraître extrêmement dépouillé, l'on sent qu'il va falloir faire attention à tous les détails : pourquoi hui chaises disposées en arc de cercle ? Pourquoi ce parquet en patchwork de trois couleurs différentes ? Pourquoi cette ombre menaçante d'un mobile suspendu ? Autant d'éléments intrigants et qui mettent en branle l'imagination.

Nul doute, c'est à une mise en scène créative et riche que nous allons assister pour cette pièce qui raconte l'histoire d'un juif, appelé Nathan, qui en rentrant de voyage apprend que sa fille Recha a été sauvée des flammes par un jeune templier, qui lui-même a été gracié par Saladin en raison d'une troublante ressemblance avec un frère disparu. De là découle toute la suite d'une histoire pleine de rebondissements, qui va amener ces trois hommes à se côtoyer, à se parler, à mettre de côté leurs divergences religieuses pour, au final, presque tous se retrouver réunis dans une même famille !

Les scènes et les actes sont très bien enchaînés, des changements de lumière faisant office de transitions à vue. Le jeu des acteurs est  très convaincant, avec une mention spéciale pour Jonas Marmy qui interprète un frère convers surprenant d'originalité. Nous avons particulièrement apprécié la symbolique de la parabole des trois anneaux que raconte Nathan à Saladin lorsqu'il lui demande laquelle des trois religions est la meilleure, parabole que Lessing emprunte à Boccace et qui est le moment de la pièce le plus attendu par le public averti. Nathan raconte alors l'histoire d'un père qui détenait un anneau transmis de père en fils, or lui en avait trois qu'il aimait de la même façon. Avant sa mort, pour ne pas faire de jaloux, il fit refaire deux bagues identiques à l'originale de telle sorte qu'il puisse donner un anneau à chacun de ses fils sans qu'il soit possible de discerner lequel était authentique. Dans la pièce, Lessing a rajouté un passage avec un juge sensé déterminer quelle bague était la vraie, mais qui finit par conseiller aux fils de se montrer tous les trois à la hauteur de l'amour de leur père et des vertus supposées à l'anneau authentique. La parabole est extraordinairement mise en scène : Nathan, au moment où il fait intervenir le juge, pénètre dans le cercle sombre que personne n'avait osé transgresser jusque là et que l'on contournait avec soin, la lumière projetée le magnifie et regardant vers le ciel, il dit que les trois religions sont égales et qu'on ne peut déterminer laquelle elle est la vraie autrement qu'à l'humanité dont font preuve les croyants pour se conformer aux vertus que chaque religion exige d'eux.

Cette pièce qui dure trois heures qu'on pourrait trouver longues, en réalité, nous a semblé trop courte. On ne voit pas le temps passer tant le spectacle est intéressant et bien joué. Tous les effets réunis font de la pièce un spectacle très vivant, riche de connaissances et de réflexions.

Gaelle Kamper ( 2nde 8 Blaise Pascal)


Bravo Gaelle et Mattania (2nde8)

Par cyberblaise - publié le vendredi 30 mars 2012 à 17:18
Félicitations Gaelle et Mattania! Vos critiques de Nathan Le Sage ont séduit les membres du jury; vous avez gagné les premier et deuxième prix. Profitez bien de votre chèque cadeau à la librairie Kleber de Strasbourg.Vous avez fait honneur au lycée Blaise Pascal.

Projet Nathan Le Sage: le blog des lycéens de Sélestat.

Par cyberblaise - publié le lundi 26 mars 2012 à 14:50 dans Nathan le Sage de Lessing

Allez faire un tour sur le blog de vos camarades du lycée Koeberlé dont voici le lien:

  http://lekoebautheatre.canalblog.com/


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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