Penser après les cours...!

Les fables de La Fontaine (1ES2)

Par cyberblaise - publié le dimanche 8 janvier 2012 à 21:54 dans 1ES2 2011-2012
Pour préparer l'étude de la fable, "le paysan du Danube" , que vous pouvez lire en ligne: http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/paysdanub.htm vous pouvez lire une présentation du recueil de fables de La Fontaine sur Magister: http://www.site-magister.com/prepas/fables.htm

Ce que dit la bouche d'ombre: un film sur Victor Hugo (2nde7)

Par cyberblaise - publié le dimanche 8 janvier 2012 à 21:12 dans 2nde7 (2010-2011)
Voici un moyen métrage sur le thème de la relation de Victor Hugo avec la mort: http://www.dailymotion.com/video/x3bwxm_ce-que-dit-la-bouche-d-ombre_shortfilms

L'argumentation directe et indirecte (1ES2)

Par cyberblaise - publié le dimanche 8 janvier 2012 à 21:02 dans 1ES2 2011-2012
Rappel : il faut connaître les grandes généralités sur l'argumentation afin de pouvoir identifier les différents procédés dans les textes rencontrés. Pour réviser , utiliser votre manuel ou aller là: http://www.etudes-litteraires.com/argumentation.php Ce document est également très explicite: http://www.livreetclic.com/francais/demo_convaincre.pdf

Très belles fêtes de fin d'année à tous!

Par cyberblaise - publié le mercredi 28 décembre 2011 à 16:35
Je souhaite à tous ceux qui passent par là une très belle entrée dans l'année 2012. Qu'elle comble tous vos voeux et soit passionnante à vivre. CO

Eloge de l'arbre (Suite)

Par cyberblaise - publié le lundi 19 décembre 2011 à 10:55 dans 2nde8 2011-2012

De très jolies photos d'arbre sur ce blog et quelques citations sur l'arbre propices à la rêverie:

http://motsaiques2.blogspot.com/2011/03/p-19-arbres-mes-freres.html?spref=fb

Eloge de l'arbre et de la forêt (2nde8)

Par cyberblaise - publié le lundi 19 décembre 2011 à 10:48 dans 2nde8 2011-2012

En ouverture de l'étude du Romantisme et de son rapport à la nature:


 

Eloge de l'arbre (Prudence)

 

Dans la ville, extrêmement modernisée, les endroits les plus fréquentés par la jeunesse

ne sont effectivement plus les lieux les plus naturels que la vie puisse offrir.

Qu'allons-nous laisser à notre progéniture si la source même de notre respiration disparaît, s'absente ? 

Reprenons le temps de parcourir tant de souvenirs d'enfances, qui ont bercé chacune de nos années, rappelons- nous tout le chemin qu'a dû faire la nature pour arriver à nous ouvrir les yeux. Lorsque les rides du futur sont encore éloignées, et que les soucis de grandir ne nous préoccupent pas encore, sur le chemin de l'école, nous avons tous croisé par hasard, un châtaigner qui a  attiré notre attention. Dans l'espace à ses pieds où je me tenais quelques fois, il était si immense que je me sentais toute petite ; il invoquait la lumière et imprimait en moi les plus belles couleurs que ses feuilles pleines de vie faisaient ressortir.

Je pouvais lui parler, il était une sorte de psychologue, en bien mieux, lui, il ne me jugeait pas. La nature est impressionnante, elle me rassure, c'est vrai, car je comprends sa force. 

 

 Proposition d'Héléna

Sérénité l'arbre nous apporte

Juste le regarder et le contempler.

Se poser et s'asseoir devant lui

Comme un enfant attendrait sa récompense.

Ici, cette récompense, c'est le calme.

Juste réfléchir et penser,

Penser au monde, à l'humanité,

Au bonheur du quotidien.

Etre seul, s'isoler, prier

Sous ce beau cerisier.

 

Un arbre particulier

Rappelant souvenirs et fous rires,

Peines et tristesse.

Manger, rire, boire, pleurer

Résume la vie, notre vie.

Avec toujours ses belles feuilles, éblouies par le soleil

Qui nous redonnent envie et courage.

Épreuves après épreuves, sourires après sourires.

Il aura tout vu, on aura tout fait

Sous ce beau cerisier.

 Proposition de Coline:

Il était là, au milieu d'une prairie,

Un arbre, cet arbre, mon arbre,

Celui qui allait devenir mon abri,

Mon échappée du monde de marbre.

La première fois que je l'ai vu,

Tanguant sous la brise,

Dans ses branches feuillues

Le soleil jouait à sa guise.

Son beau feuillage je me souviens

M'a rappelé en virevoltant

Les effluves de l'air marin,

La douce vague d'un océan.

Son tronc robuste et usé,

Tel un vieil homme aguerri,

Celui-là m'a fait penser

Au fier mât d'un navire.

Il reflétait la vie,

Son essence,

Ce monde en harmonie,

Dans le calme et l'innocence.

Sa splendeur m'a attirée,

Et vers ce havre de paix

Je suis souvent retournée,

Et toujours je m'y plaisais.

 

 

Eloge de la forêt : Adèle

 

La forêt est un endroit où l'on peut se libérer de tout qui nous encombre l'esprit ; les odeurs du bois sec, des fleurs et des feuilles mortes, le chant des oiseaux, les taillis qui cachent de petits animaux retiennent toute l'attention du promeneur.

La forêt qui me tient lieu de paysage, qui me rappelle tant de souvenirs, cette toute petite forêt occupe une grande place en moi.

Les mystères de cette forêt qui chaque jour s'embellit  s'épanouissent au fil des saisons,  elle enfile différents manteaux; après tout, elle est peut être un peu comme nous : elle naît au printemps, vit en été, puis, à petits feux, elle meurt, elle fane, l'automne quoi, en hiver, elle est paisible, elle est recouverte de neige, elle est pure.

Et quand elle disparaît dans un nuage de brume, un vide en moi apparaît.

Forêt où j'aime me promener, sur mon animal préféré, je pense que lui aussi doit t'apprécier, même si quelque fois tu le rends un peu nerveux, car on ne sait jamais à quoi s'attendre lorsqu'on empreinte tes chemins, ces chemins qui se ressemblent tous et pourtant grâce à l'un de tes magnifiques arbres, je m'y retrouve.

Toi la forêt, où l'on pourrait pourtant se perdre, tu me guides, tu es ma boussole, mon point de repère, et c'est à toi seule que je me confie...


Conseils pour améliorer encore les exposés déjà très réussis (2nde8)

Par cyberblaise - publié le samedi 17 décembre 2011 à 15:36 dans 2nde8 2011-2012

Conseils pour améliorer encore des exposés fort riches.

Pour tous : rappeler clairement les questions qui ont guidé votre recherche et leur rapport avec la création de Nathan Le Sage à la CDE. Préciser vos sources : bibliographie et sitographie.

1.       Qui est Lessing ? En quoi est-il influencé par la pensée des Lumières ? Passage qui illustre les valeurs de l'Aufklärung : la parabole des trois anneaux.

Exposé très complet, simplement il faut moins lire et donc assimiler les connaissances avant de faire l'exposé. Vous auriez pu utiliser les rubriques que j'ai données en début d'année pour faire une biographie d'auteur, cela vous aurait demandé de reformuler et du coup vous vous seriez appropriés les connaissances. Mieux expliquer le contexte dans la pièce de la parabole des trois anneaux.

2.       Le personnage de Recha : de bonnes idées mais les lectures doivent être faites non pas après l'exposé mais au moment où vous évoquez tel ou tel aspect du personnage. Il faut s'entraîner à la lecture. Yacine semblait découvrir le texte et ne donnait pas l'impression de le comprendre. Il faudrait également proposer une sorte de commentaire du passage.

 

3.       Exposé sur Saladin : très bien pour le contenu, mais il faut moins lire, donc s'approprier davantage les connaissances. Chercher une illustration filmique qui montre davantage Saladin.

 

 

4.       Les Templiers : Très bien pour le power point et l'expression orale, insister davantage sur les règles de l'ordre voulues par Saint Bernard, souligner le paradoxe d'un ordre très pauvre de moines soldats devenu très riche. Parler du personnage du Templier dans la pièce : en quoi il a les caractéristiques attendues ou non d'un templier.

 

5.       La troisième croisade : un peu court mais clair, insister sur la dimension légendaire de Richard Cœur de Lion et Frédéric Barberousse, montrer sur une carte le cheminement des croisées.

 

 

6.       La scénographie et les costumes imaginés : bien pour les dessins des costumes, le repérage des différents lieux dans les didascalies de la pièce. Mais il faut davantage expliquer votre démarche, vos sources d'inspiration : gravures, photos.

 

7.       Les mises en scène existantes : recherches très complètes mais exposés trop lus. Bien d'avoir présenté le métier de metteur en scène, il aurait fallu aussi parler des « notes d'intention «  que l'on trouve dans les dossiers de presse et dossiers pédagogiques. Dire clairement ce que vous avez compris ou non du projet de chaque metteur en scène présenté et illustré par des extraits d'interview, des photos ou vidéos. Faire travailler vos auditeurs sur les affiches que vous avez trouvées en les projetant.

 

 

8.       Bernard Bloch et son projet : exposé déjà très abouti, essayer de se dissocier encore plus du « papier », commenter davantage l'extrait de « Chercheur de traces », exploiter davantage l'interview de Bernard Bloch dans le quel il explique un peu son projet.

 

9. Les trois religions présentes dans la pièce : exposé clair et très complet, un peu trop lu. Il faut donc s'approprier davantage les connaissances. Possibilité d'illustrer : représentation des fidèles, des lieux de cultes, des livres saints, mais pas forcément nécessaire.

 

Ce travail de recherche et de présentation d'exposés dans le cadre de la découverte de Nahan Le Sage est aussi un entraînement aux TPE des première.


Etude de l'extrait des cannibales de Montaigne ( complément du cours du 16 décembre)

Par cyberblaise - publié le samedi 17 décembre 2011 à 12:52 dans 1ES2 2011-2012

Pour ceux qui avaient préparé le texte en utilisant les questions dans le manuel, voici des propositions de réponses qui reprennent autrement ce que nous avons mis en lumière en travaillant sur la structure du texte et sur la stratégie argumentative de Montaigne.


Le cannibalisme, entre humanité et inhumanité

1. Montaigne adopte un mode de raisonnement inductif (Il part des exemples concrets, de ce qui a été observé pour tirer l'idée générale) : après avoir fait le récit des combats entre peuples sauvages, il en vient progressivement à l'énoncé de sa thèse. Ainsi, le récit du rituel cannibale amène Montaigne à un constat paradoxal : « Ce n'est pas, comme on pense, pour s'en nourrir […] : c'est pour manifester une très grande vengeance. » Refusant de réduire les violences de ces peuples à des actions barbares, à une sauvagerie animale, l'auteur leur confère une dimension symbolique et morale : la pratique de l'anthropophagie est faite pour se venger de l'ennemi et donc anéantir sa puissance par ingestion de sa chair, ce qui le fait disparaitre totalement et l'assimiler au vainqueur et par souci de la cohésion sociale puisque le rituel est effectué entre amis.

2. En recourant à Chrysippe et à Zénon (l. 32-38), Montaigne en bon humaniste qui pense à partir de ce qu'ont pensé les Anciens  donne une légitimité à sa thèse. Ce procédé est courant à la Renaissance : la référence aux auteurs antiques permet d'assurer la validité d'un propos qui ne doit pas émaner d'une simple personne mais doit trouver sa source dans une tradition littéraire. Grâce à l'utilisation de cet argument d'autorité, Montaigne démontre que l'anthropophagie est une pratique humaine qui a existé avant la découverte des cannibales brésiliens.

3. L'auteur décrit l'acte cannibale de la ligne 5 à la ligne 14. Après avoir constaté la violence des combats entre peuples sauvages (l. 1-5), Montaigne relate les différentes étapes menant à l'exécution des prisonniers. Le lecteur apprend que ces derniers sont accueillis (« Après avoir longtemps bien traité leurs prisonniers », l. 6-7), avant d'être assaillis des coups de la communauté. Le massacre des prisonniers, pour être brutal, n'en suit pas moins un protocole précis et rigoureux : loin d'être un acte dicté par un besoin vital, il s'agit d'un rituel social (« une grande assemblée » se réunit ; s'ensuit le partage de la victime entre tous les cannibales). Montaigne bien qu'il ne soit pas ethnologue, qu'il n'ait pas étudié les mœurs de ces peuples sur place propose une interprétation de leur comportement qui montre que le cannibalisme est complètement intégré  à une pratique sociale pensée  et donc pas inhumaine : neutralisation de la force de l'ennemi par « une grande vengeance », renforcement de la solidarité et de la cohésion du groupe par une fête et un repas commun et même par un envoi de la chair aux amis absents.

4. Dans les sociétés grecque et romaine, le barbare est l'étranger (< barbarus celui qui ne parle pas la langue grecque et qui fait une sorte de bruit désagréable avec sa bouche)). Dans cet extrait « Des cannibales », Montaigne remet en question l'opposition traditionnelle entre société civilisée et société barbare. Selon lui, la barbarie est un vice présent aussi bien chez les peuples sauvages que chez les Européens : « Je ne suis pas fâché que nous soulignions l'horreur barbare qu'il y a dans une telle action, mais plutôt du fait que, jugeant bien de leurs fautes, nous soyons si aveugles à l'égard des nôtres. » (l. 24-26.)La métaphore de l'aveuglement souligne bien qu'il est difficile de voir les défauts de sa propre culture. L'on voit alors que la confrontation avec l'Autre lui permet surtout de s'interroger sur sa propre culture et d'en dénoncer les failles, la violence.

5. Montaigne insiste sur le caractère déroutant de la guerre entre les cannibales. À la ligne 4, il introduit son point de vue par le biais d'un modalisateur : « C'est une chose étonnante que la dureté de leurs combats. » Montaigne procède d'ailleurs à un éloge de la bravoure ( Ils ne connaissent ni la déroute ni l'effroi) et de l'ingéniosité des Indiens ( vont nus mais fabrique des armes avec les éléments de la nature) sans pour autant les excuser de leur brutalité.  Plus généralement, Montaigne formule à plusieurs endroits une réflexion personnelle (l. 14-15 ; l. 26 ; l. 43-44), parfois en s'exprimant à la première personne. Mais il fait naître son point de vue de l'observation des mœurs des indiens ; il donne place à leur point de vue sur les Portugais avant de parler en son nom propre en écrivant « je pense », il se distingue ainsi du « on pense » qui est de l'ordre des préjugés et des jugements ethnocentristes.

La démarche comparative est très présente : les indiens sont observés par les voyageurs qui les rencontrent et décrivent leurs mœurs  mais eux-mêmes observent les Portugais et sont amenés à changer leurs pratiques en imitant les Occidentaux : ce qui n'est pas dénué d'ironie de la part de Montaigne, car l'entreprise civilisatrice des Chrétiens ne produit pas l'effet escompté puisque les Indiens adoptent des mœurs qu'ils jugent plus cruelles que les leurs.Montaigne compare lui le cannibalisme des Indiens à celui qui est évoqué dans la littérature antique et aux exactions commises de "fraîche date" et dont il a été témoin lors des épisodes de guerre de religion entre protestants et catholiques.

Ces discours explicites marquent le cheminement de la réflexion de l'auteur : cet extrait peut ainsi se lire comme une page d'« essai ».Montaigne s'essaye à penser à partir des ressources dont il dispose.

6. La réflexion de Montaigne sur les cannibales s'inscrit dans le contexte des guerres de Religion qui déchirent alors la France (1562-1598). Ces circonstances amènent l'essayiste à relativiser la barbarie des cannibales. Entre les lignes 26 et 31, l'opposition entre Européens et sauvages s'expose par le biais de termes antithétiques : le massacre de l'« homme vivant » s'oppose à celui d'un homme « mort », tandis que la cruauté des guerres civiles est rendue sensible par un « faux parallélisme » qui laisse entendre une nouvelle hiérarchie entre les civilisations (d'un côté, « faire rôtir petit à petit, […] faire mordre et tuer par les chiens et les pourceaux » ; de l'autre, « le rôtir et manger après qu'il est trépassé »). La confrontation avec les cannibales permet alors à Montaigne de dénoncer la barbarie de son propre temps et entre chrétiens.


Caspar David Friedrich, peintre romantique

Par cyberblaise - publié le samedi 17 décembre 2011 à 12:35 dans 2nde8 2011-2012

Après l'étude de Voyageur contemplant une mer de nuages, en savoir plus:

http://www.blue.fr/friedrich/menu.htm


Un lien vers le blog d'un collègue:

http://brunorigolt.blog.lemonde.fr/2010/10/09/analyse-d%E2%80%99image-caspar-david-friedrich-le-voyageur-contemplant-une-mer-de-nuages%E2%80%9D/


Pour ceux qui voudraient commenter le poème de Baudelaire: "L'Etranger", quelques pistes ici:

http://www.bacdefrancais.net/etranger-baudelaire.php

Montaigne et La Boétie, l'amitié au coeur des Essais (1ES2)

Par cyberblaise - publié le samedi 17 décembre 2011 à 10:57 dans 1ES2 2011-2012

J'ai évoqué en cours l'extraordinaire amitié qui unissait les deux hommes ( cf "Parce que c'était lui, parce que c'était moi"). Pour en savoir plus, voici le blog d'un collègue:

https://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=MonplaisirLett&e_id=11082


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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