Penser après les cours...!

Par dessus bord de Michel Vinaver ( 2nde7)

Par cyberblaise - publié le mercredi 7 décembre 2011 à 10:49 dans 2nde7 2011-2012

Quand le théâtre s'empare du monde de l'entreprise...

Un résumé de la pièce qui dure six heures dans l'une de ses versions:

http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Par-dessus-bord/ensavoirplus/idcontent/8987


Un article critique: http://www.fluctuat.net/6349-Par-dessus-bord-Michel-Vinaver


Ecouter Michel Vinaver parler de sa pièce:

http://www.youtube.com/watch?v=ByYVXYLoPDY


Vinaver récuse le fait que ses pièces parlent du "travail", il préfère dire qu'elles parlent de "l'emploi": http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=cOT6DfZy7D0&feature=endscreen


Ecouter le metteur en scène Schiaretti:

http://video.google.com/videoplay?docid=4451977661239858791#


"Prière à Dieu" Traité sur la tolérance, Voltaire (1ES2)

Par cyberblaise - publié le lundi 5 décembre 2011 à 18:57 dans 1ES2 2011-2012

En complément du commentaire que nous avons fait ensemble, je vous renvoie au blog d'une collègue:

http://www.coursdelettres.com/article-29282334.html

Comment analyser un film: l'exemple du Titanic

Par cyberblaise - publié le lundi 5 décembre 2011 à 18:02 dans 2nde8 2011-2012

Avant d'aller voir A Bout de Course de Sidney Lumet, lisez cette analyse du film Titanic:

http://users.skynet.be/fralica/dispo56/exemples/expl24.htm


I Le Récit  A. Les personnages. B Le cadre spatio-temporel

II Le montage: séquence de début, fin, séquences particulièrement marquantes, plans remarquables: symboles, détails qui permettent des connotations intéressantes, enchaînements des séquences notables, cadrages qui produisent des effets particuliers.

III Bande Son

Conclusion: appréciation générale.

Qu'est-ce que le film m'a fait découvrir, ressentir, penser?

Quels passages de l'histoire sont particulièrement bien joués par les acteurs et pourquoi?

En quoi sa construction est-elle intéressante, originale, efficace?

Quels passages mémorables vais-je garder en moi?

l'Affaire Calas(1ES2)

Par cyberblaise - publié le jeudi 1 décembre 2011 à 09:14 dans 1ES2 2011-2012

L'alambic dans L'Assommoir (2nde7)

Par cyberblaise - publié le mercredi 30 novembre 2011 à 11:58 dans 2nde7 2011-2012

En prolongement de l'étude faite en cours, voici plusieurs  liens consacrés au commentaire de la description de l'Alambic: http://jacquesmottier.online.fr/pages/alambic.html


http://blog.crdp-versailles.fr/catablog2evariste/index.php/post/09/02/2009/commentaire-de-l-Assommoir-fait-par-Audrey-Fernandes


Ces exemples peuvent vous aider pour rédiger le commentaire que vous avez à faire sur un passage de Germinal.


Zola et le peintre Degas: plusieurs tableaux dont celui qui est dans le manuel peuvent être mis en relation avec le texte de Zola et l'histoire de Gervaise:

http://jacquesmottier.online.fr/pages/zola_degas.html

François Bon auteur de Daewoo (2nde7)

Par cyberblaise - publié le mercredi 30 novembre 2011 à 11:46 dans 2nde7 2011-2012

Ecoutez une libraire qui a aimé son livre:

http://www.dailymotion.com/video/xbm6di_daewoo-de-francois-bon-au-livre-de_news


Ecoutez François Bon lui-même:

http://vimeo.com/29951934


La maison d'édition en ligne fondée par François Bon: http://www.publie.net/


Un exemple de ses ateliers d'écriture:

http://classes.bnf.fr/ecrirelaville/

La question de l'homme dans l'argumentation et l'actualité (1ES2)

Par cyberblaise - publié le lundi 28 novembre 2011 à 16:42 dans 1ES2 2011-2012

Nous abordons cet objet d'étude en nous interrogeant sur la façon dont notre regard sur l'Autre forge notre propre humanité et voici que le journal Le Monde publie plusieurs articles en lien avec notre problématique en raison d'une exposition qui s'ouvre au musée anthropologique du Quai Branly sous le patronage du footballeur Lilian Thuram, Exhibitions, titre qui joue à la fois sur le sens anglais et français du mot.


http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/11/28/comment-le-sauvage-est-devenu-l-unique-figure-de-l-autre-lointain_1610171_3246.html#ens_id=


http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/11/28/lilian-thuram-le-racisme-un-conditionnement_1610170_32

Extrait de Debout les morts de Fred Vargas (2nde8)

Par cyberblaise - publié le lundi 28 novembre 2011 à 14:58 dans 2nde8 2011-2012

Réponses aux questions du manuel:

I.Un arbre inquiétant

1. Plusieurs détails manifestent la banalité de l'arbre : sa taille (« L'arbre était encore assez jeune pour qu'il puisse en faire le tour avec ses doigts. », l. 1-2), sacomposante: ça ne fait que des feuilles, du bois, des racines" l.7, l'herbe qui l'entoure (« Ça faisait un petit duvet d'herbe clairsemée qu'il caressa avec sa paume. », l. 16-17). Autant de détails qui participent de l'effet de réel. C'est surtout l'emploi du présent de vérité générale, lignes 5-8, qui renforce la dimension familière de l'arbre, qui correspond ainsi à tous les arbres : « Un arbre, ça ferme sa gueule […] muet. » En apparence l'arbre qui a été mystérieusement planté dans le jardin de Sophia ne présente pas de particularités anormales, outre le fait qu'on ne sache pas qui l'a plantélà et quel lien il a avec la disparition de la cantatrice.

Le regard porté par Marc sur l'arbre évolue à partir de la ligne 19 : « Quelque chose n'allait pas. » La description se fait plus précise encore, mais il ne s'agit pas ici de susciter un effet de réel : bien au contraire, il s'agit de montrer que le réel résiste à l'explication réaliste. Paradoxalement, à l'observer trop en détail, le réel familier et quotidien devient mystérieux comme le carré d'herbe à la terre remuée qui entoure l'arbre tel que l'observe Marc.En limitant son regard a une portion de l'espace que l'on ne scrute jamais avec autant de précision dans la réalité, Marc fait apparaître des éléments de l'énigme: des différences de couleurs de terre, des objets qui refont surface et qui sont datables. L'étrangeté du réel domine désormais dans le regard que Marc porte sur l'arbre.

On peut donc établir le plan suivant :− premier paragraphe : observation d'un réel familier et banal ;

− lignes 15-31 : émergence de l'étrange et de l'énigme  par l'attention portée au pied de l'arbre à la terre dans laquelle il est planté.

− lignes 31-46 : tentative de résorber l'énigme par un discours explicatif.

2. Malgré sa conviction que l'arbre est lié à la disparition de Sophia, Marc ne trouve dans un premier temps rien qui vienne étayer cette intuition. La perception de l'arbre évolue lorsque Fred Vargas modifie la position de Marc, qui s'assoit « aux côtés de l'arbre », l. 15. Cette nouvelle position justifie la pause narrative car elle le rend plus attentif aux détails de la terre et des objets présents sur le sol. Deux éléments soulignent alors le caractère énigmatique du décor : la couleur de la terre dans le 2e paragraphe, et un tesson de grès dans le 3e paragraphe. La terre « sombre, grasse, presque noire » ne correspond pas à celle qu'il a découverte avec Mathias lors du premier déracinement de l'arbre.  De plus les adjectifs choisis ont des connotations morbides et pourraient faire penser à une terre qui contient des morts, des cadavres en décomposition.Marc essaie cependant d'y apporter plusieurs explications logiques :

« Du nouvel humus, déjà ? » (l. 27-28), puis « les flics avaient creusé après eux. Peut-être étaientils descendus plus profondément » (l. 31-32). Le tesson de grès découvert ligne 37 renforce cette étrangeté : « un petit tesson de grès, qui lui parut plus xvie que xviiie». Or Mathias l'archéologue a daté les couches de terre claire du xviiie siècle, lignes 24-25 : « Il y en avait dans le fourneau de la pipe blanche qu'il avait ramassée en marmonnant “ xviiie siècle ”. » Pourtant, la solution que Marc apporte à ces éléments étranges et discordants reste insatisfaisante. Il faudra lire la suite du roman pour savoir le fin mot de l'histoire.

3. Plusieurs passages font de l'arbre un suspect ou un complice du crime. Il s'agit en particulier des phrases au discours indirect libre des lignes 5 à 8 : « On n'étrangle pas un arbre. Un arbre, ça ferme sa gueule, c'est muet, c'est pire qu'une carpe ». Dans ce passage, les pensées de Marc attribuent à l'arbre des caractéristiques humaines : il est personnifié. Cette personnification se retrouve dans les paroles du parrain, ligne 44 : « Et qu'est-ce qu'il t'a dit ? »

Dans cet extrait, Fred Vargas joue avec le modèle du roman policier ; on en reconnaît les éléments attendus, mais déformés : l'enquêteur est un historien et le suspect interrogé est un arbre. Car c'est bien à une tentative d'interrogatoire « musclé » que nous assistons lignes 3-4 : « il eut envie de l'étrangler, de lui serrer le cou jusqu'à ce qu'il raconte entre deux hoquets ce qu'il était venu faire dans ce jardin ». L'apparition du hêtre dans le jardin de Sophia n'a en effet jamais été expliquée, même si la célèbre cantatrice avait supposé qu'il s'agissait du cadeau d'un admirateur. Ce traitement particulier de l'arbre crée le suspense car le silence de l'arbre signifie qu'il y a quelque chose de tu, de non dit ou d'indicible, un secret que le roman devra révéler. Ce n'est donc pas anodin si l'adjectif « muet » est répété cinq fois dans le premier paragraphe : le silence de l'arbre, tout naturel et conforme à la réalité qu'il soit, devient énigmatique car il recèle un secret.

II.Enquête et archéologie

4. On retrouve dans Debout les morts la formation initiale de Fred Vargas, historienne et archéologue avant de devenir auteur de romans policiers à succès. Ses connaissances archéologiques sont certainement à l'œuvre dans la description scientifique de la terre que Marc découvre autour de l'arbre. Le vocabulaire se fait très technique : « limoneuse », « humus », « sédiment », « couches ». Après l'étude de la couleur de la terre, la description des objets récoltés au cours de la fouille s'inspire également de l'archéologie : « le fourneau de la pipe blanche » (l. 24), « un petit tesson de grès » (l. 37). Empreintes, ossements, fouilles sont, selon Fred Vargas, autant de points communs entre l'archéologie et l'enquête policière. Ce qu'elle écrit de son personnage, lignes 8-9, s'appliquerait aussi bien à un enquêteur : il « tentait de faire parler ses tas […] d'ossements ». Il est d'ailleurs remarquable que les champs lexicaux de l'archéologie (couleur de la terre et des objets) soient intimement liés aux champs lexicaux de l'enquête (« examina », « aucun doute », « explication»).

5. Dans ce passage, Fred Vargas joue sur le sens propre et figuré du verbe « creuser ». Marc et Mathias ont creusé une première fois pour déraciner l'arbre et voir si ses racines cachaient quelque chose. Puis « les flics avaient creusé après eux », ligne 31. À cette démarche qui s'apparente aux fouilles archéologiques, s'unit l'enquête. Qu'est-ce qu'enquêter en effet sinon creuser, de façon imagée, pour trouver une vérité cachée, enfouie sous les apparences ? On peut voir encore dans cette expression une autre interprétation. Les « couches de terrain » peuvent évoquer de façon métaphorique les différents niveaux d'interprétation d'une lecture.

Bien lire, c'est voir sous la surface des choses, et le bon lecteur est celui qui creuse, qui s'interroge sur les indices que lui révèle sa lecture, et qui essaie de les interpréter, comme le font l'archéologue et l'enquêteur.


Fred Vargas au salon du livre de Colmar samedi 26 novembre 2011 (2nde 7 et 8)

Par cyberblaise - publié le dimanche 27 novembre 2011 à 17:39

Je vous ai fait un petit compte rendu du débat auquel j'ai assisté et qui portait sur l'influence d'un auteur de polars américains Dashiel Hammett , père du roman noir sur Fred Vargas. Elle a dit des choses passionnantes et très éclairantes sur les romans que vous êtes entrain de lire.

 

Conférence –débat salon du livre 2011 Fred Vargas et Nathalie Benat (spécialiste du roman policier et éditrice : collection Souris noire et Rat noir, auteur de DashielHammett, parcours d'une œuvre, exposition : Le Mystère Hammett à laquelle à participer Jo Vargas, la jumelle de Fred qui est peintre.) à propos de D. Hammett, père du roman noir.

Fred Vargas, historienne et archéologue, auteurs de romans policiers, créatrice du personnage du commissaire Adamsberg.

Animateur du débat : Michel Abesca, l'un des premiers soutiens de Fred Vargas, premier article critique éclairant pour l'auteur lui-même qui « ne savait pas ce qu'il fabriquait ». (Franc parler de Fred Vargas, jamais dans la langue de bois, refuse de vouvoyer cet ami qu'elle connaît bien)

Influence littéraire: Père de Vargas dans la mouvance du surréalisme : mépris pour le roman policier, lecture d'abord des romans policiers anglais classiques en cachette du père, influencée par sa jumelle qui découvre le roman et le film noir américain ainsi qu'Hemingway.  F. Vargas raconte l'anecdote du scénario du Grand Sommeil adapté de Chandler et incompréhensible pour les scénaristes eux-mêmes ! Fred était passionnée de littérature française : Rousseau et Proust ; Elle sera tiraillée entre Proust et Hemingway . La lecture des polars américains de Chandler et Hammett sera comme un détonateur. Fred Vargas fait l'éloge des auteurs masculins de polars américains d'aujourd'hui. Mais n'arrive pas à écrire des romans noirs, le dernier L'Armée furieuse n'en est toujours pas un !

Hammett : détective de l'agence Pyncherton, images d'Epinal du détective : raccourci simpliste. Naissance avant la fin du XIXème dans le Maryland, vit la première et la deuxième guerre mondiale, petits boulots, quitte l'école à 14 ans, parfait autodidacte. Entre dans la première police privée avant la création du FBI : enquêtes sur des disparitions de personnes, d'argent mais mauvaise réputation : hommes de main, briseurs de grève. Ecrit beaucoup de nouvelles, seulement 5  romans. Très tôt addiction alcoolique et tuberculose rapportée de la guerre, maladie qui met fin à l'homme d'action, espérance de vie réduite, sentiment d'urgence qui transparaît dans l'écriture. Ecrit pour survivre : pulps.

Création d'un héros prolétarien qui est détective pour vivre ( cf L'Agent de la Continentale : « My bread and butter », gagne pain, dur à cuire, « héros coriace et taciturne »), pas passe-temps mondain, intellectuel comme Sherlock Holmes ( Fred Vargas pas d'accord :sorte d'angoisse existentielle qui pousse à enquêter et à mettre son esprit au service de la résolution de problèmes , pas dandysme, réponse à une nécessité angoissante, autre forme d'addiction)

Contexte de l'Amérique qui s'urbanise, ville tentaculaire, corruption, émergence du crime organisée, année folles, prohibition : interdiction de l'alcool mais trafic, jamais autant bu, naissance de la mafia.

Langue de Hammett : argot, langage de la rue, prépondérance des dialogues : écriture déjà scénarisée d'où le nombre d'adaptations au cinéma.

Mais aussi écrivain en résistance, accusé par le maccartisme voir retranscription de son procès.

Pour Vargas, le polar n'est pas essentiellement réaliste, plutôt perpétuation du conte et de la légende, témoin d'un besoin fondamental de l'humanité de se rassurer.

Evoque la préhistoire qu'elle connaît bien et les formes d'activités humaines découvertes : trois formes que l'on peut appeler art : peintures rupestres, xylophone pour faire des rythmes, poésie sur les scansions musicales et histoires : nécessité de recomposer la vie, de la doubler liée à la faculté propre à l'homme de réfléchir, de prendre du recul et qui est angoissante, anticipation de sa disparition : seul animal au monde à savoir très tôt qu'il meurt. Histoires pour survivre, pour conjurer les peurs : voyage de la vie, quête, perte à élucider : mers, forêts dans lesquels les hommes s'aventurent on ne sait trop pourquoi, rôle des histoires rejoignent la très ancienne catharsis, anecdote du billard à trois bandes : pendant qu'on est confronté à un problème concret que l'on peut résoudre, sentiment de sécurité procuré par le polar : il ya des problèmes mais on peut trouver la solution et s'endormir après ! donc roman policier rejoint la branche archaïque des récits dont a besoin pour en tirer force, courage, un anxiolytique qui permet de se guérir de ses peurs, divertissement, addiction mais nécessaire.

Hammett fait quelque chose qui n'a pas été fait avant, mais appartient quand même à la branche très ancienne des récits conjuratoires : calmer nos peurs, peurs de notre propre sauvagerie, identifier les dangers internes et externes et les affronter, en jouer.

Sur le roman policier et le réalisme social qu'on lui prête : souvent réducteur car il s'agit d'un réalisme sublimé par une forme, un travail stylistique : pour Hammett manière behavioriste de traiter la réalité ; ne capter que les comportements de l'extérieur comme une caméra sans prêter aux personnages des motivations psychologiques explicitées : plutôt concept de vraisemblance : commettre des meurtres pour de vraies raisons. Rapprochement avec le cinéma muet jusqu'en 1927, objectivité des comportements, inspiration du Nouveau Roman en France. Cf travail de Jo Vargas, peintre qui insiste sur le regard de Hammett dans ses toiles : Roman noir qui donne à voir le monde. Le romancier porte un regard sur le monde et le lecteur doit se faire son opinion. Pratique d'une sorte de distanciation par l'objectivité qui rend évident le jugement négatif sur le monde tel qu'il se présente.

Réalisme du contexte urbain, de sa violence, construction romanesque de la réalité américaine, collusion entre les milieux politiques et la pègre, dénonciation du capitalisme sauvage cf Moissons Rouges : grèves réprimées dans le sang, truands qui contrôlent la ville.

Pour Fred Vargas : le roman policier est à la fois réaliste et pas du tout : aucun écrivain ne se contente de retranscrire la matière brute du réel : pas d'intérêt car pas d'art. Il faut une transformation : la matière brute de telle sorte qu'elle est l'air réelle : anecdote du faux pistolet en savon des frères dalton en prison dans Lucky Luke «  ton faux a vraiment l'air d'un vrai » « c'est que j'en ai un vrai comme modèle » ! après un mois de prison : il faut un vrai pour faire un faux vrai qui a l'air vrai ! A rapprocher de Maupassant dans la préface de Pierre et Jean : les réalistes sont des illusionnistes, l'art donne l'illusion du vrai.

Sortie de Fred Vargas contre la littérature du moi, l'autofiction : Si je dis seulement la vérité du moi, si j'exhibe mes tripes, ce sera de …la m… ! M… à travailler pour donner l'air de m…du monde réel.

Ce que Fred Vargas a gardé des romanciers américains : suppression de la voix off du narrateur écrivain au profit de ce que perçoit le personnage uniquement. S'ils sont à Rome mais qu'ils ne voient pas la ville car ils sont occupés à autre chose, pas la peine de décrire les lieux romains touristiques attendus par certains lecteurs .Le roman n'est pas un guide touristique.

Attachement à l'infiniment petit, petits détails vrais,  « dentelle » que Fred Vargas dit devoir à l'influence de Proust.

Jo et Fred Vargas; quand les deux soeurs parlent l'une de l'autre:

http://blogs.rue89.com/cabinet-de-lecture/2011/07/08/fred-et-jo-vargas-fausses-jumelles-vraies-soeurs-211901

Corrigé Contrôle (Suite2) 1ES2

Par cyberblaise - publié le dimanche 27 novembre 2011 à 14:27 dans 1ES2 2011-2012

1.       Un des objets d'étude de la classe de Première est : Théâtre : Texte et Représentation. Le théâtre du grec « theatron » signifie dans un premier « lieu où l'on représente des œuvre dramatiques ». L'intitule de l'objet d'étude grâce aux deux points  suggère que  le texte et la représentation sont indissociables pour former ce que l'on appelle théâtre.
Le théâtre n'est pas seulement une œuvre littéraire qui prend sa place parmi les genres littéraires possibles, à côté du roman et de la poésie, il n'est pas seulement fait pour des lecteurs mais il est aussi une œuvre artistique qui donne lieu à un spectacle devant un public et relève donc plus de l'image animée puisqu'il est donné à voir lorsqu'il est représenté. Le texte d'ailleurs par les didascalies permet que la représentation soit imaginée par le lecteur et concrétisée par un metteur en scène et des comédiens sur un plateau.

L'on peut cependant se demander du coup si l'artiste prépondérant au théâtre est l'auteur ou si ce n'est pas plutôt le metteur en scène coordonnateur et garant de la représentation, voire l'acteur qui incarne les personnages et qui est confronté directement au public. Le metteur en scène doit-il se mettre au service du texte et respecter à la lettre ce que l'auteur a voulu ou peut-il se servir du texte comme des autres éléments de la représentation, décors, sons, costumes etc. pour bâtir plutôt un objet plastique nouveau ? La production théâtrale actuelle propose ces deux approches, mais l'on considère souvent que les plus belles mises en scènes sont celles qui font entendre la langue particulière de l'écrivain tout en proposant

Une lecture, une interprétation de la « fable », de l'action dramatique qui soit pertinente et convaincante avec les moyens spécifiques du plateau : jeu des acteurs, espaces scéniques, sons, éclairages…Pour le spectateur, le théâtre est un système de signes très complexe à déchiffrer et interpréter puisqu'il faut à la fois comprendre le langage littéraire qu'échangent les personnages et les différents éléments visuels et sonores de la représentation.

Le mot « représentation » est lui-même très riche puisqu'il signifie que l'on présente quelque chose une seconde fois, ce qui est bien le cas à divers niveaux : la réalité d'une situation est présentée et recomposée ; le spectacle est créé une première fois, puis il est répété, travaillé et donne lieu ensuite à une succession de représentations où il est reproduit à l'identique sans que cela soit jamais possible totalement puisque le théâtre est un art vivant de l'ici et du maintenant par définition impossible à reproduire exactement, en ce sens il est une véritable expérience de vie que les acteurs et le public partagent

Voir aussi dans le manuel P.365 Les clés du genre: Texte et représentation.


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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