Nathan Le Sage, traduction de Dominique Lurcel (2nde8)
En prévision du travail de recherche de vendredi 18 novembre,vous pouvez lire latraduction proposée en ligne ici:
http://ujre.pagesperso-orange.fr/DOC/NATHAN_LE_SAGE-LESSING.pdf
la manifestation des mineurs Livre V chapitre V (2nde7)
Pour appronfondir l'étude du texte faite mercredi 16 novembre, vous pouvez aller sur les liens suivants: http://www.litterales.com/michiki/628.htm
ou http://www.bacdefrancais.net/germinal-V-5.htm
La seconde surprise de l'amour de Marivaux, mise en scène Luc Bondy
Par cyberblaise - publié le lundi 14 novembre 2011 à 16:04
Camus et le théâtre ( corrigé du contrôle de synthèse 1ES2)
Camus et le Théâtre :
« Vraiment, le peu de morale que je sais, je l'ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre, qui resteront mes vraies universités. »
Albert Camus, Pourquoi je fais du théâtre, 1959
Le théâtre : un jeu d'équipe, une équipe de fidèles.
Que ce soit dans le rôle de l'écrivain, de l'adaptateur, du metteur en scène ou du comédien, Albert Camus a toujours entretenu une relation passionnée avec le théâtre qu'il comparait volontiers au football, son autre passion. Pour lui, sur un plateau de théâtre comme au football, l'humilité, la solidarité, le sens de la camaraderie, du dépassement de soi et du travail d'équipe dans le respect des règles du jeu sont essentiels pour aller à la réussite face à un public en attente. Bien plus qu'un espace de jeu, le théâtre est un « royaume d'innocence »qui fait éclater la justice et la vérité sous le masque : s'il est lieu d'illusion, il n'est pas lieu de mensonge. Conformément à cette vision du théâtre, Camus s'entourera d'une équipe de fidèles qui le suivra au fil de ses années de théâtre.
Des noms aussi prestigieux que Maria Casarès (dont il tomba amoureux), Catherine Sellers, Roger Blin, Gérard Philipe, Michel Bouquet, Serge Reggiani, Pierre Brasseur, Marcel Marceau, Madeleine Renaud ou Jean-Louis barrault l'ont accompagné dans son travail théâtral.
Un document surprenant : Camus parle de son Prix Nobel en regardant un match de football, disponible sur www.ina.fr/sport/football/video/
AFE85007615/interview-de-monsieur-albert-camusprix-nobel-1957-lors-du-match-racing-monaco-auparc-des-princes.fr.html, [consulté en février 2010].
Un parcours théâtral en trois périodes
Le parcours théâtral de Camus s'articule autour de trois périodes qui définissent également l'évolution de l'écrivain sur un plan humain et philosophique. Entre 1936 et 1938, il dirige successivement à Alger le théâtre du travail – dont les membres aspiraient à un idéal communiste – puis le théâtre de L'Équipe. Cette transition marque sa prise de distance avec le Parti Communiste et son retour vers des préoccupations esthétiques qu'il définit dans un Manifeste daté de 1937. Avec l'arrivée de la guerre, la troupe se dissout.
C'est durant sa période de maturité (1943-1949) que Camus rédige les quatre pièces qu'il nous a laissées : Le Malentendu (1944), Caligula (écrite en 1938, publiée en 1944), L'État de siège (1948) et Les Justes (1949). Les deux premières, qui appartiennent au cycle du « théâtre de l'impossible », interrogent l'absurde de la condition humaine, alors que ses deux dernières, abordent la question de la révolte. Par le biais du théâtre, ses personnages confrontent des points de vue sur des questions essentielles à ses yeux, animant les hésitations et contradictions qui le hantent en tant qu'intellectuel: « la pensée est en même temps action »
. Cette période lui permet d'un point de vue intellectuel, de concilier réflexion philosophique et mise en forme esthétique de sa pensée. S'il reste attaché à un certain classicisme de la forme, les questions qu'il pose sont éminemment contemporaines. il répond à un public pris dans la tourmente d'une crise liée aux débats et événements historiques d'après-guerre. il entrera de plein pied dans le débat sur l'absurdité de l'existence tout en gardant foi en la possibilité du dialogue humain, contrairement aux auteurs classés dans la catégorie du « théâtre de l'absurde ».
Cependant, les questions esthétiques posées par le renouveau de l'écriture théâtrale ainsi que les critiques qui lui sont adressées, orchestrées pour la plupart autour de son conflit avec Sartre, occasionnent chez Camus une période de crise de l'écriture. S'il décide en 1953, de devenir pleinement homme de théâtre, il se limitera, dans cette troisième période, face à l'hostilité du milieu intellectuel parisien, à l'adaptation de chefs-d'œuvre romanesques. il rêve alors de créer une « tragédie moderne ». Par ailleurs, son goût pour la littérature russe lui permettra de travailler pendant six ans à l'adaptation de Les Possédés de Dostoïevski. À la veille de sa mort brutale dans un accident de voiture, Malraux s'apprêtait à l'aider à réaliser son rêve plus cher : diriger un théâtre.
Extrai du dossier Pièces démontées sur la mise en scène des Justes par Stanislas Nordey.
Chercheur de traces Bernard Bloch, metteur en scène de Nathan Le Sage
Pour les seconde 8 très réactifs, le metteur en scène de Nathan présente sa mise en scène d'une nouvelle de Imre Kertez les mercredi 9 et jeudi 10 novembre à la CDE: une histoire qui n'est pas sans rapport avec celle de Brodeck. Moi j'y vais mercredi soir, essayez de trouver encore des places en appelant à la CDE.
Le chercheur de traces
|
D'après la nouvelle d'Imre Kertész - Mise en scène Bernard Bloch
 Un homme revient, vingt ans après, sur les lieux où se sont déroulés d'indicibles crimes. Comme dans un rêve éveillé, il mène son enquête dans un climat quasi-fantastique, face à un adversaire aussi redoutable qu'insaisissable, le Temps. Mais toute trace a disparu… Bernard Bloch invente ici une sorte de ciné-théâtre, associant aux acteurs et au récit un écran qui marque l'absence. Le texte d'Imre Kertész, prix Nobel de littérature 2002, ici adapté pour le théâtre, n'est pas un témoignage de plus sur la Shoah. Il s'agit, par la littérature, de donner un sens à la survie. Grande Salle - CDE 9 et 10 novembre 2011 |
Les Justes Acte IV Dialogue Skouratov-Yanek (1ES2)
Les Justes, acte IV, dialogue entre Yanek et Skouratov.
1 . En quoi le dialogue a-t-il une place à part dans l'œuvre ?
-Les 3 premiers actes se déroulent dans un même lieu, l'appartement des terroristes, dans le 4ème : « cellule de la Tour Pougatchev à la prison Boutikri » donc changement de décor, donc pas forcément respect de l'unité de lieu propre à la tragédie, sauf à considérer que l'emprisonnement n'est que la continuité de l'action terroriste : ils sont déjà privés de vie, de liberté par le choix de l'Organisation elle-même cf dialogue Dora- Yanek, Dora-Anenkov.) et pour Yanek le geste de mort de l'attentat doit être « payé » de la mort du terroriste.
-Yanek sans ses frères : isolement, solitude, doit affronter les conséquences de son acte seul. Voir mise en scène de Guy-Pierre Couleau : dans les autres actes Yanek est toujours au cœur du groupe, virevoltant, enthousiaste, dans l'acte IV, abattu, au sol, douloureux, ayant perdu de sa superbe.
-Dialogue qui s'inscrit dans une série : Foka, Skouratov, la Grande Duchesse : quatre personnages qui vont représenter des opposants à Yanek et le déstabiliser dans sa détermination. Trois tentateurs : Yanek : figure christique, celui qui se sacrifie, reçoit la visite de personnages qui veulent lui faire changer de comportement. Pour le spectateur ce sont de nouveaux personnages donc regain d'intérêt, questionnement : Yanek va-t-il céder à la tentation et trahir ses frères ?
2. Skouratov : Pire ennemi des terroristes bien qu'il se prétende un adjuvant pour Yanek à maintes reprises : cf répétition du verbe « aider ». Identité déclinée : « directeur du département de la police. »
problème de sa personnalité, de sa fonction dans l'histoire, de la stratégie argumentative qu'il emploie et des valeurs qu'il porte. Est-il une machine sans conviction d'un régime totalitaire, un être sincère qui au nom de valeurs humanistes, de la morale, voire du christianisme veut le salut de Yanek ? un être machiavélique qui torture Yanek moralement et physiquement pour obtenir la reddition des terroristes et faire échouer leur lutte politique ?
Attitudes très ambivalentes qui laissent aux metteurs en scène des choix de représentation de ce personnage selon la facette que l'on met en relief.
A droit à l'une des rares didascalies qui concernent les costumes dans la pièce : « très élégant » : se veut respectable, aime les belles choses, veut impressionner les personnes auxquels il s'adresse, veut se démarquer, ne pas qu'on puisse lui reprocher un manque de tenue, veut mettre en accord l'apparence physique et les valeurs qu'il est censé représenter moralement : justice, légalité, honnêteté ( à rapprocher du champ lexical du théâtre qu'il emploie : chacun est dans son rôle), politesse avec le prisonnier, vouvoiement mais son attitude n'exclut pas la violence, basses manœuvres : fin qui justifie les moyens.
Est responsable de ce qui arrive à Yanek en prison, de son régime carcéral : Huit jours de secret, levée de cette punition, visite de Foka organisée par lui, annonce de celle de la Grande Duchesse… révèle aussi une partie de son travail de policier : surveillance des terroristes, possède des informateurs qui jouent double jeu et sait beaucoup de choses sur la personnalité de Yanek.
Stratégie pour déstabiliser Yanek : Jovialité ou ironie ? Nombreuses allusions à son rire dans les didascalies. Quel genre de rire justement ? Manie souvent le chaud et le froid, ce qui est très déroutant. Constamment ironique.
Véritable tentateur diabolique : le diable fait le mal par ses paroles.
- Flatte Yanek : « célébrité » cf publicité donnée à l'acte terroriste, désir du terroriste d'être un héros, un juste (cf plus tard la personnalité du terroriste Carlos star), commente sa fermeté de caractère comme un metteur en scène : « Bonne voix, bien placée. Vous savez ce que vous voulez. » : admiration du policier devant sa résistance à la torture mais aussi ironie, rappel du rôle que doit jouer Yanek en tant que terroriste, ce qui peut l'ébranler : s'accroche-t-il à un rôle ou a-t-il de véritables convictions ( à rapprocher de Hugo dans les Mains sales), menace indirecte de craquage qu'il pointera un peu plus loin dans le dialogue : « nerfs qui lâchent », « ne faites pas le fier »
- Semble lui manifester de la sympathie : « Vous m'intéressez » mais ambigüité du mot « intéressez », pas gratuit, vous présentez un intérêt pour moi, je peux vous utiliser. Feint de compatir à la cruauté du secret mais a utilisé cette torture pour le faire parler, feint d'avoir atténuer la solitude par des visites mais les visites sont négatives pour yanek : découvre que Foka, l'homme du peuple ne comprend pas son action révolutionnaire, qu'il s'en fiche, continue à l'appeler Barine, seigneur, n'est impressionné que par la statut de la victime du meurtre, accepte d'être le bourreau pour une remise de peine. Skouratov ironise, évoque la nécessité de l'humanité avec le thème du « visage » mais exaspère Yanek en ne lui présentant que des « visages « ennemis, essaie en fait de le mettre en colère, de le faire réagir.
- Se présente comme un adjuvant : veut l'aider, lui faire grâce de la vie mais en fait marchandage pour obtenir la fin des attentats par l'arrestation des camarades de Yanek (« Mais si vous décidez de vivre, nous les arrêterons »). Se place dans une logique morale : si un crime est commis, il faut un châtiment pour le réparer, vie sauve signifie occasion de se repentir.
- Pour l'amadouer, essaie à plusieurs reprises de créer une ressemblance entre lui et Yanek, cherche à le déstabiliser en lui montrant qu'ils ne sont pas si différents : ne pas se fier à l'apparence, le visage du policier « rebute » peut-être Yanek mais il a un « cœur » que Yanek gagnerait à « connaître ». Sous entend que lui aussi à un désir de justice comme Yanek mais qu'il diverge sur les moyens, lui est entré dans la police et Yanek dans un groupe terroriste : « On commence par vouloir la justice et on finit par organiser la police » : antithèse pour Yanek mais qui lui présente de façon atténuée par le « on « généralisant et indéfini un destin possible, une issue ct au furur « vous y viendrez peut-être », les terroristes repentis trouvent souvent des emplois dans les services de police ! Suggère qu'on peut devenir policier par idéalisme : le « on » pourrait caché un « je ». question de la grâce : les rassemble aussi, ils ont tous les deux fait grâce. Mais analogie faite par le policier entre lui et le terroriste est insupportable pour lui, cruauté soulignée par les didascalies qui imposent un rythme de jeu « un temps », lourd de signification. laisse le temps à Yanek de prendre conscience de sa position de faiblesse : c'est l'autre qui dispose de lui, qui mène le jeu, utilise les impératifs, rit, questionne…donc fausse ressemblance. Essaie de faire basculer Yanek du « nous » fraternel de l'Organisation au « nous » du moment qui relie le terroriste et le chef de la police cf « Là nous sommes au centre » : le concret de la justice :il ya eu meurtre, conséquence « repentir et châtiment ». Cette proximité voulue explique aussi les confidences de Skouratov : »c'est pour cela d'ailleurs que je me suis fait policier » : être au centre, être un héros .
- essaie de vider l'acte commis par Yanek de son sens politique : pour lui il s'agit d'un « assassinat » quand pour Yanek il s'agit de l'exécution d'un « verdict ». Il déconsidère l'acte commis en le traitant de « travail d'amateur désordonné » pour amoindrir la fin poursuivie : la chute du despotisme. Puis il le ramène à l'acte concret du meurtre qu'il ne voulait pas voir cf Acte I « Dieu m'aidant, la haine me viendra au bon moment, et m'aveuglera ». Skouratov lui fait voir les images horribles du corps morcelé après avoir utilisé l'euphémisme de « dégâts » : gros plan sur la tête arrachés, les membres séparés du corps pas reconnaissable, le sang abondant, le mot est repris deux fois, infligé de surcroit à la femme du grand duc, donc évocation de l'inhumanité à l'égard des proches de la victime. Oblige Yanek à ne pas rester dans l'abstraction des idées : verdict, tyrannie, haine, le force à reconnaître sa responsabilité personnelle dans le meurtre d'un être humain précis, donc refuse à yanek l'explication politique du geste, le statut de combattant dans une lutte armée. Douloureux pour Yanek qui est croyant et qui avait des scrupules au meurtre, pour lui la fin ne justifie pas les moyens donc doute et retour à la discussion avec Stepan : Skouratov touche juste en disant : « Vous ne devriez pas faire semblant d'oublier la tête du Grand Duc » sait que yanek a du remords et que c'est pour cela qu'il souhaite mourir. Torture supplémentaire : feint d'en avoir fini et de reconnaître sa défaite mais se ravise pour lui rappeler sa réticence à tu er des enfants, met les deux meurtres sur le même plan : « Si l'idée n'arrive pas à tuer les enfants, mérite-telle qu'on tue un grand duc ? » oblige Yanek à concéder que le raisonnement se tient.
La torture échoue car Yanek ne dénonce pas ses frères : ce n'est plus l'idéologie qui le rend fort mais la vision concrète de ses frères, il subit un véritable calvaire qui ne peut se résoudre que dans la mort acceptée.
Analyse du spectacle Bluff d'Enzo Cormann (2nde7)
Bluff d'Enzo Corman Impressions : mensonges beaucoup plus complexes que ceux inventés en classe mais situation de jeu évoquée. Lister les différents mensonges : pas facile : Yaya ment à propos d'Amou pour survivre, le couple se ment sur l'état dans lequel il est : mensonge sur la dépression, sur l'amour, le père ment à sa femme à propos de la fin de son addiction au jeu, se ment à lui-même, Sonya ment car elle cache ce qu'elle sait du père, ne veut pas inquiéter la mère, mensonge par omission et pour protéger : fille qui a le rôle des parents, celui qui protège. Alia ment sur ses compétences d'actrices pour obtenir l'amour de Walter , Walter se ment à lui-même : est-il séduit ou pas ? bluffer ? où est la vérité ? A la fin plus personne ne sait, tout le monde joue un personnage même dans la vie, Walter pris au piège de son image de star, de sa réputation de Don Juan. A. Espace scénique : un podium surélevé comme une piste de danse en parquet avec quatre montants de métal à chaque coin. Spectateurs sur trois côtés : dispositif tri frontal, acteurs parfois de dos. Evoque parfois un ring. Circulation tout autour, utilisation aussi du fond de scène pour diverses apparitions, espace hors scène prolongement des lieux évoqués sur scène. Matériaux assez froids malgré le bois du parquet, pas de transformation de l'espace principal mais ajouts de meubles, accessoires, écrans qui tombe pour la pièce 3. Public très proche des acteurs quand il est lui-même sur le plateau d'origine de la CDE. Cadre vide au départ qui ne prend sens qu'une fois les éléments du décor apporté : 1. bureau de l'immigration, intérieur du fonctionnaire de l'émigration où travaille Yaya, chambre à coucher, cuisine…2. Salon où dîne la famille, avec cuisine en hors champ, mais salle de restaurant où le père joue avec ses acolytes évoquée dans la conversation. 3. Studio de casting, mais aussi chambre de la jeune actrice où Walter vient la rejoindre. Le plus souvent espace de vie réelle mais parfois espace mental cf Sonia : conversation des personnages, arrêt sur image des acteurs ou Alia : ce qui se passe dans l'image filmée et agrandie ou démultipliée. Pour Alia, références au cinéma nombreuses cf étalage de culture au début : Godard, mais esthétiques du film noir cf costumes trench , béret d'Alia, cinéma italien dans la bande son strada ? Espace qui tend au vide. Décor : pas, uniquement objets scéniques amovibles : tapis que l'on tourne pour représenter des pièces différentes et aussi le temps qui passe ? Table du bureau de l'immigration et sièges, téléphone portable : conversation privée au travail : situation du couple en même temps que situation de Yaya, table à repasser linge pendant la conversation avec Madame : opposition entre l'oisiveté de madame et le travail ménager de Yaya, opposition de classe Cf remarques de madame sur la qualité du repassage. Scène valets maître traditionnelle de la comédie, table de cuisine avec bol de nouille que Yaya slurpe : utilisation pour rythmer une conversation délicate : mensonge et sincérité, alcool pour monsieur, banc devant la salle du tribunal à la fin. Table de repas que l'on prépare, assiettes, flutes en verre mais pas la nourriture en vrai : cf dorade mais trois chaises en fond de scène Ecran descendu, chaise pour l'assistante et surtout caméra, tenue d'Alia : trench, béret, petite robe noire soulier noirs vernis, sac avec boite de tampons , qui devient joint dans l'improvisation, projection d'images d'Alia en direct. Dispositifs très variés finalement malgré le vide de l'espace au début, sophistiqué, complexe et très symbolique : spectateur associé à la construction du sens de l'ensemble. Repose sur les acteurs : changements à vue rapides, effet de distanciation : jeu avec la proximité et la distance, usage fonctionnel la plupart et détourné pour certains cf Tampon, symbolique souvent : alcool désarroi du personnage par exemple, repas souci de bien faire de la mère, envie qu'il n'y ait pas de problème, de préserver la normalité de la cellule familial, verre qui se casse dans la dispute, tension qui augmente et explose : normalité et fête ne sont que des masques des troubles de la famille liés à l'addiction au jeu du mari . Lumières ponctuent les fins de chaque séquence, passage au noir, sinon plein feux, dans Sonya éclairage de bandes bleues en fond de scène : trois personnages qui ont chacun un point de vue à défendre, égalité, préparation au match ? Éclairage de l'écran de cinéma : introduction de l'image dans l'espace théâtral : réflexion sur la représentation du réel par le cinéma. Sons : transitions spectaculaire entre 2 et 3 avec danse des acteurs, son qui déraille pour annoncer le début de chaque pièce : pourquoi ? le mensonge fait « dérailler, empêche, l'harmonie ? Sons du cinéma italien. Comédiens : extraordinaire travail des acteurs qui doivent très vite changer de rôle, trois metteurs en scène différents qui ne leur demandent pas de jouer de la même façon. Diction de Yaya différente des deux autres filles même si timbre de la voix de l'actrice déjà particulier en lui-même, alcoolisme du cadre de l'immigration, mal être en couple rapproche les deux personnages de Poupard, Walter : fébrile et fume des joints : personnages masculins peu solides en fait, malheureux, se masquant la réalité de leur vie, obligés de gérer des problèmes : adultes peu reluisants. Jeunes filles se battent toutes les trois pour vivre. Mise en scène : YAYA : rythme donné par des éléments de jeu : pantoufles qui trainent, slurp de soupe, linge qu'on plie pour souligner la détermination. Sonya : arrêts sur images pour évoquer les conversations à deux plutôt que trois et d'autres espaces que la salle de dîner avec d'autres personnages qui pèsent sur la vie : fil rouge dans le texte : Youssu l'amoureux de Sonya est noir, immigration par exemple. Alia : jeu avec la caméra, mise en abîme du thème du jeu .
France- Allemagne (Prochain spectacle dans l'abonnement des secondes 8)
En savoir plus ici:
http://www.comedie-est.com/index.php?file=spect&id_spect=135
Avant le spectacle de théâtre vous pouvez assister le jeudi 10 novembre à la projection du fameux match accompagné de musique live au cinéma Colisée de Colmar:
Festival de cinéma de langue allemande. Ciné-concert « Séville 82 ». Ciné-télé concert par RED + TESSIER + MARINESCU, Espagne, 1982. Coupe du Monde de football. Ce jeudi 8 juillet, le stade Sánchez Pizjuán de Séville est bondé. Soixante-dix mille spectateurs sont réunis pour la demi-finale qui oppose la France à l'Allemagne (à l'époque R.F.A). Autour de cette rencontre sportive légendaire, le trio retrouve son terrain de jeu favori, la scène, pour en livrer une interprétation intense et personnelle. Au croisement de la pop-rock et du football, de l'image, du son et de la musique, ce ciné-télé concert entraîne le spectateur dans une vision unique, inventive et étonnante de ce match qui a marqué toute une génération. Jeudi 10 novembre à 20h au Colisée Colmar Tarif réduit pour les abonnés de la CDE
Dates de représentation du Monte-Plats d'Harold Pinter.
Par cyberblaise - publié le mardi 8 novembre 2011 à 19:49
La Comédie Vagabonde
LE MONTE-PLATS - création de Harold Pinter - mise en scène Carolina Pecheny Avec François Kergourlay et Stéphane Russel Humour noir chez les tueurs à gages!
Mardi 29 novembre à 20h30, Espace Culturel Saint-Grégoire à Munster Renseignements : 03 89 77 50 32
LECTURE "LE MONTE-PLATS" de Harold Pinter Par François Kergourlay et Stéphane Russel, Comédiens mercredi 30 novembre à 19h – Entrée libre Librairie Hartmann - 24 Grand'Rue 68000 Colmar
Les dates au théâtre même au mois de décembre, n'hésitez pas à réserver.
http://www.comedie-est.com/index.php?file=spect&id_spect=135
Nathan le Sage: s'imaginer le XIIème siècle (2nde8)
Ce documentaire sur un autre ordre de chevaliers que les Templiers, les chevaliers teutoniques, peut vous aider à vous représenter cette époque et les croisades contre Saladin:
http://videos.arte.tv/fr/videos/les_chevaliers_teutoniques-4237616.html
Page précédente | Page 66 sur 123 | Page suivante |