Penser après les cours...!

En savoir plus sur le terrorisme: Carlos, film sur Arte en trois volets

Par cyberblaise - publié le vendredi 21 octobre 2011 à 12:01 dans 1ES2 2011-2012

Pendant les années 70 et 80 de nombreux actes terroristes ont été commis. Le terroriste le plus médiatisé a été un certain Carlos toujours emprisonné aujourd'hui dont le réalisateur Olivier Assayas retrace l'itinéraire:

http://www.arte.tv/fr/mouvement-de-cinema/Carlos/4169434.html


Véritable mythe, Carlos est au coeur de l'histoire du terrorisme international des années 1970 et 1980, de l'activisme propalestinien à l'Armée rouge japonaise. À la fois figure de l'extrême gauche et mercenaire opportuniste à la solde des services secrets de puissances du Moyen-Orient, il a constitué sa propre organisation, basée de l'autre côté du rideau de fer, active durant les dernières années de la guerre froide.
Le film est l'histoire d'un révolutionnaire internationaliste, manipulateur et manipulé, porté par les flux de l'histoire de son époque et de ses dérives. Nous le suivrons jusqu'au bout de son chemin, relégué au Soudan où la dictature islamiste, après l'avoir un temps couvert, l'a livré à la police française. 
Personnage contradictoire, aussi violent que l'époque dont il est une incarnation, Carlos est aussi une énigme.

Découvrir le romancier Céline auteur de Voyage au bout de la nuit (1ES2)

Par cyberblaise - publié le mercredi 19 octobre 2011 à 16:19 dans 1ES2 2011-2012

Même si nous n'étudions par le roman de Céline, il est intéressant de découvrir l'un des plus grands auteurs du XXème siècle, l'un des plus polémiques aussi car Céline était un antisémite.

le documentaire est visible sur Arte jusqu'à lundi prochain:

http://videos.arte.tv/fr/videos/le_proces_celine-4195806.html


Introduction pour le commentaire de la nouvelle "Coco"(2nde8)

Par cyberblaise - publié le mercredi 19 octobre 2011 à 10:15 dans 2nde8 2011-2012

La célébrité de Maupassant est largement liée au succès de ses nombreuses nouvelles. Tout le monde connaît "Le Horla" et "Boule de Suif". Profitant de l'essor de la presse populaire qui publiait volontiers des récits brefs, il en a écrit plus de trois cents. Beaucoup se situent dans un contexte qu'il connaissait bien, la campagne normande, où il a vécu, mais la description réaliste qu'il fait du milieu paysan n'est guère en sa faveur, bien au contraire.

Dans la nouvelle "Coco", Maupassant reprend un thème qu'il avait déjà traité dans "L'Aveugle", celui de la persécution d'un être fragile et infirme par son entourage qui lui reproche son inutilité, son manque de rentabilité. Dans les deux récits, Maupassant dénonce la cruauté humaine. "Coco" est le nom d'un vieux cheval qu'un jeune goujat de 15 ans, Isidore Duval,va affamer jusqu'à ce que mort s'en suive, sans aucun remords ni la moindre compassion. Une fois de plus Maupassant va mettre le réalisme au service d'une argumentation, de la satire du comportement des paysans normands.

Nous montrerons d'abord que le portrait du cheval Coco vise à susciter la sympathie du lecteur au détriment de celui de Zidore qui est très dévalorisant, puis nous soulignerons que, dès l'incipit de la nouvelle, le narrateur a pris position et qu'il dénonce la cruauté du garçon.

Analyse de la représentation Les mains sales

Par cyberblaise - publié le lundi 17 octobre 2011 à 17:35 dans 1ES2 2011-2012
< votre article ici >

Les Mains Sales Sartre mise en scène Guy Pierre Couleau : analyse chorale d'une représentation.

A.      L'espace scénique : plateau salle à l'italienne,  scénographie de Sarti,  angles acérés d'un toit, formes géométriques stylisée de la maison, prologue avec projection d'un film : images d'archives et texte de Sartre sur les résistants, la république du silence : effet d'émotion, de contextualisation, travail de mémoire pour nous au XXIème siècle, à quoi devons-nous résister ? que devons-nous à ces gens, ces « combattants de l'ombre ?

Ensuite intérieur d'un appart avant scène. Vieillot, tapisserie à ramage, tonalité de vert année 40, gris-bleu des meubles : monochrome qui évoque les photos noires et blanc et la mémoire, la poussière du passé, deux fauteuils avec dossier rouge et noir ( passion, enthousiasme, amour, pureté).

Transformation à vue : tapisserie de 1 qui se détache pour montrer la chambre d'Hugo et Jessica chez Hoederer, déplacement des objets scéniques à vue, lit, bureau pour le bureau de Hoederer : effet de montage cinématographique de type fondu enchaîné, mais aussi légère distanciation. Accompagnés de musique de jazz. Esthétique du film noir, années 40.

Pas de rideau ni de fosse, proximité puisque nous étions dans les premiers rangs.

Décor assez chargé car  nombreux objets présents en scène sauf au début.

B.      Décor : figuratif, daté : année 40, assez varié : appart d'Olga cache des résistants terroristes, pièce hors champ de la dispute entre Hoederer et les autres membres du parti, pont qui saute pas loin, visible par une fenêtre face public qui n'existe que par le jeu des comédiens,, allées et venues de résistants, chambre du couple chez Hoederer, bureau, retour dans appart d'Olga. Donne matière à jeu : course poursuite autour du lit des amants, fouille mouvementée de la chambre par les hommes de mains, bureau qui reçoit le complot politique et qui permet le travail de secrétaire de Hugo. Après l'explosion de la bombe désordre.

C.      Objets scéniques et accessoires nombreux : fauteuils, machine à écrire, valise d'explosif, pistolet,  deux valises du couple : effets et secrets, contenus vêtements : costumes, soutien-gorge, robe de chambre appréciée par Hoederer, photos compromettantes de Hugo montrant son attachement à son enfance et à sa personne, livres sur le marxisme et de poésie, arme, carafe mais toujours vide, peuvent pas servir à boire, flingues des gardes du corps, bureau : cafetière, service à alcool : Hoederer boit beaucoup, Hugo se saoule : beaucoup d'objets liés aux didascalies internes aux répliques. Usage fonctionnel  le plus souvent mais parfois porteurs de signification plus symboliques comme les photos ou le soutien gorge qui attire l'attention des hommes privés de présence féminine. Rôle métonymique de la machine à écrire, des livres : intellectuel bourgeois.

D.      Lumière très importante : raies de lumière qui annonce le passage ou l'arrêt d'une voiture, sombre le soir, explosion de la bombe lancée par Olga, éteindre la lumière quand elle part pour que personne ne voit son ombre. Contribue à la tension.

E.       Son : musique de transition entre les tableaux, jazz : film noir, année 40, bruit de voiture au début  création de tension cf la gestapo possible, l'arrivée des camarades qui veulent éliminer Hugo. Silence tendu pendant la fouille de la chambre.

 

(Importance de la construction de la pièce en 7 tableaux en analepse : retour en arrière : comportement des personnages par rapport à leur passé et à leurs perturbations psychologiques : évolution de Hugo et d'Olga.

Cadre spatio-temporel : Illyrie, royaume de l'Antiquité à l'ouest de la Croatie de la Slovénie et de l'Albanie aujourd'hui : fictif mais rappelle la Hongrie prise en tenaille entre les Allemands et les Russes en 1940.

Trois partis qui s'affrontent : fasciste du régent, parti conservateur, Pentagone de Karski, parti prolétarien de Hugo et Hoederer. Approche de la fin de la guerre, les Russes vont occuper le pays d'où la nécessité pour les fascistes et conservateurs de faire alliance avec le parti prolétarien qui s'installera avec l'arrivée des Russes. Cf assassinat de Trotsky (1879 1940), un des leaders de 1917, exclu du parti en 27 après la mort de Lénine en 24 et pourchassé par Staline qui placera à ses côtés un secrétaire qui l'assassinera.)

 

Les comédiens en scène : jeu très dynamique, avec une bonne occupation de l'espace pour tous, adresse parfois au public en face, prise à témoin. Beaucoup de déplacements.

 Jeu qui évoque le vaudeville pour Jessica qui passe son temps à jouer, surjeu comique, burlesque, mais aussi jeu de séduction, métamorphose au contact de Hoederer, « s'éveille » à la vie, au désir, à la liberté, au choix en situation mais disparaît de la pièce.

Importance des jeux de regards par exemple pendant la fouille par les deux hommes de main, eux même couple à la manière de valets de comédie : grivois, opposés, balourds. Contact physique : amour entre Olga et Hugo, baiser important de Hoederer et Jessica. Costumes assez discret, possibles pour l'époque mais pas très marqués, valables encore pour l'après-guerre, symboliques : prolétaires, bourgeois cf goût de Hoederer pour la robe de chambre de Hugo, féminité de Jessica : robes bourgeoises à pois, longue chevelure blonde d'Olga pourtant « femme de tête » : théâtre d'acteurs : beaucoup d'émotions différentes à jouer, pas seulement pièce de débat politique sur des choix stratégiques ou des décisions politiques , pas seulement confrontation de deux façons de s'engager : combat idéologique intellectuel du journaliste, militant actif, pragmatisme et idéalisme mais question du poids de l'origine pour Hugo : agir pour la cause ou pour soi, pour échapper à son milieu ? peut-on être un politique et une amoureuse cf Olga ? Hugo et Jessica jouent-ils au couple ou s'aiment-ils vraiment ? Pourquoi Hoederer se laisse-t-il perturber par la présence de Jessica : simple manque physique ou désir d'être un Pygmalion ? Faire de la politique n'empêche pas d'être humain. Quid du machisme de la pièce à un moment où les femmes obtiennent le droit de vote et où beaucoup ont été des résistantes actives ?

Texte proféré assez naturellement sauf pour le « surjeu » des scènes de couple. Grande présence quand les acteurs ne parlent pas.

Distribution équilibrée mais mise en valeur de Jessica, Hugo et Hoederer, personnages principaux, Olga pas très bonne au début. Entrée avec trébuchement pour deux acteurs deux fois.

 

Mise en scène globale : première et dernière image : structure en boucle : violence du coup de feu final, meurtre annoncé au début a été différé par la nuit et le long récit de Hugo qui a fait un retour sur les éléments marquants de sa vie avant de choisir de mourir et d'être vraiment libre, pas se couler dans le rêve projeté par Olga, mais s'affirmer sous son vrai nom et rendre hommage à Hoederer.

2h30 de spectacle mais pas d'effet d'allongement de la durée au contraire : tempo rapide, nombreux rebondissement : thriller. Ralenti au moment de la discussion politique entre les représentants des trois partis mais nécessaire pour faire comprendre l'enjeu politique et pour justifier le retournement de position de Hugo qui se rangera au raisonnement de Hoederer.

Scènes mémorables : tension de la fouille, explosion de la bombe, dialogue entre Hugo et Hoederer sur la nécessité de se salir les mains en politique, baiser de Jessica et Hoederer, meurtre passionnel par Hugo etc. par Hugo

Le spectacle vise à émouvoir et faire réfléchir : genre indéterminé : tragédie pour Hugo mais pas pour Hoederer par exemple, comédie scènes de couple, scènes avec les gardes, même début Hugo à la machine à écrire dialogue avec un autre militant. drame historique : mélange des registres, ancrage dans une réalité. Pas de vraie distance. Pas d'énigme mais beaux moments autour de la question de la « boite à secret » ' voir interview de Guy-Pierre Couleau. Effets de suspense. Gommage de la pièce à thèse au profit de ce qui se joue émotionnellement entre les personnages.

Les mises en scène du dénouement de Dom Juan (1ES2)

Par cyberblaise - publié le dimanche 16 octobre 2011 à 12:51 dans 1ES2 2011-2012

En approfondissement de ce que nous avons vu en classe à propos du dénouement de Dom Juan, voici un lien avec le travail d'une collègue illustré de photos qui vous permet d'observer différentes mises en scènes de cette fin spectaculaire:

 http://www.slideshare.net/Carolia68/dom-juan-acte-v-scnes-5-et-6-le-dnouement


Pour la mise en scène de Daniel Mesguich que nous avons vue en classe: Don Juan entend les voix du spectre, se saisit d'une forme vide, semble perdu dans l'espace de sa chambre. Trois statues féminines de son décor s'animent et l'entraînent sur le lit dans une lumière bleue. Le texte est dit en voix of. Les statues animées rient et ensevelissent Don Juan sous un drap blanc suggérant à la fois une scène d'amour et la mise dans un drap mortuaire, un suaire; la lumière vire au rouge éviquant les flammes de l'amour et de l'enfer, Don Juan semble mourir à cause de son désir irrépressible de conquêtes féminines. Puis les trois femmes se lèvent, laissant Don Juan brûlé dans le feu et disparaître. Les femmes sortent du lit pour se figer en statues sous une musique céleste. Le retour à l'ordre s'accompagne d'un changement d'ambiance et du retour en scène de tous les personnages de la pièce convoqués dans la réplique ultime de Sganarelle et qui peuvent être satisfaits du chatiment de Don Juan, mais l'expression douloureuse de Sganarelle et sa gestuelle pathétique lorsqu'il saisit le cendres de Don Juan en guise de "gages" détruisent le potentiel comique de cette fin et connotent plutôt la souffrance et le désarroi du valet qui a perdu son maître.

Dossier avec photos sur la mise en scène de Mesguich:

http://www.theatresqy.org/2003/spectacles/images/dom%20_juan.pdf

Un TPE sur le théâtre de Sartre (1ES2)

Par cyberblaise - publié le samedi 15 octobre 2011 à 14:46 dans 1ES2 2011-2012
http://pedagogie2.ac-reunion.fr/lyvergerp/FRANCAIS/TPE/TPE_01-02_TerL/Sartre.htm proposé par des élèves de L.

Réflexion sur Les mains sales après avoir vu la représentation. (1ES2)

Par cyberblaise - publié le samedi 15 octobre 2011 à 14:20 dans 1ES2 2011-2012
Pour vous aider à remplir la fiche d'analyse du spectacle: http://crdp.ac-paris.fr/piece-demontee/pdf/les-mains-sales_apres.pdf

En savoir plus sur la Résistance au nazisme en Europe

Par cyberblaise - publié le jeudi 13 octobre 2011 à 16:21 dans 1ES2 2011-2012

Parfois les résistants ont été assimilés à des "terroristes", certains ont commis des actes terroristes dans le cadre des processus de lutte armée contre l'occupant. une émission programmée sur Arte donne la parole aux derniers résistants européens vivants , ne manquez pas leur témoignage.

http://lescombattantsdelombre.arte.tv/

Hommage au monde ouvrier dans la photographie (2nde7)

Par cyberblaise - publié le jeudi 13 octobre 2011 à 13:47 dans 2nde7 2011-2012

Une très belle exposition photos à Paris rend hommage au monde du travail: vous pouvez admirer certaines oeuvres sur le journal Libération: Retenez le nom de Lewis Hine!

http://next.liberation.fr/arts/11011685-lewis-hine-pionnier-de-la-photographie-sociale

Sur Brecht et l'effet de "distanciation"

Par cyberblaise - publié le lundi 10 octobre 2011 à 14:08 dans 1ES2 2011-2012

http://www.bertbrecht.be/verfremdung.php


L'«effet de distanciation»

Selon Brecht, l'effet de distanciation est le résultat de divers procédés utilisés par le dramaturge, le metteur en scène et l'acteur pour créer chez le spectateur un détachement critique vis- à -vis de la représentation et une conscience de sa théâtralité. C'est grâce à ce détachement que le spectateur est amené à mettre en question la société représentée et à rejeter les inégalités et les abus. L'effet de distanciation sert donc la fonction sociale du théâtre.

Brecht oppose le théâtre épique fondé sur un rapport de distanciation au théâtre qu'il appelle aristotélien et qui, selon lui, plonge le spectateur dans une transe hypnotique produite par l'identification émotive avec le héros. Par la structure même de l'action, le théâtre aristotélien (qui serait le modèle dominant de la tradition occidentale) projetterait l'image d'un monde de contradiction, fermé à toute intervention qui puisse modifier le destin des hommes. La passivité du spectateur vis-à-vis d'un spectacle qu'il est encouragé à prendre pour la

réalité, correspond à son acceptation passive du monde réel. A l'interdit d'intervenir dans cette univers théâtral qui ressemble à s'y méprendre au réel, répond tout naturellement l'idée de l'impossibilité d'intervenir dans la société.

Or, si l'homme moderne a pu maîtriser la nature par la science, il se doit de porter sur la société le même regard objectif. Une perception objective et critique de la société à travers l'oeuvre d'art reflètera les progrès de l'esprit scientifique.

La reconnaissance du réel, par la vraisemblance du monde représenté, constitue le point de départ et non le but ultime du théâtre épique. Il faut que l'action et les personnages paraissent aussi insolites et curieux. Le choc de la surprise et de l'étonnement provoque alors une prise de conscience critique. La distanciation implique tous les aspects de la représentation : structure de la pièce, composition des personnages et du style du discours ; elle ne se limite pas à une mise à nu des conventions théâtrales.

Brecht ne prétend pas fournir une liste permanente et exhaustive des procédés propres à susciter la distanciation. Il en trouve de nombreux exemples dans le théâtre oriental, le théâtre du Moyen Age et le théâtre élizabethain.

Bien que se rapprochant dans sa forme allemande « Verfremdung » de l'expression de Marx et Engels, «Entfremdung», qu'on traduit souvent par « aliénation », l'effet de distanciation représente un correctif possible de l'aliénation. En créant la conscience critique d'une société ouverte aux changements, la distanciation combat la passivité du spectateur. Il est intéressant que Brecht lie la fonction sociale et didactique de l'oeuvre aux modes de présentation et de perception plutôt qu'à un contenu particulier.

In dossier pédagogique de Dialogues des Exilés, théâtre Gérard Philippe.

http://www.theatregerardphilipe.com/old/pdf/d-pedago-dialogues.pdf


Page précédente | Page 68 sur 123 | Page suivante
Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
«  Juillet 2026  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Derniers commentaires

- Apollinaire sur prepabac.org (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Merci (par Visiteur non enregistré)
- Remerciment (par Visiteur non enregistré)
- eethetyh (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement