Les Voix de Jeanne d'Arc

Projet "exoplanète"

Par corinnedd - publié le dimanche 16 mai 2010 à 19:22 dans 05wProjet exoplanète

Année 2009-2010 : deux classes de 3e ont travaillé sur un projet qui a permis de combiner un travail dans trois disciplines : sciences physiques, français et arts plastiques.

Voici le sujet qui leur avait été donné :

« Quelque part dans le futur, des humanoïdes vivent sur une lointaine exoplanète où l’eau manque gravement en surface. On sait qu’elle se trouve en grande quantité en profondeur où elle est inaccessible. Il est possible de la récupérer grâce à des pompes très puissantes. Le problème, c’est de trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner ces pompes. Deux possibilités s’offrent aux habitants :

-          Faire fonctionner la machine avec du pétrole (utilisable tout de suite, peu contraignant mais limité dans le temps et polluant)

-          Faire fonctionner la pompe grâce à une machine qui récupère l’énergie des éclairs (écologique, durable mais plus contraignant dans sa mise en place).

Les deux représentants de chaque groupe sont réunis et doivent délibérer pour décider quelle solution sera finalement retenue. »

Vous trouverez ici quelques unes des productions les plus abouties.
Bonne lecture.
CDD


"Les écolos" vous parlent

Par DEMEYEREG - publié le vendredi 14 mai 2010 à 19:36 dans 05wProjet exoplanète
Présentateur - Bonjour et bienvenue Namékiens pour cette nouvelle émission « les écolos » !
(Applaudissements)
Présentateur - Aujourd’hui nous recevons tous d’abord monsieur Zgloc, chef de l’industrie du pétrole « muschel », et madame Zinaïda ministre de l’écologie.
(Applaudissements)
Présentateur - Alors vous savez tous que dans ces années l’eau se fait très rare. Cette eau se trouve dans des nappes phréatiques qui malheureusement sont en profondeur et difficiles d’accès. Donc tous les scientifiques de Namek ont élaboré une machine qui permettra de pomper l’eau des nappes. La question est la suivante : quels moyens utiliserons-nous pour faire marcher cette machine ? Première suggestion : faire fonctionner la machine à l’aide de l’énergie des éclairs et deuxième suggestion la faire marcher au pétrole. C’est pourquoi nos invités vont répondre à cette question : comment faire marcher cette machine ? Monsieur Zgloc, c’est à vous.
Zgloc - Je pense qu’au pétrole sera le plus favorable car la machine sera efficace et très facile d’emploi. De plus, ce sera facilement transformable en énergie thermique.
Zinaïda - Écoutez, pourquoi utiliser du pétrole alors que l’on a des éclairs ?
Zgloc - Mais depuis quelque temps je n’ai pas vu beaucoup d’éclairs !
Zinaïda - Écoutez, un seul éclair permettra de pomper plus de 10 000 litres d’eau, si nous avons un seul orage de 40 éclairs cela nous fera plus de 400 000 litres d’eau !
Zgloc - Pourquoi attendre les éclairs alors que si elle marche au pétrole ça permettra de gérer la pénurie dans l’urgence !
Zinaïda - J’ai deux mots à dire sur le pétrole. Tout d’abord, le stock est limité et surtout le pétrole est polluant ! Sans pétrole la vie serait plus saine, la faune et la flore plus abondantes. Même si ça pompe l’eau plus vite, cela la polluera !
Zgloc - Mais moi aussi j’ai deux mots à dire, premièrement cette énergie est aléatoire : pas d’orage, pas d’énergie, pas d’énergie, pas de machine, pas de machine, pas d’eau, pas d’eau, cela engendrera la soif et la mort.
Zinaïda - Attendez ! Votre pétrole n’est pas constamment à disposition et puis surtout le pétrole est inflammable ; donc dangereux sur une planète où l’eau est rare. De plus le stock d’éclairs est inépuisable et en plus c’est non polluant.
Zgloc - Il y a un petit problème : c’est ce que j’ai dit tout à l’heure : pas d’orage, pas de…
Présentateur - Merci monsieur Zgloc, vos arguments chacun de votre côté sont très convaincants et cela va faire voter un tas de Namékiens pour vous monsieur Zgloc et pour vous madame Zinaïda, car je vous le rappelle le vote aura lieu dans deux jours et chacun des habitants de cette planète votera pour qui il voudra voter. Voilà, et bien… mer…merci à v…v…vous deuaaaaaaa…



Une présentatrice - En raison d’un malaise de notre présentateur l’émission a été annulée. Le présentateur n’est pas en danger, il a juste souffert d’une déshydratation. Passez une très bonne journée.
Au revoir

Guilhem Demeyère 3e A

Pénurie d’eau sur la planète Namek

Par BARROISL - publié le vendredi 14 mai 2010 à 19:32 dans 05wProjet exoplanète
Sur la planète Namek, un débat fait rage à propos du mécanisme qui sera retenu pour la machine qui ramènera l’eau à la surface, il y a deux opinions contradictoires : celle pour les énergies renouvelables, propres et nouvelles et celle pour les énergies fossiles, rapide d’usage et peu couteuses.
Présentateur - Bonjour  mesdames et messieurs. Aujourd’hui deux personnes sont venues  débattre à propos de la machine qui peut tous nous sauver : «  La Machine A Ramener L’Eau » : M. Zgloc et Mlle Lilou. Tout d’abord pouvez-vous nous expliquer le principe des machines que chacun d’entre vous encourage ?
Zgloc - Bonjour mademoiselle, je m’appelle  Zgloc  et je défends l’idée des énergies renouvelables, je pense que ce sont des énergies plus propres. Cette machine doit fonctionner longtemps et si elle doit fonctionner longtemps elle ne doit pas polluer sinon c’est contre la pollution que nous devrons combattre, nous avons suffisamment de problèmes pour ne pas en rajouter. Cette machine capterait l’énergie des éclairs et la transformerait de sorte que nous puissions l’utiliser pour faire fonctionner la machine.



Lilou
- Bonjour à vous, moi je m’appelle Lilou et je pense que la machine doit fonctionner aux énergies fossiles. Cette machine est déjà prête, il suffit de la mettre en marche et l’eau pourrait commencer à être puisée dès demain. La pompe serait activée avec le pétrole grâce à des mécanismes très spéciaux mais déjà installés.
Présentateur - Très bien, maintenant nous  savons de quoi il va être question et vous allez pouvoir nous exposer vos arguments.
Zgloc Je pense que la machine doit fonctionner avec les énergies renouvelables car le pétrole et, de manière générale les énergies fossiles, sont épuisables et très limitées dans le temps…
Lilou Peut-être mais c’est maintenant que l’eau manque.
Zgloc - Évitez de me couper la parole, c’est agaçant, cela m’agace profondément. Et puis, selon votre raisonnement nous devrions vivre la belle vie pendant vingt ans, grand maximum, mais après le même problème réapparaitra et nous n’aurons plus qu’à tout recommencer.
Lilou - Vingt ans ! Ne pensez-vous pas que vous exagérez un peu ? De plus, cela nous laisse largement le temps de créer  l’une de vos machines si indispensables ! Quoique, je n’en suis même pas sûre, une machine qui fonctionne à l’énergie des éclairs, c’est n’importe quoi ! Savez-vous que personne, je dis bien personne, de namiekalement constitué ne peut survivre plus de six jours sans eau et il reste tellement peu d’eau sur la planète que rien que le temps de trouver comment récupérer les éclairs la population sera déjà morte de soif.
Zgloc - Sauf que si l’on ne meurt pas de soif, parce que votre « charmante » machine nous aura tous sauvés, la pollution qui aura énormément augmenté nous asphyxiera tous. L’utilisation des éclairs est non polluante et surtout, elle est non limitée, tant qu’il y a des éclairs elle peut fonctionner.
Lilou -  Vous marquez un point mais construire une machine totalement innovante, nouvelle, inconnue coûte de l’argent, beaucoup plus d’argent que si par exemple on utilisait une énergie fossile, et surtout c’est infiniment plus long, et comme je vous l’ai dit tout à l’heure le temps presse.
Zgloc - Les projets sont déjà en place et cela ne mettra plus tant de temps que ça…
Lilou - Me prenez-vous pour une pallertassedu* je sais très bien qu’il est quasiment impossible de réaliser ces machines à temps, il doit y avoir environ une chance sur deux cent mille. Vous savez aussi bien que moi que le pétrole est la seule solution réaliste.
Zgloc - Vous me cassez les antennes à la fin ! Ne voudriez-vous pas cesser de couper la parole ? Je pense que la meilleure solution serait d’utiliser dans un premier temps et de façon temporaire une machine à énergie fossile. Pendant ce temps, une machine utilisant les éclairs pourra être réalisée puis utilisée. A long terme cela sera non polluant et finira par être rentable. De plus, les machines à éclairs ne nécessitent pas un grand entretien.
Lilou - Eh bien voilà, je crois que nous allons enfin pouvoir nous entendre, c’est probablement la seule solution vraiment raisonnable.
Présentateur - Et voilà, les deux camps ont fini par s’entendre. Toute la planète peut être soulagée.

Lise Barrois (3e A)

*objet servant de gourde pendant les excursions dans les lieux désertiques sur la planète Namek.

L’amour au fil des éclairs

Par corinnedd - publié le jeudi 13 mai 2010 à 19:30 dans 05wProjet exoplanète
Sur la planète de Namek vivaient les Namekiens, civilisation qui existait depuis deux millions  d’années et dont chacun des habitants possédait une particularité physique qui lui était propre. Les Namekiens étaient tous différents les uns des autres, ce qui constituait une population très diversifiée. Chaque Namekien devait faire un enfant par fusion pour le renouvellement de l’espèce. Sur cette planète les femmes étaient très peu nombreuses à travailler, seuls les hommes y étaient obligés.
Parmi eux vivait Zinaïda, une belle jeune fille de cent huit ans qui possédait la particularité  d’être très petite mais de pouvoir courir à cinquante kilomètres par heure. Elle habitait le quartier de Goulhek.



Ce matin-là, elle se réveilla dans sa maison et prit un petit déjeuner en gelée saveur chocobrek. Puis elle prit sa douche matinale dans la désinfectek et s’accorda une pause de vidéotélek ; cet appareil avait révolutionné la vie des Namekiens cent ans plus tôt. Cette merveille permettait aux habitants, en demandant un thème sur un petit écran placé sur  la porte de la vidéotélek, de vivre en direct le thème choisi. Ce jour là, elle choisit le thème « opération chirurgicale » et elle assista à une greffe de l’œil. Pendant la coupure publicitaire de sa séance, un flash spécial annonça que, dans le programme nouveauté du soir même, une nouvelle machine révolutionnaire serait présentée.

Zinaïda, qui avait su par son voisin Foxoîr une semaine auparavant qu’une très importante machine allait peut être être construite, ne fut pas surprise, mais elle se demandait quelle pourrait être l’utilité de cette machine classée « secret défense ».
Puis, pensive, elle sortit au super marchek pour acheter tous les ingrédients nécessaires à la préparation d’une de ses recettes préférées pour le dîner du soir.



Son voisin Foxoîr, qui était un jeune homme de cent onze ans et qui, lui, avait une forte corpulence, travaillait dans l’architecture pour une grande enseigne de construction interplanétaire. En ce moment même il vaquait à ses occupations. Ces derniers mois il avait travaillé sur l’emplacement de la fameuse machine révolutionnaire dont le nom et la fonction lui étaient inconnus car tenus secrets ; quelques rumeurs passaient par ci et par là, disant que le nom et la fonction étaient tenus secrets à cause de la réaction que pourraient avoir les Namekiens face à ce projet. Et depuis une semaine il finalisait le projet car la machine allait être construite et installée dans les mois suivants.
Après dix heures de travail et ayant fini les plans de l’emplacement du futur projet, il rentra chez lui. En entrant, il entendit son vidéoconférek sonner ; il répondit, c’était Zinaïda. Elle lui proposait de venir dîner chez elle le soir même pour pouvoir  découvrir ensemble la nouvelle machine par conférence vidéotélek. Il accepta, n’ayant rien prévu ce soir-là. Il alla se préparer et n’étant pas indifférent au charme de Zinaïda. Il se fit beau pour aller la voir, enfila un costume, le plus beau de sa garde robe ainsi que ses chaussures les plus belles. Puis, après s’être préparé durant presque une heure, il sortit de chez lui, prit sa voiturek et, quelques minutes plus tard, après s’être arrêté chez le fleuriste, il arriva chez elle ; il était dix-neuf heures trente.



En voyant Foxoïr entrer, Zinaïda fut très surprise de recevoir des fleurs, elle rougit. Ne voulant pas lui montrer son émotion, elle se précipita vers la salle à manger en lui disant qu’il fallait se dépêcher de manger car la conférence commencerait dans une heure à peine. Elle mit les fleurs  dans un vase et le vase au milieu de la table où ils s’installèrent.
Puis Zïnaida, pour ce dîner, servit de la gelée de petits pois en entrée et en plat de résistance elle servit un filet d’agnek accompagné de chips de citrouille et enfin un cake aux roses en dessert. Le repas fut très silencieux, Zinaïda était confuse, elle sentait une attirance pour Foxoîr et cela était réciproque mais elle n’en savait rien.
Après avoir fini leurs desserts, il était vingt heures quinze, ils décidèrent de s’installer dans la vidéotélek pour assister à la conférence ’’nouveauté’’. On sentait une pression. Quelle serait donc l’utilité de cette machine? Ils échangèrent quelques mots avant le début de la séance, tout était confus dans leur tête, ils pensaient à tout et à n’importe quoi. Le générique ’’nouveauté’’ fut lancé et on vit apparaître le présentateur Coudékio devant le futur emplacement de la machine, cet emplacement que Foxoîr connaissait bien car il l’avait préparé lui-même! Coudékio  énuméra toutes les caractéristiques de la machine.

Cette fameuse invention était en fait une machine à pomper l’eau.



Cette machine avait été conçue pour pomper écologiquement car elle fonctionnait à l’aide d’un capteur  d’éclairs. La planète Namek était équipée depuis plusieurs centaines d’années d’une pompe à pétrolek très peu écologique, et le petrolek disparaissait peu à peu . Après cette séance qui dura près d’une demi-heure, Zinaïda et Foxoîr sortirent de la vidéotélek, elle le sourire aux lèvres, lui avec un air inquiet. Il allèrent s’asseoir sur le canapé. Après un court silence il entrèrent dans un long débat :
- Je ne suis pas très emballé par ce projet, je suis même un peu inquiet.
- Moi je suis complètement pour. Foxoîr, cette invention pourra permettre une plus longue vie de Namek car elle ne polluera pas, elle est conçue avec des énergies renouvelables, elle utilise l’énergie des éclairs et les éclairs sont inépuisables et en plus elle est constituée à cent pour cent de matériaux recyclés.
- Oui, mais jusqu’à aujourd’hui le système fonctionnant aux énergies fossiles a toujours bien fonctionné et je ne vois donc aucune raison de changer quelque chose qui marche pour quelque chose qui peut avoir de nombreux problèmes techniques.
- Mais elle permettrait d’innover et de développer un peu les idées pour la planète, sinon la planète n’évoluera pas, et il n’y a rien de bon à rester sur d’anciennes idées alors que de nouvelles sont mises au point. De plus c’est une invention durable pour notre planète.
- Mais les coûts qu’elle va engendrer sont énormes, d’abord pour sa construction mais aussi pour ses réparations et ses améliorations. Alors que les besoins économiques de la planète ne devraient pas être centrés sur un problème tel que celui-ci, tu sais bien que les structures publiques ont besoin de rénovation. Et de plus, imagine un instant que cette machine quelques mois après son installation ne marche plus alors qu’elle serait notre unique moyen d’accéder à l’eau, une énorme catastrophe se produirait et elle aurait de très lourdes conséquences!
- Mon cher Foxoîr, il ne faut pas être si pessimiste ; oui, si des dysfonctionnements  subviennent, cela aura des conséquences, qu’on pourra toujours traiter le moment venu, mais si elle  fonctionne correctement, cela n’apportera que des avantages, et pense un peu à l’avenir...
- A l’avenir ?



- Oui, répondit Zinaïda , si nous épuisons toutes nos ressources souterraines, comment ferons nous pour puiser de l’eau? La même question se posera et là, il faudra mettre au point une machine à énergie renouvelable et pourquoi repousser à demain ce que l’on peut faire aujourd’hui ?
- Tout simplement comme je le disais pour améliorer le système et éviter de gros soucis techniques qui nuiraient à la vie des habitants de Namek.
- Et si les ressources étaient épuisées plus vite qu’on ne le pense, que ferait ton enfant par fusion? Comment ferait-il pour survivre sans eau? Alors que si cette machine est installée maintenant, rien ne lui arrivera puisque le système sera déjà en place depuis un certain temps et, de plus, la probabilité pour que la machine connaisse des problèmes est très faible et il faut être optimiste.
- Comment être optimiste à propos d’un projet qui comporte si peu d’avantages? insista Foxoîr.
- Il le faut, il faut prendre des risques pour avancer!
- Bon, je pense que nous ne tomberons jamais d’accord donc je pense qu’il vaut mieux qu’on en reste là.
- Oui, tu as raison, répliqua Zinaïda.
Puis ils reçurent au même moment un message par vidéoconferek. Un message qui annonçait qu’un vote aurait lieu dans une semaine, qu’il faudrait se rendre au centre intergalactique politique de Namek. Il n’y aurait qu’un tour et la solution qui emporterait le plus de votes serait choisie.
Foxoîr, une fois le message entendu, décida qu’il était temps de partir ; alors il quitta Zinaïda et rentra chez lui. Après le départ de Foxoîr, le calme  régnait dans la maison. Zinaïda, après avoir rangé sa maison, s’en alla se coucher.
Dans son lit elle repensa à cette soirée, aux fleurs, aux sourires de Foxoîr puis à cette machine qui pourrait, selon elle, beaucoup aider la planète. Puis, la tête plein d’images, elle s’endormit.

Le lendemain toute la ville était agitée par cette annonce. En allant travailler, Foxoîr apercevait déjà dans la rue des murs remplis d’affiches pour le vote de la machine ; dans la nuit tous les centres de presse imprimek s’étaient activés pour créer et imprimer ces affiches.
Chez elle, Zinaïda, après avoir pris son petit déjeunek, alla dans la vidéotélék mais tous les programmes ne portaient que sur la machine : des débats télévisés ou bien des documentaires étaient diffusés sur toutes les chaines.
Toute la planète était centrée sur cet événement . On pouvait voir sur les façades imagek  plein de vidéos ou d’images toutes plus persuasives les unes que les autres. Cependant le choix allait être très difficile. Les habitants étaient  indécis. Dans les boîtes électroniques des centaines de mails publicitaires étaient envoyés chaque jour.



Puis le jour des élections arriva. Foxoîr et Zinaïda décidèrent d’y aller ensemble.
Pendant le trajet il échangèrent quelques propos :
- Alors mon cher ami, tu t’es décidé à songer au futur ou tu restes sur tes  positions?
- Bien oui, je suis désolé si je te déçois, mais je n’ai pas changé d’avis.
- Chacun a son opinion...
Le reste du trajet fut silencieux.

Quand ils arrivèrent au centre de vote, ils descendirent de la voiturek et furent impressionnés par la masse de personnes entassées en troupeau devant le centre. Silencieux, ils firent la queue ; des milliers de personnes attendaient devant eux.
Les minutes passaient, les heures ; l’impression de stagner agaçait beaucoup Foxoîr qui ne cessait de souffler alors que Zinaïda était très sereine. Petit à petit la queue avançait. Enfin, après deux heures d’attente, vint leur tour. Ils entrèrent dans la salle où, sur une table, les bulletins de vote formaient deux piles. Ils prirent tous deux des bulletins et, après un dernier échange de regard, entrèrent dans la cabine avant d’en ressortir une enveloppe à la main. Ils glissèrent leurs enveloppes dans deux urnes situées côte à côte. Puis ils sortirent du centre et entrèrent dans la voiturek. Une sorte de compétition avait eu lieu entre eux. Mais qui donc en sortirait vainqueur? Lors du retour, l’ambiance fut toutefois plus détendue : à présent plus rien ne pouvait changer...
Ils décidèrent donc de dîner à nouveau ensemble, chez Foxoîr cette fois.

Foxoîr déposa Zinaïda chez elle afin qu’elle puisse se préparer pour ensuite le rejoindre.Pendant ce temps là, il prépara le repas.Il avait décidé de sortir le grand jeu. Il fit un  repas digne des grands soirs : terrine de chamek, filet de requin noir avec algues jaunes et pour terminer fondant saveur chocobrek. Puis il fit une belle table, nappe en soie, chandelles et fleurs du jardin.
Pendant que Foxoîr se tracassait à préparer une bonne soirée, Zinaïda enfilait sa plus belle robe. Puis elle prit une bouteille de champagne dans sa cave et elle prit sa voiturek et rejoignit Foxoîr. Elle arriva chez lui, le flash info commençait dans une heure à peine. Alors ils passèrent à table et tout au long du repas une complicité semblait naître : de petits regards et de petits sourires se glissaient dans les conversations... Était-ce la lueur des chandelles? Ou bien la nappe de soie?
Rien n’était moins sûr. La seule chose que l’on pouvait voir c’est que ces deux jeunes gens n’étaient pas seulement liés d’amitié, un sentiment beaucoup plus fort naissait. Ils ne se connaissaient que depuis deux ans mais peu à peu une relation complice s’était fait sentir.



Le repas arrivait à sa fin et la conférence allait commencer. Ils décidèrent de déboucher le champagne seulement après les résultats. Ils s’installèrent dans la vidéotélek. On sentait Foxoîr très confiant, il semblait être sûr que beaucoup de monde pensait comme lui, que la nouveauté n’était pas bonne, tandis que Zinaïda ne semblait que peu préoccupée par ce résultat. Puis la pub de la séance fut lancée, ils dressèrent l’oreille. Le présentateur fit durer le suspens quelques instants puis il finit par dire :
- La machine choisie est …la machine à éclair avec soixante cinq pour cent des voix!
La déception et l’inquiétude se lisaient dans les yeux de Foxoîr, alors que Zinaïda, elle, était plus que jamais souriante. La compétition entre eux deux était terminée, le résultat était annoncé. Voyant la déception de Foxoîr, Zinaïda lui proposa de déboucher le champagne ; il répondit « oui » avec très peu de conviction. Ils se remirent à table et Zinaïda déboucha le champagne. Après en avoir bu un verre, Foxoîr demanda à Zinaïda de s’en aller. Alors, gênée,  elle s’en alla .Une fois dans son lit Foxoîr se sentit mal d’avoir ainsi renvoyé son amie et il était tout aussi angoissé à cause du vote, mais il réussit à s’endormir.

Le lendemain matin, Foxoîr pensait toujours à Zinaïada et au vote. Il prit son petit déjeunek  ainsi que sa douche matinale et prit une décision entre temps. Il ne voulait pas aider son entreprise pour construire la machine. Donc il appela son patron pour lui dire qu’il ne se sentait pas très bien et qu’il ne viendrait sûrement pas travailler de toute la semaine. Le patron répondit qu’il ne pouvait rien y faire, il valait mieux qu’il se repose mais que Foxoîr manquerait beaucoup pour la construction de la machine, car très peu d’architectes étaient capables de réaliser un travail comme le sien.
Voyant la voiturek de Foxoîr qui n’avait pas bougé depuis la veille et sachant que Foxoîr n’était sûrement pas allé au travail, Zinaïda lui passa un coup de fil.
Il lui dit qu’il était souffrant, mais Zinaïda n’en crut pas un mot, sûre au fond d’elle que pris de fierté, il n’avait pas voulu participer à la création de cette machine dont il ne voulait même pas entendre parler la veille. Elle fut un peu en colère de l’égoïsme dont avait fait preuve son  ami envers la planète et tout le peuple namekien car elle savait que Foxoîr faisait partie des meilleurs architectes de la planète et que lui seul était capable de réaliser un tel projet.



Dans la soirée, Zinaïda s’installa dans la videotelek pour voir l’évolution du projet. Mais un flash spécial lui apprit que la construction de la machine et donc son installation seraient repoussées d’une semaine car l’architecte principal était souffrant  et ne pourrait donc pas travailler sur les plans du chantier. Énervée, elle alla se coucher et prit la décision d’aller voir Foxoîr le lendemain matin pour lui expliquer la gravité du problème qu’il posait à toute la population. Le lendemain, dès huit heures, elle toqua à la porte de son voisin  puis entra, énervée et prête à faire retourner Foxoîr à son travail! Foxoîr, lui, ne voulut rien entendre et la pria de le laisser tranquille en disant que ce n’était point son problème et sur ce il lui ferma la porte au nez.

Quatre jours passèrent sans que les deux voisins ne se revoient. Mais Zinaïda, gênée du fait de s’être occupée de ce qui ne la regardait pas, décida d’aller s’excuser auprès de Foxoîr . Elle frappa à sa porte, il ouvrit et la pria d’entrer.
Avant même qu’elle n’eut le temps de dire un mot, il s’excusa : il était désolé de s’être comporté comme il avait pu le faire le soir précédent et lui proposa d’aller en parler dans son salon .
Ils entrèrent, s’installèrent et discutèrent :
- Je n’aurais jamais dû te parler comme je l’ai fait, affirma Foxoîr, mais cette machine ne m’inspire pas confiance.
- Je n’aurais pas dû m’emporter, c’est ton choix, mais repousser la construction d’un jour ne changera rien .Cette machine sera installée que tu le veuilles ou non ; tu n’es pas le seul à être contre, et si tu continues, tu pourrais aller jusqu’à perdre ton travail, je ne voudrais pas cela et toi non plus sans doute…
Ils parlèrent encore pendant quelque temps puis Zinaïda repartit chez elle après avoir été invitée par Foxoîr à passer l’après-midi suivant ensemble et à aller dîner dans un des grands restaurants qu’il connaissait le soir.



Le lendemain, Foxoîr se fit beau pour sortir et passa chez le fleuriste pour prendre  un beau bouquet de roses de Namek et alla chercher Zinaïda devant chez elle. En recevant les fleurs Zinaïda  ne dit aucun mot et les déposa à l’intérieur avant d’entrer dans la voiturek avec Foxoîr. En lui ouvrant la portière, il eut un petit sourire en coin.
Ils arrivèrent dans un centre de jeu et passèrent l’après midi à jouer à différents jeux comme le bowlingek, le cyber tennis puis terminèrent par une balade en calèchek. Ils étaient tous les deux très heureux de ce moment passé ensemble et se languirent d’aller dîner.
Ils entrèrent dans le restaurant puis parlèrent longtemps jusqu’au moment où Foxoîr dit à Zinaïda:
- Tu sais Zinaïda , ce n’est pas facile à dire mais…
Là il fut coupé par le serveur qui ne faisait que passer pour prendre la commande.
Puis, une fois le serveur parti, Zinaïda reprit la conversation :
- Que voulais-tu me dire?
- Non rien, c’est bon.
- Dis-le-moi.
- Bon, si tu insistes...On se connaît déjà depuis un bon moment, et  tu vois bien que  notre amitié  est en réalité plus qu’une amitié, il ne faut pas se voiler la face, je suis amoureux de toi Zina et je pense que tu le sais depuis un certain temps.Il fallait que je te le dise. Zinaïda devint toute rouge. Elle était très gênée, puis elle dit d’une toute petite voix :
- Tu as raison, je sentais qu’il y avait plus que de l’amitié. De mon côté aussi je crois bien que c’est réciproque.
Puis après ces paroles, un silence régna pendant plusieurs minutes. Ensuite le serveur revint apporter le plat. Alors il soupèrent. A un moment, avec discrétion, Foxoîr prit la main de Zinaïda. Elle était rayonnante. Ils finirent de manger et sortirent se balader au bord du lac Goulhek, main dans la main. Ils étaient heureux.  Ils finirent la soirée ensemble.

Le  matin, au réveil,  Zinaïda convainquit Foxoîr de reprendre le travail pour que la machine soit faite. Elle avait de très bons arguments et après quelques mots doux et quelques sourires gracieux, il décida de l’écouter et de reprendre le travail. Ils passèrent à nouveau la journée ensemble.
Pendant le mois qui suivit, Foxoîr  travailla durement et la machine fut installée, elle fonctionna parfaitement.
Le jour de l’installation, Foxoîr et Zinaïda se trouvaient devant la machine pour l’admirer, quand Foxoîr dit :
- Tu avais raison: si cette machine peut améliorer la vie de mon, et je dirais plutôt de notre enfant par fusion, alors je ne regrette pas ce que j’ai fait.
Alors ils partirent tous deux main dans la main vers leur avenir commun.
©Perrine Riu & Laura Sévilla
Collège Jeanne d’Arc – Apt
France – mai 2010

Ce blog a pour but d'offrir un nouvel espace de diffusion aux articles écrits par les élèves du collège Jeanne d'Arc d'Apt. Après des années de journal imprimé, après une publication sur le site du collège, nous tentons l'aventure du blog, plus souple dans son fonctionnement et, nous l'espérons, plus agréable pour nos lecteurs.
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