CultureEAF

Molière et Thomas Corneille : dénouements comparés

Par Laucun - publié le mardi 27 janvier 2015 à 14:23 dans 06W Réécriture

Le dénouement du Festin de Pierre de Thomas Corneille offre un bon exemple de réécriture conciliante et moralisatrice :
Dom Juan tente de se dérober lâchement aux instances de la Statue en invoquant un piètre alibi (« on me demande ailleurs »), bien différent de la ténacité rageuse du héros de Molière face au Spectre comme de son « Oui. Où faut-il aller ? », courageusement adressé à la Statue.

Les derniers mots « c''est trop tard que mon âme interdite… Ciel ! » (p. 120) suggèrent une
volonté de repentir que le héros de Corneille n''a pas le temps de prononcer. Mais c''est l''intention qui compte, pour manifester la toute-puissance du Ciel…
Le mot de la fin, énoncé par Sganarelle, ne contient aucune allusion aux gages impayés et n''a rien de grotesque (hormis, peut-être, la résolution précipitée de courir se rendre ermite) ; le valet souligne la portée exemplaire du châtiment du libertin, destiné à amender au plus vite « tous les scélérats ».

La mise en vers donne de la solennité à l'ensemble dont il est difficile de s'amuser !


Page précédente | Page 26 sur 40 | Page suivante
Afin de bachoter avec raison mais non sans passion
«  Juillet 2026  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Liens

Derniers commentaires

- La suite (par Visiteur non enregistré)
- Eleve de première es1 (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)
- Questions d'entretien séquence 4 (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement