Le baron 58

Les paysages à couper le souffle

Par ComeR - publié le mercredi 22 janvier 2025 à 10:28

Certaines nuits, je vagabondais d'arbres en arbres. Cependant il y avait quelques particularités. A peine je  passai la cime d'un arbre, que le paysage changeait du tout au tout.

Le soir, pendant les fraiches heures, je pouvais distinguer un amas de maisons avec des cheminées ressemblant fortement aux hauts fourneaux. J'y trouvai de même des femmes, des enfants, des familles à l'allure assez atypiques, c'est donc pour cela que je n'arrivai point à bien les distinguer. Certains semblaient avoir trois bras, d'autres quatre jambes, ceci était peut être du à ma perception assez floue. Les maisons semblaient être ornées de gigantesques pierres précieuses, tels que des rubis, mais chaque pierre précieuse n'avait point leur couleur d'origine. Les rubis étaient d'un bleu glacial, les topazes semblaient être d'un rouge que l'on aurait dit sorti des Enfers, les saphirs étaient mal taillés mais étaient d'un jaune éclatant tel que le jaune de la foudre.

Après m'être extasié devant ce paysage, je changeai d'arbre, j'avais donc avancé d'une dizaine de mètres, pourtant, je ne vis plus l'étrange patelin de maisons, mais plutôt une sorte de gigantesque forêt, s'étendant sur une centaine de kilomètres au alentours. Les arbres avaient radicalement changés, certains étaient en roche, d'autres en mousse, ainsi qu'en sucrerie. Leur taille variait, certains devaient faire plus de cent mètres mais, certains ne faisaient que quelques centimètres. Cette forêt semblait magique, absolument tout étaient déréglés, même l'écosystème, les vers mangeaient les oiseaux, les arbres faisaient des éscréments et dévoraient les écureuils, la terre mangeait  les sangliers et les loups.

Intrigué par la forêt je décidai donc de m'en approcher d'avantage, je me posai sur un magnifique peuplier, je fus stupéfait quand je vis une nouvelle fois toute mon intrigue, disparaitre après quelques feuilles afin de se transformer en un autre paysage, à chaque arbre franchit j'étais à la fois déçu de ne pas pouvoir m'approcher d'avantage de l'ancien paysage fantastique mais aussi extrêmement heureux à l'idée d'en découvrir un nouveau.

Cette fois ici, ce paysage semblait illustrer magnifiquement la saison dans laquelle je me trouvais, étant l'été. Devant moi, se trouvait un soleil d'une splendeur et d'une chaleur à en perdre la vue, malgré leur tardive à laquelle j'assistais à ce spectacle. Ce soleil semblait transformer chaque être vivant, les arbres devenait d'un sombre rouge numide, les animaux bronzaient, leurs couleurs devenait plus foncés. Même moi pourtant assez bronzé après avoir passer un été dehors sans protection, commençais à sentir les pigmentations de ma peau se rougir et s'assombrir. Au milieu se trouvait le soleil, à droite, des plaines à pertes de vue, d'un vert jaunissant à cause du soleil, à gauche, j'eus l'impression de distinguer le paysage d'Ombreuse mais avec une touche rougeâtre. A tout cela, je pouvais sentir un air salé ressemblant fortement à celui de la mer, cette toute première air lançant des bonnes vacances assurées, cette air venant directement au nez avant même de voir la mer, cette air d'été.

Tout ces paysages me semblaient être mi réel mi irréel, cependant chaque paysage me provoquai un intense sentiment de renouveau, de découverte, cela ne m'était pas arrivé depuis des lustres.


Mathis 

Kamilia 




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