Elle était enfermée dans une chambre, cloîtrée entre quatre murs. Le silence régnait, on n'entendait plus que ses pleurs. Cachée dans le noir, on pouvait à peine distinguer ses yeux rouges et gonflés. Elle respirait difficilement… Ce n'était pourtant pas la première fois que son mari la maltraitait. Elle l'avait épousé contre son gré, pour satisfaire l'envie de ses parents, pour la seule raison; celle d'avoir plus d'argent. L'argent, cet argent qui l'avait tant aveuglé depuis le début, elle n'en voulait plus, elle ne pouvait plus continuer de vivre ainsi… Deux années de mariage, deux années perdues de sa vie qu'elle ne pourra plus jamais remplacer. Elle était dégoûtée des hommes, affreuses machines à torture programmées avec l'unique but; combler leurs besoins ‘personnels'. Cette fleur qu'elle avait gardée tout au long de sa misérable vie, lui fut enlevée par cet horrible homme qu'elle croyait être son prince charmant. Ce qu'elle était idiote! Croyant à ces aberrants contes de fées. « ‘Et il vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants' ; paroles en l'air qu'on a la fâcheuse habitude de raconter aux petites filles! », pensa-t-elle. Cendrillon s'était mariée au prince, et deux semaines après…elle aurait préféré rester chez sa belle-mère. Les oiseaux ne gazouillent pas joyeusement, les souris ne cousent pas de jolies robes de bal, les bonnes marraines ne savent pas transformer de simples citrouilles en de grands carrosses, et de la même manière les princes charmants n'existent pas.
Dehors, le vent soufflait en rafales déchaînées, elle se rappela la main abjecte qui la battait, les volets de la chambre claquaient de plus en plus fort et elle trembla d'effroi se souvenant ses efforts vains pour se défendre, un chien aboyait de rage et elle cria à la mort évacuant tout son désespoir.
Le matin. Selma était encore assise le dos courbé, le front brûlant sur ses jambes si frêles. La pièce était maintenant noyée dans la douce lumière blanche de l'aube. Selma regarda nonchalamment par la fenêtre ; une ligne verdâtre se dessinait à l'horizon, et la rosée cristalline avait embelli les fleurs du jardin. Elle ouvrit la fenêtre et respira une longue bouffée d'air pur. Être simplement vivante et voir le soleil scintillant apparaître aurait dû représenter pour elle un des plus précieux trésors de la nature, pourtant, elle ne pouvait apprécier le spectacle, elle resta indifférente, froide et insensible au joyeux paysage qui s'offrait à ses yeux.
Selma se leva avec paresse, et quitta cette chambre glaciale où elle se réfugiait chaque fois que le loup faisait sa terrible apparition. Elle se dirigea vers la cuisine pour préparer le repas du roi qui n'allait pas tarder à se réveiller. Ce n'est pas qu'elle avait peur qu'il la batte une nouvelle fois, mais c'est qu'elle voulait trouver quelque chose à faire avant qu'elle ne replonge dans ses affreuses pensées. Mais c'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait enlever ces images horrifiques de la nuit dernière, comme celle, d'ailleurs, des nuits précédentes…
Trois heures de cuisine et de ménage, or elle était encore anxieuse et bouleversée. Elle décida alors d'aller prendre une bonne douche froide pour se rafraîchir les idées, mais elle se sentait toujours aussi sale et crasseuse.
Il était plus de midi, et l'homme n'était pas descendu manger le repas que Selma lui avait préparé avec toute la haine et la répulsion qu'une femme peut avoir envers son mari. Elle monta alors à l'étage, et entrouvrit légèrement la porte de la chambre à coucher de façon à voir l'intérieur de la pièce, mais elle était vide, le lit était intact. « Il a passé la nuit dehors encore une fois… » se dit-elle. Et elle s'assit dans le salon attendant, non sans crainte, l'arrivée de son mari. Le temps passait lentement, ses paupières se faisaient de plus en plus lourdes, et le sommeil l'envahit…Elle dormait effaçant ainsi toute nuance de fatigue.
Des heures s'écoulèrent, tomba la nuit, et elle dormait toujours à poings fermés, mais son instant de repos fût interrompu par le bruit assourdissant de pas lourds qui faisaient trembler la parquet ciré. C'était lui, le loup était venu avec pour devise : ‘Quand l'homme passe, les femmes trépassent'. Il était gigantesque, musclé, et tous les poils qui lui manquaient sur la tête s'étaient donnés rendez-vous entre sa grande bouche et son nez peuplé de points noirs. Mais ce qui captait le plus l'attention, c'étaient ses yeux petits mais terrifiants et anormalement vitreux, rappelant ceux d'un serpent malfaisant.
Il aboya d'une voix rauque : « T'as préparé à manger, j'espère? J'ai faim ! ». Selma se précipita vers son mari et s'inclina devant lui en marmonnant : « Le dîner est sur la table ». Mais il ne daigna d'un regard; il leva la tête haute et s'avança vers son repas, bousculant Selma dans son passage.
_ Une pastilla ? C'est tout ce que tu sais faire ? Ce n'était pas ce que t'as préparé avant-hier ?
Il la regardait d'un air hautain et méprisant, tout en grimaçant de dégoût à la vue de son assiette.
_ L'autre fois, elle était au poulet, celle-là est au poisson, répondit-elle tout en évitant son regard.
_ Tu parles maintenant ? dit-il d'un ton supérieur. C'est nouveau ça !
Et il la gifla sur sa joue devenue rouge vermeille. Selma la frotta, ne répondit pas, et continua de manger comme si de rien ne s'était passé.
Tout à coup, l'homme cessa de manger, il lâcha le morceau qu'il tenait et joignit ses deux mains autour de son cou. Il était devenu écarlate, et il avait le sang qui lui montait au visage.
_ Bordel, tu m'as empoisonné! Traitresse! Qu'est-ce que tu as mis dans ta pastilla ?!
Mais Selma ne savait plus où se mettre, elle ne comprenait rien à ce qui se passait juste sous yeux. Elle balbutia :
_ Poisson, euh…calamars…crevettes…
_ Des crevettes ?! Tu as mis des crevettes ?! Mais je suis extrêmement allergique aux crevettes, sale garce !
Et Selma cria de toutes ses forces, comme une bombe qui explosa soudainement :
_ MAIS COMMENT J'PEUX SAVOIR MOI QUE T'ES ALLERGIQUE A JE NE SAIS QUOI SI ON PARLE JAMAIS !!
Il la regarda avec dédain, abasourdi par le changement de ton radical de sa femme, et il vomît des injures, puis il s'époumona avec rage :
_ Tu vas le regretter…VA ME CHERCHER MES CACHETS SUR LA TABLE DE CHEVET !
Et Selma s'exécuta immédiatement par une poussée d'adrénaline. Elle trébucha en montant les escaliers tellement elle était paniquée, elle attrapa vite les comprimés et descendit hâtivement jusqu'à la salle à manger. Son mari était là, allongé, il toussait tellement fort que du sang lui sortait de la gorge, son teint virait au cramoisi, et plusieurs plaques rouges et gonflées s'étendaient sur toute la surface de sa peau. Il était là, allongé, il lui tendait sa main tremblante, pour qu'elle lui donne ses cachets, mais elle le regardait, elle pleurait, et elle suait à grosses gouttes, une force inconnue avait pénétré en elle, et elle ne pouvait plus faire un mouvement, elle avait les cachets entre ses mains squelettiques, mais elle ne les lui donnait pas. Il était là, allongé, ses yeux s'étaient ternis, son teint virait au bleu, sa bouche était sèche. La main froide de la Mort lui frôla le torse. La flamme de la vie vacilla, et à son contact glacé, il ne put que trembler convulsivement. La Mort s'empara de lui.
Selma regardait le corps sans âme étendu devant elle, sans mouvement, tel une grande part de viande jetée aux chiens. Elle le dévisageait d'un regard apeuré, et un mélange de crainte et de dégoût l'envahit. Elle frémissait comme une feuille sèche à l'approche de l'automne. Elle ne savait quoi faire, et elle demeurait là, debout, devant cette chose qu'elle avait détestée depuis bien des années. Elle avait tant attendu le moment où elle serait libre de ses chaînes qui la retenaient, où elle aurait détruit les barreaux qui l'avaient enfermée, et maintenant qu'elle n'était plus dépendante de ce scélérat, elle pourrait faire tout ce qui lui plairait, aller dans tout endroit où elle s'amuserait, et dire tout ce qui lui passerait par la tête…Mais non, non elle n'avait aucunement l'envie de réaliser ces souhaits pour l'instant, car son mari était mort à cause d'elle, et elle ira au bagne, et elle va salir la réputation de toute sa famille, et on causera, et se moquera, et elle sera la risée de tout le bled, la femme qui a empoisonné son mari, ce monstre sans cœur qu'elle était devenue…Non elle ne pourrait pas supporter un tel fardeau, elle devait fuir, le plus loin possible du lieu du crime, où personne ne la reconnaîtrait, où elle ne serait plus Selma…
Elle prit ses jambes à son cou s'éloignant de la maison cauchemardesque, n'emportant avec elle que sa volonté, bien déterminée à changer le cours de sa vie. Mais une sensation d'angoisse s'accapara d'elle, elle essayait vainement d'oublier cet incident, seulement, ses pensées se chevauchaient dans son esprit. Elle avait l'impression que sa tête allait exploser, et sa température ne cessait d'augmenter, elle ne se sentait vraiment pas en bon état. Elle ne distinguait plus très bien le chemin, les images étaient devenue floues, et elle sombra petit à petit dans le noir obscur…
Selma se réveilla avec épuisement, et la terrible sensation de s'être cogner la tête contre le mur. Ses paupières s'ouvrant légèrement, elle discernait à peine l'endroit où elle se trouvait actuellement. Ce n'était apparemment, qu'une petite pièce aux murs dégarnis par l'humidité, il n'y avait pas beaucoup de meubles à part un grand bureau mangé par le temps et une cuisinière miteuse et rouillée sur laquelle bouillonnait une soupe à l'odeur appétissante.
« Ah, vous vous êtes réveillé… ». Selma n'y prêta pas attention, toujours brouillée dans ses pensées, croyant être encore endormie, mais elle tourna inconsciemment la tête et elle le vit ; encerclé d'un amas de tableaux, un homme assis le dos droit devant une toile inachevée, baladait son pinceau, qu'il tenait entre ses longs doigts fins, de sa palette au tableau d'un mouvement presque hypnotisant. Il posa brièvement, mais sans aucun bruit, ses outils sur le bureau rongé par les mites, et se tourna calmement vers Selma. Elle pouvait le voir de près à présent ; son teint était cireux et ses joues creuses mais paradoxalement, il avait l'air en très bonne santé. Peut-être était-ce à cause de ses yeux bleus azur pénétrants donnant l'implacable sensation qu'ils pouvaient lire en vous comme dans un livre ouvert, ou bien son regard flegmatique qui vous faisait évader loin de la dur réalité, ou encore était-ce ses oreilles écarlates qui vous faisaient sourire même si le cœur n'y est pas …?
Selma demeurait immobile, pensive, le regard vide mais ne quittant celui de l'homme mystère. Celui-ci mit sa douce main tachetée de quelques traces de peinture contre le front brûlant de Selma.
_ Ce n'est qu'une fièvre pas très gentille, la consola-t-il d'une voix mélodieuse, vous serez sur pieds d'ici quelques jours. Tenez, buvez.
Il lui tendit un grand verre d'eau dans une main et un cachet dans l'autre. Selma fronça les sourcils, elle eut comme une impression de déjà-vu, mais c'était bien plus que cela, elle se rappela soudain cette nuit-là, et d'un seul geste saccadé, jeta le cachet loin d'elle et propulsa le verre rempli d'eau qui atterri sur le tableau inachevé. Elle cria mais faiblement, et fourra son visage dans ses mains squelettiques en gémissant.
_ Ok, vous les prendrez plus tard…dit-il de son habituelle apathie.
Selma le regardait entre deux doigts et constata le désordre qu'elle avait causé autour d'elle.
_ Je suis désolée, se précipita-t-elle, c'est que…je…je n'aime pas trop les médicaments…et désolée pour votre euh -elle fit signe à la toile avec son menton- votre tableau…
Il se retourna vers l'endroit où résidait ce dernier et le regarda longuement, avec la même passivité, tournant la tête à plusieurs reprises, tous ses sens en alerte, scrutant chaque coin, s'approchant de plus en plus, s'arrêtant sur chaque détail comme s'il arrivait à toucher la peinture avec ses yeux, ou qu'il entendait chaque grattement du pinceau qui l'avait créé, comme s'il était une partie du tableau…Il recula brusquement les yeux grand ouverts.
Selma avait regardé l'homme sans trop comprendre sa réaction, elle s'éclaircit la gorge et demanda :
_ Qui êtes-vous ?
L'homme mystérieux se retourna vers elle, et sourit.
_ Qui suis-je ? Voyez-vous, c'est une question à laquelle moi-même je ne pourrais répondre…Je pourrais vous dire que je suis terrien, animal parlant de sexe masculin, un être rationnel qui pense, qui peint, et qui dort, mais cette réponse n'est pas assez suffisante et malheureusement, je ne peux en donner d'autres…
Il hocha les épaules et soupira comme s'il était déçu de quelque chose. Puis, il se dirigea vers la cuisinière et enleva sa soupe du feu. « Parfait! » dit-il après s'être penché pour sentir la délicate odeur qui s'en exhalait.
Ils prirent le dîner ensemble, et Selma écoutait attentivement chaque paroles de cet homme, parfois même sans les comprendre, mais il parlait avec tant de grâce que chaque mot qu'il prononçait était fascinant, envoûtant… Il allait de la peinture à la vie, en passant par la femme, l'homme, la politique, l'Histoire…c'était une encyclopédie à lui tout seul ! Il menait un dialogue avec lui-même, c'était la grâce dans la vivacité, un monologue loin d'être déplaisant car il parlait avec tant de passion que s'aurait été bien difficile de ne pas le croire. Enfin, il terminait toujours ses phrases par ‘Pas vous ?', Êtes-vous du même avis ?', ‘Qu'est-ce que vous en pensez ?'… Mais Selma se contentait de hocher la tête en signe d'approbation, ne sachant quoi répondre devant un tel savoir.
Et ce fut ainsi chaque soir qu'elle passait en sa compagnie, elle avait tant essayer de déchiffrer le code pour pouvoir accéder aux pensées de cet homme sibyllin, mais rien, il était insaisissable voir même étrange mais elle ne pouvait plus vivre sans lui. Il n'était ni un amant, ni un frère, ni un père, ni même un ami pour elle, elle le considérait comme un trésor, un boyau sans fin, une énigme que l'on ne peut résoudre, il était pour elle : une bénédiction. « J'étais médecin, vous savez ?-lui avoua-t-il un soir de pluie- j'avais une famille et des amis…mais la roue de la destinée ne tourna pas en ma faveur, et je me suis retrouvé dans cet état là…mais je ne crois pas que je sois malheureux » Selma eut un léger sourire de côté en pensant que c'était un grand soulagement dans la peine que l'égalité.
Cinq années se sont écoulées, Selma vivait toujours avec cet homme dont elle ne connaissait même pas le nom, mais elle avait abandonné son entêtement de découvrir qui il était depuis leur première rencontre. Il lui apprit comment peindre, et comment s'étonner des petits plaisirs que nous offre la vie. Il la fit entrer dans son monde à lui, ce monde dans lequel jamais personne n'osait pénétrer. Un monde sans peur ni méchanceté, où le cerveau et le cœur ne font qu'un.
Un matin, le soleil brillait dans un ciel sans nuages et ses pâles rayons étaient réfléchis par le ruisseau d'à côté qui chantait sur les cailloux. Selma se réveilla par les douces caresses de la clarté du matin qui avait noyé la pièce. Elle s'étira comme un félin, et se leva énergiquement se demandant ce que pourrait bien lui préparer une si belle journée de printemps…
La porte s'ouvrit. C'était lui, l'homme mystère entra. Avec son flegme habituel, il regarda Selma, mais cette fois-ci, ses yeux tremblaient dans leurs orbites, et sa bouche restait légèrement entrouverte. Il avait l'air confus, troublé, comme si quelque chose de grave c'était passé. Il s'avança vers Selma doucement, n'arrêtant pas de la fixer et elle remarqua une lueur d'inquiétude dans ses yeux. Il prononça enfin ces quelques mots : « C'est Selma, n'est-ce pas ? » Mais elle ne répondit pas. Une douloureuse ambiguïté alourdit l'atmosphère. Elle ne lui avait jamais parlé de son passé, elle ne lui avait pas révélé son prénom, comment pouvait-il …est-ce qu'il sait…quelqu'un lui avait-il…?
_ C'est Selma, j'ai raison ? répéta-t-il.
Toujours aucune réponse, Selma le regardait sans pouvoir saisir le sens de cette situation. Il y a seulement trois minutes, elle croyait avoir le monde entre ses mains, elle songeait commencer une nouvelle vie, repartir à zéro, elle sentait une nouvelle âme naître en elle…
_ MAIS REPOND-MOI, BON SANG !cria-t-il tout d'un coup.
Mais il pleurait. C'était peut-être la première fois que ses iris bleus se mouillaient. Les larmes s'écoulaient doucement sur ses joues devenues rouges ainsi que ses oreilles qui étaient de plus en plus écarlates. Tout en fusillant Selma du regard, ses yeux la suppliaient, ils voulaient connaître la vérité.
_ Je peux tout t'expliquer, prononça-t-elle enfin.
Mais ses paroles se perdirent dans le vacarme qui jaillissait dehors. La porte se cassa inopinément, et dans un éclat de bois, plusieurs hommes surgirent.
« Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz sera retenu contre vous… » Ses oreilles se bouchaient, ses pieds se fatiguaient, sa respiration devenait profonde, elle ne sentait plus rien autour d'elle, mais son regard était toujours fixé sur le seul homme qui l'avait fait rire, qui l'avait aidé à changer sa vision du monde, qui avait cru en elle. Non, ce ne sera pas sans chagrin qu'elle quittera ce foyer auquel elle s'était tant attaché, mais elle avait vécu, partagé, apprit tellement de choses extraordinaires, qu'il lui est facile de dire que la vie est un long fleuve rempli d'obstacles qu'il faut franchir ou essayer de contourner, mais pour elle, le fleuve de la vie se fige à jamais, ce n'est qu'à ce moment-là qu'elle se rendit compte de la chance qu'elle a, et que malgré toutes les difficultés auxquelles elle a pu faire face, elle était heureuse. Oui les oiseaux gazouillaient enfin et les fins heureuses ne se trouvaient pas que dans les contes de fée. Et de la même manière, les princes (presque) charmants existaient peut-être bien… .
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