Penser après les cours...!

la Bête humaine, un roman du rail? (1GM1)

Par cyberblaise - publié le samedi 8 mai 2010 à 16:39 dans la Bête Humaine de Zola

Notes de cours pour une synthèse sur cette question:

La Bête Humaine : un roman du rail ? les pages renvoient à l'édition Folio.

Selon le projet de Zola : « toile de fond » pour roman du crime mais dossiers préparatoires prouvent intérêt pour ce nouveau milieu : trafic, machines, condition de vie et de travail du personnel.

« effet de réel » : fonction documentaire du roman.

Source d'info principale : ancien ingénieur des chemins de fer Pol Lefèvre, auteur d'un ouvrage technique sur le sujet.

Visites de gares, trajet de la ligne Paris-Le Havre avec repérages des lieux, circule dans une locomotive avec le conducteur. Consistance et crédibilité de l'histoire. Mais intègre dans le récit romanesque par la technique du point de vue interne.

Vie des gares et milieu cheminot : cf chapitre 1 gare saint- Lazare entre trois et six heures de l'après-midi. Œil de professionnel de Roubaud qui suit les manœuvres des différentes machines, départs et arrivées

Chap III : vie de la gare du Havre au petit matin : relais des équipes de nuit et de jour. Entretien, formation des convois.

Tous les personnels même garde barrière cf Misard

Mais surtout conducteur et mécano : Jacques Lantier et Pecqueux, relation avec la loco, la Lison.

Fonction narrative : Mais aussi participation à l'action : train force agissante, personnage de la Lison. Lié au crime : assassinat de Grand Morin dans le train, accident et instrument du crime pour Flore. Mort du héros à la fin.

Fonction symbolique : symbole du progrès en marche transformé en bête monstrueuse : cf «  ça, c'était le progrès, tous frères, roulant tous ensemble, là-bas, vers un pays de cocagne. »p 71

Mais indifférent aux drames qu'il côtoie. Trains passent, le progrès n'élimine pas la barbarie au contraire surenchérit sur la puissance meurtrière.

Mais symbolise aussi « l'instinct de mort » : cf Gilles Deleuze : le désir de meurtre se manifeste un peu comme l'approche d'un train : surgissement brusque, violence du bruit p 299 pression de la machine surchauffée et de la folie dans le crâne. Cf train fou de la fin image du criminel. Train débridé abandonné à lui-même, bête aveugle et sourde qu'aurait lâché parmi la mort. P462

Le roman s'ouvre et se ferme sur un départ de train lâché sur la mort. Au moment du meurtre de Séverine un train passe et masque le cri de la jeune femme. P417



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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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