Comparaison du début et de la fin du roman Le Meunier Hurlant
Comparaison premier et dernier chapitre du Meunier Hurlant.(Notes)
I Ressemblances : Réalisme : toponymes précis, allusion à Interpol, scènes de la vie rurale en Finlande : tuer le cochon, pêcher en hiver en faisant un trou dans la glace, aller à l'église. Mais basculement dans le fantastique : les deux hommes remplacés par les deux bêtes, naissance d'une légende comme au début il y avait déjà indices de conte.
Point de vue des villageois dans les deux cas : cf présence du « on » et des verbes de perception : "on apprit, on repéra, on constata..." Cf examen des traces de ski de Huttunen//traces du loup et du chien.
Présence des animaux : Huttunen imite les animaux// chien et loup se substituent à Huttunen et Portimo. Hurlements de Huttunen//hurlement du loup. Les bêtes semblent comme la réincarnation des deux disparus. Cf femmes qui s'en occupent : naissance d'une légende.
Phénomènes d'échos du début à la fin: cf traces de ski, traces des animaux, hurlements, attitude des femmes.
Présence ironique du narrateur qui se moque des personnages moralement condamnables cf mère Siponen menteuse sur son handicap dont la supercherie est éventée au grand jour puisqu'elle trouve son salut dans la fuite et "qu'elle fait l'admiration des amateurs de sport." ! CF Ironie de la formule finale les hurlements d'Huttinen paraissant plus naturels que ceux du loup. Scènes de malheurs des opposants d'Huttunene à la fois cruelles (Le nez gelé et le bras gelé du commissaire et du docteur) et farcesques( la fuite de la mère Siponen).
IIDifférences : Chapitre 1 : arrivée, apparition d'un inconnu, célibataire, mystérieux// disparition de deux personnages à la fin. Huttunen n'est plus seul contre le groupe : l'un des opposants est devenu clairement un adjuvant : Portimo le policier a disparu avec lui, soutien mutuel des deux femmes adjuvantes et du facteur. Mise en avant des valeurs de solidarité, amitié, liberté. L'exemple de Huttunen a été contagieux. Il ya deux camps qui s'opposent, qui ne partagent pas la même vision du monde.
Chap1 : Eté jusqu'à hiver, dernier chapitre surtout automne et hiver : saisons plus rudes.
Basculement dans le fantastique : dernier chapitre centré sur les malheurs successifs des opposants : égorgement des poules de Siponen, vol du cochon de Vittavvara, attaque du commissaire et du Dr Ervinnen près de l'étang, attaque de mère Siponen qui met en lumière son mensonge : les deux bêtes apparaissent dans la légende qui se met en place comme les vengeurs de Huttunen et Portimo, signe des remords et du sentiment de culpabilité du village : ils semblent punir et parfois cruellement les « méchants ». Vrai fantastique car l'on ne sait si les bêtes sont tout simplement des animaux qui agissent selon leur instinct ou si elles sont les réincarnations des héros : indécidabilité qui est le propre du fantastique : explication rationnelle possible ou surnaturelle selon le point de vue.
Le dernier chapitre règle le sort de tous les opposants d'Huttunen et montre que la « chasse » n'a pas été gagnée par les villageois puisqu'ils ne parviennent pas à se débarrasser du couple sauvage et effrayant du loup et du chien. Mise en évidence de la force de l'amitié et de l'intelligence.
Fin à la fois ouverte puisque le village n'en a pas fini avec Huttunen et fermée car les méchants ont été punis !