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L'accouchement par Boujenna

Par abdous - 19:36, samedi 14 janvier 2012 .. Rubrique : Création .. commentaires : 0 .. Lien
                                                         L'accouchement
     Il était allongé sur le lit .Jean, père de deux fils et une fille, souffrant d'une maladie grave. Sa famille était à côté de lui. Sa femme Marie, enceinte de neuf mois, avait perdu tout espoir. Triste et ses yeux  larmoyants  étaient presque fermés ; une bible entre ses mains souhaitant que son mari guérisse.
       Ses deux jeunes fils étaient assis par terre, l'un à côté  de l'autre .L'un pleurait  et l'autre évoquait les beaux souvenirs qu'ils avaient vécus ensemble. La fille aînée pensait à l'avenir de leur famille  où cas leur père  mourrait.

       Soudain le téléphone sonna, la mère répondit d'un air troublé :
     - Allo!! Qui est à l'appareil ?
  Une voix grave répondit : - c'est juste moi, David.
          C'était David, le grand frère de Jean annonçant que le docteur lui avait annoncé  que Jean devait  subir  une opération tout de suite.
       Un large sourire se dessina   sur le visage de Marie. Elle prit Jean et partirent  à la clinique .Elle trouva David à la porte de la salle d'opération, le salua d'un air joyeux et  le remercia pour ce qu'il venait de faire.
         Deux  heures après, le docteur sortit de la salle d'opération annonçant une bonne nouvelle, Jean avait survécu et allait  quitter la clinique dans douze  heures. Une joie éclaboussa au beau milieu du drame.
          Marie ressentit une douleur forte au  ventre. C'était l'heure de l'accouchement, elle entra dans  la salle avoisinant celle de son mari, avec un grand moral. Tout ce qu'elle souhaitait  s'était réalisé, toute sa famille l'attendrait dehors.
   Le docteur sortit, une contorsion d'amertume ravageait  son visage, la fille aînée se précipita vers lui  demandant si c'était une fille ou un garçon, il répondit :
   -c'est une fille une brave fille qui ressemble à sa mère, puis il ressortit les mains de ses poches et donna à la fille la bague de la défunte, cachant une larme qui trahissait le flegme d'un homme blasé devant l'épreuve fatidique de la mort.
- Prends soin de tes frères.

                                                                                                      Mohamed Ali Boujenna

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