Voyageur contemplant une mer de nuages
Par L'enseignant - publié le vendredi 24 novembre 2017 à 08:31 dans e. Roman : corrections et compléments de cours

Caspar David Friedrich (1774-1840) est un des peintre qui incarnent le mieux le romantisme. Tournant le dos à l'esthétique classique, il rechercha une spiritualité cachée dans la nature, une vaste union entre la matière et l'esprit. Son approche picturale est notamment influencée par Novalis et Goethe.
Certainement une des peintures les plus célèbres de Friedrich. Quels liens avec La Peau de chagrin ?
- La solitude du personnage qui rappelle le « mal du siècle », c'est-à-dire le sentiment d'inadaptation face à la société et à la marche de l'histoire, cette solitude est accentuée par l'irréalité de la scène. Un paysage à,la fois naturel et irréel, irrationnel en fait .Il s'agit d'un paysage intérieur, d'une méditation.
- Le paysage de montagne nous rappelle que ce que l'être humain peut comprendre de la Nature est infiniment négligeable par rapport au mystère qui le dépasse. Cette vision du monde s'oppose profondément à la rationalité des Lumières.
- Le sentiment du sublime, c'est à dire d'une beauté terrible qui transcende toutes les limites de l'esthétique classique
- La position ambivalente du sujet, à la fois solitaire et vu de dos, mais néanmoins au centre de l'image et vers lequel convergent les lignes de fuite, comme si l'homme était à la fois écrasé par sa finitude et invité à franchir les limites, à se lancer vers l'infini comme Faust
- Le sentiment d'une double tentation : se retirer du monde dans la méditation ou se jeter dans le monde avec ivresse. Ces postulations rappellent celles du savoir, du vouloir et du pouvoir, elles sont au c½ur du personnage de Raphaël.
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