Aide poésie 1L2
Objectif : Préparer en groupe une prestation orale de dix minutes, afin de répondre aux questions ci-dessous. Vous vous appuierez sur la feuille méthode distribuée en début d'année. Exceptionnellement vous remettrez le brouillon de votre travail au professeur. Vous pourrez prévoir une distribution de la parole entre vous. Les textes étudiés figureront sur votre liste de baccalauréat. La prise de notes des prestations est donc indispensable.
Groupe 1/ Anna, Mélissa, Kenza
Villon, « La ballade des pendus » (1489). Comment le poète rend-il sa situation pathétique ? Page 234.
> Évitez les tics « alors euh ». L'élargissement sur le cinéma n'est pas bienvenu (trop anachronique). Évoquez plutôt la peinture des « vanités » ou les « danses macabres » de l'époque.
Accroche :
définition registre pathétique / ou « ballade » ou le thème de la mort.
Présentation auteur / poème : Né en 1431 (année de décès de Jeanne d'Arc) et mort en 1465, Villon est l'un des poètes les plus connus du Moyen-âge. Adopté par Guillaume de Villon, le chapelain de l'église Saint-Benoit-le-Bétourné (Paris), lui fait suivre des études destinées à en faire un membre du clergé, et lui lègue son nom. Mais François peine à trouver sa place dans les rangs du clergé, il s'oriente doucement vers la poésie et le spectacle.
Il a écrit de nombreuses ballades portant notamment sur le thème de la mort, telles que La Ballade des Pendus. Bien qu'aucune hypothèse quant au lieu où Villon a écrit cette ballade n'ait pu être prouvée, il est probable que le poète était en prison lors de son élaboration. En effet, le titre même Épitaphe Villon, qui signifie l'inscription sur une pierre tombale, pourrait désigner ses dernières pensées avant la pendaison à laquelle il était condamné. Évoquer Meung sur Loire où il a été prisonnier dans les oubliettes du château.
Pistes à reprendre :
I. Un tableau réaliste, cru et macabre (vocabulaire du corps / de la nature (plui-e) / de la décomposition / touches d'humour noir (comparaison « dés à coudre »...).
II. Une complainte lyrique partagée (présence du « nous» / ponctuation expressive / allusions bibliques ...)
III. Des destinataires multiples (hommes de son temps, Dieu, lecteurs futurs ? « frères humains ») : un appel à la miséricorde (argumentation / connecteurs logiques/ stratégie de persuasion (versification / apostrophes) / présence de la spiritualité).
Groupe 2/ Shekina, Nathan, Fleur
D'Aubigné, Les Tragiques (1616) « Je veux peindre la France une mère affligée », p.430. Dans quelle mesure ce poème se révèle-t-il polémique ?
Évitez de lire trop vite une notice biographique. Prestation trop brève ! Il faut un plan plus clair, des développements plus nombreux.
Accroche : un sujet contemporain : les guerres de religions deuxième moitié du XVI e siècle. / définition du genre polémique lié à « polemos » la guerre en grec.
Dans cette ½uvre, d'Aubigné s'engage au côté des protestants (ou réformés) et l'extrait proposé, issu du livre I des Tragiques intitulé « Misères », évoque les souffrances de la France sous la forme d'une allégorie. L'allégorie des guerres de religion sert une double intention : émouvoir le lecteur et le convaincre du bon droit des protestants.
I/ Un récit allégorique : le constat des misères subies.
a. La figure symbolique de la mère assassinée (allégorie...)
b. Un motif du fratricide / la figure du meurtrier
II/ Les marques de la violence : effet pathétique et tragique.
a. La monstruosité de la violence (amplification, antithèses...)
b. Des sonorités suggestives : v. 8, opposition entre les dentales dures [d] et les assonances douces [u] ; v.18 : « si bien que leur courroux par leurs coups se redouble », le redoublement des coups mimé par les assonances en [u] et les allitérations en [k] et [r]. Diérèse sur « furi-eux »).
III/ Un poème argumentatif et didactique : engagé en faveur du protestantisme
a. Des figures bibliques pour illustrer un engagement personnel dans le conflit.
b. La France victime de ce déchirement (prosopopée finale).
Ccl : Poème polémique par le cadre peint (la France en guerre), l'effet pathétique de la violence du double meurtre, le style très oratoire et persuasif, renforce l'engagement fort du poète au service de la cause protestante, mais plus encore pour défendre la patrie en danger. On retrouve l'allégorie pathétique de la France sous les traits d'une mère éplorée également chez le catholique Ronsard dans son Discours des misères de ce temps daté de 1562.
Groupe 3/ Amel, Émilie, Line
Ronsard, Odes « Mignonne, allons voir si la rose », p.450. Pourquoi ce poème lyrique se révèle-t-il didactique ?
I. Une présence lyrique liée une invitation galante
A. Deux personnages en présence : la femme aimée (triple apostrophe, hypocoristique (mignonne), vouvoiement, idéalisation et célébration à l'image d'un blason amoureux) et le poète (présence discrète du « je »: « allons » m'en croyez » (+ impératifs présents), rythme heurté de la 2ème strophe lié à l'émotion vive du poète, répétition « cueillez » et empressement).
B. Le cadre bucolique propice à l'amour : champ lexical floral (« rose » (v.1) ; « Nature » (v.10) ; « fleur » (v.11) ; « fleuronne » (v.14) ; « cueillez » (v.16) + « place » (on se trouve à l'extérieur) ; jardin = plein-air, liberté, printemps, liberté (motif de l'hortus deliciarium); symbolisme traditionnel de la rose rouge (par le polyptote : « pourpre/ pourprée) = l'amour sensuel, passionné.
C. Le jeu de la double comparaison (explicite et implicite) : rose // jeune fille (sensualité et léger érotisme ds enjambements v2/3 et V4/5); jeune fille comparée à la rose (assonance en « o » : rimes féminines ; paronomase (rose/robe); rime riche (beauté/ nouveauté) ; élucidation de la comparaison et du symbole.
II. La réflexion didactique liée à la fuite du temps.
A. Un thème et des métaphores traditionnels inspirés du «carpe diem» d'Horace : v.16 cf épicurisme/ humanisme ; choix de l'ode comme modèle antique (suite de 3 sizains d'octosyllabes = 4 rimes embrassées suivent 2 rimes plates).
B. La fugacité (tragique) de la vie de la jeunesse et de la beauté : poème et vers courts (octosyllabes) ; allitérations en « p » v.4 en « s » et assonance en « a » ; emploi du futur (« ternira ») ; thème de la chute (rime suffisante choir/soir) ; lexique de la plainte (= élégie).
C. Une leçon de morale malicieuse: hédonisme comme stratégie de séduction amoureuse (connecteur logique « Donc » « puis que » « tandis que » = calcul et rationalité ; antithèse vieillesse/jeunesse : alliance du concret (« fleuronne, verte, cueillez ») et de l'abstrait (âge
nouveauté, votre jeunesse). Argument d'un séducteur ?
Groupe 4/ Gibril, Sarah, Julian, Lison
La Fontaine « Les animaux malades de la peste », p.332 :
Le poète est-il d'abord conteur ou moraliste ?
Accroche définition du moraliste (à reprendre en donnant des exemples au XVIIe siècle dans différents genres : Bossuet, La Bruyère, Molière)
Donner davantage d'indications biographiques sur La Fontaine.
Lecture expressive attention : Ach(=k)éron !
Citez les numéros de vers, non des lignes ! Renforcez l'analyse stylistique.
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- Figures de style : hypotypose, périphrase (v1), allégorie (v.4) chiasme (v7), oxymore (v9), énumération (v.36), euphémisme (v38), superlatif (v34), antiphrase (v48,49), antithèses (v59)...
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- Voix narratives : discours direct (lion, renard et âne), indirect (loup v55, 56, 57), indirect libre (v.60), narrativisé (v.44, 45), adresse au lecteur « vous » (v63). Emploi du « on » impersonnel (v.62)
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- Versification : rimes riches (v.1 et 2), hétérométrie (octosyllabes, décasyllabes, alexandrins),enjambement (v5 et v6), rejet v29), contre-rejet v.49), rime interne (v.48). |
- Les marques des discours : captatio benevolentiae (v15), question rhétorique (v.37), connecteurs (v.30, 32), dévalorisation des victimes (v36, v.40), rôle des exclamations (v60), adresse au lecteur « vous » (v. 63).
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Groupe 5/ Léo, Fanny, Basile, Fouzia
Hugo « Elle était déchaussée », p.268 : Où réside la dimension lyrique ?
Ne pas oublier la lecture ! Évitez la paraphrase (raconter le poème), le contresens (ici pas de « passion nocive »).
Plan à enrichir de remarques stylistiques.
- accroche lyrisme (définition) / lyre d'Orphée ; (ou caractéristiques du romantisme).
- présentation auteur : Hugo
-
Écrit en 1853
- Fait partie du recueil " Les
contemplations ", marqué par le deuil de sa fille et son
exil.
- Un des rares poèmes du recueil où la douleur n'est
pas témoignée.
Lecture expressive !!! NE PAS OUBLIER
Pb Où réside la dimension lyrique ?
Plan / axes proposés
I/ un poème musical proche d'une chanson (lyrisme = lyre)
A. la structure brève : une forme concise : 4 quatrains / alexandrins / rimes alternées / alternance rimes féminines, masculines.
B. la dimension sonore : rapidité et fluidité : les échos sonores / le jeu des répétitions (anaphore) / assonances et allitérations (allitération en « v » relie « voir, vouloir, venir » / une rime interne « déchaussée » / rimes pauvres suffisantes riches / enjambements nb (v 5 et 6 ; v15 et 16)
C. un niveau de langue courant : un aspect populaire. Paroles rapportées directement et répétées : « Veux-tu » v4 et Vers 8.
II/ une poésie intime du désir sensuel (lyrisme = expression du « je »)
A. la présence du je et du tu pronoms je (poète promeneur) / tu / elle / nous / tutoiement / (anonymat)
B. les sensations, impressions et sentiments intimes exclamations / interjections / réciprocité du désir / éloge de la femme rencontrée (beauté, naturel, avenante) adjectif positifs comme un blason : Belle heureuse, effarée (= stupéfaire, étym. « ferus » = sauvage).
C. idéalisme bucolique : un conte / une scène comme fantasmée (femme-fée, nymphe, naïade) / accord tacite (muet) à l'accouplement / la complicité de la Nature : absence de péché.
III/ des sentiments exaltés : une invitation bucolique à aimer (lyrisme = sentiments partagés)
A. le cadre naturel comme un écrin : Évocation de la nature plus que description / champs lexical de la nature « les champs », « les joncs penchants » (à la rime, ici suffisante), » arbres profonds » / thème de l'eau « l'herbe de la rive (féminité) / pluriel des arbres et des bois « arbres profonds » / le printemps (périphrase « le mois où l'on aime ».).
B. le jeu des regards : Séduction / réciprocité / hyperbole « regard suprême » / dernière vision douce v. 14.
C. Sensualité douce : Personnification de l'eau « caressait doucement » / Déchaussée, décoiffée, pieds nus (synérèse) / rire malicieux et pudique « riant » (diérèse)
Ccl
> Outre la dimension lyrique : un enseignement au carpe diem ?
L'ode à la liberté : dans le fond et la forme / libertinage loin des tabous / affranchissement de la morale ordinaire.
Apologie de la simplicité (du « naturel ») comme mode de vie : expression d'un bonheur simple (oiseaux)
Groupe 6/ Aliénor, Elise, Morgane, Jeanne, Béatrice
Desnos « L'Honneur des poètes », Desnos, p.243. Pourquoi ce poème est-il un véritable chant des partisans ?
Éléments d'introduction :
Robert Desnos (1900-1945) se passionne au début de sa carrière littéraire pour les pratiques surréalistes de l'écriture automatique ou du sommeil hypnotique, et nombre de poèmes de son recueil Destinée arbitraire témoignent de cette période. Mais Desnos rompt avec le surréalisme en 1930, en refusant d'adhérer comme le font Breton, Aragon ou Éluard, au parti communiste. Il devient réalisateur d'émissions radiophoniques, tout en écrivant des poèmes (en particulier des poèmes pour enfants, Chantefables), des chansons ou des scénarios de films. En 1936, il adhère au Comité de vigilance des Intellectuels antifascistes et abandonne son pacifisme pour être mobilisé en 1939.
Sous l'Occupation, il entre dans la Résistance en transmettant des renseignements et en fabriquant de faux papiers pour des résistants ou des Juifs. Il écrit de nombreux poèmes où il exprime sa révolte contre le nazisme et la guerre et son appel à la liberté, dans un recueil comme État de veille.
Le poème en vers libres « Ce coeur qui haïssait la guerre », extrait du recueil Destinée arbitraire, témoigne pleinement de l'engagement de Desnos (1900-1945) dans la Résistance. Ce choix lui vaut l'arrestation par la Gestapo, la déportation et lui coûte la vie : il meurt du typhus au camp de Térézin en juin 1945. Avant d'être publié en 1975 à titre posthume, il circule clandestinement au sein d'un autre recueil, L'Honneur des poètes, publié aux Éditions de Minuit clandestines, pendant l'Occupation. Il est signé du pseudonyme de Pierre Andier, et paraît à la date symbolique du 14 juillet 1943 (fête nationale et commémoration de la rébellion contre l'oppression avec la prise de la Bastille). Desnos a donc participé pleinement au combat d'idées en incitant ses lecteurs à rejoindre le rangs des partisans. Il ne doute pas qu'un poème peut servir efficacement une cause juste. Quelles sont les marques discursives et poétiques de cet engagement ?
I. La forte implication du locuteur : un élan vital
- Poète présent dès le vers 1 : la synecdoque (ou métonymie) « ce c½ur » (anaphore aux vers 1 et 2) avec le déterminant démonstratif « ce » implique fortement le locuteur en évoquant l'intimité du c½ur organe vital qui irrigue tout le corps, symbole des émotions fortes.
- Le pronom personnel de 1ère pers du sing. apparaît au vers 7 ; la subjectivité mise en évidence par l'exclamation « ! », aux vers 1 et 12 ; le pronom possessif « le mien » renforce l'implication lyrique du poète. Rappel éventuel : le registre lyrique.
- Ses sensations sont mises en valeur : tactiles « brûlant » (v.3) et surtout auditives « bruit, sifflent, cloche, échos ».
> Quant au destinataire, il est interpellé directement par l'impératif du vers 7 « écoutez » ; cette exhortation transforme le poème en discours argumenté.
II. La mise en place de l'argumentation : un choix justifié
A/ La profession de foi pacifiste réfutée
B/ La nécessité du combat
- Si la thèse reste implicite ; il faut résister (en renonçant un moment au pacifisme de son c½ur), elle est néanmoins très facile à dégager. Grâce à une structure argumentative repérable et soulignée par des connecteurs logiques nombreux : conj. de coordination d'opposition « mais » répétée aux vers 7 et 14.
-
Le paradoxe du vers 1, lié au pacifisme de c½ur et la nécessité
du combat, est perceptible grâce à l'opposition de l'imparfait
et du présent qui alterne souvent. Le présentatif « voilà que »,
marquant un changement brutal
- Le poème procède par
élargissement de l'expérience personnelle à une expérience
collective annoncée par la dénégation oralisée « mais non » et
soulignée par l'hyperbole « des millions d'autres c½urs »
(v.8). L'adverbe « pourtant »
(vers 13) reprend le paradoxe de départ réfuté et surmonté grâce
au « mais » du vers 14 marquant l'opposition et justifié par le
« car » du vers 16.
> Le passage du singulier « ce c½ur » au pluriel « ces c½urs » qui ouvre et clôt le poème met en avant cette métaphore filée : celle du c½ur siège central des émotions et du courage.
III. Un poème en vers libres pour émouvoir
S'il n'utilise ni la rime, ni le mètre régulier pour charmer son lecteur, Desnos use cependant de procédés propres à la poésie : les sons et les images.
A/
La musicalité de ce poème : le poète attire l'attention sur
l'importance du rythme (proche de la pulsation cardiaque) et du bruit
(de la guerre et de la nature).
- Le jeu des retours
(occurrences, répétitions, anaphores) avec variations autour des
mots clés de ce texte : « c½ur » (au sens propre, figuré et
étymologique de courage ), « battre », « le
rythme des marées, des saisons ». Le c½ur bat,
physiologiquement la vie est rythme.
- Jeux d'allitération et
d'assonance ds le premier vers évoquent la dureté (« ba »)
de la guerre ou le battement du c½ur ; l'allitération en « s
» pourrait imiter les sifflements des balles (v.5-6). Les sonorités
souvent dures comme les allitérations « k » et « g »
(faisant écho à c½ur et combat) correspondant bien à la dureté
du message de la Résistance.
- Un rythme ample donne un souffle
épique au texte ; la longue phrase du vers 2 à 6 scande la
montée de la révolte grâce à de nb propositions subordonnées
(accumulation). De même la rime intérieure du vers 3 :
« veines / haine ».
B/
Les images poétiques :
- métaphores et comparaisons assimilent
le corps humain à une machine de guerre : le c½ur devient
tocsin (cloche sonnant l'alarme) au vers 6 ; au vers 3, le corps
devient explosif « salpêtre » (zeugme : « de
salpêtre et de haine ») ; métaphore épique du vers 10 :
« assaut » rappel d'un vocabulaire militaire.
- La métaphore
de « l'aube proche » (v.15) embellit une réalité
politique et militaire ( la libération espérée) en l'assimilant
au renouveau du jour. Le combat du peuple devient celui de « la
mer à l'assaut des falaises » comme une puissance inexorable
qui doit emporter l'adhésion de tous.
> Les nb sons et images liées à la nature renvoient au retour nécessaire d'un équilibre entre l'homme (anthropos) et le monde (cosmos) par l'intermédiaire de l'écriture (logos). Il s'agit de retrouver l'harmonie du monde.
IV. Un poème militant pour réagir et agir
A/
La diffusion du mot d'ordre et du message de la Résistance
-
concision de la phrase nominale et exclamative de propagande «
révolte contre Hitler et mort à ses partisans !» (v.12), cri
de révolte et de ralliement à l'image d'un mot d'ordre, d'un
slogan.
- célébration de la libération à venir avec l'aide
de la Résistance ; hyperbole « des millions de français».
Périphrase de « l'aube proche » valorise la libération
avec l'emploi de métaphorique d'aube : renouveau de la lumière ;
« dans l'ombre » : dans la clandestinité. Le poète
cherche à donner espoir : du combat naît la liberté qui fait
revenir l'homme à une vie libre et paisible en accord avec la
nature.
B/ La justification du combat collectif.
-
passage du singulier « ce c½ur » au collectif « ces
c½urs » dans le dernier vers (chute).
- par la
référence à une tradition de gauche « les vieilles colères »,
celles des révolutionnaires de 1792, celles des communards en 1870,
le Front populaire.
- par la référence à une valeur commune :
« Liberté », placée plus haut que le pacifisme et
notion abstraite (mise en majuscule). Le poète souligne son
pouvoir : « un mot », une parole, un poème
suffisent à tisser un lien fraternel invincible.
> la nécessité vitale de la « besogne », rattaché étymologiquement à « besoin », terme repris vers 9 et 15, apparaît comme un euphémisme pour un combat nécessaire mais dangereux où la vie est mise en jeu.
Groupe 7/ Romane, Lucile, Salomé
Ponge « L'Huître », page 297 : Comment l'auteur rend-il poétique la description d'un fruit de mer ?
> Ne pas oublier la lecture ! Donner un plan après (non avant la problématique !). N'utiliser pas la formule imprécise et inexacte : « l'histoire de l'huître ». Se renseigner sur le « poème en prose »
I. L'écriture descriptive d'un fruit de mer : la peinture de l'huître
1. Une description organisée en trois temps (mise en paragraphes organisée)
2. Une démarche apparemment objective (de « objet »), parfois prosaïque : éléments séduisants/rebutants / tournures impersonnelles...
3. La recherche du détail : les analogies, les sensations...
Trans. Ms certain anoblissement : emploi vocabulaire religieux (firmament, cieux, autel de « nacre »)
II. De l'huître au poème : les jeux et enjeux esthétiques
1. Des jeux de sonorités : les réseaux sonores (allitération/assonances / rythme / vers blancs)
2. Des jeux sur le langage (polysémie / étymologie)
3. Métaphore filée entre l'huître et le monde (microcosme /macrocosme)
Tran : la description détient des fonctions esthétiques à interpréter, à déchiffrer.
III. La symbolique du poème : l'interprétation métaphorique
1. L'ambiguïté de la dernière phrase (chute ou pointe du poème) : « une formule perle ».
2. Lecture rétrospective selon cette signification symbolique (huître = poème) : rôle du poète et de son lecteur.
3. L'herméneutique du poème en prose : l'alliance des contraires.
Groupe 8/ Antoine, Céline
Queneau « Si tu t'imagines » p.299, Ce poème est-il seulement satirique ?