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Francophonie : Ecrivains francophones du Maghreb - groupement de textes sur le thème de l’enfermement

Mouloud Feraoun, Driss Chraibi, Albert Memmi, Assia Djebar, Tahar Ben Jelloun : cinq écrivains du Maghreb abordent différentes formes d’enfermement.

 

- 1. Mouloud FERAOUN, Le Fils du pauvre, Le Puy, Cahiers du nouvel humanisme, 1950 ; rééd. Le Seuil, « Points-Poche » n° P180, p. 28-29 : « J’étais l’unique garçon... ton mauvais frère. »

- 2. Driss CHRAÏBI, Les Boucs, Paris, Denoël, 1955 ; rééd. Folio n° 2072, p. 176-177 : « Mais même ainsi... générale ou parfaite. » (Voir Etude sur Les Boucs de Driss Chraïbi, Paris, Ellipses, collection « Résonances », 2001).

- 3.Albert MEMMI, Portrait du colonisé, Paris, Buchet-Chastel, 1957 ; rééd. Folio actuel n° 97, p. 105-106 : « Enfin le colonisateur dénie... plus rien d’humain. »

- 4. Assia DJEBAR, Femmes d’Alger dans leur appartement, Paris, Editions des femmes, 1980 ; nouvelle édition Albin Michel, 2002 : « Regard interdit, son coupé », p. 223-230 (voir aussi Livre de Français en 1ère L, Royaume du Maroc, p. 191-194) : « Le 25 juin 1832, Delacroix... par le frère et le fils. »

- 5.Tahar BEN JELLOUN, Cette aveuglante absence de lumière, Paris, Le Seuil, 2001 ; rééd. « Points-Poche » n° P967, p. 105-106 : « Je savais qu’il était malade... certaines fenêtres du ciel. »

EXTRAIT N° 1 :

- Présentation : Né en Grande-Kabylie le 8 mars 1913, Mouloud FERAOUN est fils de paysans. Ses débuts littéraires sont encouragés par ses amis algérois, notamment Albert Camus. Homme de culture et de dialogue, il meurt assassiné par l’OAS le 15 mars 1962.

Le Fils du pauvre raconte l’enfance malheureuse et difficile de Fouroulou Menrad (anagramme de l’auteur). Cette autobiographie déguisée est conduite avec simplicité, mais non sans humour.

Le narrateur montre ici les coutumes locales, les façons traditionnelles de considérer le garçon, et il révèle comment Fouroulou en fait usage auprès de ses sœurs...

Analyse :

- Quel tableau peut-on dresser des relations familiales ?
- Sous quels aspects majeurs apparaissent les différents personnages ?
- Vous expliquerez le rôle du narrateur (entre le temps de l’histoire - celui de son enfance - et le temps de la narration - celui où il raconte -) ainsi que la variation des points de vue. Vous étudierez en particulier les différentes formes d’humour.

EXTRAIT N° 2 :

- Présentation : C’est le 15 juillet 1926, à Mazagan (El Jadida) sur la côte atlantique du Maroc, que naît Driss CHRAÏBI. Il deviendra un des « maîtres » de la littérature maghrébine, auteur aujourd’hui d’une vingtaine d’ouvrages traduits dans le monde entier.

Les Boucs : cette oeuvre provocatrice traite de l’existence des immigrés en France dans les années cinquante : « Au-delà du déracinement, Chraïbi met en scène un processus de déshumanisation : la thématique animalière introduite dès le titre sous-tend l’ensemble du roman » (Dictionnaire des œuvres littéraires, p.223).

Alors que les « Boucs » célèbrent à leur manière une fête musulmane, le narrateur évoque leur situation de parias.

Analyse :

Une approche synthétique permettrait de souligner quelques centres d’intérêt :

- l’importance de la religion
- les malheurs de l’exclusion
- l’attitude du narrateur (cf. Etude sur Les Boucs... p. 69-74 : « Commentaire composé d’une élève de 1ère »).

EXTRAIT N° 3 :

- Présentation : Albert MEMMI est né le 15 décembre 1920 à Tunis, dans une famille juive d’artisans. Agrégé de philosophie, il découvre très jeune le racisme et le déchirement culturel.

Publié en 1957, le Portrait du colonisé « marque indéniablement une date importante dans l’histoire de la sociologie de la colonisation. » (Le Nouveau Dictionnaire des œuvres, p. 5889).

L’essayiste étudie dans cette page les différents aspects de l’oppression, en particulier sur le plan humain.

Analyse :

- Identifier les choix de vocabulaire (notamment les champs lexicaux) et proposer des interprétations.
- Quelle est la thèse ? Comment est-elle exposée ?
- De quelle façon l’auteur s’implique-t-il ?

EXTRAIT N° 4 :

- Présentation : Assia DJEBAR est née à Cherchell, le 4 août 1936, dans une famille de la petite bourgeoisie algérienne. Excellente élève, elle poursuit ses études en France. Enseignante, romancière, cinéaste, elle est considérée comme l’une des meilleures représentantes de l’écriture féminine au Maghreb. (cf. Magazine littéraire, juin 2002, p. 98-103).

Dans son recueil de nouvelles intitulé Femmes d’Alger dans leur appartement, elle s’intéresse aux femmes, aux problèmes auxquels elles se trouvent confrontées dans les sociétés post-coloniales... et en particulier, dans « Regard interdit, son coupé », au tableau célèbre d’Eugène Delacroix (1834) exposé au Musée du Louvre.

Analyse :

NB : ce texte présente l’interprétation d’une œuvre picturale (qui pourra d’ailleurs être comparée aux tableaux d’autres « Orientalistes »). Avant d’étudier cette dernière, on invitera les élèves à proposer leurs propres commentaires.

- Comment s’explique l’émotion de Delacroix ? Est-elle seulement celle d’un artiste ?
- Selon Assia Djebar, à quels éléments Delacroix donne-t-il de l’importance ? Que parvient-il à exprimer ainsi ?
- Quelle nouvelle vision de l’univers féminin le peintre propose-t-il ?
- Comment, à partir de ce tableau, la réflexion de l’auteur s’oriente-t-elle ?
- Pourquoi une Algérienne de notre époque s’intéresse-t-elle à cette oeuvre d’un peintre français du XIXe siècle ?

EXTRAIT N° 5 :

- Présentation : Né à Fès le 21 décembre 1944, Tahar BEN JELLOUN suit depuis plusieurs années une brillante carrière littéraire et médiatique. Il est l’un des écrivains francophones les plus célèbres.

Cette aveuglante absence de lumière est présenté par l’éditeur comme un « roman tiré de faits réels et inspiré par le témoignage d’un ancien détenu du bagne de Tazmamart », au Maroc.

Emprisonné depuis de longues années, survivant dans des conditions épouvantables, le narrateur vient d’apprendre la mort d’Abdelkader, autre détenu politique, dans une cellule voisine.

Analyse :

Le commentaire littéraire pourrait être organisé autour des axes de lecture suivants :

- motifs de désespoir et de détresse
- fondements de l’espérance
- implication du narrateur

SYNTHESE

De quelles formes d’enfermement s’agit-il ? Quelles sont les particularités de chacun de ces textes ?

Mots clés utilisables :

- tradition, émigration-immigration, colonisation, prison...

- roman, essai ; textes narratif, descriptif, argumentatif ; biographie, autobiographie ; écriture à la 1ère/3ème personne...







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