UN SOURIRE MYSTERIEUX
C'était une belle journée d'été ensoleillée. J'avais organisé, avec des amis, un long périple de cinq jours. Nous avions choisi une auberge, dans les Pyrénées : notre objectif était d'arriver à la frontière espagnole. J'avais réussi à emmener ma femme, Jeanne. Nous vivons ensemble depuis trois ans, à Bourges, dans le Cher. Je l'avais rencontré lorsque je revenais d'une promenade nocturne. Dès que mes yeux avaient rencontrés les siens, j'avais su qu'ils ne pourraient s'en décrocher. Ses yeux présentaient trois nuances de gris, allant du foncé au clair. On y lisait une profonde mélancolie, une étincelle de défi et une singulière attention. Son regard fier me lançait des flèches, et j'aurais cru qu'elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. Ses cheveux d'or balayés par le vent tombaient en cascade sur ses épaules, et lui faisaient comme un manteau de fourrure. Sa robe blanche de soie, attachée à sa taille avec une ceinture beige, ondulait et flottait délicatement, telle des vagues bercées par le vent. On aurait cru qu'elle allait s'envoler. Je l'avais ramené chez moi, et, perdue, elle ne s'en était même pas rendu compte. Depuis ce jour, on ne s'était plus quittés. Le jour du départ était donc arrivé. Jeanne et moi avions pris le bus pour rejoindre nos compagnons dans le petit village d'Arrrens-Marsous, perdu au milieu des montagnes. Le temps, qui promettait d'être superbe, s'avisa de changer tout à-coup. Un nuage gris arrivait de l'Est et je fus pris d'un sombre pressentiment, qui s'envola comme une plume lorsque ma douce femme me prit la main. Une chaleur m'envahit aussitôt. Ayant retrouvé mes compagnons de route, nous nous sommes empressés de commencer la randonnée. L'atmosphère, lourde, ramollissait tous mes pas. Il faisait une chaleur épouvantable. Jeanne semblait épanouie, légère comme un oiseau, et son visage n'exprimait aucune difficulté, pas le moindre effort. La pente s'accentua brusquement, et nous commencions, mes amis et moi-même, à fatiguer. Mon c½ur s'emballa et je commençai à m'essouffler. Chaque membre me tiraillait. J'étais pourtant rassuré par la présence de Jeanne derrière moi. Tout à-coup, le tonnerre retentir, lorsque j'entendis un hurlement empreint de terreur. Je me retournais dans un sursaut apeuré. Ma femme avait disparu. Je me penchai lorsque j'aperçu un trou béant. Une sueur glacée dégoulina entre mes omoplates. Mes nerfs étaient tendus à l'extrême et mes mains moites se tortillaient comme des araignées. J'hurlai : - Jeanne ! Jeanne ! Où es tu ? Ma douce, répond-moi ! Ma voix se perdit dans les profondeurs. Aveuglé par la pluie battante, par les larmes, et paralysé par la peur, je me mis tant bien que mal à me trouver un abri. La boue m'arrivait aux chevilles et j'étais trempé jusqu'aux os. Une grotte, humide, et plongée dans l'obscurité, me servit de refuge. Epuisé, j'avançai, les mains en avant, cherchant un appui. Je restai debout, les bras dans le vide, et les larmes salées qui me dévoraient le visage, telles des piques brûlantes, me rappelaient que ce que je vivais n'était pas un rêve. Soudain, une énorme main m'attrapa la cheville, et enfonça ses longs ongles dans ma chair. Je criai, effrayé. J'entendis ma femme qui me cria mon prénom, mais cet être, cette créature des ténèbres cherchait à me faire sombrer dans les profondeurs de la grotte. Je me débattais violemment, puis ce fut le noir complet. J'eus l'impression de recevoir une énorme gifle, qui me brûla le joue, comme une rafale de vent. Lorsque je repris connaissance, je vis tous mes compagnons penchés sur moi, mais une douleur atroce me démangeait la cheville. Je me penchai à l'endroit de ma souffrance et je vis une profonde entaille ensanglantée. Je sentis la main délicate de ma femme dans la mienne. Elle souriait. Lorsque mes paupières redevinrent lourdes, son sourire me semblait aussi cruel que la main qui m'avait emporté dans les ténèbres.
Le double
Je suis au commissariat de police. On me suspecte d'avoir volé des bijoux de statue grecque. J'attends, sous une chaleur étouffante, de déposer mon témoignage. Le gendarme m'appelle, je rentre dans une pièce sombre d'aspect miteux. Je m'assois angoissée et sachant ce qui m'attendait, je commence mon récit aussi insensé soit-il :
« Je me présente, je suis mariée avec mon cher époux, un savant grec. Moi-même passionnée de statue, bijoux antiques, je suis devenue gardienne de musée. Cela fait maintenant dix ans que je m'occupe de ses fabuleux et rares trésors de l'époque antique. Revenons aux faits : J'étais de service le mois dernier où s'est commis le vol. Une nuit vers onze heures à la fin de mon service, je crus apercevoir de la lumière au premier étage. Ce n'était qu'un effet de mon imagination car après être arrivée à l'étage, il faisait aussi sombre que dans un four. Je revins chez moi et m'assoupis aussitôt. Je fis un rêve bien étrange : J'étais dans le musée et je m'emparais d'un diadème. Je le mettais sur la tête d'une statue et … Je me réveillai en sursaut. Le soir, travaillant au musée, j'eus l'impression, qu'il y avait une présence au deuxième étage. Etait-ce une hallucination ? Etais-je folle ? Je voulais en avoir la certitude. J'étais au deuxième étage, il y avait bien de la lumière mais aucune trace d'être vivant. Je vérifiai que tout était en place mais il me sembla que quelque chose manquait : c'était le bijou d'une reine d'Egypte. J'étais confuse : il y a deux heures tout était en place. Je balayai la pièce du regard et m'aperçus effrayée qu'il était sur le cou d'une statue. Qui avait bien pu le mettre là ? Je repensai à mon rêve. Alors c'était moi ? Ce n'était pas possible. J'étais chez moi quand je dormais. A moins que je ne fus somnambule. J'étais inquiète. Il me sembla entendre un bruit et des pas à l'étage supérieur. Je courus. Il était là. J'étais rassurée, je tenais le coupable. Elle se retourna. Je n'avais plus de voix. Elle me ressemblait comme deux gouttes d'eaux. Je n'en crus pas mes yeux. C'était mon double. Elle tenait un sac rempli d'objets volés. Horrifiée, je m'évanouis. Toujours pâle, je me réveillai. Avais-je rêvé ? J'étais seule dans la pièce et plus loin il y avait le sac. On ouvrit la porte. C'était le conservateur. Il croyait m'avoir pris la main dans le sac. Je n'avais ni le courage, ni la force de lui expliquer ce que j'avais cru voir. Pourtant le sac était là, je n'avais pas rêvé. J'étais la seule à vraiment savoir la vérité même si je n'étais pas sûre. Maintenant vous et moi, la connaissons : les doubles existent vraiment. Et peut-être aussi les fantômes et les esprits. Cette nouvelle en est la preuve."
Le château maléfique
L'hiver dernier, je me promenais, dans la forêt en Dordogne, c'était une belle et une grande forêt. J'étais partie à la recherche de champignons. Cela faisait deux heures que je me promenais quand je vis un beau et grand château. Il semblait abandonné. Les portes étaient grandes ouvertes. J'étais intriguée, mais je ne me posais pas de questions, puis j'entrais par curiosité dans le château. Il y avait une grande salle qui était garnie de riches meubles, des statues ornées les quatre coins de la pièces, des tapis décoraient le sol, et des miroirs accrochés aux murs donnaient une impression d'immensité. Je traversais la salle et j'empruntais un escalier en colimaçon. Au bout de l'escalier, il y avait un long couloir qui semblait infini, il y avait aussi plusieurs pièces, j'entrais dans ses pièces, elles étaient toutes très belles, et remplies de meubles. Je continuais mon chemin, quand j'entrais dans une salle qui contrairement aux autres étaient totalement vide, il y avait juste une table et un tableau qui représentait un étrange personnage. Il avait un regard de fauve qui étincelait, et ses yeux brillaient comme un véritable animal il avait une forte mâchoire et un sourire ironique. Il ressemblait fortement à un animal mais c'était un homme car il avait des bras et des jambes.On aurait dit un mi-homme mi-bête. Il s'était assis sur un fauteuil comme un seigneur. Avant de continuer la visite je posai mon chapeau sur la table dans l'intention de le reprendre par la suite. Une fois que j'eus visité la totalité du château, je revins dans la pièces où était le tableau pour récupérer mon chapeau. Un phénomène anormal, inexplicable, étonnant et étrange s'était produit. Mon chapeau avait disparu, je me posais beaucoup de questions. Ce château était-il habité par quelqu'un ? Est-ce qu'un voleur se cachait ici et avait fait du château son repaire ? Quand mon regard se dirigea sur le tableau. Quel ne fut pas mon étonnement, quand je vis l'homme assis sur un fauteuil, avec mon chapeau,dans sa main et près du nez ! On aurait dit que de sentir mon chapeau le mettait en appétit ; je regardais le tableau plus attentivement, son sourire avait changé, il était féroce.Si ce personnage était sorti de son tableau pour me voler mon chapeau , il serait capable de me dévorer tout cru, cette pensée me fit froid dans le dos. Prise de panique, je décidais de quitter ses lieux. Je descendis en courant, les escalier qui grinçaient sous mes pieds. Mais tout d'un coup, les portes et les fenêtres se mirent à claquer comme si elles ne voulaient pas que je quitte ces lieux. Finalement je réussis à sortir, je courus le plus rapidement possible, je m'éloignai du château puis je traversai la forêt en me retournant pour voir une dernière fois cette étrange demeure. Mais celle-ci avait disparu, à la place il y avait un terrain vague. Je courus au village le plus proche pour raconter mon histoire aux villageois. Il m'écoutèrent avec attention et étonnement. Ils me répondirent qu'ils n'y avait pas de château, et là ou j'étais allée,il y en avait un jadis mais il avait été détruit par les paysans au siècle où y habitait un vilain seigneur. On disait qu'il était un loup-garou, qui paraît-il partait la nuit dans les bois et brutalisait les paysans. victoria bonnemort 4ème4
Le double miroir
Je me trouvais dans ma chambre avec une jolie commode, un lit très confortable, du parquet légèrement grinçant, des murs avec un beau papier peint, et un grand miroir avec des jolis motifs sur les côté. Je me préparai pour le bal masqué du lendemain. Je cherchai la tenue que je pourrais mettre. Je me maquillai, je m'habillai, puis m'observais attentivement avec un sourire montant jusqu'aux oreilles. Je me regardais, et me regardais, en me disant qu'il y avait quelque chose d'étrange. Je trouvai enfin. J'étais effectivement là mais la personne dans le miroir n'était pas moi-même si c'était la même description de tout mon corps et de mon visage, la bouche n'était pas la même. Au lieu de faire un grand sourire, elle ne faisait qu'un sourire en coin de bouche. Je ne savais que faire, et mis un drap pour cacher la personne dans le miroir qui me hantait l'esprit. Je me retournais, me mis en chemise de nuit pour me coucher. Je me réveillais vers deux heures du matin entendant le parquet grincer, je voyais le drap qui était tombé et vis une silhouette qui se promenait sur la pointe des pieds, qui s'assit sur ma chaise devant ma commode pleine de maquillage en chantonnant une chanson qui me semblait familière, un frisson traversa tout mon corps et me glaça entièrement. Mon esprit était bouleversé…. Je ne pus dormir de la nuit. Le lendemain, la journée passa très normalement. Le soir du bal masqué arriva enfin. Je n'oublierais jamais cette date. Je m'étais préparée et sortis de ma chambre. Je fermai la porte et sentis un courant d'air me bousculant soudainement mais cette fois j'avançais sur mon passage en courant craignant qu'elle me rattrape. J'étais arrivée au bal masqué.Je crus voir mon double se promener dans toutes les directions possibles de la salle, remplie de nobles tout comme moi. Je crus avoir eu une hallucination. Après le dîner nous avions bien bu et très bien mangé. Je pris une chambre dans un hôtel. J'eus l'impression que c'était mon double qui demanda la chambre à mon hôte et je me sentis obligée de proposer cette salle : la chambre 317. Je rentrais et vis un miroir… Je crus que c'était le mien, mais le bois qui le contenait était beaucoup plus vieilli que celui de chez moi. Je mis ma chemise de nuit pour aller me coucher. Il était déjà tard et j'éteignis la lumière puis m'endormis. Je me réveillais et j'entendis le parquet grincer. Je me retournais et vis cette silhouette que j'avais vue lors de la nuit précédente. Elle s'assit sur la chaise, et commença à se démaquiller. Elle laissa l'échantillon ouvert. Prise de frayeur de m'évanouis. Je me réveillai vers onze heures et me demandai : « Etait-ce un rêve ou était-ce la réalité… » Violette DELHOMMEAU 4°4
Le tatouage maléfique
L'année dernière je fus invité à passer quelque jours dans une terre au fond du Jura. Le temps s'avisait d'être superbe et ensoleillé. Je marchais depuis plus de trois heures quand une tempête survint . Le vent fouettait mes joues et la pluie me contraignait à marcher plus lentement .Le chemin s'était transformé en torrent et mes pieds s'enfonçaient dans la boue. Enfin, je trouvai l'imposante demeure de M. de Valmois . La bâtisse était toute en pierre . L'intérieur était décoré de tableaux divers et variés représentant surtout des paysages. Nous dînâmes dans la salle à manger en silence. J'étais déjà couché quand j'entendis des bruits de pas. Il faisait nuit. M. de Valmois se couchait il ? Son valet s'était il couché ? Et l'heure ? L'heure? Ma montre ne possédait pas de sonnerie. Soudain, un éclair tomba du ciel et la pluie redoubla de plus belle. Un souffle de vent balaya la chambre. Mes mains étaient pétrifiées ma vue était brouillée, mes jambes engourdies et mon dos était constellé de bleus de la veille. Une sueur froide coulait dans mon dos, mon c½ur battait à tout rompre, une seule question me venait à l'esprit : Qui venait d'ouvrir la fenêtre ? Qui avait pu l'ouvrir alors que ma chambre se trouvait au deuxième étage ? Une nouvelle rafale de vent balaya la chambre suivie d'un râle grave et impressionnant qui résonna dans toute la pièce. Les pas se rapprochèrent et bientôt je pus voir les yeux du fantôme ; l'un rouge comme le sang, l'autre orange comme le feu. Des secousses parcoururent tous mes membres un spasme de peur secoua tout mon corps, une lumière bleue, blafarde se créa dans la pièce. Des formes bizarres se dessinèrent sur les murs. J'avais les tempes serrées, je perdais la tête, un malaise horrible me prit, des frissons d'épouvante me parcoururent de part en part de mon esprit, des volutes de fumées s'élevèrent jusqu'au plafond, je me sentais aussi oppressé que si je rendais le dernier soupir. Je voulus crier, je n'avais plus de voix. Une main transparente me toucha ce qui me brûla laissant place à un tatouages rouge et noir : une marque maudite. Je regardais de nouveau le fantôme, ses yeux étaient devenus plus effrayants et expressifs que jamais .Je pris mon courage à deux mains et je me réveillai. Le valet de M. de Valmois était à mon chevet et me frottait les tempes d'eau de cologne. Tout mon corps tremblait .Je descendis de mon lit quand je remarquai le tatouage noir et rouge. Avais-je été victime d'une hallucination ? De retour à Paris j'appris qu'une nouvelle épidémie circulait. Emmanuel
L'expéditeur maudit
Je me souviens de cette mission il y a 3 ans que j'avais accomplie avec succès à « ontain Ish », un château soit disant hanté par des être maléfiques… il n'y avait rien de particulier d'ailleurs… Mais c'est maintenant que je regrette d'y être allé. Il y a environ 2 ans, après ma mission de « Montain Ish », je reçus une invitation dans ma boîte aux lettres très étrange. Le destinataire était inconnu ou plutôt une tache d'encre. Le message n'était pas bien clair mais je compris qu'il y avait écris : « Rend-toi près de ton aquarium et tu verra tes poissons disparaître, rend-toi dans ta salle de bain et tu verra dans le reflet du miroir une dame vêtu de noir, et dans ta chambre… rien ». Je n'eu pas vraiment peur en lisant ce message… mais je savais qu'une blague aussi réaliste (car comment la personne ayant écris ce message pouvais savoir que j'avais des poissons dans mon aquarium ) n'était pas possible… alors j'allai voir dans mon aquarium : les poissons avaient disparus.J'étais pris d'effroi. C'était horrible comme j'était glacer… je n'osais pas monter dans ma salle de bain comme la lettre avait dit. Mais je pris mon courage a deux mains et je montai quand même. Je regardai le miroir, en le regardant avec la plus grande attention. J'attendit 5 minutes en pensant que ce n'était que des bêtises et que les poissons disparus n'était qu'un hasard… mais au moment ou j'étais le moins attentif au miroir, je vis, et je vous promet, une robe blanche. Et j'attendit encore 5 minutes, et la je la vis bien, une petite fille en robe blanche, et, quand je me suis retourner, elle n'étais pas la. C'était horrible, tout ce qui se passait, chez moi. Je n'ai jamais crus au surnaturel mais là, il était bien présent, et me suivais jusqu'a la folie… Je courus en bas de chez moi et je relus la lettre. Qu'allait-il se passer ensuite ? il y avait écris que j'allais entendre des voix dans ma chambre… alors, je n'osai pas monter. Mais, j'avais une impression de rêve, ou plutôt de cauchemar. Mais je me disais ça juste pour me rassurer. Alors je montai dans ma chambre. Il n'y avait rien. Mais j'étais sur qu'il allais se passait quelque chose. Et en effet, au bout de 1 heure, j'entendit dans ma cuisine une casserole qui tomba, puis une assiette qui se cassa, puis la chaufferette qui se mit tout de seule en route. C'était horrible. Et puis j'entendis avec effroi une petite voix horrible, qui disait : « Tu n'aurais pas dû aller a Montain Ish ».J'en avais maintenant la certitude ; j'étais fou. Je sorti de chez moi en courant. Je courus dans ma voiture et je fonçai dans la forêt la plus proche et je me cachai près d'un arbre. C'était horrible. J'avais encore plus peur, mais maintenant il n'y avait qu'une seule solution pour arrêter tous ce massacre : il fallais mourir. Alors je pris un couteau que j'avais emmener avec moi et… mais qu'est ce que je fais ? P ourquoi je veux me suicider ? je faisais n'importe quoi ! Alors je rentrai chez moi, et je bus une tasse de thé. L'assiette était toujours casser par terre, la casserole aussi, et la chaufferette toujours chaude. Puis d'un coups, il y eu un gros blanc. Je me réveillai dans mon canapé. J'avais une marque sur le front. Et, j'avais la lettre dans les mains. Mes yeux semblaient avoir changé : je pouvais enfin voir qui était l'expéditeur : LA FOLIE. Aujourd'hui je comprends: c'était ma peur et la folie qui avait tout former, mais le plus mystérieux : qui était vraiment cette expéditeur ? Alassane N'diaye
L'homme au violon blanc
C'était l'année dernière, un soir d'hiver, je jouais en public au théâtre du Châtelet. Ce soir là, il pleuvait à torrent, le vent faisait tourbillonner les feuilles mortes. Je me rendis au théâtre, je préparai mon violon, blanc comme la neige scintillante. Je jouai le concerto de Tchaikowsky si apprécié ces temps- ci. Après avoir bu quelques verres avec des amis, je rentrai chez moi. Un mal de tête me prit, je me couchais, la pleine lune éclairait la petite chambre et produisait des ombres étranges sur les miroirs, je me tournais, me retournais dans mon lit, il était presque minuit et je ne trouvais pas le sommeil. Soudain, j'entendis un bruit imperceptible, puis je n'entendis plus rien. Peu de temps après je crus entendre un grincement comme le couinement d'une porte. Pris d'angoisse, je vis distinctement l'étui de mon instrument s'ouvrir comme si une main invisible était en train de sortir le violon, je sentais mon c½ur battre à tout rompre. Je me persuadai de l'absurdité d'une telle idée et me posai des questions : -était-ce l'effet de l'alcool ? -avais-je des hallucinations ? -devenais-je fou ? Je me raisonnais et me forçais à m'endormir… Je crus à un cauchemar, j'entendais de la musique absolument stridente, je n'entendais plus que des notes suraiguës qui me détruisait les oreilles. Je ne pouvais plus supporter, j'avais peur, j'étais trempé d'une sueur glacée…Mon précieux instrument était devenu maléfique? Le diable était derrière tout ça? Je décidais de prendre les commandes de ce jeu diabolique, je me levai, pris mon violon, aussi blafard qu'un mort, mes mains tremblaient, je ne pouvais plus le porter, soudain ; il tomba et se brisa au sol. L'alouette chanta, le soleil aux lueurs pâles se levait. J'étais fatigué, je réfléchissais aux faits de la nuit dernière, je pensais à un cauchemar ou à des hallucinations… Mais le violon était cassé… Brisé à jamais…
LE REFLET DEMONIAQUE
Le professeur Mithriyan entre dans le parloir de l hôpital de Genève accompagné par trois savants très haut diplômés. « Ecoutez cet homme, son histoire est immorale, mais j'ai maintenant des doutes sur sa folie »L'homme en question s'avança, et raconta son histoire : « Je suis le professeur Gotzvosky, je suis diplômé en médecine et en physique . Mon « histoire »s'est déroulée il y a maintenant plus d'un an… J'avais pris congé pour trois semaines et je décidai de partir faire du ski, ici même en Suisse. Une fois arrivé à destination, je louai un chalet avec cinq domestiques pour deux semaines environ. LE chalet était fort beau et dans ma chambre se tenait un immense miroir. Plus tard, je décidai d'organiser une grande fête, nous bûmes énormément et à deux heures du matin je décidai enfin d'aller ne coucher, j'étais ivre, je regagnais ma chambre et alors que je me regardais dans le miroir ; je vis mon reflet, oui, mais de dos… Je restai longtemps devant ce miroir à regarder mon reflet, je constatai qu'il avait des gants rouges… LE lendemain, encore effrayé par ce qui était arrivé la veille, je me décidai à regarder dans ce miroir, persuadé que ma vision avait été dû à mon ivresse, mon reflet avait toujours ses gants rouges et je ne voyais que mon dos ! J'avais peur, je grelottai, j'étais en sueur de la tête aux pieds, je me sentais plus mes jambes. Par pudeur pour moi-même, je ne criai pas ; je restai sur place, j'appelai Wavrinsky, mon valet de chambre celui-ci se recoiffa et ne remarqua rien d'étrange… pourtant, « le reflet » était toujours là. Un jour, je n'en puis plus, je pris un énorme marteau et, alors que je m'apprêtai à frapper, « le reflet » tourna sa tête… IL avait des yeux orangés, des dents pointues et les cheveux hérissés, pourtant c'était bien moi, mais moi en démon, le démoniaque Götzvosky. Par la suite, je découvris sur ma table de chevet un gant rouge pour la main droite, je l'ai gardé…Puis le surlendemain je lus dans un journal français un horrible fait divers, un homme avait reçu des coups de marteau et il restait plus de lui qu'une main gauche recouverte d'un gant rouge. Cet homme se nommait Götzvosky, il avait été coupable de plusieurs meurtres et escroqueries…Je ne sais quoi penser… » De Sandro Cattalano
Le buste
Bonjour messieurs, je m'appelle Jean et je vais vous raconter mon histoire : J'étais un riche personnage habitant Paris. Un matin, comme toujours, j'allais au bureau de poste pour voir s'il y avait du courrier pour moi et comme à mon habitude, je passais par le marché mais cette fois-ci, un buste de Louis XIV que je n'avais pas remarqué depuis, était à vendre. Je l'observais et voyais dans ce buste comme une expression de détresse et de terreur, comme si quelqu'un était emprisonné dedans et essayais d'en sortir. Néanmoins j'achetais ce buste pour le mettre dans mon salon, entre deux tableaux. Dans deux jours, ce serait mon anniversaire et les préparatifs commençaient. J'y avais invité plusieurs marquis, ducs, et comtes. La veille de la fête, je me couchais avec l'impression qu'un regard pesait sur moi. Je pensais à ce buste et à sa terreur exprimée lorsque je le regardais. Je n'arrivais pas à dormir, je mis donc ma robe de chambre et allais lire un livre dans le salon. Mais au bout de quelques chapitres, je sentais ce regard s'alourdir de plus en plus. Puis à un moment, j'entendis un craquèlement et je vis le buste s'ouvrir et m'aspirer. J'étais dans un boyau bleu et sombre. Je ne pouvais plus crier, plus bouger, plus respirer, et je perdis connaissance. Je me réveillais enfin dans une chambre, habillé avec une perruque, une culotte, j'avais du parfum, j'étais habillé comme au temps de Louis XIV. Je sortis de la chambre et me retrouvais à Versailles en pleine fête. J'avançais lentement et prudemment, et là, quelqu'un s'approcha de moi, et m'emportait sans dire un mot dans une valse rapide et entraînante. A la fin, j'étais épuisé et j'allais m'asseoir lorsqu'une dame aux cheveux blonds, aux yeux bleus et profonds m'invita à danser. Elle dansait si bien, ses pieds sautaient avec une telle rapidité, elle était toujours en rythme. Elle m'entraînait ainsi dans sept ou huit danses mais je ne pouvais plus tenir la cadence, j'étais épuisé mais elle continuait, elle m'entraînait, mais, ne pouvant plus tenir, je criais et m'évanouissais. Mon majordome me réveilla ensuite mais lorsque je me réveillais, je me mis à crier, à bouger dans tous les sens, je ne savais plus où j'étais. J'étais bien revenu. Ensuite, j'allais dans le salon pour prendre ma tenue où mon tailleur me l'avait déposé, mais à ma grande surprise, le buste était cassé en deux. De plus, parmi mes invités, j'aperçus la dame avec qui j'avais dansé et qui, je crus, me fit un clin d'½il !
La flûte
J'étais arrivé à la gare de Strasbourg et comme je m'y attendais, les gouttes tombaient sans discontinuer. Les rares citadins qui osaient sortir par ce temps, marchaient vite, pressés de rentrer chez eux. La voiture de mon ami M. Marchal chez qui je me rendais m'attendait et le chauffeur qui ne me connaissait pas et à qui on avait donné peu d'informations sur ma personne essayait désespérément de me reconnaître dans la foule. Je me dirigeai d'un pas assuré vers la voiture que j'avais reconnue, mettant fin au tourment de son propriétaire. « Vous êtes le chauffeur de M. Marchal je suppose ? -Effectivement. Monsieur n'a pas pu se déplacer. Je vais vous conduire au château qui est à une dizaine de kilomètres de la ville. » Le voyage fut court et agréable. En bon Parisien que j'étais, je m'émerveillais de toutes choses devant lesquelles je passais.Je fus accueilli par mon ami et sa femme, tout deux vifs et de conversation intéressante. Je passerai sur les détails de la soirée qui fût certes agréable mais assez banale. Etant fatigué après le long voyage que je venais de faire, et ne pouvant le cacher, je fus conduit à ma chambre et laissé seul. J'examinai donc la pièce. Simplement meublée, elle comportait un lit de chaîne assez haut couvert de draps d'un rouge sombre. A droite du lit, se trouvait une petite commode blanche à trois tiroirs. Dessus était posé un beau vase dont je ne pouvais déterminé la provenance. Comme meuble c'était tout. Les murs étaient d'un blanc cassé et un seul tableau était accroché au mur. Mais ce tableau était incroyable. Il représentait un homme du sud coiffé d'un turban. Ses habits d'un blanc immaculé contrastaient avec sa peau mate. Ses traits étaient d'une beauté parfaite mais ses sourcils qui se rejoignaient lui donnaient un air mauvais. Et ses yeux ! ses yeux ! semblaient si méchants, si mesquins que je ne pouvais soutenir son regard ne serait-ce qu'une seconde. Je me couchais mais le tableau se trouvant jute devant moi, je ne pus m'endormir. Le silence tomba sur la maison. Minuit sonna, et mon regard se tourna machinalement vers le tableau. Mon sang se glaça dans mes veines. Il me semblait que… Non c'était stupide… Si ! Maintenant j'en étais sûr. Le personnage avait bougé. Il sortait du tableau. Je ne pouvais plus faire un geste. Il sauta à terre. Je fus pris d'une épouvante telle qu'il me sembla que j'allais en succomber. Il retira une flûte de sa poche et commença à en jouer. Au fur et à mesure que la mélodie se dévoilait, ses yeux s'éclaircissaient. Ils devinrent rouges. Toutes les flammes de l'enfer semblaient y brûler. Et mon c½ur battait au rythme de la musique, et ma figure devenait de plus en plus pâle. Tout à coup, mes membres furent libérés et je commençais à danser. Mais danser sans pouvoir m'arrêter. Et la musique accéléra et je m'enivrais à danser et… Je m'évanouis d'épuisement. Je me réveillai le lendemain, allongé par terre dans ma chambre. Personne ne semblait avoir remarqué ma danse endiablée de la nuit. J'avais rêvé. Je me levai glissai ma main dans ma poche et… Je retirai lentement de ma poche… Eva Viegas 4.4
Page précédente | Page 3 sur 5 | Page suivante |