Le buste
Bonjour messieurs, je m'appelle Jean et je vais vous raconter mon histoire : J'étais un riche personnage habitant Paris. Un matin, comme toujours, j'allais au bureau de poste pour voir s'il y avait du courrier pour moi et comme à mon habitude, je passais par le marché mais cette fois-ci, un buste de Louis XIV que je n'avais pas remarqué depuis, était à vendre. Je l'observais et voyais dans ce buste comme une expression de détresse et de terreur, comme si quelqu'un était emprisonné dedans et essayais d'en sortir. Néanmoins j'achetais ce buste pour le mettre dans mon salon, entre deux tableaux. Dans deux jours, ce serait mon anniversaire et les préparatifs commençaient. J'y avais invité plusieurs marquis, ducs, et comtes. La veille de la fête, je me couchais avec l'impression qu'un regard pesait sur moi. Je pensais à ce buste et à sa terreur exprimée lorsque je le regardais. Je n'arrivais pas à dormir, je mis donc ma robe de chambre et allais lire un livre dans le salon. Mais au bout de quelques chapitres, je sentais ce regard s'alourdir de plus en plus. Puis à un moment, j'entendis un craquèlement et je vis le buste s'ouvrir et m'aspirer. J'étais dans un boyau bleu et sombre. Je ne pouvais plus crier, plus bouger, plus respirer, et je perdis connaissance. Je me réveillais enfin dans une chambre, habillé avec une perruque, une culotte, j'avais du parfum, j'étais habillé comme au temps de Louis XIV. Je sortis de la chambre et me retrouvais à Versailles en pleine fête. J'avançais lentement et prudemment, et là, quelqu'un s'approcha de moi, et m'emportait sans dire un mot dans une valse rapide et entraînante. A la fin, j'étais épuisé et j'allais m'asseoir lorsqu'une dame aux cheveux blonds, aux yeux bleus et profonds m'invita à danser. Elle dansait si bien, ses pieds sautaient avec une telle rapidité, elle était toujours en rythme. Elle m'entraînait ainsi dans sept ou huit danses mais je ne pouvais plus tenir la cadence, j'étais épuisé mais elle continuait, elle m'entraînait, mais, ne pouvant plus tenir, je criais et m'évanouissais. Mon majordome me réveilla ensuite mais lorsque je me réveillais, je me mis à crier, à bouger dans tous les sens, je ne savais plus où j'étais. J'étais bien revenu. Ensuite, j'allais dans le salon pour prendre ma tenue où mon tailleur me l'avait déposé, mais à ma grande surprise, le buste était cassé en deux. De plus, parmi mes invités, j'aperçus la dame avec qui j'avais dansé et qui, je crus, me fit un clin d'½il !
La flûte
J'étais arrivé à la gare de Strasbourg et comme je m'y attendais, les gouttes tombaient sans discontinuer. Les rares citadins qui osaient sortir par ce temps, marchaient vite, pressés de rentrer chez eux. La voiture de mon ami M. Marchal chez qui je me rendais m'attendait et le chauffeur qui ne me connaissait pas et à qui on avait donné peu d'informations sur ma personne essayait désespérément de me reconnaître dans la foule. Je me dirigeai d'un pas assuré vers la voiture que j'avais reconnue, mettant fin au tourment de son propriétaire. « Vous êtes le chauffeur de M. Marchal je suppose ? -Effectivement. Monsieur n'a pas pu se déplacer. Je vais vous conduire au château qui est à une dizaine de kilomètres de la ville. » Le voyage fut court et agréable. En bon Parisien que j'étais, je m'émerveillais de toutes choses devant lesquelles je passais.Je fus accueilli par mon ami et sa femme, tout deux vifs et de conversation intéressante. Je passerai sur les détails de la soirée qui fût certes agréable mais assez banale. Etant fatigué après le long voyage que je venais de faire, et ne pouvant le cacher, je fus conduit à ma chambre et laissé seul. J'examinai donc la pièce. Simplement meublée, elle comportait un lit de chaîne assez haut couvert de draps d'un rouge sombre. A droite du lit, se trouvait une petite commode blanche à trois tiroirs. Dessus était posé un beau vase dont je ne pouvais déterminé la provenance. Comme meuble c'était tout. Les murs étaient d'un blanc cassé et un seul tableau était accroché au mur. Mais ce tableau était incroyable. Il représentait un homme du sud coiffé d'un turban. Ses habits d'un blanc immaculé contrastaient avec sa peau mate. Ses traits étaient d'une beauté parfaite mais ses sourcils qui se rejoignaient lui donnaient un air mauvais. Et ses yeux ! ses yeux ! semblaient si méchants, si mesquins que je ne pouvais soutenir son regard ne serait-ce qu'une seconde. Je me couchais mais le tableau se trouvant jute devant moi, je ne pus m'endormir. Le silence tomba sur la maison. Minuit sonna, et mon regard se tourna machinalement vers le tableau. Mon sang se glaça dans mes veines. Il me semblait que… Non c'était stupide… Si ! Maintenant j'en étais sûr. Le personnage avait bougé. Il sortait du tableau. Je ne pouvais plus faire un geste. Il sauta à terre. Je fus pris d'une épouvante telle qu'il me sembla que j'allais en succomber. Il retira une flûte de sa poche et commença à en jouer. Au fur et à mesure que la mélodie se dévoilait, ses yeux s'éclaircissaient. Ils devinrent rouges. Toutes les flammes de l'enfer semblaient y brûler. Et mon c½ur battait au rythme de la musique, et ma figure devenait de plus en plus pâle. Tout à coup, mes membres furent libérés et je commençais à danser. Mais danser sans pouvoir m'arrêter. Et la musique accéléra et je m'enivrais à danser et… Je m'évanouis d'épuisement. Je me réveillai le lendemain, allongé par terre dans ma chambre. Personne ne semblait avoir remarqué ma danse endiablée de la nuit. J'avais rêvé. Je me levai glissai ma main dans ma poche et… Je retirai lentement de ma poche… Eva Viegas 4.4
L'épouvantable épouvantail
Il y a deux ans, un étrange phénomène s'est produit dans une ferme. Mes vignes se faisaient manger par les oiseaux de la région, je décidai donc de fabriquer un épouvantail. Je pris dans mon armoire une chemise à carreaux bleu et rouge, une écharpe verte, un pantalon jaune tout troué et un bonnet rouge que je ne mets jamais. Je pris de la paille pour faire le corps, des boutons noirs ténébreux pour les yeux et une épingle à nourrice pour la bouche. J'eus enfin terminé mon épouvantail, je le regardai avec fierté quand soudain je crus le voir sourire méchamment. Je fis un pas en arrière, je me dis que j'avais eu une hallucination. Je pris l'épouvantail, et, avec l'aide de ma femme, l'installai dans mes vignes. La nuit tomba…Je n'arrivai pas à trouver le sommeil, je me relevai donc pour aller voir le paysage par la fenêtre, soudain mon sang se glaça, je fus pris d'effroi ! L'épouvantail n'était plus dans les vignes, il ne restai plus que le bâton sur lequel il était accroché deux heures plus tôt. Il me sembla entendre un bruit dans la cuisine au rez-de-chaussée, je pris un chandelier et descendis voir d' ou venait le bruit. Je crus sentir quelque chose qui me caressait la jambe, je me retournai d'un coup et je vis par terre le bonnet rouge que j avais mis à mon épouvantail. Ni une, ni deux je montais l'escalier quatre a quatre et retournai me coucher sous ma couverture. Je me posai des milliers de questions : Et si je n'avais pas rêvé ? Et si il montait dans notre chambre pour nous tuer ? Je finis par me rendormir. Le lendemain matin, ma femme me réveilla, j étais en nage dans mes draps comme lorsque l on se réveille après un cauchemar. N'était ce donc qu un cauchemar ? Il fallait que j en sois sur. Je regardais par la fenêtre, l'épouvantail était bien à sa place mais il n avait plus de bonnet… Je descendis dans les vignes pour aller le voir de plus près. En regardant l'épouvantail droit dans les yeux j eus l impression qu il était vivant, qu il me regardait lui aussi d'un air cruel. Ma femme vint me chercher, j étais omnubilé par l épouvantail. Je racontai tout à ma femme, qui, étant très superstitieuse me fit jurer de le faire disparaître avant demain. Je pris donc ma brouette en bois, mis l épouvantail dedans et marchai dans la foret pendant des heures. Etant à bout de force, je m arrêtai et déposai l épouvantail par terre, je retournai chez moi. Hier, comme tous les matins depuis cet événement, je me levais et regardais mes vignes par la fenêtre, une épouvantable angoisse me prit la gorge, une terreur insurmontable s'empara de moi, une sueur froide inonda tous mon corps : l épouvantail était planté au milieu de mon jardin…
Les clefs
Bonjour je m'appelle Erlando Borgia, le dernier des Borgia. Il y a deux ans, j'étais en voyage à Athènes avec deux de mes amis. Nous étions éreintés par ce voyage qui avait duré trois jours, sans compter les escales que nous avions faites de Naples ma ville natale à Athènes. En arrivant chez notre hôte le compte Papadopoulos, je m'affalais dans le fauteuil en velours de ma chambre et m'endormis promptement. Mais à un moment je sentis une chaleur étouffante comme s'il y avait eu un feu sous le fauteuil. Tout à coup, ne tenant plus, je me réveillai. Je fus pris de frayeur : la maison avait disparu et la lumière m'éblouissais puis m'accoutumant à ce douloureux éclat, je vis que j'étais sous l'Acropole. Je me pinçais, fermais les yeux mais rien n'y fit. Je sortis mais je sentis une présence hostile. Je regardais devant moi et je vis un e centaine de personnes en toge. Quelques minutes plus tard je me retrouvais devant l'empereur Jekas. Et soudain quand je voulus parler à mon grand étonnement je parlais le grec ancien. Je lui racontai mon histoire et après la fin de mon récit je me retrouvai dans une prison. Quelques jours plus tard quand je recevais ma bouillie quotidienne, le geôlier fut pris d'un malaise. Je pris ses clefs et son épée. Je sortis et courus vers l'Acropole, quand les gardes découvrirent le corps de leur camarade inanimé ils se mirent à ma poursuite. Je commençais à avoir des palpitations, mon c½ur s'emballait! je fis de l'asthme, puis je perdis le contrôle de mes jambes, je tombais. Je me réveillai et me trouvai dans ma chambre, tout ça me semblait être un mauvais rêve, mais quand je me levai quelque chose tomba de ma poche: c'était les clefs de ma prison. Julius L.L 4éme4
Le valet de trèfle
Je me baladai dans le marché quand je vis un magnifique tableau dans un bric à brac. Il représentait un homme de dos en train de jouer aux cartes. Il tenait dans sa main un as de pique, un sept de c½ur et un valet de trèfle. Je regardai ce dernier, quand avec stupeur j'eus l'impression de reconnaître un de mes vieux amis. Troublé par la ressemblance, j'achetai ce tableau pour quelques sous. En rentrant chez moi, j'avais déjà oubliée l'étrange ressemblance et j'accrochai le tableau dans ma chambre, tout content de mon affaire. Je m'endormis en rêvant du tableau… C'est en sursautant que je me réveillai en plein milieu de la nuit. J'entendis sonner l'horloge douze coups. Pourtant je ne vis rien ! Pour m'en assurer j'allumai une bougie et là je vis ou je crus voir l'homme du tableau se retourner. Immobile et terrifié, j'observai l'homme : il avait le visage sombre et un regard à vous glacer le sang. L'homme sortit du tableau et descendit quelques marches pour sortir. J'étais pétrifié, je voulus crier mais aucun son ne sortit de ma bouche, je voulus partir en courant mais mes jambes étaient paralysées. Haletant d'effroi, une sueur glacée me coulait dans le dos et mon c½ur battait à tout rompre. On entendait siffler le vent qui faisait battre les volets sur le vitrage. Je réussis à me rendormir, je ne sais comment. A mon réveil, mon premier regard se posa sur le tableau, mais il était comme quand je l'avais acheté, il n'y avait rien d'étrange. L'homme ne serait donc pas sorti de son tableau pendant le nuit ? Toutes ces questions sans réponses restaient dans ma tête. Je sortis de chez moi pour aller acheter le journal comme tous les matins. Je vis sur la première page qu'un homme avait été assassiné cette nuit à son domicile. Je lus l'article et je découvris que c'était mon vieil ami, celui qui ressemblait étrangement au valet de trèfle du tableau que j'avais acheté la veille. Je rentrai chez moi, anéanti par cette terrible histoire. Arrivé dans ma chambre, j'aperçus une carte en dessous du tableau. Je la retournai et je vis avec stupeur que c'était le valet de trèfle.
La violoniste
Il y a deux semaines je fus invité par un grand ami violoniste. Il habitait dans une grande maison au milieu de la campagne. Quand je fus enfin arrivé chez lui il faisait une chaleur épouvantable. On dîna juste après mon arrivée, puis il me montra ma chambre. Il y avait un grand lit, deux fauteuils magnifiques et une cheminée. Sur les murs il n'y avait qu'un seul tableau, c'était une femme avec de beaux cheveux blonds et des yeux bleus comme le ciel. Elle tenait dans sa main un violon. Je demandai à mon ami qui elle était. Il me dit que c'était sa s½ur et qu'elle était morte en plein concert de violon. Je ne voulus point l'attrister d'avantage avec cette histoire et je décidai de me mettre au lit. Il faisait tellement chaud que je me levai pour aller ouvrir la fenêtre. Je me recouchai et vis à la pendule qu'il était bientôt minuit. Je fermais les yeux et quelques instants plus tard j'entendis une mélodie. Etait-ce le vent qui soufflait dans ma chambre ? Mais c'était de plus en plus fort et inquiétant. Je décidai d'ouvrir les yeux pour voir ce qui se passait et là, j'eus tellement peur que je me redressais d'un seul coup. Devant moi se tenait la s½ur de mon ami. J'étais pétrifié, je ne pouvais parler et bouger. Je regardais le tableau et il était vide. Elle jouait tellement bien, les notes étaient douces, elles allaient bien ensemble. Mais elle commença à accélérer, les notes devinrent de plus en plus fortes et dissonantes. Elle jouait tellement fort que j'en avais mal à la tête. Elle ne s'arrêtait plus, et tout d'un coup, elle violon cassa et je me réveillais. Je vis la fenêtre que j'avais ouverte le soir cassée en mille morceaux et dehors une tempête éclatait. Je regardais le tableau et vis la femme et son violon, rien n'avait changé. Mais quelque chose attira mon regard sur le sol, c'était une corde de violon cassée… 4ème
UN RÊVE BIEN ETRANGE
C'est un rêve bien étrange que je vais vous raconter là. Il faisait bien noir et c'est après une journée épuisante que je cherchais à m'endormir. C'est au son du tic-tac de ma pendule que je m'endormis. C'est en ville, en pleine lumière que tout arriva. Je vis un homme de 50 ans environs vêtu d'un chapeau melon. Le teint de son visage était blanc comme un cadavre et ses moustaches recourbées et toutes noires formaient un étrange sourire. Le personnage solitaire promenait au bout d'une laisse, devant lui, un animal mi-chat mi-chien, d'allure paisible. Brusquement et de manière inattendue, l'animal croisant un autre chien se dit : « tiens un chiens », et CRAC, lui saute à la gorge, le tuant sur le coup. L'animal et son maître poursuivirent tranquillement leur route et croisèrent un chat tout blanc. D'une manière toute aussi inattendue, l'animal se dit : « tiens, un chat », et CRAC, lui saute à la gorge et le tue. Le c½ur palpitant, encore effrayé par se cauchemar, je me levai, descendis l'escalier de ma maison et vis deux cadavres à ma porte : un chien, et un chat.
Rien ne sert de courir
Je suis au bord du gouffre, enfin seul, libre… Je me retourne, et la vois. Cette ombre qui me hante. Elle s'approche de moi… Je n'arrive pas à bouger ne serait-ce qu'une partie de mon corps. Elle se rapproche de plus en plus vite : nos corps ne sont plus qu'à un centimètre l'un de l'autre. Elle m'étreint dans ses bras puis me pousse ! Une sensation de liberté parvient dans tout mon corps pendant ma chute puis…plus rien. Noir complet. La sensation de liberté qui m'avait parcourue deux secondes plus tôt s'était envolée. Suis-je mort ? Non, non, non… Ca ne peut pas être possible ! Qui était cette ombre qui m'avait manifesté un geste d'amour, puis un geste de profonde haine ?! Je… J'aperçois de la lumière au loin… Comme si j'étais dans un long tunnel sombre avec la sortie au bout. Est-ce donc la porte du Paradis ? Je m'approche, lentement mais sûrement, plongé dans mes pensées quand tout à coup… Quel choc ! Une porte en métal prise en pleine figure ! J'observe la porte puis je remarque un faisceau de lumière qui s'échappait de l'interstice de la porte. Tiens ! C'est bizarre. A première vue, le chemin jusqu'au rayon de lumière semblait beaucoup plus long. J'ouvrais la porte quand tout à coup… une immense frayeur me parcourut ! Ce n'est pas possible ?! Je… Je dois être en train de rêver ! Pourtant, tout à l'air bien réel. C'est bien moi, allongé dans ce lit d'hôpital, blanc comme un linge… J'observe avec stupéfaction les divers appareils branchés et reliés à mon corps. Soudain, je compris tout. Ma chute, mon réveil, ma mort…Je n'étais plus qu'un vulgaire fantôme ! Mais… Mais alors qui était cette personne devant moi me ressemblant fortement ? Je me retournai puis aperçus une sorte de placard duquel j'étais sorti. J'ouvris la porte en métal et constatai avec stupéfaction que le long couloir avait disparu pour faire place à des vêtements et des blouses blanches. Je refermai la porte et aperçus un petit dossier posé sur une table de chevet. On pouvait y lire l'inscription « Nicolas Bansac ». Mais…c'est moi !!! J'ouvris le document et lus : « Nicolas Bansac. Garçon de 14 ans. A fait une chute de plus de 20 mètres. Plongé dans un coma profond. » Alors…j'étais donc dans le coma… Mais comment se faisait-il que je pouvais voir et entendre ce qui se passait à l'extérieur de mon corps ??? Je me souvins alors que j'avais regardé une émission la veille où des savants expliquaient que c'était possible de sortir de son corps et de se voir dormir : ils appelaient ça le « voyage astral ». Sur le coup, ça m'avait fait rire mais je prenais ça de plus en plus au sérieux… De Nemo Schiffman
Le tableau de la disparue
Ah ! Oserais-je raconter la chose folle qui m'est arrivée ? Ce fait inexplicable … oui, je le pense. Il y a dix ans de cela, j'étais encore une jeune mariée pleine de rêve, d'espoir. Je venais d'épouser Antoine comte de Beauharnais et il m'emmenait vivre avec lui dans son château de Picardie. J'étais heureuse et ne pensais pas que ma vie allait être gâchée jusqu'à ma mort. Quand j'arrivais au château, je me sentais harassée par le long voyage que je venais d'entreprendre. Je montai directement dans la chambre à coucher et m'endormis d'un sommeil de plomb. Le lendemain, quand je fus réveillée, je remarquai un tableau de femme dans le petit salon où je prenais mon petit-déjeuner. Je demandai à ma servante qui était cette femme si belle et si pure, que sa beauté en devenait effrayante. Elle hésita longuement et finit par me dire que c'était l'épouse défunte de mon mari. Folle de douleur car je ne savais point que j'étais la femme d'un veuf, j'observai le tableau de plus près : C'était une jeune femme à la longue chevelure d'or, elle portait une robe de soie blanche qui la faisait paraître comme si elle était en noce. Sa peau blanche, presque translucide se confondait avec le tissu. Elle avait les yeux verts, un regard de glace et une féroce expression de possession. Prise d'angoisse, je commençai à trembler comme une feuille et à avoir des sueurs froides. Je me réfugiai dans les bras de mon cher et tendre époux et lui demandai de se débarrasser de ce tableau, qui me faisait tressaillir. Hélas, il ne voulut pas car il pleurait encore son ancienne épouse. Le soir, je brodai tranquillement à la lueur de ma chandelle qui faisait danser les ombres sur les murs, la pièce était sombre et lugubre, elle manquait de chaleur. Soudain j'entendis quelques craquements, ce n'était peut-être que les souris qui furetaient sur le parquet mais un pressentiment me contredit. Je pris ma chandelle et sortis dans les corridors, il faisait froid, trop froid pour un soir d'été. Je sursautai, la pendule venait de sonner douze fois, il était minuit, et je la vis : La figure plus étrange que d'habitude, une espèce de sourire à sa bouche vermeille qui me fit froid dans le dos, elle brillait dans le noir, toute vêtue de blanc. Elle m'empoigna à la gorge et dit :« Tu n'as pas le droit de le toucher, c'est mon époux, pas le tien. Rends le moi, rends le moi ! » Hurlante de terreur, je m'arrachai à son étreinte et griffai ses mains glaciales et pâles comme la mort. Alors, une fièvre de fuite m'envahit. C'était la panique, la vraie panique. Je m'élançai et commençai à courir bien que la bienséance me l'interdisait. Je fermai la porte et entrai dans ma chambre. Là, brûlante de fièvre, je m'évanouis.
Le jour d'après, je me réveillai dans un état d'étrange anxiété. Avais-je rêvé ? N'était-ce qu'un songe ? Malheureusement en commençant à peigner mes cheveux, je découvris en me regardant dans ma glace, deux marques autour de mon cou dénudé, elles étaient rouge comme le sang. Etait-ce l'effet du délire de la fièvre ? Non, je ne le pensais point. Je pris donc une grande résolution pour en finir avec cette femme qui bien que morte m'empoisonnait la vie, j'allais brûler ce tableau maléfique.
Le jour suivant, je décrochai le tableau et le regardai, je l'espérai pour la dernière fois. Il me paraissait plus effrayant que jamais. Je pris une bûche enflammée dans la cheminée et la jetai sur ce portrait, qui m'avait presque rendu folle. Malheureusement le tableau enflamma la nappe, qui mit à son tour le feu au château. Mon mari entra à ce moment là et essaya de sauver le tableau, je ne pus le faire changer d'avis pour qu'il s'enfuie avec moi.
Quand les pompiers arrivèrent, trop tard, ils m'expliquèrent que mon mari était décédé et qu'ils n'avaient rien pu sauver du château excepté un tableau..
Ilana Balavoine-Fisch 4 4
L'Angelica
Il y a une dizaines d'années je fus invité a me rendre en Angleterre pour participer a une conférence sur l'histoire avec mes collègues .Je pris alors le bateau pour me rendre en Angleterre et ce bateau je ne l'oublierai jamais ,je vais donc vous conter mon histoire : A cette époque j'étais jeune, fort et je voulais parcourir le monde mais ce séjour m'a traumatise a jamais … Je fis mes bagages et je dis adieu a mes proches , ce voyage devait durer a peu près deux mois donc je partis j'embarquai dans le bateau avec mes collègues .Apres avoir embarque le capitaine me dit qu'il y avait deux passages pour aller a notre destination finale .Une route longue qui faisait un assez grand détour et une route plus courte mais les marins du coin disait qu'il se passait des choses bizarres : une dizaines de bateaux avait déjà disparu ,comme je me moquais de ce que disais les marins je pris la plus courte . Cela faisait déjà trois semaines que nous naviguions et des événements bizarres ce produisaient des matelots disaient avoir vu un bateau tourner autour de notre bateau ce bateau s'appelait L'Angelica. L'équipage commençait a s'inquiéter et a ce dire que ce n'était pas une bonne idées de passer par ce chemin. Quelques jour plus tard un de mes collègues tomba gravement malade mais il était trop tard pour rebrousser chemin .Il fallait continuer .On revit aussi L'Angelica, on voulut le canonner et nous manquâmes nos coups car nous étions épuisés en effet nos provisions baissaient. Au bout de deux mois et quelques jours il commença a se former un étrange brouillard autour de nous et notre ami agonisait, il faillait trouver la terre, nos provisions étaient épuises une atmosphère de terreur pesait sur nous. Nous décidâmes d'aborder le bateau L'Angelica qui tournait autour de nous et nous vîmes un bateau vide, il n'y avait absolument rien, pas d'équipages, pas de provisions, rien ; nous étions condamner a errer dans ce brouillard jusqu'à la mort puis il se passa une successions d'événements : deux mutineries se déclenchèrent puis un bateau nous retrouvas, nous donna des provisions puis nous rentrâmes dans le port puis allâmes soigner notre amis qui agonisait depuis plusieurs jours. Plusieurs mois plus tard je me décidais a me renseigner sur L'Angelica ce bateau qui nous tournait autour et des marins me dirent que c'était le premier bateau qui échoua a cet endroit et depuis pour ce venger il ferait échouer les autres bateau. Nous avions échappé au diable… SOLAL 4eme 4
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