1)
Ombre fantastique se dégageant du miroir
D'un velours angoissant et satiné
Se dressait une robe maussade
Clartée plus noire que la nuit
Portée par un spectre fait de grâce
Ciel livide émanant d'une larme furtive
Glas funèbre emportant le soldat
Lumière d'éternité éteinte à tout jamais
Mathilde DEPAROIS
2)
Intrigante et effroyable surprise
Corps inanimé sous une bâche
Démembré à coup de hache
Sang dégoulinant, teinte cerise
Mathilde DEPAROIS
3)
Posée devant un ruisseau
Sorti un asticot
Il était rayé comme un zèbre
Rayure noire tel un cortège funèbre
Mathilde DEPAROIS
4)
Canevas de la strophe 1
Nuit virulente, quais poussiéreux et silencieux
Lune immaculée, blanche tâches de vieillesse ombres étirées
Mer endormie dort les fonds marins somptueux cieux
Voilier cristallisé flots tétanisés sombre réalité
Canevas de la strophe 2
Souvenir lésé c½ur embourbé
Fleur du mal livre enchanteresse
Larmes vives revivre les instants oubliés
Regrets avalés rêveur inconscient
Canevas de la strophe 3
Continuons à rêver, juste. Imagine
Chaque personnage que tu dessines
Deviendra-t-il invisible
Ou juste un être sensible
5)
Lucie rêvant d'un monde fait de lumière
Lumière émanant de son âme
Lueur divine
Limpide iris
Léthargie abyssale
L'âme frémissante
L'envie d'une évasion
L'heure viendra
Le glas sonnera
La porte s'ouvrira
La liberté sera au bout de tes doigts
La sensation d'euphorie t'emportera
La vérité éclatera
L'espoir s'en ira
La lumière se noircira
6)
Fièvre vite montée
Veine pourpre émanant d'un ½il ensanglanté
Sommeil profond après t'être défoncée
À coups de bouteilles en verre, verre émietté
Entre la fumée des cigarettes encore allumées
Te voilà allongée
Sur le carrelage glissant
Ta chevelure brûle au rythme du tabac fumant
Ton esprit crame devant tant d'absurdité
La substance se propage
Dans un sang souillé
Par la stupidité de l'âge
DEPAROIS Mathilde
7)
Songes inachevés
Par le son du réveil
Elle vagabonde dans le pré
Tout son être est en éveil
Poussée par le vent saccadé
Elle court vers sa destinée
Qui n'est autre qu'une virée
Vers une étrange contrée
Faite de lumières fantastiques
Et d'ombres fantasmagoriques
Elle s'engouffre dans un lieu inanimé
Rêve ou réalité ?
DEPAROIS Mathilde
8)
Passé rattrapant le présent
Vie volant en cent mille moments
Mains écorchées par la nervosité
Existence décapitée
Courant et hurlant
Il pleurait intérieurement
Son souffle coupé
Il tomba sur la chaussée
Recouvert d'un drap blanc
Des anges soignent son bras ballant
Mais pas son esprit flambant
Vingt-heures, heure de panique, heure de l'apocalypse
DEPAROIS Mathilde
9) Un massacre peut vite survenir
Ville abandonnée
Personne ne peut s'en souvenir
C'est bien normal après ce qu'il s'est passé
DEPAROIS Mathilde
10)
Dans la pénombre de la nuit, je marche
Seule, dans la rue parsemée d'air pollué
Tremblant au moindre bruit
Je ferme les yeux pensant à mon arrivée
Musique sur les oreilles
Je m'évade à travers l'harmonie des sons
Voix somptueuse à l'unique timbre
Vingt-heures, heures des ténèbres
L'anxiété monte telle une fusée
Le souffle court j'avance sans me retourner
Sous les lampadaires je me sens comme une star née
Mais en réalité je ne suis personne
Perdue avec cette mélodie berçant ma route
Moment, stop, temps d'arrêt
Le temps semble s'ancrer
Dans un tableau fait de tâches d'ébène
Où sont disséminé des éclats d'espoir
DEPAROIS Mathilde
11)
Un beau corps ne renferme pas toujours une belle âme
Suis-je la seule à le penser ?
Notre société n'est pas conforme à cette idée
Ravivez-nous cette flamme !
Deux êtres qui ne s'aiment que par leur seul et unique esprit
Ceci est la véritable beauté
L'apparence est la seule chose qui compte aujourd'hui…
Quelle sombre réalité…
Nous sommes tombés bien bas
Tu n'aimes que son physique mais tu ne le connais pas
Dis-le-moi en toute transparence
Es-tu consciente ?
Nous n'aimons pas une âme
Nous n'aimons pas un corps
Nous aimons la symbiose de ces deux éléments
DEPAROIS Mathilde
Autres poèmes "jeux"
DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267">
Si j'étais une saison, je serais l'été
Si j'étais un plat, je serais un gâteau au chocolat
Si j'étais un animal, je serais un panda
Si j'étais une chanson, je serais Dark Necessities des Red Hot Chili Peppers
Si j'étais une couleur, je serais le bleu
Si j'étais une nouvelle je serais le Horla
Si j'étais un film, je serais le Labyrinthe
Si j'étais une arme, je serais un katana
Si j'étais un endroit, je serais Tokyo
Si j'étais un oiseau, je serais une colombe
Si j'étais une musique, je serais le rock
Si j'étais un élément, je serais l'eau
Si j'étais un végétal, je serais une rose
Si j'étais un fruit, je serais une mûre
Si j'étais un bruit, je serais un son de guitare
Si j'étais un loisir, je serais le dessin
Si j'étais une planète, je serais saturne
Si j'étais un vêtement, je serais un t-shirt
J'aime rêver du futur
J'aime chambarder la société
J'aime entrer dans les rêves
J'aime soupirer dès que cela ne va pas
J'aime écouter cette musique qui berce ma vie
J'aime la noirceur de la nuit
J'aime chaud les rayons du soleil qui s'imprègne sur mon visage
J'aime froid la neige qui tombe sur mes cheveux
J'aime larmes de tristesse
J'aime tempête emportant la vie
J'aime prunelle la couleur de ses ailes
J'aime ton esprit
J'aime ton sourire
J'aime rien
J'aime luisante la flamme dans tes yeux
J'aime brisant le silence
J'aime les roses rouges fanées J'aime la rosée
J'aime fumante l'étincelle soie vanille bouche à bouche
J'aime bleu la profondeur des océans
J'aime les flots calmes
J'aime connu connaissant l'inconnu
J'aime illusion saisissante
J'aime paresseux le chant des oiseaux
J'aime sphérique la Terre qui s'autodétruit
J'aime librement ses sentiments confus
J'aime uniquement cette lueur dans son âme
J'aime tout J'aime le néant
J'aimerai un monde parfait, ironique utopie
DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267">
Petit poème d'un grand tueur
Adieu plaisant soleil
Les derniers mots de ma victime avant la mort
Dans son tombeau
Où gisent des épaves
Aux couleurs vermeilles
L'envie d'un meurtre me hantait jusqu'alors
Il a empoisonné mes yeux par sa laideur
Cependant rien de plus horrible que son odeur
Un seul regard sur lui fit frémir ma peau
Désormais il devait prendre son repos au fond de l'eau
Le poison pouvait être une arme redoutable
Cependant son coeur se tairait en silence
J'ai un don pour le meurtre tout dans le silence
Comme un serpent au venin redoutable
Quoi que lui trancher la caritide serait peut-être mieux
(J'imagine l'odeur du sang remonter à mes narines)
Ce parfum doux comme la mer, rien de mieux
Mon méfait est accompli
Son corps git à présent sur la jetée, sans vie
Ses yeux ne m'auront vu qu'une fois
Je voulais planté mon couteau dans son coeur une seule et dernière fois
Je devais l'envoyer à présent dans sa tombe marine
Les vagues en seront rouges de son sang
Mes mains en seront recouvertes, c'est si plaisant
Son corps flottant au milieu de l'onde marine
La lueur de la lune reflète sa chair
Les vagues l'emportent jusqu'au point du jour
Ne me jugez pas, ce n'est pas que son mauvais air
Il ne répondait jamais à mon bonjour