Les Lettres de mon moulin.
Les Lettres de mon moulin[] sont un recueil de nouvelles d'Alphonse Daudet et de Paul Arène.
Ces lettres ont été rédigées en partie avec Paul Arène entre 1866 et 1869 et publiées tout d'abord dans la presse (Le Figaro, L'Evènement, Le Bien Public).
À partir de leur publication sous ce titre en 1869, elles ont toutes été attribuées à Alphonse Daudet. On sait pourtant que Paul Arène était « le co-auteur » de plusieurs nouvelles, comme l'a notamment révélé Octave Mirbeau en 1883[] : La Chèvre de monsieur Seguin, Les Vieux, La Mule du pape, La Légende de l'homme à la cervelle d'or... Daudet lui même avait prévenu ses lecteurs que l'histoire Le Curé de Cucugnan n'est pas de lui. Les Lettres de mon moulin ont été rédigées lors du voyage de l'auteur à Clamart en 1865 avec son ami Paul Arène. Elles parurent d'abord dans L'Événement sous le titre de Chroniques provençales, puis dans le Moniteur universel du soir.
Les histoires situées en Corse ou en Algérie (ou Daudet a voyagé) sont dures, parfois racistes, ce qui était comme normal chez les intellectuels de l'époque.
Octave Mirbeau publiera, en novembre 1885, Lettres de ma chaumière, un recueil de nouvelles qui ont pour cadre la Normandie et le Finistère, et qui se veut preuve de la gentillesse d'Alphonse Daudet.
En 1954, Marcel Pagnol a réalisé une version cinématographique de quatre de ses Lettres : L'Élixir du révérend père Gaucher, Le Secret de maître Cornille, Les Trois Messes basses et Le Curé de Cucugnan.
Daudet à lui-même dit : « C'est Daudet lui même qui raconte : « Le volume parut chez Hetzel en 1869, se vendit péniblement à deux mille exemplaires, attendant comme les autres œuvres de mes débuts, que la vogue des romans leur fit un regain de vente et de publicité. N'importe ! C'est encore là mon livre préféré, non pas au point de vue littéraire, mais parce qu'il me rappelle les plus belles heures de ma jeunesse, rires fous, ivresses sans remords, des visages et des aspects amis que je ne reverrai plus jamais ».
Arnella