LE PLAISIR DU TEXTE

"LE CERISIER"

Par Elève - publié le jeudi 21 novembre 2013 à 03:30 dans Nouvelles fantastiques 4ème

J'étais partie au début de l'après-midi faire une promenade en forêt, le dernier jours d'été. Le soleil dominait le royaume de Dieu au zénith et m'éblouissait. Je passai devant un basin bleu azur où l'astre de lumière se reflétait dans son miroir. Des canaris flottaient dans l'eau, sans se soucier du danger qui pouvait se trouver dans les profondeurs. Je continuai ma route en regardant les arbres fleuris, qui, présentaient des éclats de couleurs multicolores ; les herbes vertes se jetant à mes pieds en épousant parfaitement le sol clair, parsemé de petits galets.

Aussi, des minuscules êtres grouillaient sous mes pieds, préoccupés par leurs occupations diverses. Ne pensant plus qu'à ce fantastique paysage, je me rendais compte que je m'étais égarée.

 Le soleil se couchait dans son beau berceau, l'obscurité cachait le ciel bleu illuminé d'étoiles, et la lune blanche comme les flocons de neige, veillait sur la Terre comme une mère.

 

Je vis soudainement devant moi, un arbre gigantesque, fin comme une tige de rose brun comme les poils fougueux d'un ours ; ses branches s'enlaçaient comme des amoureux étourdis, ses feuilles voguaient dans le vent chaud et ses teintes semblaient être un mélange de doré légèrement orangé, comme peintes avec délicatesse. Ses fleurs roses pâles, virevoltaient dans l'atmosphère joyeuse. Dans son écorce, des petites crevasses formaient des yeux étonnés, intrigués de me voir. J'étais devant un incroyable cerisier !

Fatigué de marcher, je décidai de m'assoupir sur la mousse moelleuse qui recouvrait une partie d'une racine qui me servit d'oreiller. Je rêvai de cet arbre quand tout à-coup, une lumière blanche éclatante me réveilla ; à ma grande surprise, je distinguai une jeune femme immense, d'une beauté flamboyante, avec un regard à vous percer le c½ur d'épines aiguisées, d'une finesse d'un brin de blé ; ses cheveux d'ors orangés scintillants de milles feux tombaient en cascade le long de son cou. Une belle fleur se plaçait sur le coté gauche de se tête, lui ramassait une mèche dorée qui lui couvrait son ½il. Sa peu mate et rugueuse était semblable à des écorces, ses longs bras et doigts comme les griffes d'un tigre qui sort pour attraper ses proies.

D'un coup, je tournai la tête. Le végétal majestueux  avait miraculeusement disparu. Je compris que la créature extraordinaire était le cerisier. Je restait là, sans bouger, bouche bée, des frissons de terreur me traversaient, je ne pensai à rien, je restai paralysée par la peur.

Serais je devenue folle ? Nul ne le sait. Je ne sais pas par quel moyen, par qui, par quelle envie, je lui dis :

« Pardonnez-moi, je me suis perdue. Pouvez-vous m'aider à retrouver mon chemin ? » Elle ne me répondit point, elle acquiesça d'un gracieux mouvement de tête, me prit par la main. A cet instant, mon c½ur battait à la chamade. On courait dans les bois, maintenant terrifiants. En quelques minutes, je retrouvais ma maison encore éclairée par les lumières étincelantes qui illuminaient la nuit sinistre et sombre comme les rayons du soleil.

Je voulus m'en aller, pour rejoindre mes parents, mais la main de cette femme me retenait, me serrant d'une force surhumaine. Quand je me débattis elle me lâcha enfin. Elle me caressa ma joue encore brûlante et rouge après mes efforts. Puis, elle partit dans la brume grisâtre, qui volait dans l'air.

 

Quand, j arrivais devant le seuil de ma demeure, je ne puis avancer. Mes bras devenaient  longs comme si l on tirait un élastique, mes ongles poussaient comme des pattes d araignées, je grandissais, m'allongeais de mètres en mètres ; mes pieds s'enfonçaient dans le sol comme si un monstre m'aspirait dans la terre, mon visage et mon corps s'assombrissaient, et ma peau paraissait rocailleuse et mes cheveux étaient feuilles. Je réalisais que je me transformais en arbre. J'entendis à ce moment, un chuchotement à mon oreille qui citait mon nom. Je me levais alors brusquement. Ma mère était passer me réveiller pour l'école. Je me dirigeai toute rêveuse et abasourdie vers ma fenêtre. En ouvrant mes volets, j'aperçue au loin un cerisier qui avait l'air être celui que j'avais vue dans mon rêve


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Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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