LE PLAISIR DU TEXTE

Le buste

Par Elève - publié le vendredi 22 novembre 2013 à 09:26 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Bonjour messieurs, je m'appelle Jean et je vais vous raconter mon histoire : J'étais un riche personnage habitant Paris. Un matin, comme toujours, j'allais au bureau de poste pour voir s'il y avait du courrier pour moi et comme à mon habitude, je passais par le marché mais cette fois-ci, un buste de Louis XIV que je n'avais pas remarqué depuis, était à vendre. Je l'observais et voyais dans ce buste comme une expression de détresse et de terreur, comme si quelqu'un était emprisonné dedans et essayais d'en sortir. Néanmoins j'achetais ce buste pour le mettre dans mon salon, entre deux tableaux. Dans deux jours, ce serait mon anniversaire et les préparatifs commençaient. J'y avais invité plusieurs marquis, ducs, et comtes. La veille de la fête, je me couchais avec l'impression qu'un regard pesait sur moi. Je pensais à ce buste et à sa terreur exprimée lorsque je le regardais. Je n'arrivais pas à dormir, je mis donc ma robe de chambre et allais lire un livre dans le salon. Mais au bout de quelques chapitres, je sentais ce regard s'alourdir de plus en plus. Puis à un moment, j'entendis un craquèlement et je vis le buste s'ouvrir et m'aspirer. J'étais dans un boyau bleu et sombre. Je ne pouvais plus crier, plus bouger, plus respirer, et je perdis connaissance. Je me réveillais enfin dans une chambre, habillé avec une perruque, une culotte, j'avais du parfum, j'étais habillé comme au temps de Louis XIV. Je sortis de la chambre et me retrouvais à Versailles en pleine fête. J'avançais lentement et prudemment, et là, quelqu'un s'approcha de moi, et m'emportait sans dire un mot dans une valse rapide et entraînante. A la fin, j'étais épuisé et j'allais m'asseoir lorsqu'une dame aux cheveux blonds, aux yeux bleus et profonds m'invita à danser. Elle dansait si bien, ses pieds sautaient avec une telle rapidité, elle était toujours en rythme. Elle m'entraînait ainsi dans sept ou huit danses mais je ne pouvais plus tenir la cadence, j'étais épuisé mais elle continuait, elle m'entraînait, mais, ne pouvant plus tenir, je criais et m'évanouissais. Mon majordome me réveilla ensuite mais lorsque je me réveillais, je me mis à crier, à bouger dans tous les sens, je ne savais plus où j'étais. J'étais bien revenu. Ensuite, j'allais dans le salon pour prendre ma tenue où mon tailleur me l'avait déposé, mais à ma grande surprise, le buste était cassé en deux. De plus, parmi mes invités, j'aperçus la dame avec qui j'avais dansé et qui, je crus, me fit un clin d'½il !

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Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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