Le tatouage maléfique
Par Elève - publié le vendredi 22 novembre 2013 à 09:40 dans Nouvelles fantastiques 4ème
L'année dernière je fus invité à passer quelque jours dans une terre au fond du Jura. Le temps s'avisait d'être superbe et ensoleillé. Je marchais depuis plus de trois heures quand une tempête survint . Le vent fouettait mes joues et la pluie me contraignait à marcher plus lentement .Le chemin s'était transformé en torrent et mes pieds s'enfonçaient dans la boue. Enfin, je trouvai l'imposante demeure de M. de Valmois . La bâtisse était toute en pierre . L'intérieur était décoré de tableaux divers et variés représentant surtout des paysages. Nous dînâmes dans la salle à manger en silence. J'étais déjà couché quand j'entendis des bruits de pas. Il faisait nuit. M. de Valmois se couchait il ? Son valet s'était il couché ? Et l'heure ? L'heure? Ma montre ne possédait pas de sonnerie. Soudain, un éclair tomba du ciel et la pluie redoubla de plus belle. Un souffle de vent balaya la chambre. Mes mains étaient pétrifiées ma vue était brouillée, mes jambes engourdies et mon dos était constellé de bleus de la veille. Une sueur froide coulait dans mon dos, mon c½ur battait à tout rompre, une seule question me venait à l'esprit : Qui venait d'ouvrir la fenêtre ? Qui avait pu l'ouvrir alors que ma chambre se trouvait au deuxième étage ? Une nouvelle rafale de vent balaya la chambre suivie d'un râle grave et impressionnant qui résonna dans toute la pièce. Les pas se rapprochèrent et bientôt je pus voir les yeux du fantôme ; l'un rouge comme le sang, l'autre orange comme le feu. Des secousses parcoururent tous mes membres un spasme de peur secoua tout mon corps, une lumière bleue, blafarde se créa dans la pièce. Des formes bizarres se dessinèrent sur les murs. J'avais les tempes serrées, je perdais la tête, un malaise horrible me prit, des frissons d'épouvante me parcoururent de part en part de mon esprit, des volutes de fumées s'élevèrent jusqu'au plafond, je me sentais aussi oppressé que si je rendais le dernier soupir. Je voulus crier, je n'avais plus de voix. Une main transparente me toucha ce qui me brûla laissant place à un tatouages rouge et noir : une marque maudite. Je regardais de nouveau le fantôme, ses yeux étaient devenus plus effrayants et expressifs que jamais .Je pris mon courage à deux mains et je me réveillai. Le valet de M. de Valmois était à mon chevet et me frottait les tempes d'eau de cologne. Tout mon corps tremblait .Je descendis de mon lit quand je remarquai le tatouage noir et rouge. Avais-je été victime d'une hallucination ? De retour à Paris j'appris qu'une nouvelle épidémie circulait. Emmanuel
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