Le double
Par Elève - publié le mardi 26 novembre 2013 à 05:01 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Je suis au commissariat de police. On me suspecte d'avoir volé des bijoux de statue grecque. J'attends, sous une chaleur étouffante, de déposer mon témoignage. Le gendarme m'appelle, je rentre dans une pièce sombre d'aspect miteux. Je m'assois angoissée et sachant ce qui m'attendait, je commence mon récit aussi insensé soit-il :
« Je me présente, je suis mariée avec mon cher époux, un savant grec. Moi-même passionnée de statue, bijoux antiques, je suis devenue gardienne de musée. Cela fait maintenant dix ans que je m'occupe de ses fabuleux et rares trésors de l'époque antique. Revenons aux faits : J'étais de service le mois dernier où s'est commis le vol. Une nuit vers onze heures à la fin de mon service, je crus apercevoir de la lumière au premier étage. Ce n'était qu'un effet de mon imagination car après être arrivée à l'étage, il faisait aussi sombre que dans un four. Je revins chez moi et m'assoupis aussitôt. Je fis un rêve bien étrange : J'étais dans le musée et je m'emparais d'un diadème. Je le mettais sur la tête d'une statue et … Je me réveillai en sursaut. Le soir, travaillant au musée, j'eus l'impression, qu'il y avait une présence au deuxième étage. Etait-ce une hallucination ? Etais-je folle ? Je voulais en avoir la certitude. J'étais au deuxième étage, il y avait bien de la lumière mais aucune trace d'être vivant. Je vérifiai que tout était en place mais il me sembla que quelque chose manquait : c'était le bijou d'une reine d'Egypte. J'étais confuse : il y a deux heures tout était en place. Je balayai la pièce du regard et m'aperçus effrayée qu'il était sur le cou d'une statue. Qui avait bien pu le mettre là ? Je repensai à mon rêve. Alors c'était moi ? Ce n'était pas possible. J'étais chez moi quand je dormais. A moins que je ne fus somnambule. J'étais inquiète. Il me sembla entendre un bruit et des pas à l'étage supérieur. Je courus. Il était là. J'étais rassurée, je tenais le coupable. Elle se retourna. Je n'avais plus de voix. Elle me ressemblait comme deux gouttes d'eaux. Je n'en crus pas mes yeux. C'était mon double. Elle tenait un sac rempli d'objets volés. Horrifiée, je m'évanouis. Toujours pâle, je me réveillai. Avais-je rêvé ? J'étais seule dans la pièce et plus loin il y avait le sac. On ouvrit la porte. C'était le conservateur. Il croyait m'avoir pris la main dans le sac. Je n'avais ni le courage, ni la force de lui expliquer ce que j'avais cru voir. Pourtant le sac était là, je n'avais pas rêvé. J'étais la seule à vraiment savoir la vérité même si je n'étais pas sûre. Maintenant vous et moi, la connaissons : les doubles existent vraiment. Et peut-être aussi les fantômes et les esprits. Cette nouvelle en est la preuve."
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