Le journal d'Anne Frank
Voici une fiche de lecture que j'ai moi-même rédigé pour mes élèves de 3ème. Elle porte sur le journal d'Anne Frank. Cette fiche me semble exhaustive. Elle n'en remplace pas moins la lecture personnelle de l'½uvre. Je recommande également bien vivement la consultation du site de la fondation Anne Frank.
Le journal d'Anne Frank
Présentation de l'½uvre
Le journal d'Anne Frank est le journal intime d'une adolescente. Anne Frank le tient pendant deux ans. Cette jeune fille est Allemande et d'origine juive. Elle s'exile, avec sa famille, aux Pays Bas, et plus précisément dans la capitale, Amsterdam, pour échapper au régime nazi.
Dès 1942, elle se voit contrainte de se cacher, avec sa famille, pour se protéger du racisme hitlérien et pour échapper à la mort. Elle trouve refuge dans un lieu appelé l'Annexe.
Elle y endure bien des souffrances Elle est obligée de vivre jour et nuit avec ses parents, sa s½ur, les Van Daan, leur fils Peter, et Dussell.
Ne jamais être seule lui pèse beaucoup, d'autant que les disputes sont fréquentes entre les membres de l'Annexe. De plus, Anne souffre d'être considérée comme un bébé dont on se moque volontiers.
Pourtant, elle se sent solidaire des autres Juifs et se révolte face à l'injustice dont ils sont victimes.
Avant-propos
Anne Frank a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944. Jusqu'au printemps 1944, elle écrivit ses lettres pour elle seule, jusqu'au moment où elle entendit, à la radio de Londres, le ministre de l'éducation du gouvernement néerlandais en exil dire qu'après la guerre, il faudrait rassembler et publier tout ce qui avait trait aux souffrances du peuple néerlandais, pendant l'occupation allemande. Il citait, à titre d'exemples, entre autres, les journaux intimes.
Frappée par ce discours, Anne décida de publier un livre après la guerre, son journal devant servir de base.
Le jour même de leur arrestation (le 4 août 1944), Miep Gies et Bep Voskuyl mirent à l'abri les écrits du journal d'Anne Frank. Miep Gies les cacha dans son bureau et les remit, sans les avoir lus, à Otto Frank, le père d'Anne, lorsqu'on eut la certitude qu'Anne n'était plus de ce monde.
Après réflexion, Otto Frank décida d'exaucer le v½u de sa fille en faisant éditer les écrits qu'elle avait laissés.
Otto Frank mourut en 1980. Il léguait par testament l'original des journaux de sa fille à l'Institut national néerlandais pour la documentation de guerre, à Amsterdam.
Anne Frank écrivit une deuxième version de son journal (version b). Elle avait choisi des pseudonymes pour les personnages :
Anne Aulis, qu'elle changea ensuite pour Anne Robin : Anne Frank
Otto Frank ne conserva pas le pseudonyme d'Anne ni celui de la famille Frank mais respecta ceux qu'elle avait donnés aux autres clandestins
Petronella, Hans et Alfred Van Daan : famille Van Pels (Augusta, Hermann, Peter)
Albert Dussel : Fritz Pfeffer
Leurs protecteurs de l'époque sont maintenant désignés par leurs vrais noms.
Les personnes qui ont désiré rester anonymes sont désignées par des initiales fictives.
Les ajouts en italiques, dans le livre, correspondent à des notations postérieures d'Anne Frank.
14/06/1942
Le journal commence le 14 juin 1942. Anne revient sur une date marquante, le 12 juin, car c'est le jour de son anniversaire. Elle énumère les différents cadeaux reçus : un chemisier bleu, un jeu de société, une bouteille de raisin, un puzzle, un petit pot de pommade, un billet de deux florins et demi et un bon pour deux livres, un livre, un plat de gâteaux faits maison, des bonbons, une tarte aux fraises, une lettre de mamie.
20/06/42
« Le papier a de la patience » : il peut tout écouter.
Anne présente les membres de sa famille et pose le contexte : « Les lois antijuives de Hitler n'ont pas épargné les membres de la famille qui étaient restés en Allemagne. En 1938, après les pogroms, mes deux oncles ont pris la fuite et se sont retrouvés sains et saufs en Amérique du Nord, ma grand-mère est venue s'installer chez nous, elle avait alors 73 ans. »
Anne évoque les mesures hitlériennes contre les Juifs : « A partir de 1940, les lois antijuives se sont succédé(…) Les juifs doivent porter l'étoile jaune ; les juifs doivent rendre leurs vélos, les juifs n'ont pas le droit de prendre le tram ; les juifs n'ont pas le droit de prendre l'autobus… ».
21/06/42
Anne bavarde beaucoup en classe. C'est une pipelette. Elle se fait donc punir par son professeur de mathématiques, Mr Keesing. Il lui demande de réfléchir sur le sujet suivant : « Coin, coin, coin, dit Mademoiselle Cancan ».
8/07/42
Margot reçoit une convocation des S.S. C'est l'élément qui va déclencher le départ des Frank pour l'Annexe.
9/07/42
Les Frank rentrent dans la clandestinité : cette solution est prise par Mr Frank pour échapper aux Allemands. Ils découvrent l'Annexe.
Anne, jeune et insouciante au début du récit, commence à ressentir de l'inquiétude face à cette nouvelle vie qui commence.
11/07/42
Anne se dit oppressée par le silence.
21/08/42
Mr Voskuyl s'est chargé de fabriquer une bibliothèque pivotante pour dissimuler l'entrée de l'Annexe.
27/09/42
Anne évoque ses difficultés relationnelles avec sa mère et sa s½ur.
29/09/42
Les 7 clandestins se servent, à tour de rôle, d'un baquet pour se laver. Il n'y a pas de baignoire.
1/10/42
C'est l'anniversaire de Mme Van Daan. Elle a droit à des fleurs, des petits cadeaux et des bonnes choses.
Anne est agacée par les tentatives de flirt de cette dame avec son père.
9/10/42
Anne parle du « grand camp pour juifs en Drenthe », Westerbrok. Les gens n'ont presque rien à manger. Ils dorment tous ensemble. Les gens ont les têtes rasées.
Elle est bouleversée par une histoire racontée par Miep : une vieille dame juive paralysée attendait, sur le trottoir, la Gestapo qui était allée chercher une voiture pour la transporter.
Anne se sent sans patrie : « Il y a bien longtemps qu'Hitler a fait de nous des apatrides ».
14/10/42
Margot pèse 120 livres, Maman 124, Papa 141, Anne 87.
9/11/42
C'est l'anniversaire de Peter Van Daan.
Anne évoque le problème du ravitaillement. Le pain et les cartes d'alimentation sont achetés clandestinement. La nourriture est de plus en plus chère.
La nourriture est un problème qui se pose d'une manière récurrente. Le prix des denrées est très élevé. Les légumes sont de piètre qualité. De même, il est difficile, pour les protecteurs, d'approvisionner les clandestins sans être vus.
10/11/42
Un huitième pensionnaire va venir vivre à l'Annexe. Il s'agit d'Albert Dussel. C'est un dentiste. Le nombre de clandestins s'accroît alors que l'espace est exigü.
4/03/43
« Gandhi a recommencé à manger ». (Après toute une vie consacrée à l'émancipation de l'Inde, Gandhi a eu la douleur de voir son pays se déchirer dans des guerres religieuses sanglantes entre hindous et musulmans.)
« Le marché noir est florissant ». Le marché noir doit son nom à l'image d'un marché se déroulant plutôt le soir ou la nuit. C'est un marché clandestin.
25/03/43
L'entreprise est victime d'un premier cambriolage.
27/03/43
Discours de Rauter : « Tous les juifs doivent avoir quitté les pays germaniques avant le 1er juillet. Du 1er avril au 1er mai, la province d'Utrecht sera nettoyée ».
1/05/43
Anniversaire de Dussel. Il a reçu, de la part de sa fiancée, des ½ufs, du beurre, des gâteaux secs, de la limonade, du pain, du cognac, du pain d'épices, des fleurs, des oranges, du chocolat, des livres et du papier à lettres.
13/06/43
Anne est touchée par le beau poème que son papa lui a écrit pour son anniversaire.
15/06/43
Mr Voskuyl est atteint d'un cancer de l'estomac, incurable.
16/07/42
Peter découvre qu'il y a eu un nouveau cambriolage à l'entrepôt. Les clandestins se font encore plus discrets et appliquent des consignes strictes pour ne pas se faire repérer (ne pas se laver, rester immobile…). On leur a volé leur allocation de sucre, ce qui les pénalise beaucoup.
23/07/43
Chaque clandestin pense à ce qu'il ferait une fois la liberté retrouvée. Margot et Mr Van Daan voudraient se plonger dans un bain bien chaud ; Mme Van Daan, manger des gâteaux ; Dussel, retrouver sa Charlotte ; la mère d'Anne, prendre une tasse de café ; son père, aller chez les Voskuyl ; Peter, en ville et au cinéma ; Anne, retrouver sa maison, retrouver sa liberté de mouvement et retourner à l'école.
26/07/43
Mussolini s'est retiré et l'empereur-roi d'Italie a pris la tête du gouvernement.
3/08/43
En Italie, le parti fasciste est interdit.
10/08/43
Miep a heurté une moto de SS alors qu'elle avait sur elle un livre interdit, un pamphlet contre Mussolini.
10/09/43
L'Italie a capitulé.
Mr Kleiman doit aller à l'hôpital pour une opération de l'intestin.
16/09/43
Anne prend de la valériane contre l'angoisse et la dépression.
29/09/43
C'est l'anniversaire de Mme Van Daan. Elle a reçu un « ticket de rationnement pour du fromage, de la viande et du pain, un petit pot de confiture, des fleurs ou des produits alimentaires. »
Les Van Daan volent les Frank : « ils mettent de côté de la viande et d'autres produits ».
3/11/43
Margot prend des cours de latin, malgré le prix élevé.
17/11/43
La diphtérie s'est installée chez Bep. Elle ne peut plus venir à l'Annexe pendant 6 semaines.
27/11/43
Anne rêve de son amie Hanneli : « Je la voyais devant moi, en haillons, le visage tiré et amaigri. Ses yeux étaient si grands et elle me regardait avec un tel air de tristesse et de reproche que je lisais dans son regard : « Oh Anne, pourquoi m'as-tu abandonnée ? Aide-moi, sauve-moi de cet enfer ! ».
22/12/43
Anne attrape une grosse grippe. Pourtant, elle doit éviter le plus possible de tousser : il ne faut pas faire de bruit.
24/12/43
Anne souffre beaucoup de la réclusion. Elle rêve de respirer l'air frais, de faire du vélo, de danser, de siffler, de découvrir le monde, de se sentir jeune ». Elle rêve de liberté.
27/12/43
Miep a confectionné aux clandestins un gâteau sur lequel était inscrit « Paix en 1944 ». Bep a offert une livre de galettes au beurre d'une qualité d'avant-guerre. Les jeunes de l'Annexe ont reçu une petite bouteille de yaourt et les adultes, une bière chacun.
29/12/43
Anne rêve à nouveau de sa grand-mère et de son amie, Hanneli.
2/01/44
Anne a feuilleté son journal et s'est rendu compte qu'elle avait parlé durement de sa mère. Elle en cherche une explication : « Je suis et j'étais victime d'humeurs qui m'enfonçaient la tête sous l'eau et ne me laissaient voir que l'aspect subjectif des choses, m'empêchant de tenter de réfléchir calmement ».
3/02/44
« Dans l'éventualité où les Anglais débarqueraient ici, les autorités allemandes se verraient obligées de mettre tout en ½uvre pour défendre le pays, et même au besoin de l'inonder ».
1/03/44
Nouveau cambriolage. Anne se demande si le cambrioleur ne serait pas un magasinier de l'entreprise.
4/03/44
Anne aime parler avec Peter. Elle pense que c'est un garçon sympathique.
7/03/44
Anne songe à sa « petite vie douillette de 1942 » : elle avait beaucoup d'amis, était appréciée de tous. C'était une jeune fille populaire, franche, appliquée et généreuse.
14/03/44
Les fournisseurs de tickets des clandestins ont été arrêtés. En conséquence, ils n'ont plus que 5 cartes d'alimentation « noires », plus de tickets ni de graisse. Le manque de nourriture se fait de nouveau ressentir durement.
Miep et Kleiman sont de nouveau malades.
19/03/44
Anne apporte beaucoup de gaieté à Peter. Ils se retrouvent souvent seuls pour discuter de sujets tels que l'indépendance, la solitude, la différence entre l'être intérieur et l'être apparent.
28/03/44
Anne parle de Peter : « Quand il est allongé, la tête sur les bras et les yeux fermés, il est encore enfant, quand il joue avec Muschi ou parle de lui, il est tendre, quand il porte des pommes de terre, alors il est fort. Quand il va regarder au moment des tirs ou vérifier dans le noir s'il y a des voleurs, il est courageux, et quand il est gauche ou malhabile, il est attendrissant. »
29/03/44
Le ministre Bolkesteyn (ministre néerlandais de l'Enseignement, des Arts et des Sciences, exilé à Londres avec le reste du gouvernement) encourage les particuliers à mettre par écrit tout ce qui a trait à la guerre. Ces témoignages devront permettre de comprendre ce qu'a été la vie de tous les jours pendant les hostilités et l'occupation.
Anne évoque également l'angoisse lors des bombardements, le nombre d'épidémies qui sévissent, la difficulté à se nourrir, les vols, le coût de la vie. Le peuple souffre.
Les actions de sabotage ne cessent de se multiplier.
31/03/44
Anniversaire de Mr Van Daan. Il a reçu deux paquets de tabac, du café pour une seule tasse, un punch au citron, des sardines, de l'eau de Cologne, deux branches de lilas et des tulipes et une tarte aux framboises.
3/04/44
Anne évoque les « périodes alimentaires », « des périodes où l'on ne peut manger qu'un seul plat ou un seul légume. »
Il est très difficile de trouver des légumes verts et du pain. Il arrive très souvent que les légumes soient pourris. Mais, comme le dit Anne, on est prêt à « beaucoup de choses quand on a faim. »
5/04/44
Anne énonce son souhait de devenir journaliste.
15/04/44
Peter a oublié d'enlever le verrou de la porte, empêchant ainsi Kugler et les hommes de l'entrepôt d'entrer. « Kugler est allé chez Keg et a cassé la vitre de la cuisine. Nos fenêtres étaient ouvertes et cela aussi, Keg l'a vu. Qu'est-ce qu'ils peuvent bien penser, chez Keg ? Et Van Maaren ? »
17/04/44
Anne se demande si ses parents apprécieraient de savoir que leur fille de 15 ans embrasse un garçon de 17 ans et demi.
18/04/44
« Bep nous a gâtés en nous apportant 4 bouquets de fleurs, 3 de narcisses et un de jacinthes des bois ».
21/04/44
Le Führer « a eu 55 ans hier ».
« Aujourd'hui, c'est le 18ème anniversaire de son altesse royale la princesse héritière Elizabeth d'York. »
Anne pense que Van Maaren a volé de la fécule de pommes de terre.
3/05/44
Anne réfléchit sur la guerre : « Il y a simplement chez les hommes un besoin de ravager, un besoin de frapper à mort, d'assassiner et de s'enivrer de violence, et tant que l'humanité entière n'aura pas subi une grande métamorphose, la guerre fera rage. »
Elle s'interroge sur la nature de l'homme et réaffirme sa foi dans un monde meilleur.
6/05/44
La vie est de plus en plus chère. Les gens ont faim et se livrent à la contrebande pour survivre.
8/05/44
Anne présente sa famille dans le détail.
25/05/44
Bep s'est fiancée pour plaire à ses parents et pour s'établir. « Bertus est un garçon solide, gentil, sportif mais Bep ne l'aime pas. »
31/05/44
Les clandestins souffrent de la chaleur.
6/06/44
D-Day. Le débarquement a commencé. Le comandant en chef des armées est le général Eisenhower.
21/07/44
Anne se réjouit car un général allemand de haute lignée germanique a tenté d'assassiner Hitler.
1/08/44
Anne écrit la dernière page de son journal.
Epilogue.
Le 4/08/44, entre 10 heures et 10h30 du matin, les clandestins sont arrêtés. Les soupçons ont tout de suite portés sur le magasinier Van Maaren.
Ils sont transportés au camp de transit spécialement conçu pour les juifs néerlandais à Westerbrok.
Edith est morte à Auschwitz, en Pologne, de famine et d'épuisement.
Mr Van Daan a été gazé dès son arrivée à Auschwitz.
Mme Van Daan a été déportée plusieurs fois. Elle a succombé mais on ne sait ni où ni quand.
Margot et Anne ont été déportées à Bergen Belsen et sont mortes du typhus. Les conditions d'hygiène dans ce camp étaient catastrophiques. Les corps des deux filles se trouvent dans la fosse commune de Bergen-Belsen.
Peter Van Daan est mort à Mauthausen, 3 jours seulement avant la libération.
Albert Dussel est mort dans le camp de concentration de Neuengamme.
Otto Frank est le seul des 8 clandestins à avoir survécu aux camps de concentration.
Les habitants de l'Annexe ont profité de la protection de personnes dévouées : Kleiman, Kugler, Miep Gies et Bep. Ces protecteurs leur ont permis de vivre dans leur cachette. Ils leur ont apporté des nouvelles du dehors, des livres, de la nourriture et un grand soutien moral.
Miep a récupéré les écrits d'Anne Frank après son arrestation. Elle les a conservés dans un tiroir et les a confiés à Otto Frank lorsque celui-ci, seul survivant de la famille, revint d'Auschwitz.
Miep n'a pas été arrêtée, probablement parce qu'elle était autrichienne et que les Allemands étaient alors moins méfiants à l'égard des femmes.
Ce qu'il faut savoir.
Le journal d'Anne Frank a été écrit en néerlandais. Son titre d'origine est : Het Achterhuis, littéralement, la maison de derrière, ce qui a été traduit en français par l'Annexe.
Aujourd'hui encore, on peut visiter l'Annexe, au 263 Prinsengracht, à Amsterdam. L'association Anne Frank, créée en 1957, préserve cet immeuble.
Le journal d'Anne Frank a été publié en 1947, à l'initiative d'Otto Frank. Cette ½uvre a connu un succès immédiat.
42 à 50 millions de personnes (dont 6 millions de Juifs) sont morts pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est le génocide le plus massif de l'histoire.
Anne Frank est devenu le symbole des victimes de la barbarie nazie.
La famille Frank fuit l'Allemagne nazie.
Les Frank quittent l'Allemagne nazie en 1933. La situation s'aggrave en Allemagne (pays touché par la crise économique ; remaniements territoriaux ; réparations de guerre infligés à l'Allemagne après la défaite de la Première Guerre mondiale ; sentiment d'humiliation, esprit nationaliste et revanchard).
Le parti national-socialiste veut réaffirmer l'identité allemande, agite la peur du Juif et du communiste. Il exploite le mécontentement ambiant et l'antisémitisme latent.
Hitler arrive au pouvoir en 1933. Le nouveau chancelier s'emploie à appliquer les principes du livre qu'il a rédigé en 1923, Mein Kampf. L'Allemagne doit être débarrassée de tous ceux qui n'appartiennent pas à la race pure, à la race aryenne. Les partis sont interdits, un régime de terreur s'installe. Les Juifs sont mis au ban de la société. Ils sont dépouillés de leurs droits et de leurs biens, ils sont ensuite déportés, comme tous ceux qui ne correspondent pas à l'idéal nazi.
Pourquoi avoir choisi de s'installer aux Pays Bas ?
Ils sont restés neutres pendant la Première Guerre mondiale.
Ils représentent une terre d'asile, un Etat à l'abri de la menace nazie. Pourtant, les Pays Bas sont envahis et capitulent presque aussitôt.
Intérêt du journal :
Anne trouve dans l'écriture un grand réconfort. Cette occupation la distrait et la soulage. Cela lui permet de mieux supporter les circonstances de l'enfermement, de s'isoler et de prendre du recul.
« Dire vraiment ce que j'ai sur le c½ur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses » (20/06/42)
« Trouver une amie avec un grand A (…) Je veux faire de ce journal l'amie elle-même et cette amie s'appellera Kitty. » (20/06/42)
Résumer l'histoire de sa vie (20/06/42).
« Quand j'écris, je me débarrasse de tout, mon chagrin disparaît, mon courage renaît ! (…) En écrivant, je peux tout consigner, mes pensées, mes idéaux et les fruits de mon imagination » (5/04/44).