LE PLAISIR DU TEXTE

Nouvelle par Léo

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:18 dans Nouvelles fantastiques 4ème
LE JOUR MAUDIT

 Je me réveillai en sursaut, transpirant de partout. Je m'assis sur mon lit tout en repensant à ce rêve, ce rêve si effrayant… Si réel… Une horrible chose me poursuivant, dans tous les recoins du monde, avec ses yeux jaunes, prête à bondir sur moi… Je frémis d'horreur rien que d'y penser. Je me levai, et tentai maladroitement quelques pas, trop engourdi par le sommeil, je tombai. Ce fut ma bonne qui me rattrapa, Catherine Durond, petite femme issue du quartier ouvrier, logeant dans une modeste chambre à côté de la Gare du Nord. -“Ça va monsieur?' me demanda-t-elle, souriante. -“Ça peut aller…” Je n'étais pas très bavard, et je sortis de ma chambre à coucher sans autre forme de procès. Durant toute cette journée, mon rêve me hanta. Même lorsque je comptais mon argent, mon activité favorite normalement, je ne fis que penser à cette créature… Je pensai que l'air de Paris me ferait du bien, je sortis donc pour une promenade sur les bords de Seine. Durant cette promenade vivifiante, j'aperçus quelques oiseaux, une péniche vide, une calèche passer… Aussi, je tirai profit d'une nouvelle acquisition. Un calendrier grégorien magnifique, que j'eus pour quelques sous. Un sourire illumina le visage du marchand lorsque il se rendit compte que je ne réclamais pas la monnaie. Je rentrai, dînai et m'assis dans mon fauteuil tout en rappelant cette journée, maussade, gâchée par le souvenir de cet horrifiant rêve. Ce fut ma chère Catherine qui me rappela l'heure. -“Dieu du ciel, monsieur il est onze heures!” Elle avait raison, je me couchai et m'endormis profondément.     Cette chose horrible me poursuivant, j'étais perdu, je n'en pouvais plus, mes cris restaient en travers de ma gorge, mon coeur battait si fort que j'avais l'impression qu'on l'entendait à des kilomètres, la bête se rapprochait… Je courais, courais, trébuchais, courais…     Et je me réveillai en sursaut, transpirant de partout. Je m'assis sur mon lit tout en repensant à ce rêve, ce rêve si effrayant… Si réel… Je me levai et marchai. « Décidément, ce rêve me rend amputé”. Je tombai. Ce fut Catherine qui me rattrapa au vol. -Ça va, monsieur? (Curieux, elle se répète). -Ça peut aller… De plus en plus étrange, j'avais maintenant l'envie de me promener. Je sortis et marchai. Un vol d'oiseaux passa au-dessus de ma tête. “Tiens , la même péniche…” Une calèche passa… “Non non, ce n'est pas vrai!” J'allai vers le kiosque à journaux afin d'en examiner la date, 23 décembre 1867, la même date que hier!!! “Ce n'est pas possible”, je courus comme un fou, j'étais le seul à me rendre compte que cette journée, ce rêve, de répèterait à jamais, à l'infini..
 “ Je suis condamné”, oh mon Dieu!” La peur rôdait et s'était désormais emparée de moi à jamais…

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Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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