Nouvelle par Louise Baux
Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:29 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Le Phare
Les cheveux de M. MALLACK semblaient mouillés tant ils étaient gras. Ce gros bonhomme à l'air faussement jovial m'emmenait en barque jusqu'au phare. Le phare ou Jean était décédé, il y a trois jours. Le maire -M .MALLACK- de la commune à qui appartenait le phare- m'emmenait prendre les affaires de Jean afin de laisser un autre gardien emménager. Jean était mort. C'était moi qui avais voulu aller le voir lorsqu' au bout de quatre jours il n'était pas revenu au village s'approvisionner en nourriture. Un voisin était allé voir ce qui se passait et il avait ramené sa dépouille. Pendu, le pauvre Jean. Ce phare de pleine mer appelé « le Pélican » par les habitants et « l'Enfer » par les marins était un phare typique du coin : vieux, délabré, décoloré par le temps et éloigné du port d'environ un kilomètre. Je devais emménager avec lui un mois après son arrivée mais il était mort avant. Perdue dans mes pensées,je n'avait pas entendu le maire : - « Vous savez, Marie,je peux vous faire gagner de l'argent en vous embauchant comme gouvernante » - « Vous en avez déjà cinq et elles ne servent que la nuit » Le maire,gêné ,grommela. Enfin,on arriva au phare.Il déposa la barque et l'attacha à un récif. Puis il s'assit et dit : « Allez-y, Marie,je reste là » J'était bien contente de ne pas me promener avec cet abruti de maire pas plus beau qu'un bouledogue baveux. Je montais dans le phare et une fois arrivée dans la pièce de la couchette;je me sentis submergée par une vague d'émotion:la tristesse,la peur,la honte d'avoir laissé mon mari seul.Il était mort et enterré.Jamais je ne le reverrais.Des larmes coulaient sur mes joues quand j 'entrepris de ramasser toutes ses affaires. Après avoir rangé ses chaussures,je m'attaquai à son bureau. Et je vis une lettre qui m'était adressé : « Chère Marie, Au moment ou tu liras cette lettre je serai peut-être mort de peur,de solitude,du manque de ta présence,de noyade dans mes larmes ou de suicide. Un être me suit. Il pousse un long râle glaçant,froid,triste. Ces derniers temps il crie de colère de voir un inconnu chez lui. C'est alors qu'il se mis à transporter des objets et à les lancer sur le mur. Ces objets étaient animés par un vent invisible,inaudible. Ils semblaient semblaient voler comme des plumes avant de s'écraser sur le mur.Voilà,Marie, ne vient surtout pas t'installer içi. Ce lieu est hanté peut-être par un ancien gardien mort de peur lui aussi. Peut-être suis-je fou mais j'en doute. Ton Jean. » Le maire entra et dit : « Marie,vous avez fini ? » Je lui tendis la lettre. Il lut rapidement et déclara avec arrogance : « Votre mari était fou, c'était le vent marin » Mais soudain, en cet après-midi où il n'y avait pas un soupir, un soupçon de vent, on entendit clairement un souffle lointain, puis plus proche qui se transforma en râle. Puis il y eut un claquement sec : la barque venait de s'envoler sous nos yeux et elle se dirigeait comme une plume vers le large.
Et le râle se transforma en son saccadé.
Et le râle se transforma en rire de nous voir coincé là.
Les cheveux de M. MALLACK semblaient mouillés tant ils étaient gras. Ce gros bonhomme à l'air faussement jovial m'emmenait en barque jusqu'au phare. Le phare ou Jean était décédé, il y a trois jours. Le maire -M .MALLACK- de la commune à qui appartenait le phare- m'emmenait prendre les affaires de Jean afin de laisser un autre gardien emménager. Jean était mort. C'était moi qui avais voulu aller le voir lorsqu' au bout de quatre jours il n'était pas revenu au village s'approvisionner en nourriture. Un voisin était allé voir ce qui se passait et il avait ramené sa dépouille. Pendu, le pauvre Jean. Ce phare de pleine mer appelé « le Pélican » par les habitants et « l'Enfer » par les marins était un phare typique du coin : vieux, délabré, décoloré par le temps et éloigné du port d'environ un kilomètre. Je devais emménager avec lui un mois après son arrivée mais il était mort avant. Perdue dans mes pensées,je n'avait pas entendu le maire : - « Vous savez, Marie,je peux vous faire gagner de l'argent en vous embauchant comme gouvernante » - « Vous en avez déjà cinq et elles ne servent que la nuit » Le maire,gêné ,grommela. Enfin,on arriva au phare.Il déposa la barque et l'attacha à un récif. Puis il s'assit et dit : « Allez-y, Marie,je reste là » J'était bien contente de ne pas me promener avec cet abruti de maire pas plus beau qu'un bouledogue baveux. Je montais dans le phare et une fois arrivée dans la pièce de la couchette;je me sentis submergée par une vague d'émotion:la tristesse,la peur,la honte d'avoir laissé mon mari seul.Il était mort et enterré.Jamais je ne le reverrais.Des larmes coulaient sur mes joues quand j 'entrepris de ramasser toutes ses affaires. Après avoir rangé ses chaussures,je m'attaquai à son bureau. Et je vis une lettre qui m'était adressé : « Chère Marie, Au moment ou tu liras cette lettre je serai peut-être mort de peur,de solitude,du manque de ta présence,de noyade dans mes larmes ou de suicide. Un être me suit. Il pousse un long râle glaçant,froid,triste. Ces derniers temps il crie de colère de voir un inconnu chez lui. C'est alors qu'il se mis à transporter des objets et à les lancer sur le mur. Ces objets étaient animés par un vent invisible,inaudible. Ils semblaient semblaient voler comme des plumes avant de s'écraser sur le mur.Voilà,Marie, ne vient surtout pas t'installer içi. Ce lieu est hanté peut-être par un ancien gardien mort de peur lui aussi. Peut-être suis-je fou mais j'en doute. Ton Jean. » Le maire entra et dit : « Marie,vous avez fini ? » Je lui tendis la lettre. Il lut rapidement et déclara avec arrogance : « Votre mari était fou, c'était le vent marin » Mais soudain, en cet après-midi où il n'y avait pas un soupir, un soupçon de vent, on entendit clairement un souffle lointain, puis plus proche qui se transforma en râle. Puis il y eut un claquement sec : la barque venait de s'envoler sous nos yeux et elle se dirigeait comme une plume vers le large.
Et le râle se transforma en son saccadé.
Et le râle se transforma en rire de nous voir coincé là.
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