A la dérive
Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 04:54
A la dérive
La brise emmène une masse de corps meurtries
Par la faim
Les plus téméraires embrassent leur mère qui les rend
En piteux état
A la dérive, traine et creuse comme les mène le flux
Le radeau
En quête d'un secours, aucun oiseau à l'horizon,
Mais là-bas ne serait-ce pas une voile
Avec cette hantise constante de na pas retrouver
Ma famille
Qui depuis le naufrage de notre grand navire
N'a plus de nouvelles
Nous agitons nos bouts de tissus pour émettre un signal
C'est une grande déception
Dans le fond de l'eau
Repose
D. L'incompris

Un article ici sur l'incroyable histoire du tableau de Géricault:
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