Mariana Malot, 2d 5 : deux poèmes
A mon frère
Aucun mot n'est trop grand, trop fou quand c'est pour lui.
Je te ramènerai plein de petits bonbons.
Je te chanterai plein de petites chansons.
Et je te gâterai comme un petit ourson.
Vois-tu, même si je ne suis plus là pour toi.
Je penserai à toi, jusqu'au dernier soir.
Je te retrouverai mon petit frère aimé.
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ton lit.
Une jolie peluche, pour te rassurer la nuit.
En une après-midi.
J'étais une petite fille, sans histoire et ravie.
Mais, en une après-midi on m'a tout repris.
Mes envies, mes rêves, mes buts, ils sont tous partis.
Alors, j'ai construit ma vie comme on me l'a dit.
Ma plus grande tristesse c'était de m'éloigner.
De l'endroit où je me sentais le plus aimée.
Sans me soucier, je regardais le temps passer.
Mais je savais que j'étais bien accompagnée.
Avec mes frères, et ces personnes autour de moi.
Qui m'ont donné l'envie d'être heureuse comme autrefois.
Mais tout cela ne me redonnera pas cette foi.
En la famille qui était si importante pour moi.
Alors mon esprit était encore envahi.
De mon histoire, de ma famille, de mes amies.
Et en une après-midi, je me suis dit :
Ma vie est si triste pourquoi ne pas la reconstruire?
Malot Mariana